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mardi 17 mai 2005

Claire Malroux

041005claire_malroux_1Claire Malroux est née à Albi. Enfant, elle quitte rapidement le sud de la France pour s’installer avec sa famille à Paris où son père a été élu député au moment du Front Populaire en 1936. Il fait partie des 86 sénateurs et députés qui refusèrent leur voix à Pétain. Entré dans la Résistance, il est arrêté et interné et meurt à Bergen-Belsen.
Claire fait ses études à l’École Normale Supérieure puis part pour un séjour en Angleterre qui sera à l’origine de sa connaissance de l’anglais et de la poésie anglaise. C’est en 1983 qu’elle découvre vraiment en profondeur l’œuvre d’Emily Dickinson ce qui aura pour double effet de l’engager dans la traduction de ses œuvres (chez l’éditeur José Corti) mais aussi de la confirmer dans sa vocation de poète, alors même qu’elle avait auparavant écrit trois recueils (sous le nom de Claire Sara Roux).
Elle mène aujourd’hui une double carrière de traductrice et de poète, vit à Paris et à Cabourg.
Elle est lauréate du Prix Maurice Edgar Coindreau, du Prix Laure Bataillon et du Grand Prix National de la Traduction en 1995.
Elle est membre du Comité de rédaction de la revue PO&SIE, du jury du prix Nelly Sachs (traduction de poésie) et du jury du Prix de la Vocation Bleustein Blanchet (poésie) .

" La traduction de la poésie m'a ouvert un énorme champ pour ma propre écriture, m'a informée, m'a enrichie. En même temps, elle me force à être moi-même pour ne pas imiter, parce que la tendance serait de tomber dans l'imitation pure et simple. "

Bibliographie :
1. Poésie et essais
a) sous le nom de Claire Sara Roux :
A l’arbre blanc, Rougerie, 1968
Les Orpailleurs, Rougerie, 1978
Au bord, Rougerie, 1981
Aires, Rougerie, 1985
Entre nous et la lumière, Rougerie, 1992
b) Sous le nom de Claire Malroux :
Reverdir, Rougerie, 2000
Soleil de jadis, récit-poème, préface d’Alain Borer, Le Castor Astral, 1998
Suspens, Le Castor Astral, 2001
Ni si lointain, le Castor Astral, 2004
Chambre avec vue sur l’éternité (essai sur Emily Dickinson), Gallimard 2005

2. Traductions de l’œuvre poétique de Claire Malroux en anglais
Edge, traduction de Marilyn Hacker, Wake Forest University Press, 1996
A Long Gone Sun, traduction et préface de Marilyn Hacker, Sheep Meadow Press, 2000.

 3. Principales traductions de Claire Malroux :
Emily Dickinson, Poèmes, Belin, 1989
Emily Dickinson, Une âme en incandescence, poèmes, José Corti, 1998
Emily Dickinson, Lettres au maître, à l’ami, au précepteur, à l’amant, José Corti, 1999
Emily Dickinson, Quatrains et autres poèmes brefs, Poésie/Gallimard, 2000
Emily Dickinson, Avec amour, Emily, lettres aux amies intimes, José Corti, 2001
Wallace Stevens, Harmonium, José Corti, 2002
Hilda Doolittle, Le don, éditions des Femmes, 1995
Elizabeth Bishop, Nord & Sud, Circé, 1996
Elizabeth Bishop, Un printemps froid, Circé, 2003
Marilyn Hacker, La rue palimpseste, Éditions de la Différence, 2004

Claire Malroux a également traduit C.K. Williams, Emily Brontë, Ian McEwan, Thomas Mac Guane, ainsi que l'essentiel de l'œuvre de Derek Walcott, Prix Nobel de littérature 1992 : Une autre vie (Ed. Poésie/Gallimard), Rêve sur la montagne au singe (Théâtre Demoures), Heureux le voyageur (Ed. Poésie Circé), Le royaume du fruit étoilé (Ed. Poésie Circé)

Une courte page avec une photo de Claire Malroux
La fiche de Claire Malroux
dans la poéthèque du Printemps des poètes
En anglais une page sur le site Poetry Daily

Commentaires

Merci pour ces précisions éclairantes concernant Claire Malroux, et qui mettent le lecteur en appétit : j'ai maintenant envie de découvrir Claire Malroux poète alors que je ne connaissais que Claire Malroux traductrice d'Emily Dickinson (Car l'adieu, c'est la nuit, Poésie Gallimard). L'édition bilingue - par un poète - permet de laisser résonner à loisir la langue poétique originale tout en bénéficiant d'un éclairage à la fois linguistiquement compétent et poétiquement motivé. Mais en découvrant dans Car l'adieu, c'est la nuit, le poème "I felt a Funeral, in my Brain" j'ai été frappée par les connivences étranges entre l'atmosphère et les mots de ce poème avec ceux du "Spleen" "Quand le ciel bas et lourd..." de Baudelaire, et je me suis demandé si l'un était l'hypotexte de l'autre ou si la connivence était fortuite ; une rencontre d'âmes soeurs ? Je lirai aussi bien sûr le dernier livre de Claire Malroux sur Dickinson, peut-être trouverai-je une réponse...

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