Ciel
inchangé, froid vif aux alentours de -5, belle lumière dorée et douce.
Enfance
« C’est dimanche matin de printemps, à Brive et quelque chose me parvient du temps de l’enfance, comme un reflet d’éternité dans le temps irréparable et sombre où je suis entré avec l’adolescence » (1140)
→ comment mieux dire ces bouffées qui viennent parfois, du temps d’avant l’adolescence et de cette entrée irrémédiable dans le sentiment de soi, du temps, de sa propre responsabilité vis-à-vis de soi-même, dans la connaissance de la nécessité de composer avec ce qui nous est échu en partage, pour le meilleur et pour le pire ?
Tenter de comprendre
« Quoi, je laisserai passer un instant sans l’employer à tenter de comprendre tel fait, petit ou grand, qui me concerne parce qu’il m’exalte ou m’accable, m’échappe, est ! » (1162)
→ la méthode est là au fond, ne pas laisser échapper les questions posées par les faits, petits ou grands. Ajouter toutefois que les champs où ces questions apparaissent semblent cependant relativement circonscrits. La musique, la recherche médicale, les questions de physique nucléaire par exemple, si fondamentales me semble-t-il, ne sont pas évoquées à ma connaissance. Ce serait passionnant et sans doute très faisable dans la mesure où tout est noté depuis toujours de dresser une typographie de la bibliothèque de Bergounioux ! un « je déballe ma bibliothèque » ! ce pourrait être une suggestion de livre pour Catherine Flohic, si attentive aux développements du travail de Bergounioux et toujours très présente dans ces pages. Je trouve émouvante cette présence de certaines éditrices auprès des écrivains comme Cécile Odartchenko auprès d’Ivar Ch’Vavar ou de Catherine Flohic auprès de Bergounioux…. ceux-là aussi comptent souvent dans leurs proches des gens d’une toute autre génération, je pense à Ronan de Calan pour Bergounioux, à Pierre Vinclair pour Ivar Ch’Vavar, à Oliver Larizza pour Jean-Paul Klée, etc.