Orgue
Superbe concert d’orgue hier à l’Église des Dominicains. Un organiste jeune, né en 1980, Olivier Houette qui a construit un programme aussi beau qu’intelligent autour du thème de la passacaille au XVIIe siècle. Œuvres de Buxtehude, Louis et François Couperin, Georg Muffat et Bach. Les Passacailles des Couperin ont été écrites pour le clavecin mais sonnent magnifiquement à l’orgue. Inutile de dire que mon goût et mon besoin pour la répétition en musique y ont trouvé leur compte !
Qui si je criais... ?
Continué à lire le livre de Claude Mouchard, mais hier pas de notes de lecture. Simplement quelques relevés :
« Les écrits des ghettos. Fragiles écrits, improbables, menacés, détruits, brûlés, perdus, pourris » (54)
À propos du témoignage
Simplement ces mots, d’une aide considérable :
« Inaccessible, inévitable »
Il s’agit à ce moment-là de celui de Zalmen Gradowski.
Le réel décomposant
« L’écriture dans ce contexte est un effort qui arrache au réel décomposant » où il est question de « détruire davantage que la vie », jusqu’à la moindre trace, l’idée même de l’existence de cet être-là singulier et appartenant à une communauté. Le déraciner puis le brûler, tuer tous les liens qui le relient à la mémoire des autres, antérieure ou à venir. L’éradiquer de tous les registres.