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samedi 26 août 2006

Commentaires

Quand viens-tu a bord ?
Sur la notion d’envoûtement, m’est revenu aussitôt ce souvenir résurgent du salon du livre au cours duquel j’ai rencontré le poète Guy Goffette. Il s’agit d’une rencontre avec le poème qu’il disait, extrait je crois de « la vie promise », et non avec l’homme, encore que s’associe au souvenir le chapeau mou et noir qu’il avait sur la tête, chapeau qui signe le personnage, le fixe dans ma mémoire, alors même qu’à la réflexion, j’ignore totalement s’il portait un chapeau, peut-être était-ce son voisin, peut-être encore ce chapeau provient-il d’une autre tête un autre jour, peut-être avais-je besoin de l’image de ce chapeau pour me souvenir, tout comme je me rappelle un très long poème lu peu après ou peu avant sur ce salon par une poète : il était question d’un plafond jaune et d’une longue fissure qui le parcourait, c’était un poème très long, ressassant, insistant, nous entraînant peu à peu à partager cette sidération pour la couleur prégnante et la lézarde. Et c’est ce mélange quasi onirique et dépourvu d’ordre du souvenir qui m’attire aujourd’hui, intransmissible et fascinant, car c’est bien lui qui aujourd’hui me donne accès à la démarche d’Arlette Albert-Birot lancée sur les traces du « poète-chaman » Serge Pey.

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