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lundi 04 juin 2007

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DEMAIN JE MEURS Aimé, sur son lit d’agonie souffle ses dernières paroles : « Hier j’étais né ; demain , je meurs » Hier, Aimé a professé classique aux enfants de bourgeois de la cité gentille. Aimé, en fils du peuple qu’il a toujours été, a redonné au centuple ce qu’il avait reçu de la République qui l’avait fait bénéficier de l’ascenseur social. Aimé a été de tous les combats de la classe ouvrière et de son Parti. Aujourd’hui, le narrateur qui raconte cette vie, va et vient sur deux kilomètres en bicyclette dans les rues de la ville entre visites et re-visites au Père finissant. C’est fou ce que la mémoire se rafraîchit sur un vélo alors que maintenant écrase le temps qui le sépare déjà d’hier. Hier découpé en scènes sur fond des années 50 : les douze de Saint Brieuc à la gare, la fête de l’Aube Nouvelle dans la vallée de Gouédic, les élection municipales du 8 mars 1959, mais aussi Henri martin, la guerre d’Indochine, Budapest 1956 … Là-bas, ici, en ville chez Tata Clara, ou encore dans la maison du père (et de la mère cependant), armoire en fer, armoire en bois, cartons, ouverts et voici que leur contenu - photos, écrits, objets examinés – prennent eux aussi la parole. Un roman aux styles et aux langues multiples, à tonalité poétique, au propos somme toute classique, de par son unité de temps, de lieu et d’action. Christian Prigent, fils d’ Edouard vient de se voir attribuer le prix Louis Guilloux 2007 pour ce roman qui s’inscrit comme un événement littéraire dans une œuvre déjà fort bien constituée. DEMAIN JE MEURS de Christian Prigent Chez POL, 02 2007. 19,50 Euros

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