Bergounioux et la syntaxe générale
« Au-delà du texte écourté, lacunaire que chacun gribouille comme il peut, dans son coin, la lueur fugace, énorme, de la syntaxe générale. » (337)
→je l’entends de deux façons dont je ne sais pas si l’une ou l’autre est juste. Je l’entends comme le fait que chaque œuvre n’est qu’un petit maillon de l’ensemble de toutes les œuvres, de toute la littérature. Ce qui me donne à penser cela, c’est que dans les Carnets, Bergounioux s’étend sur un manuel de littérature qu’il est en train de concevoir (traversée passionnante, très parcellaire, en fonction de ce qu’il relate de ses recherches, au travers des siècles, comme avec des bottes de sept lieues et quelques écrivains-bornes….. )
Mais je l’entends aussi comme l’idée qu’il y aurait un énorme corps de langue, une sorte de syntaxe générale potentielle, potentialisable, disons un continent, une Atlantide, une montagne à laquelle chaque œuvre individuelle arracherait un infime éclat….
(photojournal et origamis ici)