EXUBÉRANCE
DU POULS
La mer est ouverte, comme
jadis, et les entrailles, ces entrailles de roches et sables et ventres de
baleine – ces cavités caverneuses et l’enfant perdu, infiniment solitaire au
sein de la masse obscure, le fil de son chant, cette lampe pour lui de la voix
– opposer note à note le clair de la voix aux grincements maléfiques et le
poudroiement des sons des prés et des bois aux hurlements des loups et au croassement
des corbeaux – l’éclair strie, fusent de partout fragments, éclats, branches et
étincelles, feux de la vie et de mort si mêlés, jaillissement à se brûler, à
joie et danses, allégresse des atomes, exubérance du pouls, afflux de l’eau
dans le lit asséché et sang au bout des doigts gelés – s’étire la lumière sur
la glace et dos rond en chat, se love pour mieux capter ce vent léger.