Atteinte à deux « intimes », atome et gène
En réponse à C.F. qui m’écrit à propos des deux mini-sites de veille que j’ai créés récemment sur la question nucléaire (Atome(s) et sur celle du déni et de l’oubli (Qui si je criais…? ) :
"Je crois que nous touchons, aujourd’hui, à deux « intimes », l’un du monde, l’autre de l’homme, à savoir les particules élémentaires et les gênes. Il est important que même non compétents (excuse trop facile des supposés savoir dont on voit bien que tout sachant qu’ils sont, ils sont aussi incompétents), nous devons (devoir, oui, c’est un « devoir de savoir ») nous informer, essayer de comprendre, croiser les sources, faire l’effort de décrypter, avec humilité, conscience de notre manque de savoir, même aussi confiance dans notre capacité à accroître ce savoir. C’est un le sens de la démarche de ce mini-site Atome(s).
Et bien sûr il en va de même avec Qui si je criais…? alors que monte de nouveau le péril de l’extrême droite, dont on sait que même habillée de soi-disant vertu, elle prône l’exclusion, voire l’éradication pure et simple d’autrui. Ce que je dis sur l’atome peut être repris mot pour mot et c’est encore plus grave, sans doute, parce que cela atteint non seulement le corps mais aussi l’âme".
accord cuiller
l’accord cuiller va sonder le temps, le vide, l’espace, entité unique-concentrée – grandes gifles et larmoiements adossés pour explorer, peur au ventre du son, les contrées obscures – danse sonore au-dessus du puits sans fond, cadavres noyés à jamais dans cette bouche d’ombre noire, sans dents, sans langue, haleine aspirante – et l’homme presque téméraire sort du bois, se campe fanfaron, par trois fois tenté par résistance, mais bat en retraite
….exploratoire
Toujours frappée par la dimension interrogative (sans attente de réponse) et exploratoire de certains grands accords tenus dans la musique contemporaine. Ils sont souvent répétés comme dans « Choral, quasi trio », de Concertante, la partition de Kurtág.
Découvre qu’il y a un György Kurtág junior, qui a d’ailleurs composé avec son père Zweigespräche, conversation à deux. L’un et l’autre ont pris un jour conscience de leur manière différente de penser musicalement et c’est en « paroles, par le biais de métaphores » qu’ils ont pu échanger leurs conceptions.
→ souvent je m’interroge sur la légitimité et l’intérêt surtout de ces notes, voire poèmes d’écoute. Et je suis surprise aussi de voir que souvent elles ou ils touchent mes quelques lecteurs…