Syndications pour Poezibao

jeudi 31 janvier 2008

Salon des Octaviennes 2008

Salon des Octaviennes 2008

 

Au bar la Champmeslé
4 rue Chabanais 75002 Paris
Le Vendredi 22 février 2008 à 19H30

 

Remise des prix du concours de poésie 2008
Présentation des poètes primées
suivi du récital annuel des Octaviennes

 

 

« Les prétendus enseignements de l’histoire littéraire ne touchent presque pas à l’arcane de la génération des poèmes. Tout se passe dans l’intime des artistes comme si les événements observables de son existence n’avaient sur ses œuvres qu’une influence superficielle. Ce qu’il y a de plus important - l’acte même des Muses - est indépendante du genre de vie, des aventures, des incidents, de tout ce qui peut figurer dans une biographie. Tout ce que l’histoire peut observer est insignifiant »
Valéry, Variété

 

Et pourtant ! Le poète et l’écrivain ne doivent –ils pas assumer dans leurs créations leurs choix de vie, courir ce danger sous peine d’affaiblir et de fausser leur œuvre ? C’est ce que font les poètes qui se présentent à ce concours.

 

 

Rencontre avec le public – dédicaces
Entrée libre, consommations au bar
bus 21 27 29 81 95 métro Pyramides e-mail gpastre@free.fr

dimanche 28 octobre 2007

Signer la pétition pour le cipM, une urgence pour la diffusion de la poésie contemporaine en France

Poezibao soutient totalement le cipM et incite fortement ses lecteurs à signer la pétition. Le cipM fait un travail remarquable et unique en son genre en France en faveur de la poésie contemporaine. Sa disparition ou une réduction de ses moyens serait une atteinte grave à la liberté de penser, d'écrire, de publier en France.

Signer la pétition (ne pas s'inquiéter d'une demande de confirmation, en anglais, elle est tout à fait normale).

Téléchargement du dernier communiqué du cipM.doc

samedi 20 octobre 2007

Soutenir l'indispensable centre international de poésie de Marseille, menacé

Menacé, le centre international de poésie de Marseille lance un appel, accompagné d'une pétition. Pour travailler presque au jour le jour avec ce pôle indispensable d'initiatives et de ressources autour de la poésie contemporaine, Poezibao en connaît toute l'importance et s'associe totalement à cet appel. Soyez nombreux à signer la pétition !

"Ce jeudi 25 octobre, 11 h 30, à l’Opéra de Marseille va être présenté le projet de candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013.
À l’heure où cette présentation va avoir lieu, et après les incertitudes qui ont pesé ou qui pèsent encore sur le comptoir Toussaint / Victorine et sur le théâtre de la Minoterie, des incertitudes pèsent aussi depuis quelque temps sur le cipM (centre international de poésie Marseille).
La convention d’occupation triennale entre le cipM – créé en 1990 à la demande de la Ville de Marseille – et cette dernière arrive légalement à terme le 6 mai 2008. La DGAC (Direction Générale des Affaires Cuturelles) ne souhaite pas renouveler cette convention, aux prétextes de sécurité et de circulations différenciées pour des publics non muséaux.
Cette situation n’est pas nouvelle puisqu’elle dure depuis plus de trois ans, mais finit par nous lasser et par nous empêcher de travailler sereinement.
Pour mémoire, la même demande, quitter la Vieille Charité, nous avait été faite il y a quelques années, nous avons alors prospecté plusieurs locaux, et proposé à la DGAC d’occuper sur la Canebière l’ancienne librairie Flammarion. Après visite et chiffrage, la DGAC nous demande de trouver avec ses autres partenaires environ 50 % du financement de l’ensemble des travaux d’aménagements. Le cipM les trouve, la DGAC nous fait alors part de notre incompréhension, nous signifiant que les 50 % s’appliquent à l’ensemble de l’opération ! Nous ne nous décourageons pas et quelques mois plus tard (assez fiers, il faut le dire), nous annonçons que nous avons trouvé auprès de nos autres partenaires (État, Région, Département) 950 000 euro. C’est alors que se fait un assourdissant silence : nous n’aurons jamais de réponse écrite à propos de ce projet de la part de la DGAC.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, hors l’injonction de la DGAC de nous faire quitter la Vieille Charité, nous ne savons pas quelles seraient les conditions, notamment financières, d’un relogement. Conditions que nous avons pourtant demandées à plusieurs reprises.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, hors l’injonction de la DGAC de nous faire quitter la Vieille Charité aux prétextes de sécurité et de circulations différenciées pour des publics non muséaux (mais comment donc différencier un public muséal d’un public non muséal ? Ne vont-ils pas, publics confondus, visiter un bâtiment, regarder une exposition, travailler dans une bibliothèque ou un centre de documentation, se restaurer dans un café, acheter des livres dans une librairie ?), nous ne savons pas quelles seraient les conditions de sécurité à respecter afin de pouvoir rester à moindres frais pour la Ville de Marseille sur ce lieu.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, nous nous demandons tout simplement si la DGAC a le désir de soutenir le cipM, de lui laisser la possibilité de continuer son travail entamé il y a bientôt dix-huit ans.
Travail, action, ténacité, rayonnement que nous avons su donner à ce lieu, cohérence et originalité de notre démarche, mais aussi compréhension, écoute et soutien de nos partenaires, des poètes et écrivains, qui nous ont valu une reconnaissance nationale et internationale.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, nous ne voudrions pas commencer une nouvelle année en ne sachant pas dans quel lieu nous pourrons assurer notre programmation, dans quel lieu se trouveront les quelques 40 000 documents de notre bibliothèque unique en France, dans quel lieu nous pourrons accueillir nos résidents, dans quel lieu nous pourrons montrer nos expositions, dans quel lieu nous pourrons organiser nos lectures et performances, dans quel lieu nous pourrons tout simplement continuer à faire rayonner la poésie.
Pour nous exprimer votre soutien, veuillez imprimer, signer et nous renvoyer cette pétition à l'adresse du cipM ci-dessous, ou en ligne en suivant ce lien : les incertitudes du cipM "

Centre International Poésie Marseille, 2 rue de la charité, 13002 Marseille.

JE SOUTIENS LE CIPM
Nom :
Prénom :
Adresse :
Profession :
Signature :

 

centre international de poésie Marseille

Centre de la Vieille Charité - 2, rue de la Charité - 13236 Marseille Cedex 02
tel : 04 91 91 26 45 - fax : 04 91 90 99 51
www.cipmarseille.com - cipm@cipmarseille.com

entrée libre
ouvert du mardi au samedi, de 12h à 19h
bibliothèque : du mercredi au samedi, de 14h à 19h

NB de Poezibao : ne pas s'inquiéter de la demande de confirmation, en anglais, de la signature de la pétition en ligne. Elle est justifiée.

mercredi 12 septembre 2007

L'affaire des livres saccagés à Lagrasse : un nouveau communiqué de l'association Le Marque-Page

Je pense qu’il est important, à de multiples égards, de bien suivre l’affaire des livres mazoutés de Lagrasse, dont Poezibao a déjà parlé à plusieurs reprises. Je donne aussi ici l’adresse de l’association Le Marque Page, afin que ceux qui désireraient soutenir financièrement, même de façon modeste, cette organisation puissent le faire
Association Le Marque-page, Villemagne, 11220 Lagrasse

 

Je publie dans son intégralité (cliquer sur lire la suite de…) le dernier communiqué de l’association

Lire la suite "L'affaire des livres saccagés à Lagrasse : un nouveau communiqué de l'association Le Marque-Page" »

jeudi 23 août 2007

L'affaire des livres saccagés à Lagrasse : un communiqué de l'association Le Marque-Page

Poezibao publie ici dans son intégralité un communiqué de l’association le Marque-Page, transmis par les éditions Verdier et concernant le saccage des livres dans le cadre du Banquet du Livre de Lagrasse. Les faits sont parfaitement expliqués et je juge utile de porter à l’attention de tous cet article étayé afin que chacun puisse juger par lui-même.
FT

 

Depuis 1995, l’association Le Marque Page organise chaque été à Lagrasse, une manifestation littéraire et philosophique, Le Banquet du Livre.
Les ateliers, rencontres et colloques se tiennent dans plusieurs lieux : école du village, salles et cour de la partie publique de l’abbaye.
En dix années, le Banquet a réuni de très nombreux écrivains, philosophes, chercheurs, journalistes, cinéastes et comédiens autour de thèmes ou d’auteurs variés : La vigne et le vin (1995), Des Plaisirs (1996), Crimes et vertus (1997), Dire la vérité (1998), L’Esprit et la Lettre (1999), Armand Gatti (2000), Michel Foucault (2001), Roland Barthes (2002), Idoles politiques, idoles des savoirs (2006).
[En 2003, le Banquet s’est tenu à Tallahassee, Floride (États-Unis) et en 2004 à Addis Abeba et à Harrar (Éthiopie)]
Pour cette édition 2007, nous avons voulu interroger l’œuvre de l’écrivain Pascal Quignard, Prix Goncourt 2002, et plus particulièrement son dernier ouvrage, à paraître au mois d’octobre (Flammarion), La Nuit sexuelle.

 

La rumeur d’Internet
Ce titre de La Nuit sexuelle a bientôt provoqué quelques commentaires. Sur des sites internet proches des catholiques traditionnalistes, le rapprochement entre le titre de la manifestation et le fait qu’une partie se déroule « dans une abbaye » a donné lieu à toutes sortes de délires. Sur ces forums, on commentait « la provocation », tout en se donnant rendez-vous à Lagrasse…
Ces réactions sont malheureusement caricaturales d’un certain usage d’internet : une soi-disant information circule, reprise en boule de neige par d’autres internautes, et personne, à aucun moment, n’en vérifie la pertinence et la véracité.
Ainsi de La Nuit sexuelle, l’ouvrage à paraître de Pascal Quignard, autour duquel la programmation de ce Banquet 2007 a été bâtie : il aurait suffi aux agitateurs d’âmes de se renseigner pour se rendre compte que ce livre n’a rien de pornographique ou de provocateur, mais que c’est un essai savant qui interroge les représentations de l’érotisme et de la sexualité dans les arts. L’œuvre de Pascal Quignard tout entière aurait dû leur suggérer que nous étions là sur un tout autre terrain : « Je n’étais pas là la nuit où j’ai été conçu. Une image manque dans l’âme. On appelle cette image qui manque "l’origine". Je cherche à faire un pas de plus vers la source de l’effroi que les hommes ressentent quand ils songent à ce qu’ils furent avant que leur corps projette une ombre dans ce monde. Si derrière la fascination, il y a l’image qui manque, derrière l’image qui manque, il y a encore quelque chose : la nuit. » (Pascal Quignard)
Ainsi de l’abbaye dans laquelle se déroule le Banquet. En s’informant davantage, ces guetteurs de la décadence se seraient rendu compte que la partie de « l’abbaye » dans laquelle se déroulent les rencontres est publique et laïque depuis 1789, et qu’aucune des salles ou des cours utilisées n’a jamais, à aucun moment, été consacrée à des fins religieuses. Il ne s’agit pas, comme on peut le voir ailleurs, d’une ancienne église ou d’une ancienne chapelle désacralisée, mais de l’ancien dortoir, du réfectoire et de la boulangerie, transformés depuis des décennies en salles de spectacles et de rencontres.

 

Un haut lieu de la Chrétienté
Mais les braises d’internet circulent sans conscience. Le 26 juin, le site unitas.fr (« un réseau de chrétiens engagés ») dénonce : « Sans doute furieux que l’Abbaye de Lagrasse ait récemment retrouvé sa vocation d’origine depuis l’arrivée des moines de l’Opus Mariae, l’association Marque-Page a décidé, sous l’impulsion de Pascal Quignard, de relancer après 4 ans d’interruption, le tristement célèbre Banquet du livre. Thème choisi : La Nuit sexuelle ! Ce haut lieu de la Chrétienté, fondé par Charlemagne, a été coupé en deux depuis la révolution française. Séparation qui perdure encore aujourd’hui et qui verra donc, dans la partie non occupée par les abbés, la fine fleur des esprits tordus se réunir pour célébrer, une semaine durant, cette Nuit sexuelle qu’ils imaginent sans doute porteuse de quelque puissances occultes. » Le site donne ensuite l’adresse du président du Marque Page et incite ses lecteurs à lui écrire pour protester. Aucune lettre n’arrivera…

 

Une semaine plus tard, une journaliste du Figaro, Sophie de Ravinel, « enquête » par téléphone. L’angle qu’elle a choisi pour son article, et auquel elle s’accroche malgré les dénégations des uns et des autres, est simple et clair : la polémique enfle entre les chanoines, les organisateurs du Banquet et le Conseil général, propriétaire des lieux. « Des habitants du village » seraient venus se plaindre aux chanoines du thème de la manifestation, et plus précisément du programme des projections de cinéma (le cycle de cinéma, dont le programme a été établi par Pascal Quignard, propose un choix de grands classiques du cinéma d’auteur illustrant ce thème de la représentation de la sexualité dans le septième art). La journaliste, à qui nous expliquons plusieurs fois qu’elle fait fausse route, s’excuse en riant : « vous savez, nous les journalistes, il nous faut des histoires un peu croustillantes… » Le 4 août, son article paraît : « La polémique fait rage dans ce joyau du pays cathare, propriété du conseil général de l'Aude et de chanoines traditionalistes, à l'occasion d'une manifestation littéraire organisée par le département, qui veut récupérer les lieux. »
À la suite de cet article de combat, cinq mails de protestation arrivent dans la boite aux lettres du Conseil Général.
À aucun moment les chanoines, qui occupent la partie privée de l’abbaye, et avec lesquels nous entretenons des relations cordiales, n’ont manifesté auprès de nous la moindre réserve quant à la manifestation ou au thème de cette année.
Le vendredi 3 août à 10 heures, la grande librairie du Banquet de Lagrasse, organisée par notre partenaire Ombres Blanches à Toulouse, ouvre ses portes, donnant le coup d’envoi de ce dixième rendez-vous. Plus de douze mille livres se répartissent entre les rayons de littérature générale, de philosophie et sciences humaines, d’histoire, de poésie ou d’ouvrages pour la jeunesse. Cette librairie, qui est depuis l’origine un des piliers du Banquet, reçoit chaque jour plus d’un millier de visiteurs.
Le samedi 4, dimanche 5, lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 août, le Banquet se poursuit dans une atmosphère studieuse et conviviale.
Le jeudi 9 août au matin, le saccage de la librairie est découvert : dans la nuit, un ou plusieurs individus se sont introduits dans l’ancien réfectoire – vraisemblablement par une lucarne – et ont détruit plus de six mille livres, en répandant avec soin un mélange de gas-oil et d’huile de vidange.
Dans le village, l’émotion est immense.
Réunis à l’abbaye, l’ensemble des participants du Banquet, écrivains, comédiens, chercheurs, se déclare unanimement pour la poursuite de la manifestation. Seules les projections de cinéma seront interrompues pendant un jour et demi, les enquêteurs interdisant l’accès à la salle pour les besoins de l’enquête.
Toute la journée, des témoignages de solidarité affluent de France et de l’étranger, venus du monde de la littérature, du monde politique, syndical ou culturel. Le Maire de Lagrasse et le Président du Conseil Général, le sénateur Marcel Rainaud, sont présents auprès des organisateurs.
Par contre, aucun témoignage direct ne viendra de nos voisins Chanoines.
Le lendemain, les trois quotidiens régionaux font leur Une sur l’attentat : « Autodafé dans les murs de l’abbaye de Lagrasse » pour La Dépêche du Midi, « Dix mille livres saccagés à l’abbaye de Lagrasse » pour le Midi Libre, « Dix mille livres saccagés à Lagrasse » pour L’Indépendant.
L’enquête du Groupement de recherche de la gendarmerie de Carcassonne se poursuit dans le plus grand sérieux. De nombreux relevés d’empreintes, d’ADN ou des produits utilisés sont effectués sur les lieux de l’attentat.
Jusqu’au vendredi 10 août au soir, terme prévu de la manifestation, Le Banquet de Lagrasse se déroule normalement, et six cents personnes assistent à la soirée de clôture, au cours de laquelle Pascal Quignard dévoile le projet de son livre, La Nuit sexuelle.
S’ouvre alors le temps des assurances. Celle des organisateurs fait savoir qu’a priori, elle ne couvre pas les actes de vandalisme. Mais elle diligente un responsable qui ouvre un dossier. Celle du libraire qu’elle ne couvre pas les dommages subis hors du magasin toulousain. Celle du Conseil Général, propriétaire des lieux, qu’elle ne couvre que les manifestations dont le Conseil Général est lui-même l’organisateur. Les 70 000 euros de dégâts évalués restent pour l’heure à la charge de l’association organisatrice, Le Marque Page.
Jeudi 16 août, une information judiciaire est ouverte. Au même moment, sur leur site, les « chrétiens engagés » d’Unitas font paraître un communiqué : « Suite à la parution de deux articles (l'un dans le quotidien Libération du 13 août, et l'autre dans le magazine Le Point du 16 août), l’association Unitas dément toute forme de participation aux actes de vandalisme commis dans la nuit du 8 au 9 août en réaction au festival « la Nuit sexuelle » organisé à l’Abbaye de Lagrasse (Aude) par l’association Marque-Page. Unitas condamne de tels agissements, incompatibles avec les exigences de la foi chrétienne. »
Vendredi 17 août, la Ministre de la Culture, Christine Albanel, se déclare « profondément choquée » par l’attentat, et « très attentive à cette affaire ». Christine Albanel se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire et « souhaite que l'enquête permette rapidement de sanctionner les auteurs de cet acte scandaleux ».
Mercredi 22 août, les premières auditions sous commission rogatoire commencent à Carcassonne.

 

Les organisateurs du Banquet de Lagrasse remercient tous ceux, très nombreux, qui, sous diverses formes, leur ont apporté leur soutien, et manifesté leur solidarité.

Le Marque Page

mardi 21 août 2007

Des livres mazoutés

De retour de vacances, j’apprends l’action scandaleuse perpétrée contre des livre à Lagrasse : acte de vandalisme ayant détruit plus de 6.000 livres dans la nuit du 8 au 9 août 2007 à l’abbaye de Lagrasse – qui accueille traditionnellement la manifestation littéraire Le Banquet du livre, organisée cette année en l’honneur de Pascal Quignard. A l’aube, les collaborateurs des éditions Verdier qui parrainent depuis les origines ce Banquet du Livre, ont constaté que leur librairie, installée au sein de l’abbaye avec les toulousains d’Ombres blanches, avait été saccagée. Un mélange de gas-oil et d’huile de vidange avait été répandu sur les volumes proposés durant la manifestation. Pas de revendication.
Le ministre de la culture Christine Albanel a immédiatement apporté son soutien aux élus et aux organisateurs par la voix de Didier Deschamps, directeur régional des affaires culturelles de Languedoc-Roussillon et de Benoît Yvert, président du Centre national du livre.
Il faut souhaiter que l’enquête permette d'identifier rapidement et de sanctionner les auteurs de cet acte imbécile.

Lire cet article du Point

mardi 17 juillet 2007

Appel pour un tarif postal "Livre et revue"

La coordination des indépendants du livre organisait vendredi 22 juin à Paris à l'occasion du 25e Marché de la poésie un débat sur les tarifs postaux. La présentation par les acteurs de cette coordination a permis de faire ressortir trois revendications qui pourraient résoudre les tensions et contradictions qui agitent ce que l'on appelle la chaîne du livre et menacent l'existence de l'édition et de la librairie indépendante et plus généralement la vie intellectuelle de nos démocraties (cf. le texte de la pétition et les derniers rebondissement du procès gagné par le Syndicat de la librairie française (SLF) contre Alapage sur les frais de ports...).

Pour signer la pétition en ligne :

 

Lire la suite "Appel pour un tarif postal "Livre et revue"" »

lundi 16 juillet 2007

Un appel de la maison d'édition Le Préau des collines

Le Préau des collines a besoin de votre soutien, car éditer de la poésie aujourd’hui est un acte périlleux.
Nos finances exsangues ne nous permettent plus de publier les beaux textes que nous avons préparés ni de défendre ceux qui, déjà publiés, mériteraient une plus large audience

 

Comment aider Le Préau ?
Simplement en achetant des livres !
Vous trouverez dans la suite de cette note la liste des livres disponibles et leur prix. Vous pouvez aussi les retrouver su le site de l’éditeur et les acheter directement en ligne sur ce site
commandes et règlement à adresser à :
Le préau des collines
154 rue Oberkampf 75011 Paris
Téléphone 01 48 06 47 06
Courriel preaudescollines@free.fr
http://www.preaudescollines.fr



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vendredi 20 avril 2007

Sauver la tombe d'Aloysius Bertrand

Poezibao s’était déjà fait l’écho du risque d’abandon de la tombe du poète Aloysius Bertrand. Les choses ont avancé mais tout n'est pas encore réglé et je publie donc bien volontiers cet appel de Jean-David Jumeau-Lafond

 

La reprise des sépultures historiques, surtout dans la partie classée d'un cimetière comme c'est le cas ici, est une atteinte grave au patrimoine parisien.
La Ville de Paris a prononcé la « reprise administrative » de la tombe d'Aloysius Bertrand, l'un des plus grands poètes français, inventeur du poème en prose, dont 2007 est justement l'année du bicentenaire de la naissance. C'est à dire, en langage clair, que l'on s'apprête à disperser sans vergogne les restes de ce grand homme et à détruire purement et simplement son monument au cimetière du Montparnasse. La décision prise n'est en effet révocable que par la restauration de cette tombe, restauration dont le coût est estimé à 4700 euros tout compris, somme astronomique, n'est-il pas vrai ? Les pouvoirs publics ne souhaitant pas s'acquitter de ces frais qui mettraient sans doute en péril le budget de la Ville de Paris, la Société des Gens de Lettres lance une souscription pour sauver la mémoire et le repos d'Aloysius Bertrand, l'inoubliable auteur de Gaspard de la nuit. Mais quelle municipalité, quel conseil général ou régional, quel émir même, s'intéresserait à la tombe d'un poète ? Il n'y a aucun produit dérivé à vendre
Jean-David Jumeau-Lafond

Dons à la Société des gens de lettres (“pour la restauration de la sépulture d’Aloysius Bertrand”), 38, rue du Faubourg Saint Jacques, 75014 Paris.

Site consacré à Aloysius Bertrand

jeudi 15 février 2007

Pour la petite édition et les revues, un tarif postal préférentiel !

La Poste a toujours été un des outils privilégiés de diffusion des livres et revues littéraires des éditeurs indépendants, auprès des libraires, des bibliothèques et du public.
Or, les transformations de La Poste, l’abandon des tarifs particuliers ou intermédiaires, la libéralisation des services, les fermetures de bureaux, mettent aujourd’hui leur existence en danger.
Ceci porte préjudice aux écrivains, à la création littéraire, aux éditeurs, aux libraires, aux lecteurs, comme à toute la chaîne du livre, (graphiste, photographe, imprimeur...)
Des tarifs postaux abusifs, la réduction programmée à l’accès des tarifs “presse” par de nouvelles contraintes administratives, l’abandon des tarifs réduits (“coliéco” “sacs postaux de librairies”…  le refus de la Poste d’appliquer le tarif  “livres et brochures” sur le territoire national), etc…  remettent en question la pérennité de l’édition indépendante, et par voie de conséquence, entravent le droit d’expression, réduisent l’économie du livre et affaiblissent la démocratie.
De nombreuses petites structures éditoriales sont aujourd’hui contraintes à réduire ou à cesser leur activité.
Les soussignés s’inquiètent de cette situation et demandent à l’État, aux ministères concernés et à la direction de l’entreprise publique La Poste de créer un tarif préférentiel pour les livres et les revues (indépendamment, pour celles-ci, de l’attribution, ou non, d’un numéro de commission paritaire), afin de garantir pour demain la diversité culturelle et la libre circulation des idées.

Vous pouvez signez en ligne et voir les premiers signataires sur :
http://www.cynthia3000.info/petition/index.php?petition=3