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samedi 28 avril 2007

Anthologie permanente : Renée Vivien

Chanson pour mon ombre

 

Droite et longue comme un cyprès,
Mon ombre suit, à pas de louve,
Mes pas que l’aube désapprouve.
Mon ombre marche à pas de louve,
Droite et longue comme un cyprès,

 

Elle me suit, comme un reproche,
Dans la lumière du matin.
Je vois en elle mon destin
Qui se resserre et se rapproche.
À travers champs, par les matins,
Mon ombre me suit comme un reproche.

 

Mon ombre suit, comme un remords,
La trace de mes pas sur l’herbe
Lorsque je vais, portant ma gerbe,
Vers l’allée où gîtent les morts.
Mon ombre suit mes pas sur l’herbe
Implacable comme un remords.

 

La Vénus des aveugles, dans Poésies complètes, Librairie Alphonse Lemerre, 1944, p. 204-205.

 

Je remercie Tristan Hordé pour cette contribution

 

Bio-bibliographie de Renée Vivien

 

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Renée Vivien

Renée Vivien (1877-1909), née Pauline Tarn, de mère américaine et de père anglais, vécut toute son enfance entre le continent et l’Angleterre. À la mort de son père, son héritage la met à l’abri du besoin. En 1899, elle s’établit à Paris où elle commence à publier ses vers (Études et préludes, 1901) et sa traduction des œuvres de Sappho. Amie de Colette et de Sarah Bernhardt, elle connut des passions féminines et fut, notamment, liée à l’écrivaine américaine Natalie Barney.

 

Bibliographie
Études et préludes, 1901.
Cendres et poussières, 1902.
Brumes de Fjords [prose], 1902.
Évocations, 1903.
Du vert et du violet [prose], 1903.
La Dame à la louve, 1904.
Une femme m’apparut, 1904.
La Vénus des aveugles, 1904.
À l’heure des mains jointes, 1906.
Les Flambeaux éteints, 1907.
Chansons pour mon ombre, 1907.
L’Album de Sylvestre ([aphorismes], 1908.
Sillages, 1908.
Poèmes en proses, 1908.

 

Études :
Jean-Paul Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses, Régine Desforges, 1986.
Colette, Le Pur et l’impur.

 

Note de lecture de La Dame à la louve et très bel ensemble Renée Vivien sur Terres de Femmes
site consacré à Renée Vivien
Une belle sélection de poèmes

©Poezibao et Tristan Hordé

vendredi 27 avril 2007

Une lecture d'Esther Tellermann et d'Isabelle Garron, hier soir, à la librairie Tschann à Paris

Bonicel Hier soir, en la librairie Tschann à Paris, beau moment de lecture autour de deux poètes Flammarion, Isabelle Garron et Esther Tellermann.

 

Tellermann0_copie_2 D’Esther Tellermann dans Poezibao, on peu lire la fiche bio-bibliographique, ainsi que trois pages d’extraits : extraits 1, extraits 2, extrait 3 (cette dernière page à l’occasion de la parution de Terre Exacte dont Esther Tellermann a lu des extraits hier soir)

 

Garron_2 D’ Isabelle Garron on peut lire sur le site une note bio-bibliographique,, découvrir deux extraits de Qu’il Faille, son livre récemment paru et dont elle a lu de larges extraits hier soir, extrait 1 (présentatin de Qu’il Faille), extrait 2,et découvrir la fiche de lecture consacrée par Poezibao à ce très beau livre : note de lecture de Qu’il faille

 

Di_manno Les auditeurs étaient accueillis par Muriel Bonicel (qui propose chez Tschann, 125 bd du Montparnasse, un des plus beaux rayons de poésie de Paris). Enfin les deux poètes étaient présentées par le directeur de la collection poésie de Flammarion Yves di Manno (collection qui comporte notamment des livres de Mathieu Bénézet, Fabienne Courtade, Marie Etienne, Paul-Louis Rossi, Ariane Dreyfus, Claude Esteban, Christophe Lamiot-Enos, Hélène Sanguinetti, Jean-Claude Schneider, Florence Pazzottu, Sandra Moussempés, Eric Sautou (on aura reconnu dans cette liste de très nombreux auteurs présents dans Poezibao et plusieurs d’entre eux étaient présents hier soir).

Yves Di Manno est également poète et à ce titre présent plusieurs fois dans Poezibao : une note bio-bibliographique, lecture Double Change (nov. 05), lecture Lundi des Poètes


Photos ©florence trocmé, de haut en bas, Muriel Bonicel, Esther Tellermann, Isabelle Garron et Yves Di Manno

Une lecture de Fabienne Courtade et de Sylvie Gouttebaron, le 22 mai 2007 à Paris (sortie du n° 9 de la revue Rehauts)

A l’occasion de la parution du n° 19 de la revue Rehauts

 

Mardi 22 mai 2007 à 19 heures
Lectures
Fabienne Courtade – Sylvie Gouttebaron

Peintures
Joël Frémiot – Monique Tortrat

Galerie Jacques Levy
62 rue Charlot – 75003 Paris
Tél. 01 42 78 79 24

Une lecture de Gabrielle Althen à Paris, le 10 mai

Art et littérature
invitent à rencontrer la poète Gabrielle Althen et le peintre Pierre Mézin le jeudi 10 mai à 19 h.
120 boulevard du Montparnasse 75014 Paris
autour du livre Cœur fondateur

Programmation de la Maison de la Poésie de Paris pour le mois de mai

Les Ouvertures sont de Jacques Rebotier
Du 9 mai au 10 juin 2007
mercredi et samedi à 19h, jeudi et vendredi à 20h30, dimanche à 17h
texte et mise en scène de Jacques Rebotier
avec Eric Frey et Océane Mozas
Citez ce qui jouit de la plus libre circulation : les marchandises, les idées, l'argent, le sable, les gens. Classez-les dans l'ordre.
Théâtre de chambre, concert-parole... Tenter la remontée aux hautes sources du plateau, qui est le corps, et au corps du corps, qui est la voix.
Zoomer de l'espace à l'acteur, cadrer poitrine, mieux : sa bouche. Entrer.
Pas bouger. Voir attirées les oreilles des spectateurs sur le plateau, aimantation, voir carmen, charme, incantation. Y a-t-il encore place pour des oreilles ?
Re-zoom, arrière. Porter attention à d'autres ouvertures : dans les maisons, les trains, ces trous que font les vers dans la terre, les galeries des mines.
Que dire alors des murs qui s'efforcent de stopper le flux, frontières, portes et cloisons, peau ?
Jacques Rebotier
Plein tarif : 20€ / tarifs réduits : 15€ - 10€
Renseignements / Réservations
01 44 54 53 00 / www.maisondelapoesieparis.com

 

Mercredi 2 mai 2007 à 19h
Alejandra Pizarnik - Lecture autour de son oeuvre poétique
Conception et interprétation Agnès Sourdillon
Rarement j'ai été persuadée que lire des poèmes en public soit prometteur ; c'est autrement pour les poèmes d'Alejandra Pizarnik. C'est qu'elle est dans l'immédiat et donc dans la parole : restituer une voix à l'écriture parce qu'elle s'adresse vraiment à nous : "Reçois ce visage à moi, muet, mendiant / Reçois cet amour que je te demande / Reçois ce qui en moi est toi." Agnès Sourdillon

 

Mardi 15 mai 2007 à 20h30
La Muse en festival
Extension du domaine de la note VII
Concert du concours Luc Ferrari - Création
Avec Marc Chalosse (France), Bryan Jacobs (Canada), Robert Mackay (Angleterre), John Menoud (Suisse)
Les lauréats de la 7ème édition du Concours international d'art radiophonique mettront à l'honneur le Hörspiel, cet art radiophonique entre paroles, musiques et sonorités assemblées avec la plus totale liberté et selon les seules règles du plaisir de l'ouïe.

 

Mardi 22 mai 2007 à 20h30
La Transe des mots
Poèmes de Christophe Tarkos, Ghérasim Luca, Jacques Rebotier, Jacques Roubaud, Jack Kerouac, Ernst Herbeck, Roberto Juarroz, Victor Hugo
Avec Frédérique Bruyas (voix) et Pierrejean Gaucher (guitare)
Poème-chorus, litanie rêvée, rimes électriques ; la transe des mots est un road-movie poétique et musical qui traverse à bout de souffle les territoires intérieurs de quelques hommes de paroles.
Lectures - Tarif unique : 8€
Renseignements / Réservations
01 44 54 53 00 / www.maisondelapoesieparis.com

 

L'Hypothèse Mozart de Frédéric Sounac
Mise en scène Bernard Bloch
Avec Hubertus Biermann et le trio Art d'Echos : Ariane Granjon (violon), Isabelle Lequien (alto), Anne-Claude Moquet (violoncelle)
Pièce de théâtre pour trio à cordes et comédien autour du Divertimento K.563 de W. A. Mozart.
Spectacle tout public à partir de 8 ans
du 24 au 28 mai 2007 au Théâtre Berthelot de Montreuil
jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 à 20h30 samedi 26, dimanche 27 et lundi 28 à 16h00 vendredi 25 à 14h30 (scolaire)
Réservations : 01 41 72 10 35

 

Editeur : Maison de la poésie Paris
http://www.maisondelapoesieparis.com

Anthologie permanente : Lyn Hejinian et Arkadii Dragomochtchenko

Jean-René Lassalle m’a envoyé cet article sur les relations, amitié, correspondance et traductions réciproques, entre la poète américaine Lyn Hejinian et le poète russe Arkadii Dragomochtchenko. Je l’en remercie bien vivement
Poezibao

 

 

Lyn Hejinian et Arkadii Dragomochtchenko
Lyn Hejinian est née en 1941 à San Francisco. Son livre le plus connu, My Life  écrit quand l’auteur avait 37 ans, comprenait 37 séquences de 37 phrases. Pour sa réédition 8 ans plus tard elle ajoute 8 séquences ainsi que 8 nouvelles phrases à toutes les séquences. Le livre Ma vie grandit donc avec son auteur. Les détails de souvenirs s’offrent dans une vision cubiste, des phrases courent en leitmotivs sur tout le texte, la chronologie est bouleversée, empêchant de reconstituer cette « vie ». Un autre de ses livres a été édité en français par l’équipe de « Un bureau sur l’Atlantique » chez Royaumont/Créaphis.

 

Arkadii Dragomochtchenko est né en 1946 à Potsdam, a grandi à Kiev, est marié, habite Saint-Pétersbourg depuis 1970. Quelques-uns de ses poèmes sont traduits en français dans l’anthologie « Panorama poétique de la Russie moderne » éditée par Jacques Darras et Olga Severskaïa chez Le Cri, coll. In’hui, Bruxelles, 1998.

 

Accompagnant son mari (musicien de jazz progressiste du quatuor de saxophones Rova) dans une tournée en Union Soviétique en 1983, Lyn Hejinian fut présentée à Dragomochtchenko que les lecteurs de samizdats lui décrivaient comme un des grands poètes actuels de Leningrad. Une amitié se développa entre les deux et dans les années qui suivirent ils eurent une correspondance abondante grâce à laquelle elle apprit le russe et lui l’anglais. Ainsi Lyn Hejinian devint traductrice et éditrice américaine de poètes russes contemporains. Et Dragomochtchenko put inviter des écrivains américains pour des colloques à Saint-Pétersbourg et fit lui-même des lectures aux Etats-Unis.

 

Ce poème est extrait du livre Description d’Arkadii Dragomochtchenko, chez Sun and Moon, Los Angeles, 1990. Le texte en français est donc la traduction de Jean-René Lassalle de la traduction anglaise de Lyn Hejinian.

 

Une élégie sentimentale

(pour Anna Hejinian)

 

Fais courir une souris sur une pierre. Compte seulement chacun de ses pas
Alexandre Vvedenski

« Dis-moi, qu’est-ce qui nous lie à un quelconque sens,
                    qu’est-ce qui nous fait perdre la tête ? »
obscurité
d’un nuage rapide, trace de                verre,               blanc.
Le contour d’un visage d’horloge.
L’amplitude de la mort et son insignifiance, débris
                   qui volent dans une brume grésillante de libellules –
          Nous n’allons nulle part.
Il y a des puits où même à midi les étoiles sont aiguës
Mais se ramifiant comme un livre jusque dans l’étrange – il reste toujours une possibilité,
du sable
et s’arrêter.
Un mot quelconque, comme le moule d’une loi, révèle le monde renversé
                   en miroir descendant l’axe de la matière
                   Et ainsi
cette décortication séparation
dans les inlassables épreuves des libertés.
Peut-être – « mais ça n’a pas de sens » - dans le crépuscule des prismes
                   où les lignes droites des hivers explosent soudain dans la glace
et comme un feu indivisible
le vent secoue cela, l’éparpille par poignées.
                   Et ainsi
dans les épreuves du vol entre zénith, nadir, fenêtre et joue non rasée,
ocre et bruyère,
dans les débris de hauteurs ruisselantes… L’image visible d’une demeure pour ces phénomènes nous fuit. Qu’y a-t-il derrière eux ?
La même chose est derrière nous et devant nous.
Volute capricieuse, la chevelure comme un rire lointain,
Ne pas se souvenir – tisser toile d’araignée dans la structure de l’ouïe,
Jusqu’à une correspondance des registres les plus minutieux –

 

Leurs myriades scintillent
Myriades
rivalisant avec les spirales du pouls qui tresse les rivières asséchées du poignet.
La répercussion est absurde.
Une conquête (de quoi ?) est comme une photographie, son filigrane perdu dans une grille,
Car tout doit avoir un commencement, bien que tu regardes la neige et le feu,
Comme si, te reflétant dans la glace fondante sur la vitre, tu grattais tes joues avec un rasoir

 

Encore une fois la nature du coucher de soleil reste inconnue
Ainsi que celle des partitions spatiales qui le créent – le temps ?
le corps ?
la mémoire ? la ligne ? – et celle des intervalles aperçus au hasard
se ramifiant comme un livre jusque dans l’étrange.

 

***

 

Ce qui se dit est une lampe mais elle annonce : « orage de printemps »
La lumière prononce son propre nom en morceaux et aussitôt on peut entendre qu’à côté de la carte indistincte un céleri séché
                   scintille
d’une brillance
rauque
comme les roseaux du poignet.

 

Le robinet coule.

 

Tiens, prends des grains de café amers, fais les tourbillonner en une poussière odorante
qu’ils entrent en ébullition
« pairs et impairs » moulus, stoppant la coulée
des résines tournoyantes

 

Car ici le temps fluide de sa chute est décroché,
Dans la mémoire un éclat de lumière saisit les mille « je »

 

revient obstinément –
Comme les enfants se voient contraints d’attraper la griffe d’un oiseau dans la cuisine qui grince, peut-être…

 

Je ne me souviens pas.
J’étais décalé d’un pas
de moi-même, de tous, Dieu inclus
approchant la terre originelle des nuages
cisaillant mon regard sur des éclairs de sable et d’arbres.

 

L’été passe

 

ne cachant rien en le bleu profond
une branche d’euphorie s’enfonce
dans des sels cristallins de raison

 

« Dis-moi, qu’est-ce donc qui fond en nous ou nous lie l’un à l’autre?
À l’intérieur de la suite des jours et des jours qui de temps à autre alternent avec la nuit… »

 

arrachement par delà les limites de l’esprit vers le mutisme
dans chaque son fortuit

 

déchirement par le désir de ce lien.

 
Arkadii Dragomochtchenko, présentation et traduction française : Jean-René Lassalle

 

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jeudi 26 avril 2007

Histoire littéraire : découverte de deux poèmes inconnus de Guillaume Apollinaire.

Sur deux textes retrouvés

par P. Lefebvre et C. Righi

 APOLLINAIRE EN ARDENNE

L’histoire débute à l’été 1899, à Stavelot. Au bas de la rue Neuve, la pension tenue par M. et Mme Joseph Constant accueille parmi ses hôtes deux étrangers de 17 et 19 ans, Albert et Wilhelm de Kostrowitzky, qui consacrent leurs journées à randonner dans la région, notamment vers Malmedy et les Hautes Fagnes[1]. Le plus âgé aime aussi se mêler à la population : il court les cabarets, assiste aux séances d’une société littéraire, bavarde avec les voisins de l’hôtel et fréquente les jeunes filles du quartier. L’une d’entre elles en particulier, Maria Dubois, a attiré son attention et il lui fait passer des madrigaux. Car Wilhelm consacre aussi beaucoup de temps à écrire, remplissant feuilles et cahiers de textes en prose, de notes et de poèmes. Une idylle se noue donc avec celle qu’il nomme maintenant Mareye. Mais l’été s’écoule et, au moment où le feuillage des aulnes de l’Amblève commence à jaunir, une lettre de sa mère le somme de la rejoindre à Paris. Hélas, l’enveloppe ne contient pas les quelque 700 francs nécessaires à payer la note présentée par M. Constant. Alors, le 5 octobre avant l’aube, Albert et Wilhelm quittent subrepticement Stavelot pour rejoindre par la forêt complice la petite gare de Roanne-Coô d’où un train les emmène vers la France.

 

 


[1] Les nombreuses références géographiques à notre région que l’on relève dans l’œuvre d’Apollinaire permettent de supposer les destinations de ses promenades : Trois-Ponts, Wanne, Coo, Vielsalm, les Fonds de Quarreux, Francorchamps avec son Eau Rouge et ses pouhons, mais aussi Malmedy, Mont, Ligneuville, Sourbrodt, Bévercé, Rheinardstein, La Barque Michel et les Fagnes

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14 bases documentaires accessibles en un seul clic

Les liens de la poésie et de l’histoire de l’art ne sont plus à démontrer. C’est pourquoi je porte à la connaissance des lecteurs de Poezibao ce moteur de recherche et surtout cette base de données sur les œuvres d’art
A découvrir en un seul clic 
sur le portail du ministère de la culture et de la communication,
L’histoire de l’art en 1 million d’images
http://recherche.culture.fr

 

Finies les recherches compliquées, éparpillées et cloisonnées des données culturelles et patrimoniales : le portail du ministère de la culture et de la communication propose désormais un guichet unique, intitulé " collections ", qui donne accès gratuitement à 14 bases documentaires.
Grâce à " collections " et à son moteur de recherche, vous pouvez ainsi consulter plus de 1,8 millions de données (dont 1 million d’images parmi lesquelles des photographies, tableaux, mais aussi des visites guidées, des bibliographies…) qui couvrent tous les domaines artistiques : Architecture, archéologie, objets mobiliers, peinture, sculpture, gravure, dessin, enluminures, arts du spectacles, ethnologie, plans, cartes, archives, généalogie, photographie, événements …
Parmi les 14 bases documentaires : Musée du Louvre, Archives Nationales, Sites Lascaux, etc.
Le guichet " collections  " va continuer de s’enrichir et ce sont 15 millions de données qui seront disponibles d’ici l’automne 2007.
Accéder à ces ressources sur internet

Anthologie permanente : Fabienne Courtade

Parfois les nuits sont très longues, tout     nous abandonne
jamais votre corps      mais les sols, le visage sur le
carrelage
avec ses lignes précises
parfois des morceaux de chair au matin je regarde mes mains   je
marche jusqu’aux fenêtres     les distances sont très grandes    où
                      attend-il les pas  vacillent les voix au loin
notre distance    de tombe et de draps,
les bandelettes
sans mots     marche dans le fourmillement de cet air privé de mots
regarde la lumière se lever rouvrir   je m’assois à côté sur le bord des
choses – je froisse des tissus sous le corps entier   rien sous l’odeur
     de froid
quelques pas,    déplacent des objets, des papiers volent dans l’air glacé
     ou bien les lancent dans
le vide
ils disparaissent
directement     temps long     se dédouble    sable collé
lentement, fait des petits
cratères de la taille d’un ongle
traverser retourner sans vue   suivi des doigts    ligne des murs
essayer de retrouver
des lieux

 

 

                                                       nageur tombé
                                                       avec des attentions particulières

 

 

je sens le monde
j’attends

 

Fabienne Courtade, Il reste, Flammarion, 2003, p. 81

 

Fabienne Courtade dans Poezibao :
bio-bibliographie de Fabienne Courtade
aux parvis poétiques avril 06,
une lecture exposition (06)

 

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