Plonger, disent-ils (diptyque, 1)
« On doit plonger, dit Marcel le chercheur », cite Hélène Cixous (187), la foreuse, la grande apnéiste, tellement proche par moments de Proust, plongeant en dédales et labyrinthes. Elle toutefois plutôt du côté de l’inconscient et de la pensée, lui davantage du côté de la sensation, peut-être ( ?) et tous deux dans les méandres infinis de la mémoire et de l’oubli.
→ ce n’est pas par propulsion et mouvement vers l’avant que l’on peut trouver. L’archéologue ne fonce pas en 4x4 dans le désert, il creuse à la petite cuiller un carré de 50 x 50. Quignard, Roubaud, Cixous carottent sur place, la surface occupée est faible mais la profondeur croissante au fur et à mesure de l’œuvre, les relevés proliférants et les découvertes à cette jauge.
apnée pour la divination (diptyque, 2)
plus profond que le fond, l’outre-fond, invisible et invu à œil nu – ni masque ni bouteille mais apnée pour la divination – crustacé, s’enfouir sous le sable au passage du grand caméléon dévoreur, se sabler d’invisible, échapper aux mâchoires avaleuses – à fleur de sable, antennes ouvertes –crevette, les porte sur dos et tête, sœur des profondeurs, métamorphose de la petite sirène de l’enfance, ange gardien des abysses – creuse le sable pout toi là où cela se trouve, exactement.
Doute
« Je ne suis pas la seule à être toujours accompagnée d’une petite et spectrale compagnie de doutes » (HC, p. 191)