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dimanche 04 septembre 2005

William Cliff

Pour moi c’est ça la littérature : dire ce qu’on ne dit pas de vive voix dans la société, et qu’on écrit en cachette
William Cliff, in le Matricule des Anges, n° 83, mai 2007, p. 15

 

À ceux qui ne lisent pas la poésie sous prétexte qu'il n'y a rien à comprendre -et c'est un préjugé encore très répandu-, il faut conseiller la lecture de William Cliff. Comme son nom ne l'indique pas, c'est un poète belge né en 1940, qui, rejetant tout masque, fait de sa façon d'être et de vivre la matière du poème. S'avançant sous les traits du Je le plus concret, il dit sa vérité d'homme, sans rien cacher de ses propres limites, de ses perversions ni de ses faiblesses. Adepte du parler vrai, il revendique un langage simple et direct. Ni symbole ni parabole, ni illumination ni démiurgie, ni formalisme ni pièces d'anthologie, mais l'évocation du plus urgent, du plus réel, du plus brutal : manger, dormir, boire, désirer. Il le dit sans détours et dans ce langage de tous les jours qui est l'apanage de ses "frères humains", ceux que, déjà, Villon et Rutebeuf avaient croisés sur leurs chemins. Richard Blin dans le Matricule des Anges, lire la suite de l’article

 

 

William Cliff (pseudonyme d'André Imberechts) naît le 27 décembre 1940 à Gembloux, en Belgique le 27 décembre 1940. Il est le quatrième de neuf enfants. Il y fait son école primaire puis est pensionnaire. au collège de la Hulle, à Profondeville. Études de philologie romane à l’Université de Louvain : il étudie l’espagnol, le catalan. Pour sujet de mémoire de licence, il choisit le poète catalan Gabriel Ferrater qui aura une influence décisive sur lui. Il envoie ses premiers poèmes à Raymond Queneau qui manifeste immédiatement son intérêt en les publiant dans un recueil collectif en 1973.
Professeur de français, Cliff voyage beaucoup. En Catalogne, bien sûr, et en Espagne. Dans toute l’Europe occidentale. En Inde, en Égypte, en Turquie. En Amérique, du Nord et du Sud.
Il emprunte souvent des formes fixes (dizain, sonnet), écrit en vers comptés et souvent rimés.

 

Bibliographie
Homo sum, préface de Claude Roy, Gallimard, dans Cahier de poésie 1, 1973.
Écrasez-le, Gallimard, 1976.
Marcher au charbon, Gallimard, 1978.
America, Gallimard, 1983.
En Orient, Gallimard, 1986.
Conrad Detrez, Gallimard, 1990.
Fête Nationale, Gallimard, 1992
Autobiographie, La Différence, 1993
Journal d’un innocent, Gallimard, 1996.
L’État belge, poèmes, Éd. La Table Ronde, 2000
Écrasez-le précédé d'Homo Sum, Gallimard, 2002
Adieu patries, Le Rocher, coll. Anatolia,, 2001.
Passavant-la-Rochère, Éditions Virgile, 2004
Le Pain quotidien, La Table Ronde, 2006
Immense existence, Gallimard, 2007

 

Romans et prose
Le Pain austral, Éd. Tétras Lyre, 1990.
Aspre Borée, Éd. La Cécilia, 1990.
La Sainte Famille, La Table Ronde, 2001.
Le passager, Le Rocher, coll. Anatolia, 2003.
La Dodge, Éditions du Rocher, 2004
L’adolescent, Anatolia/Le Rocher, 2005

 

Gabriel Ferrater, Poème inachevé, Éd. Ercée, 1985.

 

Essai
Allemagne 1994, Éditions du Rocher, 2003

 

Le Matricule des Anges consacre son dossier principal à William Cliff, n° 83, mai 2007.

 

Dans la poéthèque du Printemps des Poètes
photo et extrait sonore
Un article du journal l’Humanité
Dans le Matricule des Anges
Une page sur le service du livre luxembourgeois

fiche Poezibao et Tristan Hordé

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