Syndications pour Poezibao

vendredi 08 février 2008

L'actualité des éditions le Bleu du Ciel (autour d'Huguette Champroux et de Michel Deguy)

France Culture dans Surpris par la Nuit
« Reconnaissances à Huguette Champroux »
à propos de l'anthologie OFF
publiée aux éditions Le bleu du ciel /réunie et présentée par Christophe Marchand-Kiss

 

le vendredi 8 février à 22h15, par Mathieu Bénézet

 

• L'émission
"Reconnaissances à Huguette Champroux", de 22h15 à 23h30
avec les invités:
Christophe Marchand-Kiss, poète et écrivain, Pierre Courtaud, fondateur des éditions La Main courante, Geneviève Huttin, poète et écrivain, Emmanuel Miéville, fils d'Huguette Champroux.

 

"Huguette Champroux (1931-2003) a de son vivant publié des petits livres, autrement dit des sortes de plaquettes, une dizaine à peu près, distillées ou achetées par de rares amateurs. L’histoire littéraire est parfois cruelle, il lui arrive d’effacer des noms d’écrivains qui furent au zénith de la popularité à leur époque, plus rarement il lui arrive, a contrario, de rendre justice à une œuvre qui reçut peu d’échos lors de sa naissance et de sa diffusion. On l’aura compris : c’est le cas aujourd’hui pour Huguette Champroux. Si notre auteur, à l’exemple de Raymond Roussel, a saigné sur chaque phrase, elle côtoie de grands noms, telle Gertrude Stein. C’est dire à quel sommet il faut s’attendre, une écriture au fil du rasoir, proche du cinéma et de la création radiophonique. Une grâce, une beauté, une écriture qui se situe au centre vital de nos existences."
Mathieu Bénézet.

 

•Le Livre
350 pages  ISBN 978-2-915232-44-8   20 euros

« Ainsi était-elle, volontaire et téméraire, saignant comme Raymond Roussel sur chaque phrase, ne laissant de place aux lettres du Blanc que pour donner plus de force et de résistance à son pas ; à sa voix, à sa démarche de créatrice absolue. »
Extrait de l’avant-propos de Pierre Courtaud (éd. La main courante)

 

Huguette Champroux, née en 1931, poète, auteur de fictions pour France-Culture, nous a quittés en 2003. Cet ouvrage, qui vient combattre une grande et très flagrante injustice littéraire, se compose de recueils publiés du vivant de l’auteur, recueils très souvent dispersés, voire introuvables. Il rassemble aussi de nombreux textes et poèmes inédits. Il souhaite donner à Huguette Champroux cette place de grand écrivain qu’elle mérite à plus d’un titre.

 

off [donc], comme au cinéma, et comme sa voix à la radio. [Une voix, une écriture] économes, mais d’une économie particulière que l’on pourrait qualifier d’économie proliférante. Huguette Champroux prélève dans la réalité des morceaux, que ce soit une description, une pensée, une bribe d’existence quotidienne, qu’elle façonne, travaille, et qui viennent, avec d’autres morceaux, s’ordonner sur la page, souvent séparés par des blancs, qui sont de longues et lentes respirations (...). Mais ne cherchons pas les signaux, laissons-les à leur vie de signaux. Il n’y a que de l’écriture.
Christ. Marchand-Kiss

 

 

& en mars
France culture invite en mars, deux fois dans la même semaine Michel Deguy  pour la parution du Grand Cahier Michel Deguy

les émissions
•Surpris par la nuit : lundi 3 mars, à 22h15, "Raison de plus avec Michel Deguy"
Par Alain Veinstein
Entretien avec l’auteur à l’occasion de la parution du Grand cahier Michel Deguy (éd. Le bleu du ciel, ouvrage coordonné par Jean-Pierre Moussaron), de Réouverture après travaux (éd. Galilée, Coll. Lignes fictives, oct. 2007), et de Michel Deguy, l'allégresse pensive (éd. Belin, Coll. L'extrême contemporain, nov. 2007).

 

•Surpris par la nuit : vendredi 7 mars, à 22h15, "Comme par hasard"

Qu’en est-il aujourd’hui du hasard – des multiples manières dont il est sollicité – dans les divers domaines de création (...) ? Il fut une époque, pas si lointaine, où le hasard était maître, au nom de la nécessité de ne pas tout maîtriser (jeux en aveugle, combinatoire, cadavres exquis, cut-ups, usage du “I Ching”…). L’œuvre devait être ouverte, labyrinthique, semée de pièges, de trappes. Était-ce un phénomène de mode ou une vérité profonde de l’écriture, à savoir que la volonté de faire, de dire, d’exprimer, ne suffit pas – que si le hasard n’intervient pas quelque part, à un moment où à un autre, les choses ne fonctionnent pas ?
avec Michel Deguy, Emmanuel Guibert (dessinateur), etc.


Le Livre et son auteur :
350 pages  30 euros    ISBN 978-2-915232-46-2

 

Michel Deguy, poète, philosophe, inlassable animateur de revues, penseur curieux de tous les livres, a accompagné de son écriture les différentes aventures intellectuelles qui, depuis les années 1960, ont marqué la France et le monde. Ce cahier est constitué de nombreuses interventions inédites où se mêlent l’œuvre, la critique et les amitiés de l’auteur (Barthes, Derrida, Quignard, Pontévia, Des Forêts…), se déroulant autour d’un cortège de textes critiques sur Aragon, Cocteau, Proust, Lyotard, de Campos, Iommi, Pessoa, Auster... S’ensuit les portraits que dressent de Michel Deguy d’autres écrivains tels que Wilson Baldridge, Yves Charnet, Claude Mouchard, Jean-Luc Nancy et Jean-Pierre Moussaron - qui a coordonné ce cahier -.

Né en 1930 à Paris, Michel Deguy a enseigné la philosophie jusqu’en 1968 puis, la littérature française à l’université de Paris VIII. Il a appartenu au comité de lecture de Gallimard entre 1962 et 1987, puis a présidé de 1990 à 1992, le collège international de Philosophie dont il est membre. Rédacteur en chef de la revue Po&sie depuis 1977, il participe aux revues Critique et Les Temps modernes et a reçu le Grand Prix National de poésie en 1989.

 

Le bleu du ciel
BP 38
33230 Coutras
T. 05 57 48 09 04
fax : 05 57 48 39 43
bleuduciel@wanadoo.fr

lundi 03 décembre 2007

Demain, mardi matin, 4 décembre 2007, Auxeméry sur France Culture

Mardi 4 décembre
"Les Mardis littéraires" par Pascale Casanova (chaque mardi sur France Culture de 10h à 11h).
Au programme :
Holocauste de Charles Reznikoff, traduit de l'américain par Auxeméry (Prétexte)
Les animaux industrieux de Auxeméry (Flammarion)
Zone de combat de Hugues Jallon (Verticales)

mardi 20 novembre 2007

Marie Etienne, Paul-Louis Rossi et Jean-Luc Nancy ce soir sur France Culture

Ce soir, dans l’émission Surpris par la Nuit, France Culture, 22h15, "Les yeux clos", avec Marie Etienne, auteur notamment de Dormans (Flammarion), Jean-Luc Nancy (Tombe de Sommeil, chez Galilée) et Paul-Louis Rossi. Par Christian Rosset.

jeudi 15 novembre 2007

Poésie sur parole reçoit Auxeméry pour parler d'Holocauste de Reznikoff

Dimanche 11 novembre, à 23h30, dans l'émission Poésie sur Parole (à écouter sur le site, podcast encore disponible)

A l'occasion de la sortie d'Holocauste (Prétexte éditeur), André Velter et Auxeméry, traducteur du livre, rendent hommage au poète Charles Reznikoff (1894-1976) : né dans un ghetto juif à Brooklyn, de parents immigrants venus de Russie. A partir de 1918, il commença à écrire et à publier des recueils de poèmes et des livrets pour le théâtre. Une première anthologie parut en 1962, By the Waters of Manhattan suivi de Testimony : The Unites-States 1885-1890 en 1965 et d' Holocauste en 1975. Reznikoff fit partie partie des poètes qui dans les années 30 aux États-Unis, et sous le parrainage de William Carlos Williams et Ezra Pound, constituèrent le mouvement « Objectiviste » (avec Louis Zukofsky, George Oppen, Carl Rakosi et Basil Bunting).

Poèmes dits par Jean-Luc Debattice

Réalisation : Patrick Molinier

Charles Reznikoff dans Poezibao
note bio-bibliographique, Holocauste (présentation), extrait 1, Holocauste (note de lecture de P. Boisnard)

Auxeméry dans Poezibao :bio-bibliographie, les animaux industrieux (présentation), extrait 1 

vendredi 02 novembre 2007

La poésie sur France Culture cette semaine

Une belle soirée dimanche sur France Culture, après le Roi Lear, avec Michel Galabru, l'Atelier de création radiophonique (voir le détail ci-dessous) et enfin Poésie sur Parole autour de Seyhmus Dagtekin et Jean-Luc Maxence (pour l'anthologie de la poésie maçonnique et symbolique qu'il vient d'éditer). Je signale également l'émission Surpris par la nuit de lundi soir 5 novembre, à 22h15, consacré à Isidore Isou, récemment disparu. Enfin mercredi soir 7 novembre, à 23h30, Alain Veinstein reçoit Jérôme Mauche dans son émission du Jour au lendemain.

L’émission de l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture, Écoute que coûte
Le dimanche 4 novembre 2007de 22h10 à 23h30 :   
Syd Barrett quand même

Un essai radiophonique de Jean-Michel Espitallier
« And what exactly is a dream ?
And what exactly is a joke ?
»
(Jugband Blue)

Figure de proue du psychédélisme, fondateur du Pink Floyd, Syd Barrett sort de la scène début 1968 à l’âge de 22 ans, en pleine gloire, foudroyé par le succès et les drogues, et s’enfonce dans un anonymat qui en fera la plus énigmatique légende du rock.

Cette radicale mort artistique, semblable à celle de Rimbaud ou de Nietzsche, fascine Jean-Michel Espitallier depuis l’adolescence. En 2004, il aperçoit Barrett, en chair et en os, à Cambridge où il vit en reclus.

Cette rencontre déclenchera l’envie de travailler sur ce motif d’une pièce manquante, et de la fascination qu’elle suscita jusqu’à la mort du musicien, en 2006.

Ecrivain, performer, musicien, Jean-Michel Espitallier a codirigé la revue Java (1989-2006). Auteur d’une dizaine de livres (pour les derniers, Caisse à outils, un panorama de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2006 ; Tractatus logo mecanicus, Al Dante, 2006), il travaille sur plusieurs projets multimédias et prépare un livre sur Syd Barrett à paraître en 2008 aux Editions Philippe Rey. Montages textuels, mixes de musique, interprétation par Prexley, groupe rock dont il est batteur, du légendaire inédit « Vegetable Man», saluent cette figure mythique en même temps qu’ils donnent à Jean-Michel Espitallier l’occasion de poursuivre son travail de poète et de musicien dans l’espace si adapté d’une création radio.


Pour consulter et participer au blog de l'acr, c'est
site de l’émission à cet endroit   
Pour podcaster l'acr, c'est ici
L'Atelier de création radiophonique est une émission hebdomadaire, le dimanche de 22h10 à 23h30 : "Dans une écoute en alerte, ce serait écrire le son du monde."
Production-coordination : Philippe Langlois & Frank Smith, réalisation Anne-Pascale Desvignes

atelierdecreationradiophonique@radiofrance.com

mercredi 24 octobre 2007

accrocher le véloce avec André du Bouchet

Alain Veinstein recevait François Rannou et Jean-Pascal Léger, autour du quintuple numéro de l'étrangère, consacré à André du Bouchet ce lundi 22 octobre.

 

Une émission (Surpris par la nuit) toujours écoutable et enregistrable en ligne; la radio quand elle est probe, informée et intelligente. Une émission avec de larges extraits d'un entretien avec le poète (en 2000 à l'occasion de la parution de L'Emportement du muet), qui s'ouvre sur la lecture de A l'arrêt (le dehors /// le/tout petit/// du dehors lui-même ...) et qui se clôt par un entretien téléphonique avec Philippe Jaccottet tout en pudeur extrême (on se rapportera à Truinas, le 21 avril 2001 à la Dogana).

 

Point d'anecdotes, mais le sens d'une vie, sa cohérence (nonobstant l'ouvrage titré L'Incohérence qui marque la rencontre de François Rannou avec l'oeuvre à laquelle il rendit autrefois hommage dans la Rivière échappée (n° 8-9, 1997) et dont il souligne l'emprise sur des poètes de la nouvelle génération comme Elke de Rijcke par exemple) . Jean-Pascal Léger, dont on sait l'activité de galeriste donne parmi les multiples entrées possibles de ces 900 pages, les traductions par Jean-Baptiste de Seynes des textes de la période américaine, et nous invite à marcher du même pas (celui que rien ne désaltère) que Nathalie Brillant (Le moteur négatif d'André du Bouchet, le tome II, pp. 111-119).

©Ronald Klapka

 

dossier l’Etrangère sur Poezibao

jeudi 18 octobre 2007

Les Musiques de Pierre Albert-Birot sur France Musique, aujourd'hui à 13 heures

Aujourd'hui, Sur France Musique, de 12 à 13 heures, l'émission de François Castang a pour thème : Musiques de Pierre Albert-Birot

vendredi 05 octobre 2007

Albane Gellé et Patrick Laupin à Poésie sur parole, dimanche 7 octobre

Albane Gellé et Patrick Laupin sont les invités d'André Velter dans Poésie sur Parole, dimanche soir 7 octobre, à 23h30, sur France Culture.

dimanche 16 septembre 2007

Poésie à la radio, cette semaine : Joachim Sartorius, G.E.Clancier, Jean Daive, Alain Lance et Pierre Michon

De belles émissions poétiques et littéraires à signaler cette semaine à la radio

 

Ce soir, dimanche 16 septembre, France Culture, 23h30, Poésie sur Parole, avec le poète allemand Joachim Sartorius pour Tunis les palmiers sont menteurs, édité à la Feugraie.
A signaler qu’il s’agit d’un nouvel horaire pour l’émission d’André Velter qui se voit de plus en plus reléguée. Qu’il était heureux le temps des ponctuations quotidiennes de poésie ! Et comme il semble perdu, vraiment perdu, à jamais…..

 

De lundi 16 à vendredi 21 septembre, A voix nue à 20 heures, sur France Culture, est consacrée à des entretiens avec Georges-Emmanuel Clancier.

 

Le lundi 16 septembre, sur France Culture, à 22h15, Surpris par la nuit, qui il faut le souligner n’est pour l’instant pas podcastable (je suggère d'en faire, nombreux, la demande auprès de France Culture !) : "Contresens, actualité de la poésie" avec Jean Daive pour Le Grand incendie de l’homme (Seuil) et Le Jeu des séries scéniques (Flammarion) et pour son édition du Poème de Roger Giroux à l’Atelier Typographique. Avec Jacques Roubaud, que j’ai entendu lire des extraits du très bel Grand incendie de l’homme, à une lecture du musée Zadkine, tout début Août. A noter l’écho des titres entre Jean Daive et Jacques Roubaud puisque celui-ci a écrit Le grand incendie de Londres…..

 

Le mercredi 19 septembre, Alain Veinstein recevra Alain Lance pour son livre Longtemps l’Allemagne dans son émission du Jour au lendemain sur France Culture (attention l’horaire depuis quelque temps déjà est 23h30). Je rappelle qu’Alain Lance est un des grands passeurs de la poésie contemporaine allemande en France (et ils ne sont pas si nombreux!)

 

Signaler aussi que Les Affinités électives de F. Isidori reçoit Pierre Michon, le jeudi 20 septembre à 21 heures (France Culture)

jeudi 13 septembre 2007

A l'occasion de la diffusion, demain vendredi 14 septembre du film Monsieur Max, un inédit de François Rannou

Demain, vendredi 14 septembre, Arte diffuse à 20h40 le film intitulé Monsieur Max, film dans lequel Dan Franck présente la figure du poète Max Jacob.
A l’occasion de cette diffusion, François Rannou m’adresse ce texte, qu’il dédie à Christine Andreucci, auteur d’un Max Jacob chez Champ Vallon.

 

Confluence des rives
(sur Max Jacob)

 

à la mémoire de Christine Andreucci

 

le nom se mêle aux « ponts de fer »          à la confluence de soi-même
comme deux rivières se rejoignent

 

                                                         je suis né dans cette maison
d’angle
                 le cubisme est né sous mes yeux

 

 

deux noms à angle droit ( mon portrait sous toutes les coutures :
                                 Max Jacob par Max Jacob, 25 octobre 1938)
d’un côté Alexander (Alexandre avec un vers à pied !), le nom imposé arbitrairement
jeté sur le « papier », l’autorité prussienne se soucie de rebaptiser « ses juifs »
de l’autre Jacob : vrai nom qu’il faudra reconquérir, grimpé à l’échelle de soi

 

mais si… ?   le père prénommera son fils Max et Jacob
Jacob au carré           lame de fond du langage, réel à double fond

 

insaisissable, Max ? non pas double, contradictoire, paradoxal, insituable mais
« situé » toujours sur l’arête, le tranchant, le furtif aigu de ce qu’est l’homme

 

sorte de vision matérialiste qui ramène au cœur du poème une objectivité nouvelle
(qu’on est loin des piteuses niaiseries pseudo modernes de certain(s) poète(s) à la dent molle !)
                                            lapsus, jeux de mots, rêves, figures et dés pipés de l’inconscient, hasards du réel, petits faits résonnant étrangement juste, comptines, chansons
                 poursuite insatiable de ce qui est
                 avec l’ironie, l’humour de celui qui doute, discourt avec brio,
effervescence, pour mieux se taire

 

 

car le silence est l’élément important (parce qu’il est, croit-on, manquant) qu’on ne veut pas distinguer chez Jacob le beau parleur, le compagnon en verve de bons mots, l’épistolier si fécond
                                                    il est la marge nécessaire au poème pour
qu’il soit « situé » : distance, espace qui savent faire entendre le poème dans sa
réalité propre découverte (inventée)
                                            silence qui trace ses limites et comme le rêve
semble une porte à ouvrir
          
  ainsi beaucoup de poèmes du Cornet à dés portent pour seul titre :
Poème, sans titre             comme si l’ironie du peintre qu’il était ramenait l’œil
du spectateur à ce qui littéralement est là.

 

silence encore à l’œuvre dans les poèmes de Morven le gaëlique
                                                                                         parle ?
quelle voix ? la supercherie n’est-elle pas le plus sérieux moyen, le plus élégant
aussi, d’atteindre, par le truchement de cette anonyme voix populaire, à ce qui
authentiquement toujours se dérobe de soi à soi, et entraîne ?

 

on comprendra alors que le silence, chez lui, est un rythme, une mesure, une retraite
  une parole de l’écart
                                        silence-parole
                                confluence des rives noires

                                                                     le fleuve

 

la lumière des arbres fait vibrer plus vivement
                                                                le courant use le langage
(comment y croire ? y croire … ) jusqu’à la corde, corps élimé, noyé, dérivant jusqu’à la cale                         à l’embouchure du fleuve

 

 

sans autre certitude que le courant lancé jusqu’à l’impersonnelle raison

 

©François Rannou