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mardi 02 janvier 2007

Anthologie permanenente : Esther Tellermann

Ne marchez pas en captif
mais au jour
ce que la ville ombrage

Vous serez dénudé jusqu’au temps :
comment couvrir
ce que nous ne sommes pas ?

 

 

La nuit suppose la pesée.
Le cri.
La lente négation.

– Ou la légende.

 

 

Maintenant
cela fleurit en pauvre lieu
en hiver rouge.

Probablement
outil nous arracha au sable.
Probablement
étoile fixa
et l’eau fut repoussée.
Fleurit en pauvre lieu
     hymne.
     Nubie probablement

 

 

Ceux qui habitent
et comment furent
les couteaux
les sacrifices
comment
n’apparaît pas le mont
comment fut
     l’étreinte
     l’ocre
     la circumbulation.

 

 

On t’avait donné
le nom d’une lueur
et tu fermais la mienne
     prends-la
dis plus lentement
comme si
rien n’avait
crié   rien n’avait
flétri    rien

que le vent cisèle

Esther Tellermann, Guerre extrême, Flammarion, 1999,  p. 10, 25, 48, 75 et revue Moriturus, n° 5, p. 49.

fiche bio-bibliographique d’Esther Tellermann

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