Boue et lumière, jours et nuits, vases et couleurs d’or des feuilles mourant : cette alliance sans fin de ce qui naît & de ce qui meurt, décomposition & floraison, construction & désagrégation – vols de chauve-souris dans la maison en ruine, chant gravé de Kathleen Ferrier, cela qui zèbre l’espace, passe dans les cheveux, s’allume par intermittence brève du côté des buissons, appelle et meurt, meurt d’appeler – non signes mais signaux, balises, clignotements épars de la vie en train de vivre, près de s’éteindre – battement sourd, pulsation de l’eau et du sang dans les canaux, staccato ostinato du vivre en proie à sa destruction : déprogrammer le balancier, stopper la fuite en avant, inverser le cours du fleuve, retenir encore un instant la barque prête à rompre l’amarre.