Qobuz
Pour l’instant très contente de mon abonnement à Qobuz, me permet enfin d’écouter toutes ces musiques dont j’entends parler dans la presse ou ailleurs et que je ne peux écouter. Et cela ne m’empêchera pas bien sûr d’acheter des CD au contraire, mais au moins je serai satisfaite de mes achats, faits en toute connaissance de cause. Ce modèle, abonnement à un streaming, autrement dit location temporaire de fichiers musicaux, aura-t-il de l’avenir, est-il une bonne réponse, intelligente et souple à l’énorme problème du téléchargement illégal de la musique ?
Saint-Saëns
Écoute le premier concerto en sol mineur, par Brigitte Engerer : elle joue bien, mais ce concerto mêle curieusement des choses exceptionnellement belles et du presque trivial. C’est assez curieux et très frustrant.
Une découverte, le Concerto Zapico
Trois frères, au clavecin /ou orgue, à la guitare baroque et au théorbe, programme Forma Antiqua, de vrais merveilles (Scarlatti, Kapsperger, Santiago de Murcia, Pasquini) et une formation enthousiasmante par les couleurs et l’engagement, dans des pièces baroques superbes.
Muzibao ?
Cette possibilité me fait rêver de nouveau à un Muzibao, même approche mais avec les disques (musique classique et contemporaine). Moins « pro », mais même idée, faire connaître, faire partager, donner envie d’écouter. En toute liberté.
Lecture de Pierre Drogi
hier soir, dans le cadre du Salon des éditeurs indépendants du Quartier Latin. Pierre Drogi a lu des extraits de Levées, qui passent très bien la rampe de la lecture. Retrouvé ce qui m’a plu dans ce livre. Quelque chose d’un peu mystérieux, tremblé, curieusement lyrique. Et des notes (au sens presque musical, puisqu’il dit que ses poèmes ont été conçus comme des partitions) sur la nature superbes.
Il était accompagné d’Yves Boudier qui lui a posé une ou deux questions très pertinentes, dans la véritable attention à autrui et à sa création dont me semble capable cet homme discret que je rencontre très souvent aux lectures importantes. Yves Boudier a lu quelques beaux extraits d’un « travail en cours ».
Et accompagné également de Matthieu Gosztola qui a lu un extrait de la fin de son livre sur le Rwanda. Matthieu lit très bien, sobre mais engagé. Mais dieu qu’on était mal dans la salle des mariages de la mairie du VIème, il faudrait plus d’intimité et moins de pompe pour ce genre de lecture.
Pierre Drogi a terminé en lisant trois auteurs roumains qu’il a traduits, dont bien sûr Stanescu mais aussi deux autres dont je n’ai pas noté les noms mais pour lesquels il va me donner soit un livre, soit des fichiers car j’aimerais les publier dans Poezibao.
Nicolas Lebeau et le Billet-poème
Belle conversation avec lui en ce Salon du livre des éditeurs indépendants du Quartier Latin. J’ai aimé sa sincérité et son engagement. Parcours totalement atypique, puisqu’ancien élève d’une grande école de commerce, ayant passé vingt ans dans des entreprises importantes, il décide, lors d’une présente période de chômage à la suite d’un licenciement, de réaliser une idée qu’il a depuis des années : créer une toute petite structure pour éditer de la poésie mais pas sous forme de livre, sous forme de billets : un poème accompagné d’une œuvre originale d’un artiste contemporain, le tout imprimé sur un billet doux, résistant à la déchirure et à l’eau. Un catalogue varié de textes célèbres ou de poèmes contemporains inédits et bien sûr de tout petits prix.