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lundi 22 octobre 2007

Devoir de penser plutôt que devoir de mémoire (tout je éteint)

En ces jours de polémique sur les commémorations, je propose cette remarque de Michel Deguy, relevée hier soir dans son dernier livre Réouverture après travaux :

« On devrait parler de devoir de penser, non de devoir de mémoire. Peut-être même l'évitement de la pensée au profit de la mémoire, qui ressemble à une peur ou à un refus, monotone, tant le motif martelé prend le dessus (espèce de slogan que je rapprocherais du stéréotype médiatique du "faire son deuil", en style de "cellule psychologique" et de compagnie d'assurances, qui a évincé toute parole privée ou publique de la mort), cette obstination est de grave conséquence » et un peu plus loin « devenir capable de poser un objet pour lui-même, tout je éteint »

Michel Deguy, Réouverture après travaux, Galilée, 2007, pp. 216 et 218.

Commentaires

Devoir de penser, de réflexion. Tant qu'on a toujours le libre-arbitre, la liberté de penser, de s'exprimer. Eric Dubois

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