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lundi 28 février 2005

Une lecture-rencontre avec Lionel Bourg à Nantes

« Je suis né sur un sol charbonneux. Tout était noir dans la région minière. Les murs, la boue dans les squares, les arbres et les façades des immeubles, les eaux grumeleuses des rivières comme les fumées que crachaient les usines, l’humeur maussade des hommes rentrant chez eux le soir, la colère des femmes, les joies fiévreuses, la misère. Je poussais là discrètement. Me promenais dans les décharges et parmi les remblais, croyant la chérir, cette terre, incapable d’envisager pourquoi de brusques répulsions se saisissaient de moi, qui m’accablaient ou me serraient la gorge. J’errais sans but. […] »
Lionel Bourg, extrait de Montagne noire, Le Temps qu’il fait (coll. Lettres du Cabardès), 2004

Lecture-rencontre avec Lionel Bourg, proposée par la Maison de la Poésie de Nantes, dans le cadre d’une soirée consacrée aux éditions CADEX avec l’éditeur Gérard Fabre et les poètes Lionel Bourg et Werner Lambersy
Mercredi 2 Mars à 19h30 au Pannonica
9, rue Basse Porte I marché Talensac I Nantes
informationss : 02 40 69 22 32
Le site de la maison de la poésie de Nantes

Almanach poétique : Saint-John Perse

280205oies_bernaches_bonne_copie    "Ainsi va toute chair au cilice du sel, le fruit de cendre de nos veilles, la rose naine de vos sables, et l’épouse nocturne avant l’aurore reconduite…
    Ah ! toute chose vaine au van de la mémoire, ah ! toute chose insane aux fifres de l’exil : le pur nautile des eaux libres, le pur mobile de nos songes,
    Et les poèmes de la nuit avant l’aurore répudiés, l’aile fossile prise au piège des grandes vêpres d’ambre jaune…
    Ah ! qu’on brûle, ah ! qu’on brûle, à la pointe des sables, tout ce débris de plume, d’ongle, de chevelures peintes et de toiles impures,
    Et les poèmes nés d’hier, ah ! les poèmes nés un soir à la fourche de l’éclair, il en est comme de la cendre au lait des femmes, trace infime…
    Et de toute chose ailée dont vous n’avez usage, me composant un pur langage sans office
    Voici que j’ai dessein encore d’un grand poème délébile"
Saint-John Perse, Exil, in Œuvres Complètes, bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1972, p. 129.

Saint-John Perse, de son vrai nom Alexis Léger, est né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe le 31 mai 1887. Son père, Amédée Léger, avocat-avoué, un homme de progrès, est élu au Conseil municipal. Il sera un temps premier adjoint au Maire de la ville, comme avant lui le grand homme de la famille, Anatole Léger, notaire, dont une rue de Pointe-à-Pitre aujourd’hui encore porte le nom. La mère du poète, née Dormoy, appartient à une famille de propriétaires-exploitants. Alexis séjournera souvent sur leurs « habitations », essentiellement pendant les vacances scolaires, La Joséphine, près de Basse-Terre, et surtout Bois-Debout, près de Capesterre, mais le plus souvent il vit à Pointe-à-Pitre. La mer, la ville paternelle et les habitations maternelles sont très présentes dans ses premiers poèmes, assez directement inspirés de son enfance. Il y évoque par exemple la mort en bas âge de sa petite sœur, Solange, en 1894. En mars 1899 la famille s’installe en France à Pau. Alexis entre au lycée en cours d’année en classe de cinquième. Après son baccalauréat, il poursuit des études de droit à l’Université de Bordeaux, tout en s’intéressant à la médecine, à l’ethnologie, à l’anthropologie… et à la littérature. La mort de son père, en 1907, puis celle de sa grand’mère maternelle, à laquelle il était très attachée, l’obligent un temps à interrompre ses études, de même le service militaire. Grâce à Francis Jammes, son voisin d’Orthez, il sera introduit auprès de Gabriel Frizeau, riche mécène bordelais qui lui fait découvrir Dufy et Gauguin, mais aussi Paul Claudel et surtout André Gide, qui publiera plusieurs de ses premiers poèmes dans la Nouvelle Revue Française (à partir de 1909) sous son premier pseudonyme littéraire, Saintléger-Léger. Ceux-ci sont bientôt publiés en volume, Éloges (1911). Il fait aussi la connaissance de Valery Larbaud, Alain-Fournier, Jacques Rivière et Fargue. A partir de 1912, il prépare à Paris le concours des Affaires Étrangères en vue de devenir diplomate et réussit le concours des Consulats en 1914. En 1916 il est affecté comme secrétaire de la Légation française à Pékin. Ce sera de toute sa vie son seul poste à l’étranger. En 1921, il rentre en Europe via le Japon puis l’Amérique. Aristide Briand puis Philippe Berthellot, secrétaire du Ministère des Affaires étrangères, favorisent son ascension dans la hiérarchie diplomatique. A partir de 1925, date à laquelle il publie son recueil Anabase sous son pseudonyme définitif, Saint-John Perse, il s’interdit toute activité littéraire en raison de ses responsabilités officielles. De 1933 jusqu’en juin 40, il occupera le poste-clef de Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères. En 1940, devenu suspect de vouloir s’opposer à la politique de Pétain, il part pour Londres puis pour les USA. Il est déchu de sa nationalité par le gouvernement de Vichy. De riches mécènes lui ont fait obtenir le poste de conseiller littéraire à la Library of Congress de Washington, où il habite. Il soutient la France libre mais est un ennemi personnel du général de Gaulle. A la Libération, il refusera de renter en France et obtiendra, en 1949, le statut de résident permanent aux États-Unis. Il publie alors essentiellement dans ce pays. En 1953 toutefois, publication de Œuvre poétique I chez Gallimard. En 1955 un volume de la collection « Poètes d’aujourd’hui » lui est consacré (d’Alain Bosquet). Il revient enfin en France en 1957. Ses amis américains lui offriront bientôt la propriété des Vigneaux, sur la presqu’île de Giens, où il séjournera désormais six mois par an. En 1957 il publie Amers et en 1959 Chronique. En 1960, il reçoit le prix Nobel. En 1967, 68 et 69, la plupart de ses poèmes sont publiés dans la collection de poche Poésie/Gallimard. En 1972 le volume de ses Œuvres complètes est publié dans la Bibliothèque de la Pléiade. Les informations biographiques publiées dans ce volume, qui a été entièrement conçu et orchestré par le poète lui-même, sont d’un grand intérêt poétique à défaut d’être toujours absolument fiables sur le plan scientifique. Saint-John Perse meurt à Giens le 20 septembre 1975.Pour une bibliographie de Saint-John Perse, on peut consulter le recueil de la Pléiade pour les années antérieures à 1972, mais aussi, pour les années suivantes, le volume Saint-John Perse de la collection « Bibliographie des écrivains français », Memini éditeur, publié en 2003 par Colette Camelin et Catherine Mayaux. On peut consulter aussi cette page

Saint-John Perse sur le net :
Je recommande tout particulièrement le site conçu par Loïc Céry. C’est le site le plus complet sur Saint-John Perse, une mine de références, d'informations et de liens et l'actualité de la recherche sur le poète ; il est constamment mis à jour.
On peut consulter aussi le site de la fondation Saint-John Perse
Il existe une Association des Amis de la Fondation Saint-John Perse, à laquelle on peut adhérer et dont le but est de contribuer à faire connaître le poète-diplomate.
Tous renseignements à l’adresse association-sjp@wanadoo.fr 
Une liste de diffusion (ou de discussion) est spécialement dédiée à Saint-John Perse. Voir à l’adresse : http://listes.u-picardie.fr/wws/info/sjpinfo

dimanche 27 février 2005

Marilyn Hacker

140605foche_marilyn_modifAvec ce portait de la poète américaine Marilyn Hacker, Poezibao inaugure une nouvelle série : elle sera constituée de portraits de poètes, et d' une fiche biographique et bibliographique, enrichie de liens Internet. Ces fiches seront mises à jour régulièrement pour tenir compte des nouvelles parutions.

Marilyn Hacker est née à New York City en 1942. Elle a grandi dans le Bronx, fille unique de parents juifs qui furent les premiers de leur famille à aller à l’université. Bien que chimiste, sa mère dut accepter un travail de vendeuse chez Macy’s et elle n’eut pas ensuite le droit de faire des études de médecine sous le double prétexte qu’elle était juive et femme. Elle devint alors professeur d’école. Son père aussi devint professeur avant de mourir d’un cancer du pancréas à 48 ans.
En dépit de toutes ces difficultés, servie par sa haute intelligence, Marilyn Hacker entre à l’université de New York à l’âge de 15 ans, après avoir brillé à la Bronx High School of Science. Elle étudie notamment l’existentialisme et la littérature française. Elle épouse son ami l’écrivain de science-fiction Samuel Delany dont elle se séparera plus tard pour vivre pleinement son homosexualité. Elle commence à écrire de la poésie et à envoyer des textes aux journaux vers l’âge de 26 ans. En 1970, elle s’installe à Londres et elle voit certains de ses poèmes acceptés par Richard Howard qui publie la revue The new American. A 31 ans, elle publie Presentation Piece qui reçoit un National Book Award. Depuis elle a publié sept autres recueils, notamment Winter Numbers et Selected Poems. Winter Numbers parle de la perte de nombre de ses ami(e)s morts du sida ou de cancers du sein et de son propre combat contre cette dernière maladie.
A la fin de sa chimiothérapie, elle perd son travail d’éditrice très influente de la Kenyon Review. Elle se rallie à cette époque aux mouvements gay et de défense des noirs.
Elle partage son temps entre Paris et New York, où elle est professeur de littérature anglo-américaine et de traduction littéraire à la City University of New York. Elle a traduit des poètes français contemporains comme Claire Malroux, Guy Goffette, Hédi Kaddour, Vénus Khoury-Ghata. Elle a édité un numéro spécial de la revue américaine Poetry sur la poésie française contemporaine en 2000. A Paris, elle collabore ou contribue aux revues Europe, Le Nouveau Recueil, Siècle 21 et FPC (Formes Poétiques contemporaines)

BIBLIOGRAPHIE:
LIVRES
En français :
Fleuves et retours, traduit par Jean Migrenne, préface de Marie-Christine Lemardeley-Cunci, Editions Amiot-Lenganey, Caen,1993
La Rue palimpseste, traduit et préfacé par Claire Malroux, Les Editions de la Différence, Paris, 2004

En anglais:
Presentation Piece, The Viking Press, N.Y.,1974
Separations, Alfred A. Knopf & Co., N.Y.,1976
Taking Notice, Alfred A. Knopf & Co., N.Y., 1980
Assumptions, Alfred A. Knopf & Co., N.Y., 1985
Love, Death, and the Changing of the Seasons, Arbor House/Wm. Morrow, N.Y., 1986, Onlywomen Press, London, UK, 1987, reédité par W.W. Norton & Co.,1995
The Hang-Glider's Daughter, Onlywomen Press, London, UK, 1990
Going Back to the River, Random House, N.Y., 1990
Selected Poems, 1965-1990, W.W. Norton & Co., N.Y. 1994
Winter Numbers, W.W. Norton & Co., N.Y., 1994
Squares and Courtyards: W.W. Norton & Co., 2000
First Cities: Collected Early Poems, W.W. Norton & Co., N.Y., 2003
Desesperanto: Poems 1999-2001, W.W. Norton &Co., N.Y., 2003

Traductions :
Edge, traduction de poèmes de Claire Malroux, Wake Forest University Press, North Carolina,1996
A Long-Gone Sun, traduction de  poème-récit de Claire Malroux, Sheep Meadow
Press, New York, 2000
Here There Was Once a Country, traduction de poèmes de Vénus Khoury-Ghata, Oberlin College Press, Oberlin, OH. 2001
20th Century French Poems, Stephen Romer, Ed. Faber & Faber, UK, 2002 : traductions d'André Velter, Guy Goffette et Hédi Kaddour
She Says, traduction de poèmes de Vénus Khoury-Ghata, Graywolf Press, Minneapolis, Minnesota, 2003
The Yale Anthology of 20th Century French Poetry, Mary Ann Caws, Ed., Yale University Press, USA, 2003 : traductions de Nicole Brossard, Marie Etienne, Guy Goffette, Anne Hébert, Vénus Khoury-Ghata, Hédi Kaddour, Claire Malroux and Habib Tengour
Latest News of Mister Nobody, traduction de poèmes d'Emmanuel Moses, (de MH et autres) The Other Press, New York, 2005
Birds and Bison, traduction de poèmes de Claire Malroux, Sheep Madow Press, N.Y., 2005
A House at the Edge of Tears (traduction d'Une Maison au bord des larmes de Vénus Khoury-Ghata)  à paraître nov. 2005, Graywolf Press



PUBLICATIONS EN REVUE EN FRANÇAIS
Poèmes en traduction française  parus dans les revues suivantes :
Vlasta (traduction de Michèle Cros). 1986
PO&SIE n°73 (traductions de Claire Malroux) 1993
Trois (Québec)  (un dossier avec préface - en langue française - du poète; traductions  de Claire Malroux  ) 1999
Europe (4 fois); (traductions de Claire Malroux et de Jean Migrenne) 2000-2004
Le Nouveau recueil (3 fois) (traductions de Claire Malroux) 2000-2002; une séquence traduite par Jean Migrenne parue au printemps 2005
Autre Sud (2 fois)  (traductions de Claire Malroux et de Jean Migrenne) 2002-2003
La Traductière. (traductions de Jean Migrenne) 1987
Aujourd'hui Poème (2 fois)  (traductions de Vénus Khoury-Ghata et de Claire Malroux)2001-2002
Le Mâche-Laurier, (traduction d'Emmanuel Moses) 2004
Siècle 21, (traduction de Claire Malroux) 2004

ESSAIS EN REVUE
Interview & essai "Phillis Wheatley et nous" à paratre dans la revue Formes Poétiques contemporaines (avec une interview et quelques poèmes), N°3, 005i
"Les Frontières ouvertes de la poésie américaine" Europe, Paris , oct. 2004
"Correspondances et dilectures" Siècle 21, n°4, Paris, printemps 2004
"Vénus Khoury-Ghata: L'arabe infusant son miel et sa folie dans la langue française." Aujourd'hui Poème, Paris, mars 2002

ANTHOLOGIES DE POÉSIE (langue anglaise)
Contemporary American Poetry, R.S. Gwynn & April Lindner, Eds, Penguin Academics, 2004
Poets Against the War, Sam Hamill, Ed, Copper CaN.Y.on Press, 2004
The Norton Anthology of Contemporary Poetry,
3rd Edition, W.W. Norton & Co. 2003,J. Ramazani, R. Ellman & R. O'Clair, Eds.,
Wrestling with Zion : Progressive Jewish-American Responses to the Israeli-Palestinian Conflict, Grove Press, 2003. T. Kushner & A. Solomon, Eds
The Paris Review Anthology, George Plimpton, Ed., Picador Press, 2003.
Family Reunion: Poems About Parenting Grown Children, Sondra Zeidenstein, Ed., Chicory Blue Press, 2003,
The Portable Sixties Reader, Ann Charters, Ed. Penguin Books, 2003
Appetite : Food As Metaphor, Phyllis Stowell and Jeanne Foster, Eds., BOA Editions,  2002, Exploring Poetry, Frank Madden, Ed., Longman  2002
The Norton Introduction to Literature, 8th Edition, Jerome Beatty et al, Eds., W.W. Norton, 2002,
The Hell With Love, Mary D. Esselman and Elizabeth Vélez, Eds., Time Warner Books, 2002,
Inventions of Farewell: A Book of Elegies, Sandra M. Gilbert, Ed., W.W. Norton, 2001
The Penguin Book of the Sonnet, Phillis Levin, Ed., Penguin Books, 2001
Love Speaks its Name, J.D. McClatchy, Ed., Everyman Library, 2001
The Extraordinary Tide: New Poetry by American Women, Susan Aizenberg and Erin Belieu, Eds., Columbia University Press, 2001
The Making of a Poem, Eavan Boland & Mark Strand, Eds, W.W. Norton, 2000
The World In Us, Elena Giorgiou & Michael Lassell Eds, St. Martin's Press, 2000
The Bread Loaf Anthology of Contemporary Poetry, Sydney Lea & Stanley Plumly, Eds., University Presses of New England, 1999
Jewish American Poetry: Tradition, Practice and Commentary, Eric Selinger, Ed., University Presses of New England, 1999
The Pushcart Prize Anthology XXIII, Wm. Henderson, S Ed., The Pushcart Press, N.Y. 1999
The Norton Introduction to Poetry, 7th Ed. J. Paul Hunter, Ed. W.W. Norton & Co., 1998
The American Voice Anthology of Poetry, F.Smock, Ed., University of Kentucky Press, 1998
The Best American Poetry, 1998, Eds. J. Hollander and D.Lehman, Collier Books, N.Y. 1998
Generations: Poems Between Fathers, Mothers, Daughters, Sons, M. Hart & J. Loader, Eds., Penguin Books, London and New York, 1998
The Prairie Schooner Anthology of Contemporary American Jewish Poetry, Hilda Raz. Ed., University of Nebraska Press, 1998
Literature: An Introduction to Reading and Writing: 5th Ed., Edgar V. Roberts & Henry E. Jacobs, Eds. Prentice Hall, 1998
Staring Back: The Disability Experience from the Inside Out, KenN.Y. Fries, Ed., Penguin/Plume 1997
Every Woman I Ever Loved: Lesbian Writers On Their Mother s: Catherine Reid & Holly Iglesias, Eds., Cleis Press, 1997
Literature: An Introduction to Critical Reading, Lee A. Jacobus, Ed., Prentice  Hall, 1996
The Vintage Book of Contemporary World Poetry, J.D. McClatchy, Ed., Random House, N.Y. 1996
Rebel Angels: 25 Poets of the New Formalism : M. Jarman Ed. Story Line Press
1996
The Norton Anthology of Literature by Women, 2nd Ed. Sandra Gilbert & Susan Gubar, Eds., W.W. Norton & Co., 1996
The Best American Poetry, 1995, Richard Howard & David Lehman, Eds., Collier Books, 1995
Chloe Plus Olivia: Lesbian Literature from the 17th Century to the Presen
t: Lilian Faderman, Ed., The Viking Press, 1994
A Formal Feeling Come s: Annie Finch, Ed. Story Line Press 1994
No More Masks: Contemporary American Women's Poetry, Florence Howe, Ed. Harper/Collins 1993
A New Geography of Poets,  Edward Field, Ed., Bantam Books, 1993
The Best American Poetry, 1992,Charles Simic and David Lehman, Eds., Collier Books,1992
An Intimate Wilderness: Lesbian Writers on Sexuality, Judith Barrington, Ed., Eighth Mountain Press, Portland. OR. 1992
The Jazz Poetry Anthology, Yusef KomuN.Y.akaa, Ed., Indiana State University Press, 1991
The Vintage Book of Contemporary American Poetry, J.D. McClatchy, Ed., Random House, 1990
Modern Poems, Richard Ellman and Robert O'Clair, Eds., W.W. Norton & Co., 1989
The Pushcart Prize Anthology XIV, Wm. Henderson, Ed. The Pushcart Press, N.Y. 1989
The Norton Anthology of Modern Poetry, 2nd Edn.,  Richard Ellman & RobertO'Clair, Eds.,  W.W. Norton, N.Y. 1989
The Morrow Anthology of Younger American Poets, D. Smith, Ed., Wm. Morrow & Co., N.Y. 1988
Early Ripening: Contemporary American Women's Poetry : Marge Piercy, Ed., The Pandora Press, London and New York, 1988
Ecstatic Occasions, Expedient Forms, David Lehman, Ed., Macmillan, N.Y.,1987
The Sonnet, Robert M. Bender & Charles Squier, Eds., Washington Sq. Press, N.Y., 1987
Strong Measures: Contemporary American Poetry in Traditional Forms: Philip Dacey &  David Jauss, Eds., Harper & Row, N.Y. 1986
The Bread Loaf Anthology of Contemporary American Poetry, Robert Pack & Sidney Lea, Eds., 1985

RÉDACTION
Revue Europe  (Paris) : direction d'un dossier sur la poésie américaine, octobre 2004 ; direction d'un dossier sur la "diaspora anglophone" pour la rentrée 2005
Siècle 21: (Paris), comité de rédaction,. 2003-2005
Poetry, Chicago IL, Co-direction d'un numéro spécial sur la poésie française contemporaine , Fall 2000
Ploughshares, Emerson College, Boston MA, Guest Editor, Spring 1996
The KeN.Y.on Review, KeN.Y.on College, Gambier, OH, Editor-in-Chief (rédacteur en chef) 1990--1994
Ploughshares, Cambridge, MA., Guest Editor, Winter 1990
13th Moon: A Feminist Literary Magazine, New York, N.Y., Editor , 1982-1986
Woman Poet, Women-in-Literature Press, Reno, NV., Guest Editor, 1982
The Little Magazine, New York, N.Y., Co-Editor, 1977-1980
Quark: A Quarterly of Speculative Fiction: Paperback Library, N.Y., Co-Editor 1969-1971
City, New York and San Francisco: Co-Editor, 1965-69

PRIX LITTÉRAIRES
Prix Max Jacob étranger pour La Rue palimpseste, 2005
Award in Literature: American Academy of Arts and Letters: 2004
Willis Barnstone Poetry Translation Prize, University of Evansville, Evansville IN, 2003 (pour la  traduction d'une séquence de Marie Etienne)
Triangle Award for Lesbian Poetry, The Publishing Triangle, N.Y. N.Y., 2001 :Squares and Courtyards
John Frederick Nims Award, Poetry Magazine 2001
Smart Family Foundation Award, The Yale Review, 2001
Strousse Award, Prairie Schooner pour six traductions de poèmes de Claire Malroux 1999
International Quarterly Crossing Boundaries Award pour un ensemble de  traductions de poèmes de Claire Malroux 1999
Strousse Award, Prairie Schooner, pour la séquence "Squares and Courtyards," 1998
Poets' Prize : Selected Poems, 1996
Lenore Marshall Prize of the Academy of American Poets: Winter Numbers,1995
Lambda Literary Award : Winter Numbers, 1995
Readers' Choice Award, Prairie Schooner, 1995, pour la séquence "Paragraphs from a Day-Book"
B.F. Conners Award, The Paris Review, pour la séquence "Cancer Winter," 1994
John Masefield Memorial Award, The Poetry Society of America, pour la séquence  "Cancer Winter," 1994
Lambda Literary Award : Going Back to the River, 1991
Robert H. Winner Award, The Poetry Society of America, 1989
Robert H. Winner Award, The Poetry Society of America, 1987
Council for Small Presses Editor's Fellowship, 1984
Guggenheim Fellowship. 1981
National Book Award in Poetry for Presentation Piece, 1975
Lamont Poetry Selection of the Academy of American Poets: Presentation Piece, 1973
Discovery Award, Poetry Center, 92nd St. YM/YWHA, New York, N.Y., 1973

A propos de La Rue Palimpseste aux Éditions La Différence
fiche auteur sur le site des Éditions La Différence
Biographie (en anglais)
Une très belle collection de poèmes en anglais
Lire aussi Crepuscule with Muriel un poème en anglais
Voir et entendre Marilyn Hacker

et l’entendre encore
Sur le site de Poetry Magazine (en anglais)
Un site riche avec quelques articles de Marilyn Hacker et plusieurs poèmes
Quatre poèmes récents sur le site de la revue Lodestar Quaterly

©fiche Florence Trocmé et Marilyn Hacker


Auden et Goffette dans la presse

Pour ceux qui sont intéressés par la double parution du livre de Guy Goffette sur W.H. Auden et du Poésie/Gallimard consacré au poète anglais, je signale deux articles. Le premier est paru dans le le Monde des Livres daté de ce vendredi 25 février, le second, non accessible en ligne, signé Marie Etienne est paru dans la Quinzaine Littéraire n° 895, du 1er au 15 mars 2005.
FT

 

Création d'une société des Lecteurs de Pierre Jean Jouve

La parution simultanée d’un numéro de la revue Europe et d’un livre de Franck Venaille sur Pierre Jean Jouve l’attestent : près de trente ans après la mort de l’écrivain (1887-1976), son oeuvre ne cesse d'intéresser toujours davantage de lecteurs, qu'ils soient enseignants, chercheurs, étudiants ou simples amoureux de poésie et de littérature. Et la pensée de Jouve exerce sur de nombreux écrivains d'aujourd'hui une influence qui reste largement méconnue.
C'est pour rendre cette influence visible et pour donner une nouvelle impulsion aux recherches sur Jouve que vient de se créer La Société des Lecteurs de Pierre Jean Jouve. Tous ceux qui s'intéressent à l'oeuvre de Jouve sous tous ses aspects (poétique, romanesque, critique) et qui souhaitent contribuer à élargir son audience en France et à l'étranger peuvent donc y adhérer.
La Société des Lecteurs de Pierre Jean Jouve se propose notamment de créer un centre de documentation universitaire sur son oeuvre, d'ouvrir une base de données accessible en ligne (comprenant par exemple une bibliographie régulièrement actualisée), de favoriser la réédition de ses oeuvres, de susciter des traductions à l'étranger et d'encourager en général tous les travaux sur Jouve et son temps.
La Société organisera notamment chaque année une journée de conférences accueillant de jeunes chercheurs et des spécialistes confirmés ; la première de ces journées aura lieu à la Sorbonne (Paris IV, amphithéâtre Milne Edwards) le 11 mars 2006, sur le thème : Pierre Jean Jouve et la poésie européenne. On y étudiera aussi bien l'oeuvre de traducteur de Jouve que ses relations avec quelques unes des grandes figures de l'Europe littéraire de son temps (Rilke, Ungaretti, entre autres).
Les présidents de la Société :
Beatrice Bonhomme, professeur de littérature française à l'Université de Nice.
Jean-Yves Masson, professeur de littérature comparée à l'Université Paris 4 Sorbonne.
Société des Lecteurs de Pierre Jean Jouve (Association Loi de 1901), siège : 29 avenue Primerose, 06000 Nice.
Figurent au comité d'honneur, notamment, Yves Bonnefoy, Jean Starobinski, Christiane Blot-Labarrère, Catherine Jouve, Bernard Vargaftig, Franck Venaille, Pierre Oster, Salah Stétié, Claude Louis-Combet
La cotisation 2005 est fixée à 30 (tarif étudiant : 10 € , sur photocopie de la carte d'étudiant). Chèque à l'ordre de la « Société des Lecteurs de Jouve » à envoyer à :
Laurence Llorca, trésorière, 8 rue Durand de Sartoux, 06370 Mouans-Sartoux.
Pour tout renseignement supplémentaire : bb.nopasaran@wanadoo.fr
ou jean-yves.masson@paris4.sorbonne.fr
FT

vendredi 25 février 2005

Almanach poétique : Jacques Dupin

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TREMBLEMENT

Des colonnes d’odeurs sauvages
Me hissent jusqu’à toi,
Langue rocheuse révélée
Sous la transparence d’un lac de cratère.

Fronde rivale, liens errants
Une vie antérieure
Impatiente comme la houle,
Se presse et grandit contre moi

Et, goutte à goutte, injecte son venin
Aux feuillets d’un livre qui s’assombrit
Pour être mieux lu par la flamme.

De ce ramas de mots détruits
Entre les ais de la mort imprenable
Naîtra la plante vulnéraire

Et le vent noueux au-delà
Jacques Dupin, Le corps clairvoyant, 1963-1982, Poésie/Gallimard n° 340, 1999, p. 109.

Jacques Dupin est né le 4 mars 1927 à Privas, Ardèche. Il vit à Paris depuis 1944.
Rencontre René Char en 1947. Grâce à son soutien, publie poèmes et textes sur l'art dans Botteghe Oscure, Cahiers d'art, Empédocle. Secrétaire des Cahiers d'art en 1952, il entre en relation avec des artistes (Brancusi, Picasso. Brauner, Lam. Calder. hélion, Braque, De Staël. Miro, Giacometti). Début d'une collaboration avec les artistes qui occupera le plus clair de son temps. Se lie d'amitié avec André du Bouchet. Francis Ponge, Pierre Reverdy, André Frénaud.
Devient en 1956 directeur des éditions de la galerie Maeght continuée par la galerie Lelong en 1981. Amitié avec Alberto Giacometti marquée par un livre. un film, l'organisation d'expositions. Étroite collaboration amicale avec Joan Miro, textes, expositions dont douze rétrospectives, établissement du catalogue des gravures, du catalogue des peintures, activités d'expert. Un des fondateurs de la revue l'Ephémère en 1966, avec André du Bouchet, Yves Bonnefoy, Gaëtan Picon, Louis-René des Forêts, Michel Leiris et Paul Celan.
Collaboration et liens d'amitié, avec Tapies, Riopelle, Chillida, Rebeyrolle, Adami, Capdeville, Joan Mitchell, Francis Bacon. Henri Michaux. Prix national de poésie, 1988.
Bibliographie : Cendrier du voyage. G.L.M., 1950. Art poétique. P.A.B., 1956. Dessin de Giacometti. Les brisants. G.L.M., 1958. Eau-forte de Miro L'épervier. G.L.M.., 1960. Eau-forte de Giacometti. Mirô. Flammarion, 1961. Édition augmentée, 1993. Alberto Giacometti, textes pour une approche. Maeght, 1962, réédition par Fourbis en 1995. Gravir. Gallimard, 1963. L'embrasure. Gallimard, 1969. L'embrasure précédé de Gravir. Poésie/Gallimard, 1971. Dehors. Gallimard, 1975. Histoire de la lumière. L'Ire des vents, 1978. Une apparence de soupirail. Gallimard, 1982. De singes et de mouches. Fata Morgana. 1983. Matière du souffle (Tàpies). Fourbis, 1994. Le grésil. P.O.L., 1996.Ainsi que des livres à tirage limité illustrés par des artistes contemporains.
Bio et bibliographie tirées de Le corps clairvoyant. 1963- 1982. Poésie/Gallimard, 1999
quelques liens
Un article de Bernard Simeone sur le site de Jean-Michel Maulpoix
Un bel ensemble sur Jacques Dupin disponible sur remue.net (taper Dupin dans le moteur de recherche en bas de page d’accueil)
Une biographie très détaillée et une bonne bibliographie sur le site des éditions P.O.L
Un bel entretien avec Jacques Dupin

jeudi 24 février 2005

Almanach poétique : Leonardo Sinisgalli

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LA LUMIERE D’UNE CHANDELLE. - La lumière d’une chandelle reflétée dans un miroir prend un air de connaissance que je voudrais m’efforcer de mieux définir. C’est une flamme spirituelle, c’est une âme qui brûle dans un royaume, celui des miroirs, où nous avons rarement vu se refléter les couleurs de choses naturelles. Il semble que les miroirs, avec leur puissance d’illusion, plus que tout autre objet, nous donnent l’idée du temps, autant dire celle d’une profonde immobilité, d’un chemin que nous sentons clos quoiqu’il soit infini, sous nos yeux. Nous regardons la flamme, et nous ne pensons pas qu’elle n’est plus celle que nous avons regardée un instant auparavant (ces mots en italiques sont de Léonard de Vinci).
Leonardo Sinisgalli, Horror Vacui, traduction Jean-Yves Masson, Arfuyen, 1995, p. 43.

Leonardo Sinisgalli, poète, ingénieur, peintre, critique d'art, est né en 1908. Il fit de brillantes études d'ingénieur et tout en poursuivant son activité littéraire travaillera pour des firmes italiennes comme Olivetti ou Alitalia ; il créa en 1964 une revue de design, la Botte et il violino. Il se lia entre les deux guerres avec Mario Luzi, Ernesto Saba, Eugenio Montale au sein du groupe « hermétiste ». Il est mort en 1981.
Bibliographie
Jour après jour traduit par Odette Kaan. Aralia, 1996
Horror vacui (Horror vacui, 1945), traduit et préfacé par Jean-Yves Masson. Arfuyen, 1995
L’Age de la lune (extrait de L’età della luna, 1962), poèmes traduits par Gérard Pfister. Arfuyen, 1980
Le Devin (L’indovino, dieci dialoghetti), traduit par Jean-Yves Masson. Aralia, 1996
Poèmes d’hier (Poesie di ieri, 1966), édition et traduction d’Odette Kaan. La Différence « Orphée » n° 99, 1991
Une courte bio-bibliographie sur le site de la librairie Compagnie :
Annonce d'un colloque Sinisgalli organisé par Jean-Yves Masson en novembre 2003, avec une courte mais excellente synthèse de son art :
une belle interview de Jean Yves Masson sur la traduction de la poésie italienne :
La fiche zazieweb du recueil Horror Vacui :

mercredi 23 février 2005

Almanach poétique : Valérie-Catherine Richez

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DES GRIFFES AUX MAINS

Égarée, la lente ascension des porteurs de trésors vers les nids. Ils ont oublié leur mission. Ils ont dessiné dans l’argile d’étranges alphabets révélés.

Était-ce bien la Vision qui leur fit face au soir, embrasant leurs prunelles comme un soleil levant terrible ?

Qui peut savoir ? … Dédale est le nom du chemin

Oreilles, oreilles, qui nous trompent. Mille voix partout se chevauchent.

si obscurs nos désirs : des griffes encore à nos mains vieilles, des masses sombres assoupies sur les berges, d’étranges silhouettes traçant en l’air des cercles. Très loin, fiché en nous, le chant des morts. Sifflant !
Valérie-Catherine Richez, Faits d’ombre, Fata Morgana, 1993, p. 48.

Poète et peintre, Valérie-Catherine Richez est née à Paris. Longtemps elle gagne sa vie dans l'édition avec de nombreux travaux de "nègre" et d'illustration, rédigeant les livres des autres mais ne dévoilant pas ses propres textes. Ce n'est que plus tard qu'elle publiera sous son propre nom, après avoir créé la revue de poésie Tout est suspect en 1985, et fait partie du comité de rédaction de la revue littéraire L'Autre au début des années 90. À partir de 1993, elle ne cessera plus de publier et comme auteur et comme illustrateur, liant régulièrement ses deux activités dans de nombreux tirages limités.
Extrait de sa bibliographie :
L'Étoile enterrée, Virgile/Ulysse Fin de Siècle, à paraître en 2004
Corps secrets, L'Atelier des Brisants, 2002
Des yeux de nuit, Arfuyen, 2001
Echappées, L'Improviste, 2000
Lieux de rien, Unes, 1998
Petite âme, Unes, 1998
Faits d'ombre, Fata Morgana, 1993
Sur le site du Printemps des Poètes

mardi 22 février 2005

Almanach poétique : Michel Butor

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4) TRIO

Dans les touffes de baisers, le palais des coquilles ; dans les plumes des pierres, la fontaine des langues ; dans l’éventail des seins, le sentier des regards.

Sur les flammes effeuillées, la paupière d’ombre ; sur les ruissellements ébahis, le mot de passe ; sur les chevelure en opéra, la pluie de sucs.

Un nuage de griffes arrache la peau du ciel ; un geyser de frelons écorche doucement le vent ; un cyclone de pétales déshabille le temps qu’il fait.
Tableaux vivants, in Troisième Dessous, matière de rêve 3, in Michel Butor, Anthologie nomade, Poésie/Gallimard n ° 391, 2004, p. 199.

Michel Butor est né le 14 septembre 1926 dans la banlieue de Lille. Associé vers 1955 à Nathalie Sarraute, à Claude Simon, à Robert Pinget, à Alain Robbe-Grillet, dans un groupe littéraire appelé le «nouveau roman», Michel Butor n’a cessé depuis d’œuvrer solitairement. Ses réflexions sur le rôle de la littérature l’ont conduit loin de ce qui était présenté, ou imposé, comme une norme d’écriture. Les livres s'accumulent apportant chaque fois la surprise ; essais, récits du jour ou de la nuit, poèmes, nouvelles combinaisons de tout cela, ils font le désespoir des esprits routiniers ; les collaborations se multiplient avec peintres, musiciens, photographes.
Après une vie d'écriture, de voyages et d'enseignements en France et à l'étranger, Michel Butor vit aujourd'hui en Haute-Savoie.
Il est totalement impossible de donner une bibliographie de Michel Butor ici, tellement celle-ci est abondante. Je renvoie à l'extraordinaire travail de Henri Desoubeaux, cité ci-dessous en lien, qui publie notamment une liste des ouvrages par ordre alphabétique et une autre par ordre chronologique.

Trois sites incontournables
Le site de Michel Butor, créé par lui-même :
Les passionnés de Michel Butor se régaleront sur l'extraordinaire site-index d'Henri Desoubeaux :
tout un dossier Butor sur remue-net :
et aussi un entretien avec Michel Butor

lundi 21 février 2005

Almanach poétique : André Frénaud

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DEPLACEMENT DU VILLAGE

Linteaux et corbeaux, voûtes et clés,
demeures inébranlables articulées….
et embarras de pierres taillées aujourd’hui,
entraînées là, entassées là, recouvertes,
carrière mal famée, offert
à qui veut fouir sous les amas,
- avec amour – à la dépote
Lucenay-le-Duc, août 1975.

André Frénaud, Alentour de la montagne, in Haeres, Gallimard, 1982, p. 150.

André Frénaud est né en 1907 à Montceau-Les-Mines. Lecteur de français en Pologne en 1930, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier. Il passe deux ans en captivité. Il a appartenu à la Résistance. Il est mort en 1993.
Extrait de sa bibliographie (quatre recueils parus dans la collection Poésie/Gallimard) :
Les rois mages suivi de L'étape dans la clairière
Il y a pas de paradis
La Sainte Face
La sorcière de Rome
- depuis toujours déjà.

Présentation du recueil des actes du Colloque de Cerisy consacré à André Frénaud en 2000. Ce recueil vient de paraître aux Éditions Le Temps qu’il fait :
« Depuis toujours déjà » Association André Frénaud
Un bel ensemble sur André Frénaud
Trois poèmes de Frénaud sur le thème de la maison