Herta Müller et Robert Antelme
Beau et fort le livre de Herta Müller. Mais un tout petit soupçon, qui ici est comme le petit rien qui peut modifier complètement la donne, soupçon de littérature….. autrement dit, parfois, de faire du beau avec l’horreur...
Confrontation en quelque sorte entre Antelme et Müller, non pas du tout dans l’idée d’une comparaison littéraire, qui serait ici de mauvaise aloi mais plutôt quant à la justesse de l’approche par rapport à ce qu’il y a à dire….
Müller est le témoin du témoin, puisqu’elle aurait recueilli le dire d’Oskar Pastior, qui fut ce déporté roumain-allemand dans les camps soviétiques de 45 à 49 dont parle le livre, livre qu’ils voulaient d’ailleurs, à l’origine, écrire ensemble, lui et elle. Antelme est le témoin direct.
Cette question centrale est aussi au cœur pas tant du travail mais de l’attitude par rapport à leur travail des peintres, je pense ici à Music vs Miklós Bokor, dont je sais l’extrême réticence à dire quoi que ce soit, dans la volonté farouche de ne jamais en tirer le moindre profit personnel.
Questions bien graves.
Caspar David Friedrich
Relevé dans un article de Fabula sur le livre Caspar David Friedrich, En contemplant une collection de peintures, édition établie et traduite par Laure Cahen-Maurel, Paris : José Corti, 2011,
« J’ai vu beaucoup de tableaux aujourd’hui ; la plupart a un goût de fabrique, beaucoup un goût d’académie et une petite partie tout au plus peut être appelée création au sens propre. » (p. 88) »
→ Il m’arrive de penser la même chose le dimanche matin en manipulant les livres reçus au cours de la semaine écoulée, en préparant l’article hebdomadaire Poezibao a reçu !