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dimanche 16 juillet 2006

Michel Butor, L'Ecriture nomade, une exposition à la BNF à Paris, cet été

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Michel Butor, l’écriture nomade 

Exposition
20 juin – 3 septembre 2006
BnF- Site François-Mitterrand
Quai François Mauriac
75013 Paris
Du mardi au samedi 10h -19h
Dimanche 13h -19h
Fermé lundi et jours fériés
Entrée libre

Michel Butor, l’écriture nomade
Sous la direction de Marie-Odile Germain et Marie Minssieux-Chamonard
150 pages et 120 illustrations en couleurs
Prix : 36€
Un très beau dossier de presse sur l’exposition est disponible à cette adresse.   

 Je rappelle aussi le must de tous les butoriens, l’extraordinaire site-index d’Henri Desoubeaux :

 

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Michel Butor dans Poezibao :
Biographie de Michel Butor extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6, extrait 7, extrait 8, extrait 9, extrait 10 (Seize Lustres), annonce édition œuvres complètes à La Différence, rencontre avec Michel Butor à la librairie Compagnie (mars 06)


Je publie ici le communiqué de presse qui présente l’exposition de la BNF :

Né le 14 septembre 1926, Michel Butor aura 80 ans cette année. Auteur de quatre romans, dont la fameuse Modification qui lui vaut le Prix Renaudot en 1957 et le situe parmi les protagonistes du Nouveau roman, Michel Butor se tourne bientôt vers d'autres genres littéraires : l'essai, la poésie, la pièce radiophonique. Il invente de nouvelles formes textuelles, comme dans Mobile (1962), multiplie les œuvres réalisées avec des artistes contemporains et, parcourant le monde, transfigure chaque pays visité en autant de nouveaux livres.
La Bibliothèque nationale de France, qui conserve l’ensemble de sa correspondance, des manuscrits et de nombreux livres créés avec des artistes, organise une exposition conçue comme un voyage autour de ce grand écrivain de notre temps. Le voyage joue un rôle essentiel dans la vie et les livres de Michel Butor. Écrivain, professeur, il sillonne les continents, donnant en Europe, aux États- Unis, en Asie ou en Australie de multiples cours et conférences, qui seront réunis en plusieurs séries de recueils (Répertoire et Improvisations). De ces incessants va-et-vient naît une œuvre protéiforme et abondante, qui compte déjà plus de mille titres. Si elle reflète le « génie » de tous les lieux arpentés par l’écrivain et sa fascination pour l’espace, c’est en mêlant les genres, en renouvelant les procédés de l’écriture aussi bien que les formes du livre et de sa mise en page. Dès ses « nouveaux romans » et plus encore dans ses textes ultérieurs (Mobile, Boomerang, Gyroscope…), Michel Butor apparaît comme l’un des grands expérimentateurs de la littérature contemporaine : le livre lui-même devient un espace d’invention et d’aventure, où l’écriture se fait « nomade »… L’exploration n’est donc pas seulement géographique : elle est découverte d’autres territoires, ceux des rêves par exemple et de leur puissance poétique ; elle est aussi rencontre et dialogue avec d’autres pratiques artistiques, qu’il s’agisse de musique ou de peinture… Ainsi l’œuvre ne cesse-t-elle d’élargir ses limites : publié régulièrement chez Gallimard, Michel Butor apprécie également les petits éditeurs chez qui il fait paraître, à quelques centaines voire dizaines d’exemplaires, des recueils de poèmes ou des livres d’artistes conçus avec ses amis peintres, photographes ou graveurs. Amateur de musique, il participe aussi à la réalisation d'opéras et d'oratorios…

L’exposition consacrée à Michel Butor regroupe un choix précieux de près de 180 pièces (manuscrits de travail et lettres autographes, nombreux et superbes livres d'artistes, éditions originales, photographies et documents audiovisuels), qui témoignent du foisonnement de sa production, de sa diversité et de la multitude des liens tissés par l’écrivain à travers le monde. Elle se veut image et miroir d’une œuvre toujours en mouvement : organisée en un parcours circulaire ponctué par treize étapes, elle doit permettre au visiteur de déambuler librement dans l’espace butorien comme sur une carte ou un globe terrestre. Chacun de ces treize lieux (Paris, Rome, l’Amérique, l’Australie…) à la fois réels et fantasmatiques, est lié à un thème particulier et placé sous le signe d'un livre-emblème : ainsi, Paris est l’occasion d’évoquer le temps des études à travers le roman Degrés ; Rome, ville rêvée de La Modification, devient prétexte à une interrogation sur l’Histoire ; l’Australie, avec Boomerang, s’attache à la dimension du rêve, etc… Cette cartographie d’une œuvre en perpétuelle recomposition est donc aussi l’histoire d’une aventure littéraire et artistique, à laquelle le visiteur/lecteur est invité à participer.

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