jeudi 31 janvier 2008

Salon des Octaviennes 2008

Salon des Octaviennes 2008

 

Au bar la Champmeslé
4 rue Chabanais 75002 Paris
Le Vendredi 22 février 2008 à 19H30

 

Remise des prix du concours de poésie 2008
Présentation des poètes primées
suivi du récital annuel des Octaviennes

 

 

« Les prétendus enseignements de l’histoire littéraire ne touchent presque pas à l’arcane de la génération des poèmes. Tout se passe dans l’intime des artistes comme si les événements observables de son existence n’avaient sur ses œuvres qu’une influence superficielle. Ce qu’il y a de plus important - l’acte même des Muses - est indépendante du genre de vie, des aventures, des incidents, de tout ce qui peut figurer dans une biographie. Tout ce que l’histoire peut observer est insignifiant »
Valéry, Variété

 

Et pourtant ! Le poète et l’écrivain ne doivent –ils pas assumer dans leurs créations leurs choix de vie, courir ce danger sous peine d’affaiblir et de fausser leur œuvre ? C’est ce que font les poètes qui se présentent à ce concours.

 

 

Rencontre avec le public – dédicaces
Entrée libre, consommations au bar
bus 21 27 29 81 95 métro Pyramides e-mail gpastre@free.fr

dimanche 28 octobre 2007

Signer la pétition pour le cipM, une urgence pour la diffusion de la poésie contemporaine en France

Poezibao soutient totalement le cipM et incite fortement ses lecteurs à signer la pétition. Le cipM fait un travail remarquable et unique en son genre en France en faveur de la poésie contemporaine. Sa disparition ou une réduction de ses moyens serait une atteinte grave à la liberté de penser, d'écrire, de publier en France.

Signer la pétition (ne pas s'inquiéter d'une demande de confirmation, en anglais, elle est tout à fait normale).

Téléchargement du dernier communiqué du cipM.doc

samedi 20 octobre 2007

Soutenir l'indispensable centre international de poésie de Marseille, menacé

Menacé, le centre international de poésie de Marseille lance un appel, accompagné d'une pétition. Pour travailler presque au jour le jour avec ce pôle indispensable d'initiatives et de ressources autour de la poésie contemporaine, Poezibao en connaît toute l'importance et s'associe totalement à cet appel. Soyez nombreux à signer la pétition !

"Ce jeudi 25 octobre, 11 h 30, à l’Opéra de Marseille va être présenté le projet de candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013.
À l’heure où cette présentation va avoir lieu, et après les incertitudes qui ont pesé ou qui pèsent encore sur le comptoir Toussaint / Victorine et sur le théâtre de la Minoterie, des incertitudes pèsent aussi depuis quelque temps sur le cipM (centre international de poésie Marseille).
La convention d’occupation triennale entre le cipM – créé en 1990 à la demande de la Ville de Marseille – et cette dernière arrive légalement à terme le 6 mai 2008. La DGAC (Direction Générale des Affaires Cuturelles) ne souhaite pas renouveler cette convention, aux prétextes de sécurité et de circulations différenciées pour des publics non muséaux.
Cette situation n’est pas nouvelle puisqu’elle dure depuis plus de trois ans, mais finit par nous lasser et par nous empêcher de travailler sereinement.
Pour mémoire, la même demande, quitter la Vieille Charité, nous avait été faite il y a quelques années, nous avons alors prospecté plusieurs locaux, et proposé à la DGAC d’occuper sur la Canebière l’ancienne librairie Flammarion. Après visite et chiffrage, la DGAC nous demande de trouver avec ses autres partenaires environ 50 % du financement de l’ensemble des travaux d’aménagements. Le cipM les trouve, la DGAC nous fait alors part de notre incompréhension, nous signifiant que les 50 % s’appliquent à l’ensemble de l’opération ! Nous ne nous décourageons pas et quelques mois plus tard (assez fiers, il faut le dire), nous annonçons que nous avons trouvé auprès de nos autres partenaires (État, Région, Département) 950 000 euro. C’est alors que se fait un assourdissant silence : nous n’aurons jamais de réponse écrite à propos de ce projet de la part de la DGAC.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, hors l’injonction de la DGAC de nous faire quitter la Vieille Charité, nous ne savons pas quelles seraient les conditions, notamment financières, d’un relogement. Conditions que nous avons pourtant demandées à plusieurs reprises.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, hors l’injonction de la DGAC de nous faire quitter la Vieille Charité aux prétextes de sécurité et de circulations différenciées pour des publics non muséaux (mais comment donc différencier un public muséal d’un public non muséal ? Ne vont-ils pas, publics confondus, visiter un bâtiment, regarder une exposition, travailler dans une bibliothèque ou un centre de documentation, se restaurer dans un café, acheter des livres dans une librairie ?), nous ne savons pas quelles seraient les conditions de sécurité à respecter afin de pouvoir rester à moindres frais pour la Ville de Marseille sur ce lieu.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, nous nous demandons tout simplement si la DGAC a le désir de soutenir le cipM, de lui laisser la possibilité de continuer son travail entamé il y a bientôt dix-huit ans.
Travail, action, ténacité, rayonnement que nous avons su donner à ce lieu, cohérence et originalité de notre démarche, mais aussi compréhension, écoute et soutien de nos partenaires, des poètes et écrivains, qui nous ont valu une reconnaissance nationale et internationale.
À l’heure de la candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la culture en 2013, nous ne voudrions pas commencer une nouvelle année en ne sachant pas dans quel lieu nous pourrons assurer notre programmation, dans quel lieu se trouveront les quelques 40 000 documents de notre bibliothèque unique en France, dans quel lieu nous pourrons accueillir nos résidents, dans quel lieu nous pourrons montrer nos expositions, dans quel lieu nous pourrons organiser nos lectures et performances, dans quel lieu nous pourrons tout simplement continuer à faire rayonner la poésie.
Pour nous exprimer votre soutien, veuillez imprimer, signer et nous renvoyer cette pétition à l'adresse du cipM ci-dessous, ou en ligne en suivant ce lien : les incertitudes du cipM "

Centre International Poésie Marseille, 2 rue de la charité, 13002 Marseille.

JE SOUTIENS LE CIPM
Nom :
Prénom :
Adresse :
Profession :
Signature :

 

centre international de poésie Marseille

Centre de la Vieille Charité - 2, rue de la Charité - 13236 Marseille Cedex 02
tel : 04 91 91 26 45 - fax : 04 91 90 99 51
www.cipmarseille.com - cipm@cipmarseille.com

entrée libre
ouvert du mardi au samedi, de 12h à 19h
bibliothèque : du mercredi au samedi, de 14h à 19h

NB de Poezibao : ne pas s'inquiéter de la demande de confirmation, en anglais, de la signature de la pétition en ligne. Elle est justifiée.

mercredi 12 septembre 2007

L'affaire des livres saccagés à Lagrasse : un nouveau communiqué de l'association Le Marque-Page

Je pense qu’il est important, à de multiples égards, de bien suivre l’affaire des livres mazoutés de Lagrasse, dont Poezibao a déjà parlé à plusieurs reprises. Je donne aussi ici l’adresse de l’association Le Marque Page, afin que ceux qui désireraient soutenir financièrement, même de façon modeste, cette organisation puissent le faire
Association Le Marque-page, Villemagne, 11220 Lagrasse

 

Je publie dans son intégralité (cliquer sur lire la suite de…) le dernier communiqué de l’association

Lire la suite "L'affaire des livres saccagés à Lagrasse : un nouveau communiqué de l'association Le Marque-Page" »

jeudi 23 août 2007

L'affaire des livres saccagés à Lagrasse : un communiqué de l'association Le Marque-Page

Poezibao publie ici dans son intégralité un communiqué de l’association le Marque-Page, transmis par les éditions Verdier et concernant le saccage des livres dans le cadre du Banquet du Livre de Lagrasse. Les faits sont parfaitement expliqués et je juge utile de porter à l’attention de tous cet article étayé afin que chacun puisse juger par lui-même.
FT

 

Depuis 1995, l’association Le Marque Page organise chaque été à Lagrasse, une manifestation littéraire et philosophique, Le Banquet du Livre.
Les ateliers, rencontres et colloques se tiennent dans plusieurs lieux : école du village, salles et cour de la partie publique de l’abbaye.
En dix années, le Banquet a réuni de très nombreux écrivains, philosophes, chercheurs, journalistes, cinéastes et comédiens autour de thèmes ou d’auteurs variés : La vigne et le vin (1995), Des Plaisirs (1996), Crimes et vertus (1997), Dire la vérité (1998), L’Esprit et la Lettre (1999), Armand Gatti (2000), Michel Foucault (2001), Roland Barthes (2002), Idoles politiques, idoles des savoirs (2006).
[En 2003, le Banquet s’est tenu à Tallahassee, Floride (États-Unis) et en 2004 à Addis Abeba et à Harrar (Éthiopie)]
Pour cette édition 2007, nous avons voulu interroger l’œuvre de l’écrivain Pascal Quignard, Prix Goncourt 2002, et plus particulièrement son dernier ouvrage, à paraître au mois d’octobre (Flammarion), La Nuit sexuelle.

 

La rumeur d’Internet
Ce titre de La Nuit sexuelle a bientôt provoqué quelques commentaires. Sur des sites internet proches des catholiques traditionnalistes, le rapprochement entre le titre de la manifestation et le fait qu’une partie se déroule « dans une abbaye » a donné lieu à toutes sortes de délires. Sur ces forums, on commentait « la provocation », tout en se donnant rendez-vous à Lagrasse…
Ces réactions sont malheureusement caricaturales d’un certain usage d’internet : une soi-disant information circule, reprise en boule de neige par d’autres internautes, et personne, à aucun moment, n’en vérifie la pertinence et la véracité.
Ainsi de La Nuit sexuelle, l’ouvrage à paraître de Pascal Quignard, autour duquel la programmation de ce Banquet 2007 a été bâtie : il aurait suffi aux agitateurs d’âmes de se renseigner pour se rendre compte que ce livre n’a rien de pornographique ou de provocateur, mais que c’est un essai savant qui interroge les représentations de l’érotisme et de la sexualité dans les arts. L’œuvre de Pascal Quignard tout entière aurait dû leur suggérer que nous étions là sur un tout autre terrain : « Je n’étais pas là la nuit où j’ai été conçu. Une image manque dans l’âme. On appelle cette image qui manque "l’origine". Je cherche à faire un pas de plus vers la source de l’effroi que les hommes ressentent quand ils songent à ce qu’ils furent avant que leur corps projette une ombre dans ce monde. Si derrière la fascination, il y a l’image qui manque, derrière l’image qui manque, il y a encore quelque chose : la nuit. » (Pascal Quignard)
Ainsi de l’abbaye dans laquelle se déroule le Banquet. En s’informant davantage, ces guetteurs de la décadence se seraient rendu compte que la partie de « l’abbaye » dans laquelle se déroulent les rencontres est publique et laïque depuis 1789, et qu’aucune des salles ou des cours utilisées n’a jamais, à aucun moment, été consacrée à des fins religieuses. Il ne s’agit pas, comme on peut le voir ailleurs, d’une ancienne église ou d’une ancienne chapelle désacralisée, mais de l’ancien dortoir, du réfectoire et de la boulangerie, transformés depuis des décennies en salles de spectacles et de rencontres.

 

Un haut lieu de la Chrétienté
Mais les braises d’internet circulent sans conscience. Le 26 juin, le site unitas.fr (« un réseau de chrétiens engagés ») dénonce : « Sans doute furieux que l’Abbaye de Lagrasse ait récemment retrouvé sa vocation d’origine depuis l’arrivée des moines de l’Opus Mariae, l’association Marque-Page a décidé, sous l’impulsion de Pascal Quignard, de relancer après 4 ans d’interruption, le tristement célèbre Banquet du livre. Thème choisi : La Nuit sexuelle ! Ce haut lieu de la Chrétienté, fondé par Charlemagne, a été coupé en deux depuis la révolution française. Séparation qui perdure encore aujourd’hui et qui verra donc, dans la partie non occupée par les abbés, la fine fleur des esprits tordus se réunir pour célébrer, une semaine durant, cette Nuit sexuelle qu’ils imaginent sans doute porteuse de quelque puissances occultes. » Le site donne ensuite l’adresse du président du Marque Page et incite ses lecteurs à lui écrire pour protester. Aucune lettre n’arrivera…

 

Une semaine plus tard, une journaliste du Figaro, Sophie de Ravinel, « enquête » par téléphone. L’angle qu’elle a choisi pour son article, et auquel elle s’accroche malgré les dénégations des uns et des autres, est simple et clair : la polémique enfle entre les chanoines, les organisateurs du Banquet et le Conseil général, propriétaire des lieux. « Des habitants du village » seraient venus se plaindre aux chanoines du thème de la manifestation, et plus précisément du programme des projections de cinéma (le cycle de cinéma, dont le programme a été établi par Pascal Quignard, propose un choix de grands classiques du cinéma d’auteur illustrant ce thème de la représentation de la sexualité dans le septième art). La journaliste, à qui nous expliquons plusieurs fois qu’elle fait fausse route, s’excuse en riant : « vous savez, nous les journalistes, il nous faut des histoires un peu croustillantes… » Le 4 août, son article paraît : « La polémique fait rage dans ce joyau du pays cathare, propriété du conseil général de l'Aude et de chanoines traditionalistes, à l'occasion d'une manifestation littéraire organisée par le département, qui veut récupérer les lieux. »
À la suite de cet article de combat, cinq mails de protestation arrivent dans la boite aux lettres du Conseil Général.
À aucun moment les chanoines, qui occupent la partie privée de l’abbaye, et avec lesquels nous entretenons des relations cordiales, n’ont manifesté auprès de nous la moindre réserve quant à la manifestation ou au thème de cette année.
Le vendredi 3 août à 10 heures, la grande librairie du Banquet de Lagrasse, organisée par notre partenaire Ombres Blanches à Toulouse, ouvre ses portes, donnant le coup d’envoi de ce dixième rendez-vous. Plus de douze mille livres se répartissent entre les rayons de littérature générale, de philosophie et sciences humaines, d’histoire, de poésie ou d’ouvrages pour la jeunesse. Cette librairie, qui est depuis l’origine un des piliers du Banquet, reçoit chaque jour plus d’un millier de visiteurs.
Le samedi 4, dimanche 5, lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 août, le Banquet se poursuit dans une atmosphère studieuse et conviviale.
Le jeudi 9 août au matin, le saccage de la librairie est découvert : dans la nuit, un ou plusieurs individus se sont introduits dans l’ancien réfectoire – vraisemblablement par une lucarne – et ont détruit plus de six mille livres, en répandant avec soin un mélange de gas-oil et d’huile de vidange.
Dans le village, l’émotion est immense.
Réunis à l’abbaye, l’ensemble des participants du Banquet, écrivains, comédiens, chercheurs, se déclare unanimement pour la poursuite de la manifestation. Seules les projections de cinéma seront interrompues pendant un jour et demi, les enquêteurs interdisant l’accès à la salle pour les besoins de l’enquête.
Toute la journée, des témoignages de solidarité affluent de France et de l’étranger, venus du monde de la littérature, du monde politique, syndical ou culturel. Le Maire de Lagrasse et le Président du Conseil Général, le sénateur Marcel Rainaud, sont présents auprès des organisateurs.
Par contre, aucun témoignage direct ne viendra de nos voisins Chanoines.
Le lendemain, les trois quotidiens régionaux font leur Une sur l’attentat : « Autodafé dans les murs de l’abbaye de Lagrasse » pour La Dépêche du Midi, « Dix mille livres saccagés à l’abbaye de Lagrasse » pour le Midi Libre, « Dix mille livres saccagés à Lagrasse » pour L’Indépendant.
L’enquête du Groupement de recherche de la gendarmerie de Carcassonne se poursuit dans le plus grand sérieux. De nombreux relevés d’empreintes, d’ADN ou des produits utilisés sont effectués sur les lieux de l’attentat.
Jusqu’au vendredi 10 août au soir, terme prévu de la manifestation, Le Banquet de Lagrasse se déroule normalement, et six cents personnes assistent à la soirée de clôture, au cours de laquelle Pascal Quignard dévoile le projet de son livre, La Nuit sexuelle.
S’ouvre alors le temps des assurances. Celle des organisateurs fait savoir qu’a priori, elle ne couvre pas les actes de vandalisme. Mais elle diligente un responsable qui ouvre un dossier. Celle du libraire qu’elle ne couvre pas les dommages subis hors du magasin toulousain. Celle du Conseil Général, propriétaire des lieux, qu’elle ne couvre que les manifestations dont le Conseil Général est lui-même l’organisateur. Les 70 000 euros de dégâts évalués restent pour l’heure à la charge de l’association organisatrice, Le Marque Page.
Jeudi 16 août, une information judiciaire est ouverte. Au même moment, sur leur site, les « chrétiens engagés » d’Unitas font paraître un communiqué : « Suite à la parution de deux articles (l'un dans le quotidien Libération du 13 août, et l'autre dans le magazine Le Point du 16 août), l’association Unitas dément toute forme de participation aux actes de vandalisme commis dans la nuit du 8 au 9 août en réaction au festival « la Nuit sexuelle » organisé à l’Abbaye de Lagrasse (Aude) par l’association Marque-Page. Unitas condamne de tels agissements, incompatibles avec les exigences de la foi chrétienne. »
Vendredi 17 août, la Ministre de la Culture, Christine Albanel, se déclare « profondément choquée » par l’attentat, et « très attentive à cette affaire ». Christine Albanel se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire et « souhaite que l'enquête permette rapidement de sanctionner les auteurs de cet acte scandaleux ».
Mercredi 22 août, les premières auditions sous commission rogatoire commencent à Carcassonne.

 

Les organisateurs du Banquet de Lagrasse remercient tous ceux, très nombreux, qui, sous diverses formes, leur ont apporté leur soutien, et manifesté leur solidarité.

Le Marque Page

mardi 21 août 2007

Des livres mazoutés

De retour de vacances, j’apprends l’action scandaleuse perpétrée contre des livre à Lagrasse : acte de vandalisme ayant détruit plus de 6.000 livres dans la nuit du 8 au 9 août 2007 à l’abbaye de Lagrasse – qui accueille traditionnellement la manifestation littéraire Le Banquet du livre, organisée cette année en l’honneur de Pascal Quignard. A l’aube, les collaborateurs des éditions Verdier qui parrainent depuis les origines ce Banquet du Livre, ont constaté que leur librairie, installée au sein de l’abbaye avec les toulousains d’Ombres blanches, avait été saccagée. Un mélange de gas-oil et d’huile de vidange avait été répandu sur les volumes proposés durant la manifestation. Pas de revendication.
Le ministre de la culture Christine Albanel a immédiatement apporté son soutien aux élus et aux organisateurs par la voix de Didier Deschamps, directeur régional des affaires culturelles de Languedoc-Roussillon et de Benoît Yvert, président du Centre national du livre.
Il faut souhaiter que l’enquête permette d'identifier rapidement et de sanctionner les auteurs de cet acte imbécile.

Lire cet article du Point

mardi 17 juillet 2007

Appel pour un tarif postal "Livre et revue"

La coordination des indépendants du livre organisait vendredi 22 juin à Paris à l'occasion du 25e Marché de la poésie un débat sur les tarifs postaux. La présentation par les acteurs de cette coordination a permis de faire ressortir trois revendications qui pourraient résoudre les tensions et contradictions qui agitent ce que l'on appelle la chaîne du livre et menacent l'existence de l'édition et de la librairie indépendante et plus généralement la vie intellectuelle de nos démocraties (cf. le texte de la pétition et les derniers rebondissement du procès gagné par le Syndicat de la librairie française (SLF) contre Alapage sur les frais de ports...).

Pour signer la pétition en ligne :

 

Lire la suite "Appel pour un tarif postal "Livre et revue"" »

lundi 16 juillet 2007

Un appel de la maison d'édition Le Préau des collines

Le Préau des collines a besoin de votre soutien, car éditer de la poésie aujourd’hui est un acte périlleux.
Nos finances exsangues ne nous permettent plus de publier les beaux textes que nous avons préparés ni de défendre ceux qui, déjà publiés, mériteraient une plus large audience

 

Comment aider Le Préau ?
Simplement en achetant des livres !
Vous trouverez dans la suite de cette note la liste des livres disponibles et leur prix. Vous pouvez aussi les retrouver su le site de l’éditeur et les acheter directement en ligne sur ce site
commandes et règlement à adresser à :
Le préau des collines
154 rue Oberkampf 75011 Paris
Téléphone 01 48 06 47 06
Courriel preaudescollines@free.fr
http://www.preaudescollines.fr



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vendredi 20 avril 2007

Sauver la tombe d'Aloysius Bertrand

Poezibao s’était déjà fait l’écho du risque d’abandon de la tombe du poète Aloysius Bertrand. Les choses ont avancé mais tout n'est pas encore réglé et je publie donc bien volontiers cet appel de Jean-David Jumeau-Lafond

 

La reprise des sépultures historiques, surtout dans la partie classée d'un cimetière comme c'est le cas ici, est une atteinte grave au patrimoine parisien.
La Ville de Paris a prononcé la « reprise administrative » de la tombe d'Aloysius Bertrand, l'un des plus grands poètes français, inventeur du poème en prose, dont 2007 est justement l'année du bicentenaire de la naissance. C'est à dire, en langage clair, que l'on s'apprête à disperser sans vergogne les restes de ce grand homme et à détruire purement et simplement son monument au cimetière du Montparnasse. La décision prise n'est en effet révocable que par la restauration de cette tombe, restauration dont le coût est estimé à 4700 euros tout compris, somme astronomique, n'est-il pas vrai ? Les pouvoirs publics ne souhaitant pas s'acquitter de ces frais qui mettraient sans doute en péril le budget de la Ville de Paris, la Société des Gens de Lettres lance une souscription pour sauver la mémoire et le repos d'Aloysius Bertrand, l'inoubliable auteur de Gaspard de la nuit. Mais quelle municipalité, quel conseil général ou régional, quel émir même, s'intéresserait à la tombe d'un poète ? Il n'y a aucun produit dérivé à vendre
Jean-David Jumeau-Lafond

Dons à la Société des gens de lettres (“pour la restauration de la sépulture d’Aloysius Bertrand”), 38, rue du Faubourg Saint Jacques, 75014 Paris.

Site consacré à Aloysius Bertrand

jeudi 15 février 2007

Pour la petite édition et les revues, un tarif postal préférentiel !

La Poste a toujours été un des outils privilégiés de diffusion des livres et revues littéraires des éditeurs indépendants, auprès des libraires, des bibliothèques et du public.
Or, les transformations de La Poste, l’abandon des tarifs particuliers ou intermédiaires, la libéralisation des services, les fermetures de bureaux, mettent aujourd’hui leur existence en danger.
Ceci porte préjudice aux écrivains, à la création littéraire, aux éditeurs, aux libraires, aux lecteurs, comme à toute la chaîne du livre, (graphiste, photographe, imprimeur...)
Des tarifs postaux abusifs, la réduction programmée à l’accès des tarifs “presse” par de nouvelles contraintes administratives, l’abandon des tarifs réduits (“coliéco” “sacs postaux de librairies”…  le refus de la Poste d’appliquer le tarif  “livres et brochures” sur le territoire national), etc…  remettent en question la pérennité de l’édition indépendante, et par voie de conséquence, entravent le droit d’expression, réduisent l’économie du livre et affaiblissent la démocratie.
De nombreuses petites structures éditoriales sont aujourd’hui contraintes à réduire ou à cesser leur activité.
Les soussignés s’inquiètent de cette situation et demandent à l’État, aux ministères concernés et à la direction de l’entreprise publique La Poste de créer un tarif préférentiel pour les livres et les revues (indépendamment, pour celles-ci, de l’attribution, ou non, d’un numéro de commission paritaire), afin de garantir pour demain la diversité culturelle et la libre circulation des idées.

Vous pouvez signez en ligne et voir les premiers signataires sur :
http://www.cynthia3000.info/petition/index.php?petition=3

 

mardi 16 janvier 2007

Sauver les études littéraires, un appel à signatures

Etudes littéraires : une mort annoncée ?

Dans un contexte alarmant pour la littérature, de crise de la librairie indépendante et de l’édition de création, à un moment où les œuvres d’exigence peinent à rencontrer leurs lecteurs, un rapport de l’Inspection Générale constate que la filière Littéraire de l’enseignement secondaire est en voie d’extinction.
Même si, de manière dominante, la Littérature y a été instrumentalisée pour privilégier l’enseignement du discours, c’est néanmoins la seule filière de notre système scolaire où se transmet encore une culture littéraire ; où la philosophie est vraiment présente ; où sont dispensés les seuls enseignements spécifiques d’art : musique, arts plastiques, cinéma, théâtre, danse et histoire des arts… Aucun ministre de l’Education nationale ne s’est jusqu’ici avisé de requalifier cette filière. Fatalité, ou volonté délibérée de la laisser disparaître ?
Dans l’état présent : quasi plus de littérature et civilisation en langues étrangères. Pas de traduction, réputée impure, ou alors en échantillon, en un temps où l’on se réclame de l’Europe à tous coins de rues ! Comment affronter le renouvellement générationnel et les exigences de l’intégration, initier aux circulations métissées du monde en restant étanche aux oeuvres de l’imagination et des idées venues d’ailleurs. En fossilisant programmes et pédagogie de la littérature face aux mutations des outils modernes, en laissant se dévaluer une formation intellectuelle et artistique, indispensable dans tous les champs de l’activité sociale.
Est-il encore temps de crier au scandale devant l’impéritie ? D’affirmer que l’enfant, héritier légitime du patrimoine artistique et acteur vivant de sa propre culture se nourrit autant aux œuvres de l’art et de l’esprit qu’aux sciences réputées exactes et aux savoir-faire techniques. Que la Littérature n’est pas une « discipline » parmi d’autres.
L’art littéraire est irréductible aux autres. Il est par essence l’espace critique où la langue travaille, en pensée et en imaginaire, où fermentent les réalités et les utopies, sans lesquelles aucune société n’est viable. Face aux fanatismes, croyances irrationnelles et dérives idéologiques qui feront le lit des horreurs de demain, la transmission du capital intellectuel et artistique de la littérature est une affaire de vie ou de mort.

La Maison des Ecrivains appelle la communauté des écrivains, les critiques littéraires, avec eux tout ce que notre société compte d’artistes, d’intellectuels, d’éducateurs et d’agents de la culture, de professionnels du Livre, éditeurs, libraires et bibliothécaires, et les responsables politiques à dénoncer le danger majeur de voir disparaître la littérature de notre enseignement.

 

Signataire du texte, j’appelle les lecteurs de Poezibao qui le désirent à joindre leur signature en se connectant à l’adresse suivante (indiquer « appel » dans la ligne objet de votre mail
florence Trocmé

courrier@maison-des-ecrivains.asso.fr

site de la maison des écrivains : texte de l’appel

parmi les premiers signataires :
Jeanne Benameur, écrivain
Bernard Chambaz, écrivain
Anne-Marie Garat, écrivain
Jean-Louis Giovannoni, écrivain
Sylvie Gouttebaron, écrivain, Directrice de la Maison des écrivains
Jean-Michel Maulpoix , écrivain, Professeur d'Université, Président de la Maison des écrivains
Jean-Yves Masson, écrivain, Professeur à la Sorbonne
Daniel Maximin , écrivain
Jean-Baptiste Para, poète et traducteur
Elisabeth Brami , écrivain

mardi 19 décembre 2006

La tombe d'Aloysius Bertrand en péril

Le Gibet

Ah ! ce que j’entends, serait-ce la bise nocturne qui glapit ou le pendu qui pousse un soupir sur la fourche patibulaire ?

Serait-ce quelque grillon qui chante tapi dans la mousse et  le lierre stérile dont par pitié se chausse le bois

Serait-ce quelque mouche en chasse sonnant du cor autour de ces oreilles sourdes à la fanfare des hallali ?

Serait-ce quelque escarbot qui ceuille en son vol inégal un cheveu sanglant à son crâne chauve ?

Ou bien serait-ce quelque araignée qui brode une demi-aune de mousseline pour cravate à ce col étranglé ?

C’est la cloche qui tinte aux murs d’une ville sous l’horizon, et la carcasse d’un pendu que rougit le soleil couchant

Aloysus Bertrand, Gaspard de la Nuit


Poezibao
a reçu cette information de l’Association pour la mémoire d'Aloysius Bertrand.

« La tombe du poète Louis, dit Aloysius, Bertrand, auteur de Gaspard de la Nuit, a été reprise administrativement par la ville de Paris en raison de sa vétusté et elle est retombée dans le domaine public. Elle sera détruite et les restes mis en ossuaire si des travaux de restauration n'ont pas lieu. Nous collectons donc des fonds dans ce but, et sommes en contact régulier avec la Conservatrice du cimetière Montparnasse, ce qui laisse un sursis.
Les nouvelles concernant l'Association pour la mémoire d'Aloysius Bertrand sont en ligne sur ce site. »

Marion Pécher, présidente de  l'"Association pour la mémoire d'Aloysius Bertrand" de loi 1901.
Marion Pécher est professeur de piano et elle diffuse cette information notamment dans les milieux musicaux (rappelons le Gaspard de la Nuit de Maurice Ravel, inspiré par le texte d’Aloysus Bertrand).

jeudi 14 décembre 2006

Farrago dépose le bilan

J’apprends à l’instant via le Tiers Livre de François Bon que Farrago, ex Fourbis, dépose le bilan. Si les nouvelles du côté d’Al Dante semblent encourageantes, il faut rappeler aussi le péril dans lequel se trouve Comp’Act.

mardi 12 décembre 2006

Comp'Act en péril (suite) : un mail de Vincent Gimeno, pour l'association Circé

Paris, le 8 décembre 2006

Chers amis,

Le mail de Henri Poncet est éloquent. Et même si une structure comme Léo Scheer n’a pas fait que du bien à l’édition (tout du moins à la nôtre, la petite édition indépendante), la disparition de sa structure de diffusion ne représente qu’un symptôme de plus dans ce mal être de l’économie de la petite édition.

Bientôt également disparaîtra In extenso.

2007 sera, devra être une année cruciale.

Cela fait déjà quelques années qu’on se lamente du sort de la diffusion de la petite édition.

Cela fait quelques années que les plus hautes instances, locales, régionales et nationales prêtent une oreille attentive au sujet.

Et dans la tourmente, l’on regarde tous les jours tomber ses soldats sur le front. Je parle aussi de la situation critique de la librairie indépendante

Depuis quelques années, à vos côtés, nous tirons la sonnette d’alarme.

Mais de l’oreille attentive, il faut maintenant passer aux solutions concrètes et urgentes : si l’on continue de laisser ainsi le paysage se désertifier en imaginant des solutions à moyen terme (d’ici quelques cinq ans), il sera bien trop tard ; et de toute façon ces solutions imaginées à ce stade seraient à reprendre dans l’ensemble, car, que resterait-il dans quelques années ?

Au coeur de cette bataille, Circé et quelques autres associations (Ent’revues, L’Autre Livre) se proposent depuis tout ce temps pour agir. Mais aujourd’hui nous n’avons guère hélas les moyens d’un fonctionnement pour commencer de mettre en place des moyens autres de diffusion, de distribution, avec une redéfinition de ces termes.

Certes, il y eut la tentative du S.N.E. d’imposer « Calibre ». Oui mais à un tel degré critique de « concertation » et de cohésion que la mission semblait perdue d’avance.

Tant au niveau local qu’interrégional et national, notre tâche à tous pour 2007 sera de convaincre de l’urgence avant que disparaisse ce tissu de diffusion du livre, indispensable à notre activité.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’avancée des travaux.

Très chaleureusement,

Pour l’association Circé,
Vincent Gimeno

 

dimanche 10 décembre 2006

Encore un éditeur de poésie en difficulté : appel à soutien à Comp'Act

Lettre collective aux amis de Comp'Act

Chers amis,

Comp'Act, avec une quinzaine d'autres éditeurs, vient de subir de plein fouet la suppression, par Léo Scheer, de la Fédération Diffusion, qui nous laisse dans les pires difficultés éditoriales et financières, au moment où le contexte est particulièrement dur pour l'édition de création.

Nous sommes sur le pont; nous nous battons de toutes nos forces, nous et notre entourage immédiat, pour défendre Comp'Act, réorganiser notre maison, élargir nos appuis.

Nous allons y parvenir. Cependant, nous avons un besoin urgent de soutien, notamment de la part de ceux qui sont les plus proches de nous, c'est-à-dire nos auteurs et leurs lecteurs.

La façon la plus efficace de nous apporter votre aide est d'acheter et de faire acheter quelques-uns des livres de notre fonds, de façon à nous apporter de l'air frais pendant que nous menons ce combat, et nous aider ainsi à le gagner.

Ce sera aussi l'occasion, pour beaucoup d'entre vous, de découvrir des livres qui ont connu une diffusion insuffisante du fait même des disparitions successives, depuis 1986, de Distique 1, Distique 2, puis Distique 3, Alterdis, Libredit, et aujourd'hui la Fédération Diffusion.

L'édition de création – secteur qui a toujours été très difficile – est devenue désormais, nous l'affirmons, une activité sinistrée, de plus en plus impossible. Il convient que tous les amis du livre en aient une conscience aigüe.

Merci de faire le geste que vous pourrez pour votre maison d'édition.
Amicalement à chacun d'entre vous.

Pour Comp'Act,
Henri Poncet

Nous joignons à cette lettre une liste des ouvrages de notre fonds, accompagnée d'un bon de commande, à télécharger ici : Téléchargement liste_livres_Comp_Act.pdf

samedi 02 décembre 2006

Attaques contre la culture, attaques contre les personnes, une pétition contre les propos de Georges Frêche

« Il avait liquidé le Centre régional des Lettres avec une rare brutalité; saccagé le Festival de poésie de Lodève « Les voix de la Méditerranée »; agressé verbalement des danseurs orientaux coupables de s'être présentés devant lui pieds nus (le texte intégral de la pétition et la liste des premiers signataires….)

Une pétition nationale d’écrivains est organisée à l’initiative d’Yves Charnet (avec Bernard Noël, André Velter et Alain Leduc) contre les propos de Georges Frêche. La pétition est hébergée sur le site de la Maison des Ecrivains.

signatures à envoyer à alaingeorges.leduc@free.fr

dimanche 05 novembre 2006

Vous parler de Fusées

05_fusees

 

Vous parler de FUSÉES. Vous dire que c’est une revue très revue. Vous dire qu’une revue très revue c’est une revue spectaculaire. Vous dire que FUSÉES est spectaculaire. Vous dire que FUSÉES traverse une période de remous. Vous dire que Leo Scheer en arrête la diffusion. Vous dire que cela signifie que ce sera à l’équipe emmenée par Mathias Pérez directeur de la publication de l’assurer. Vous dire qu’on sait ce que ça veut dire en terme de démarches fatigues contrariétés difficultés. Vous dire qu’on a un peu peur que FUSÉES ne soit plus facile à trouver. Vous dire que s’abonner c’est utile alors pour aider FUSÉES. Vous rappeler qu’en ce moment beaucoup de décès Al Dante Grèges Lignes. Vous dire que La littérature est un antidote aux poisons mentaux que distillent, à hautes doses, les médias.

Vous parler du numéro 10 de FUSÉES. Vous dire qu’on aurait aimé (mais on ne sait pas) mettre la couverture au milieu du texte et l’habiller avec le texte. Pour que ça pète ça explose. Normal pour FUSÉES. Vous dire que ça détonne là-dedans. Vous dire que c’est un pur bonheur. Explosante fixe ? Un dossier Pennequin qui fait crac boum U avec des textes décapants de Pennequin lui-même pourquoi on fait dans le ratatiné. Des textes des frères de Pennequin qui sont aussi des sœurs Julien Blaine Cécile Richard Laure Limongi Serge Pey Philippe Boisnard Pierre Ménard Julien d’Abrigeon Anne-James Chaton qui cite même Poezibao dans son texte inventaire des poches de Pennequin et puis encore d’autres on ne peut pas citer tout le monde ça joue dans tous les sens avec les mots avec la typo la vie est un trou et nous avons les moyens de vous faire exister. Vous dire que ça fait exister tout ça. Et que ce n’est pas fini. Après Pennequin dans ce FUSÉES les Frères Poivret avec leurs drôles de machines et leurs drôles de compositions. Vous dire d’aller regarder de plus près les dessins de Mathias Pérez avec les textes de Raymond Federman, les tomographies et les scans de Romain Nicoleau. Vous dire que sur la fin de FUSÉES non seulement ça fuse mais ça jazze avec le projet Sculptures, jazz et improvisations d’Alain Kirili avec des photos formidables d’Ariane Lopez-Huici. Vous dire qu’on n’en est qu’à la page 157 de FUSÉES et qu’il y a encore un excitant cahier Jazz Poetry (Sandburg, Langston Hugues, Cummings, William Carlos Williams, Spicer As tu jamais lutté avec un oiseau / crétin de lecteur, etc.) Et puis encore une substantielle anthologie des « TXT » : Demarcq, Le Pillouër, Prigent, Verheggen, etc.

Vous dire que FUSÉES continue, que le prochain sera un hors-série avec reprise des temps les plus explosifs des FUSÉES précédentes, des dossiers Joëlle Léandre Oskar Pastior Antoine Duhamel, Maison de la culture Yiddish-Bibliothèque Medem. Vous dire que l’abonnement pour trois numéros c’est 61 €. Vous dire VITE et que pour tous renseignements le site de Fusées. Vous dire que FUSÉES ce sont aussi les éditions Carte Blanche.

©florence trocmé

dimanche 22 octobre 2006

Carte Blanche à Edith Azam

Edith Azam vient de m'adresser cette lettre, en réaction à l'annonce du dépôt de bilan de l'éditeur Al Dante.

Bonjour -
Je dis Bonjour pour faire poli -
Je ne suis pas polie: suis colère -
En colère je ne suis pas polie -
J'écris, et d'avoir à écrire, pour une fois, c'est inadmissible -
Inadmissible d'avoir à dire que AL DANTE s'effondre -
Inadmissible de laisser disparaître un travail de 10 ans, un travail colossal -
Qu'est-ce que j'en sais?
Rien, je ne sais jamais rien. Juste qu'il y a des gens qui se battent, refusent le système et s'investissent pleinement dans des projets époustoufflants. Laurent CAUVET est de ceux-là, les auteurs qu'il édite idem -
Je les connais? Peu, mais MERDE -
Merde, on ne peut pas baisser les bras, on ne peut pas laisser tomber, gober les mouches en se vidant la tête -
Je ne sais pas à qui écrire. Je ne sais pas quoi faire: ça m'horripile. Etre démunie m'horripile -

Je m'adresse à tous ceux, saboteurs du langage, et je voudrais vous voir tous là: Alors je vous dirai que je vous MERDE parce que vos mots à vous, c'est ça. Vous ne savez rien dire d'autre que ça: et HUMAINEMENT, c'est TERRIBLE -
Vous êtes des petits cochons -
edith azam


mardi 17 octobre 2006

L'éditeur Al Dante en très grande difficulté

Je diffuse ici un message que Philippe Boisnard a publié sur son excellent site Libr-critiques (de multiples informations sur la poésie contemporaine, surtout dans ses mouvements les plus avant-gardes) :

.« Nous le savions depuis quelque temps, mais la nouvelle vient d’être diffusée par François Bon sur remue.net : Al dante va mal, très mal. Dimanche en écrivant la chronique Publication ? publications… cette nouvelle hantait ce qui était écrit. Al dante va mal, et c’est non pas seulement un lieu de publication qui risque de disparaître, mais c’est une partie de la généalogie de la poésie contemporaine française qui d’un coup peut se figer : car c’est bien là qu’aussi bien Dedans de Pennequin est sorti, que La Chaussée d’Antin de Heidsieck nous a été donné à entendre, que les chroniques de la 5ème feuille de Blaine se sont succédées sur plusieurs années, c’est là que Le Professeur a réussi à nous apparaître dans une cru[au/di]té absolue, c’est là que Federman a retrouvé le chemin de la France avec sa Tante rachelle, c’est là encore que Tarkos a publié l’argent ou le bâton avant de nous donner sa langue, c’est là encore et encore que Sivan a donné sa graphie motléculaire dans Grio et nous a offert de revenir à Roussel, c’est là que Fiat a donné à lire New York 2001 en creux d’un tournant historique à la Arthur C. Clarck, ou bien que Chaton a diffusé enfin Evénements 99, c’est là que des gestes politiques comme celui de Buraud s’est créé, que Les petits poèmes en prose de Christophe Hanna ont marqué la question du langage poétique.. Segments de généalogie apparaissant grâce à Al dante, et au travail de laurent Cauwet. Segments, que pour ma part je n’ai eu de cesse de suivre à travers mes chroniques, parce que là, dans ces éditions, quelque chose d’unique s’est donnée à la fin du XXème siècle, à lire à entendre, à voir, à suivre, non pas une génération, mais un tissage de générations, un tissage de discussions.Alors que faire face à cette nouvelle ?Pour l’instant, comme le dit François Bon, sans doute acheter les titres, avant que certains disparaissent, avant qu’il ne soit trop tard, en espérant qu’une solution sera trouvée »

[site al dante]

samedi 15 juillet 2006

La mission Livre 2010

Je découvre dans la Lettre d’information du Ministère de la culture et de la communication un article sur la mission Livre 2010 qu’il me semble utile de porter à la connaissance des lecteurs de Poezibao.

Téléchargez l'article :  livre_2010.PDF

Le fichier est un peu lourd et la définition moyenne, l'ensemble de la lettre devrait être publiée prochainement sur le site du ministère

dimanche 18 juin 2006

Ne pas laisser partir les manuscrits de Stendhal !

Le 20 juin, salle Drouot, au cours de la vente du « cabinet » de livres de Pierre Berès, seront mis aux enchères cinq « cahiers » autographes du Journal de Stendhal et l’exemplaire interfolié de La Chartreuse de Parme, dit « exemplaire Royer » où Stendhal esquissa la réécriture de son roman selon les avis de Balzac. Ce jour-là se dispersera un des plus extraordinaires ensembles de livres et de manuscrits précieux qui soient encore en mains privées. Le grand libraire Pierre Berès s'est résolu à se séparer de sa collection personnelle, que naguère encore il entendait conserver jusqu'à son dernier souffle. Or, c'est bien de « conserver » qu'il s'agit. Entre les mains de ce grand libraire ce véritable trésor patrimonial national, réuni au cours d’une longue vie, restait à l'abri de la dispersion, de l'éparpillement à travers le monde.

Lire la suite "Ne pas laisser partir les manuscrits de Stendhal !" »

dimanche 09 avril 2006

Affaire Maulpoix, deux lettres et un communiqué (liste de soutien, Jean-Michel Maulpoix, ses avocats)

1. Une lettre de la liste de soutien à Jean-Michel Maulpoix :

Chers amis,
de nombreux messages nous demandent comment soutenir JMM, et ce qu'il nous est possible d'organiser ensemble
voici ci-dessous la réponse de JMM lui-même, accompagnée d'un communiqué de son avocat
merci de faire circuler le plus possible ce communiqué, notamment dans notre milieu professionnel, encore beaucoup trop à l'écart d'Internet : transmettez-le à vos listes de diffusion habituelles, vos contacts?
Nous vous rappelons qu'à la suite de ce verdict, JMM a fermé son site personnel maulpoix.net, et c'est un pan entier de la présence de la poésie contemporaine de langue française sur Internet qui a disparu : par exemple, Les Planches courbes d'Yves Bonnefoy au programme du baccalauréat, plus de 150 personnes (lycéens, enseignants), se référaient quotidiennement sur le site JMM aux seules pages concernant cet ouvrage.
De nombreux messages de soutien et des réactions de site, reprises en ligne ici
FB - CG - BC

2. Une lettre de Jean-Michel Maulpoix :

Chers amis,
Je vous remercie de vos messages de soutien. Le mieux que l'on puisse faire est de donner quelque publicité à cet insensé verdict. Il faudrait que des écrivains, des libraires, des éditeurs, des animateurs de sites internet ou de blogs, et de simples lecteurs, protestent contre l'absence de discernement et de mesure de l'aveugle machine judiciaire qui met en cause la liberté d'expression qui nous est chère.
Je vous transmets, à ce propos, le texte d'un communiqué rédigé par mes avocats. Si vous en avez la possibilité, aidez-moi à le répandre...
Bien amicalement à vous,
JM.Maulpoix


3. Communiqué des avocats de Jean-Michel Maulpoix :

L'écrivain Jean-Michel Maulpoix, également professeur à l'Université de Nanterre et Président de la Maison des écrivains, vient d'être condamné par la Cour d'appel de Montpellier à 5000 euros d'amende et de frais de justice pour avoir relayé sur son site web personnel un témoignage relatif à des violences policières. Par la même décision, la Cour relaxe le poète Brice Petit, auteur de ce récit largement diffusé sur internet.

Il n'y a eu aucune instruction du dossier. Jean-Michel Maulpoix n'a jamais eu affaire à la justice. Il ne connaissait ni Brice Petit ni les personnes visées par ce texte. Personne ne lui a jamais demandé le retrait de ce texte de son site, ni de la quinzaine d'autres qui l'ont également publié sans être inquiétés. Il a seulement accompli un geste de solidarité citoyenne sur internet.

Dans son texte Brice Petit reprochait aux agents de police de l'avoir brutalisé et mensongèrement accusé d'outrage. Il a été relaxé de l'accusation d'outrage par la même décision qui condamne Jean-Michel Maulpoix. Il a aussi été relaxé des poursuites engagées contre lui pour avoir affirmé que les policiers l'avaient brutalisé. C'est donc qu'il disait la vérité et c'est donc la vérité que le texte publié sur internet dénonçait.

Mais Jean-Michel Maulpoix, simple internaute solidaire, a lui été condamné grâce aux règles procédurales de la diffamation qui lui interdisent de démontrer qu'il a dit la vérité et qu'il était de bonne foi. On lui a appliqué à la lettre une loi obsolète au bénéfice de policiers dont les mensonges et la brutalité ne sont pas démentis par la même décision de justice

Existe-t-il une liberté d'expression si elle ne protège pas une personne qui dit la vérité et est de bonne foi ?

vendredi 07 avril 2006

Jean-Michel Maulpoix a fermé son site !

Je découvre avec une infinie tristesse et un sentiment de perte immense que Jean-Michel Maulpoix a sabordé son site à la suite de la condamnation dont il est l'objet. Je lui ai écrit pour le supplier de revenir sur sa décision. Son site est d'une importance primordiale à mes yeux, un des rares sites indispensables, par sa qualité éditoriale, par ses ressources impossibles à trouver ailleurs, par sa qualité esthétique et par les auteurs, rares et difficiles parfois, qu'il défend, à qui il donne un espace. Je me suis permis de lui rappeler que selon Chalamov (récits de la Kolyma), la poésie est le cinquième besoin vital de l'homme :

"Et voici que surgit, plus lancinant que la pensée de la nourriture, un nouveau besoin, une nouvelle exigence que Thomas More a complètement oubliée dans sa classification simpliste des besoins humains.

Ce cinquième besoin est le besoin de poésie.

Tous les aides-médecins cultivés, mes collègues d’enfer, possédaient un bloc-notes sur lequel ils recopiaient des vers avec les encres de couleurs diverses qui leur tombaient sous la main. Pas des citations de Hegel ou de la Bible, mais uniquement des vers. Voilà le besoin qui vient juste après la faim, la sexualité, la défécation et le plaisir d’uriner."

Extrait d'un chapitre de Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov, chapitre que l'on peut lire en entier ici.

Soyez nombreux à écrire à Jean-Michel Maulpoix, pour lui demander de ne pas donner raison à cette condamnation en sabordant son site. Je pense aussi que nous pouvons les uns et les autres le soutenir financièrement, pour l'aider à payer cette somme astronomique de 8 500 €.

Enfin je m'associe à l'idée de Terres de Femmes et je ne publierai aujourd'hui sur le site que cette seule note. Qui restera ainsi à la Une.

Florence Trocmé


jeudi 06 avril 2006

Jean-Michel Maulpoix lourdement condamné, Brice Petit relaxé

Je reçois à l'instant cette lettre de Jean-Michel Maulpoix que j'assure de la solidarité de Poezibao.Je la donne dans son intégralité comme je l'ai fait pour toute cette affaire, dont vous trouvez les différentes étapes, en liens.


Chers amis,
Le verdict de la Cour d'appel de Montpellier vient de tomber dans l'affaire Brice Petit. Il est si stupéfiant que je ne peux le commenter, sinon en observant que l'esprit de solidarité dont j'ai fait preuve est lourdement puni et qu'il n'est tenu par la justice aucun compte d'une attitude que j'ai toujours voulue responsable et mesurée.

En effet, la Cour d'appel de Montpellier confirme le jugement de première instance qui relaxait Brice Petit du grief d'outrage et de rébellion, mais elle modifie celui qui avait été prononcé à propos de la diffamation en me condamnant seul à 5000 euros d'amende, de dommages et de prise en charge des frais d'avocat engagés par les policiers pour leur "défense".

Cela signifie que tous frais confondus, j'aurai déboursé plus de 8500 euros pour avoir simplement relayé sur mon site web un témoignage qui m'avait profondément touché!  Seule la générosité de votre soutien m'aura permis d'éviter de me retrouver sur la paille!

Cela signifie également que Brice Petit est entièrement blanchi et ne supporte aucune condamnation. Je m'en réjouis pour lui.

Bien à vous,
Jean-Michel Maulpoix

Le dossier  de l'affaire sur Poezibao :
Affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix :
Les faits, deux écrivains face à la justice
une lettre de Jean-Michel Maulpoix,
une lettre de Brice Petit
,
lettre de JM Maulpoix (fin octobre 2005),
une lettre de JM Maulpoix (dec. 05)
,
le point après comparution (mars 06)


dimanche 02 avril 2006

Fabienne Courtade et Jacques Rebotier aux Parvis Poétiques, le 23 avril

Festival permanent des poésies dans le 18ème
Les Parvis Poétiques- marc delouze
convient à une lecture – rencontre avec les poètes

Fabienne COURTADE
et
Jacques REBOTIER
dimanche 23 avril 2006 à 16h45


Interventions musicales par Olivier SAILHAN (guitare)

Fabienne Courtade. « J’écarte l’autobiographie. Pour écrire, il faut que je me sépare, que je m’éloigne…J’invente ce qui passe . » Dernière publication :
Il reste, (Flammarion, 2003).

  ma voix s’éteignait, lentement était perdue maintenant je regarde
  la lumière a la lenteur
  de ce bleu puissant


Jacques Rebotier, poète, compositeur, metteur en scène, est un chahuteur de langue, inventant sans cesse la forme, prose, vers, fragments, marqué par une oralité subversive. La poésie de Rebotier sollicite l’humour autant que le grave, utilise le calembour, la déconstruction, l’onomatopée sans s’interdire le recours parfois à des formes plus ordinaires. Dernières parutions :
Quelques animaux de transport et de compagnie, et Contre les bêtes, (Harpo &, 2004)

  Je croise un miroir / Voilà, c’est ma fête / Alors c’est ça, un poète ! / Vous préférez pas savoir ?
  Arrêtez les bêtes enquêtes ! / Sortez pas de la baignoire / Vivez-vous à la sauvette !

FOND’ACTION BORIS VIAN
6 bis Cité Véron 75018 Paris (au niveau du 92 Bd de Clichy, M°Blanche)
Renseignements 01 42 54 48 70 – courriel : parvis@free.fr
Entrée et participation aux frais libres

samedi 18 mars 2006

Soutenir Voix de la Méditerranée, le festival de poésie de Lodève, gravement menacé

Le Festival de Lodève jouit d’un renom international : poètes de tous les pays de la Méditerranée, poésie vivante dans les rues, les cours, lieu de rencontre entre cultures, creuset d’harmonie entre peuples qui parfois ne se parlent pas, espace de paix et d’échanges.
Il s’inscrit dans une politique exemplaire menée depuis 10 ans par la ville de Lodève : expositions de haut niveau du Musée, action éducative, médiathèque, métiers d’art…
Or la Région Languedoc-Roussillon a décidé en 2005 de ne plus subventionner l’ensemble de la culture à Lodève : en 2005, subvention réduite et non versée à ce jour ; en 2006, grosse incertitude sur la subvention.
De nombreux soutiens sont attendus. Pour cela copier la pétition ci-dessous et la recopier dans votre e-mail puis l'envoyer à voixdelamediterranee@wanadoo.fr


Pour le maintien des Voix de la Méditerranée,
Festival de poésie de Lodève
Le Festival de Lodève jouit d’un renom international : poètes de tous les pays de la Méditerranée, poésie vivante dans les rues, les cours, lieu de rencontre entre cultures, creuset d’harmonie entre peuples qui parfois ne se parlent pas, espace de paix et d’échanges.
Il s’inscrit dans une politique exemplaire menée depuis 10 ans par la ville de Lodève : expositions de haut niveau du Musée, action éducative, médiathèque, métiers d’art…
Or M. Frêche, Président de la Région Languedoc-Roussillon, décide en 2005 de ne plus subventionner l’ensemble de la culture à Lodève :
2005 : subvention partielle attribuée et non versée
2006 : «  «  annoncée… !!
Dans ce contexte, le Festival 2006 est très gravement menacé.
Nous ne pouvons accepter que la Culture qui a réveillé Lodève soit en danger.

Destiné à la Région et à la Presse
Nom :
Prénom :
Profession :
Adresse(*) :
Mail(*) :

(*) pour être tenu au courant de la suite

jeudi 09 mars 2006

Lendemains de fête : où sont les femmes poètes ?

En ce lendemain de journée de la femme, je pense aux femmes créatrices qui ont tant de mal à se faire entendre et reconnaître et en particulier dans le domaine de la poésie (c'est beaucoup moins vrai dans celui du roman, pourquoi ?)

Deux faits sur lesquels je braque le projecteur, à partir d'une collection tout à fait emblématique.

- Poésie/Gallimard publie une belle anthologie sur le thème de la ville à l'occasion du Printemps des poètes. 45 poètes de la collection, PAS UNE seule femme

mais en creusant on peut peut-être comprendre pourquoi :

- dans la liste des 201 livres publiés en Poésie/Gallimard depuis le numéro 220, 8 femmes sur 201 livres (il y a peut-être 5 livres collectifs ou anthologies si on veut être complètement rigoureux où il y a peut-être des femmes)

et sur l'ensemble de l'énorme collection (420 numéros) seules sont présentes avec un livre chacune : Gaspara Stampa, Elizabeth Browning, Marina Tsvétaïeva, Sylvia Plath, Emily Dickinson, Catherine Pozzi, Marie Noël, Sapphô, Marceline Desbordes Valmore, Louise Labé, Louise de Vilmorin, Emily Brontë et Marguerite Yourcenar (cette dernière pour des livres anthologiques en fait)
soit une petite quinzaine de livres sur 400 environ (là encore une trentaine de livres anthologiques ou collectifs que je sors des comptes, par honnêteté car à mon avis, les femmes n'y sont sans doute pas très présentes non plus !) soit si je compte juste
                               moins de 4 % de femmes dans l'ensemble de la collection

florence trocmé

NB : il me semble mais je n'ai ni catalogue ni statistiques que feu la collection Orphée/La Différence était  plus ouverte aux poètes femmes de tous les pays.

samedi 04 mars 2006

L'affaire Maulpoix/Petit

Je reçois à l'instant ce communiqué du comité de défense des deux écrivains :

Chers amis,
Brice Petit et Jean-Michel Maulpoix ont comparu le jeudi 2 mars à 14h devant la Cour d'appel du Tribunal de Montpellier.
L'audience s'est déroulée conformément aux usages, sans qu'il soit possible de déduire des débats le jugement final : ce verdict est mis en délibéré jusqu'au 6 avril.
Nous remercions à nouveaux celles et ceux qui ont apporté leur soutien en cette affaire : nous les tiendrons évidemment informés de son issue que nous espérons favorable.
Nous les invitons également à écouter le mardi 21 mars l'émission "Le vif du sujet", sur France culture, de 15h à 16h 30, animée par Alexandre Héraud en direct du Salon du livre : il y sera largement question de l'affaire Brice Petit.
Le Comité.

Le dossier de l'affaire sur Poezibao :
Affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix :
Les faits, deux écrivains face à la justice

une lettre de Jean-Michel Maulpoix,

une lettre de Brice Petit
,
lettre de JM Maulpoix (fin octobre 2005),
une lettre de JM Maulpoix (dec. 05)

 

jeudi 23 février 2006

A Rome, les tombes de Keats et Shelley presque à l'abandon

Le World Monument Fund, une association américaine de protection du patrimoine, vient de classer le cimetière protestant de Rome parmi les cent monuments les plus en péril sur la planète. Le New York Times et l'International Herald Tribune ont consacré un reportage alarmiste à ce "cimetière des poètes" où sont enterrés les Anglais John Keats (1795-1821) et Percy Bysshe Shelley (1792-1822), ainsi que le fils unique de Goethe ou Gregory Corso (1930-2001), le poète new-yorkais de la Beat generation. Dans l'ombre fraîche des pins parasols et des cyprès, on trouve aussi la tombe de l'intellectuel et chef communiste Antonio Gramsci (1891-1937), ……
Article du Monde, daté du 21 février 2006 (lisible encore quelques jours en accès libre) et article de l'Internation Herald Tribune (en anglais). (L'article du NY times est en accès payant)

mercredi 25 janvier 2006

L'affaire de l'agrégation de grammaire, suite

Nous vous avions tenu informés de la controverse suscitée par l'idée de supprimer la double évaluation de l’épreuve de grammaire par des spécialistes de langue française.
Nous recevons aujourd'hui ce courrier :

"Nous vous avions promis de vous tenir informés des suites de la lettre ouverte, adressée au président de l’agrégation au sujet de la grammaire à l’oral. Comme vous le savez, à la mi-octobre, grâce à vos signatures et après un courrier que nous avons envoyé au Ministère, M. Le Guillou est revenu sur sa décision et a accédé à notre demande de maintien de la double évaluation de l’épreuve de grammaire par des spécialistes de langue française. Tout portait à croire que le jury retrouverait sa sérénité, puisque les causes du différend étaient aplanies et que nous avions accepté la nouvelle formule.

 

Lire la suite "L'affaire de l'agrégation de grammaire, suite" »

mardi 24 janvier 2006

L'association Helikon

240106_baptiste_marreyL'association Helikon* a vu le jour en novembre 1998, à l'instigation de François Boddaert (Obsidiane) et de Baptiste-Marrey, à Villeneuve-sur-Yonne lors d'une réunion de libraires, d'éditeurs et de bibliothécaires, en présence du maire de la commune Jean Luc Dauphin et avec le soutien du CRL de Bourgogne. Il y avait là notamment Henri Poncet (Comp'Act), Claude Rouquet (L'Escampette), Le Temps qu'il fait, Bernard Francès ex-Ulysse-diffusion, ex-Site'Art diffusion, Jean-Pierre Chevet. L'annonce de la création de l'association fut faite au Salon du Livre en…….
But de cette association, défendre le livre de création par le biais de la défense de la petite édition, de la petite librairie et des bibliothèques.
240106_franois_boddaertUn des vecteurs du travail de Helikon est le prix Helikon décerné en 2005 à Jacques Lèbre (pour
La mort lumineuse, l'Escampette) et en 2004 à Sylvie Gouttebaron (pour Une âme qui, éditions Dumerchez). Particularité de ce prix : aider financièrement l'éditeur à mieux diffuser le livre primé.
Autre vecteur la revue
Les cris de l'Helikon qui paraît trois fois par an et qui a pour fonction "d'enfoncer le clou sur des choses concrètes"
De nombreuses autres actions sont à mettre au compte d'Helikon, soutien aux éditeurs au moment de l'incendie du dépôt des Belles Lettres, interventions diverses auprès d'instances responsables de la vie du livre, etc.
240106_christian_doumetLes membres du CA d'Helikon m'ont fait l'amitié de m'inviter récemment à une de leurs réunions, occasion de rencontrer entre autres les écrivains Baptiste-Marrey, François Boddaert, Alain Lance, Christian Doumet (élu président de l'association lors de cette réunion, en remplacement de Baptiste-Marrey), la bibliothécaire Jeanne Cotel-Mélaisne, Luce Derouet, la libraire Patricia Menay qui anime Anima, 3, rue Ravignan, à Paris 18e sans oublier Jean-Marie Perret, qui réalise le site Bleu de paille.

Helikon
Association Interprofessionnelle
3 rue Ravignan, 75018 Paris
01 42 64 05 25
cotisations : 15 € pour les personnes privées, 24 € pour les professionnels, 80 € et plus pour les mécènes.

*Baptiste-Marrey donne plusieurs interprétations (polysémie, dit-il avec un pointe d'ironie dans le regard) de ce nom
Et lis….
hommage à boby Lapointe

et aux Muses, le mont Helicon étant supposé être une de leurs deux retraites.

Photos ©florence trocmé
de haut en bas, Baptiste-Marrey, François Boddaert et Christian Doumet

samedi 03 décembre 2005

Deuxième sélection du prix Senghor 2006

Le jury du prix Senghor 2006 (décerné par la Nouvelle Pléiade) s'est réuni, le 7 novembre 2005, pour sa deuxième sélection

Cette 2ème sélection regroupe les 12 poètes finalistes suivants

Marie-Claire Bancquart
Nicole Brossard
José Ensch
Moncef Ghacem
Guy Goffette
Jacques Isoard
Ludovic Janvier
Abdelwahab Meddeb
Léopold Congo Memba
Jean Métellus
Nimrod
Habib Tengour

Le Prix sera décerné au Salon du Livre le 21 mars 2006.
Une table ronde autour du lauréat se tiendra au Marché de la Poésie, Place Saint-Sulpice, le 23 juin 2006.

Pour tout renseignement sur la Nouvelle Pléiade, voir ici
6 rue François Miron, 75004 PARIS – 01 42 77 37 87 – fax 01 42 78 64 87

vendredi 02 décembre 2005

L'affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix, toujours : une lettre

Chers amis,

L'appel initialement fixé au 17 novembre avait été repoussé, nous vous en avions informés, et à ce jour nous n'en connaissons toujours pas la date.
D'où notre silence ces derniers jours. Mais nous restons évidemment mobilisés pour cette affaire, qui n'est pas un cas isolé: de nombreux messages nous parviennent constamment concernant des faits similaires.
Selon le souhait de Jean-Michel lui-même, nous voulons nous en tenir à ce qui nous rassemble, qui rend cette affaire exemplaire parce que tout y revient à la langue, et aux problèmes essentiels qu'elle pose quant au droitInternet.
De nouveaux soutiens nous sont parvenus tout au long de ce mois. La liste mise en ligne vient d'être actualisée.
Merci donc de votre appui et de votre vigilance.

Pour le comité de soutien :
François Bon, Benoît Conort, Corinne Godmer

dossier complet et archives sur remue.net

ou sur le site de Jean-Michel Maulpoix

dimanche 20 novembre 2005

Défendre la lecture

Je relaie bien volontiers cet appel car me le fait justement remarquer la poète Marie-Florence Ehret qui me l’envoie le problème de la lecture des jeunes concerne aussi les poètes.

La Charte
Des auteurs et illustrateurs pour la Jeunesse
Hôtel de Massa, 38 Faubourg St Jacques, 75.014 Paris
Téléphone et fax : 01.42..81.19.93
lacharte@wanadoo.fr www.la-charte.com


Se moquerait-on du livre et de la lecture ?
Il est impossible d'ignorer les difficultés que rencontrent les enseignants et les documentalistes pour transmettre aux élèves le plaisir et le goût de la langue, de la lecture, de l'écriture.

Lire la suite en téléchargeant ce fichier Word  ou en se rendant sur ce site

lundi 24 octobre 2005

La revue Théodore Balmoral en danger

Une lettre de Thierry Bouchard

Chers amis,

je vous écris pour vous informer que la revue connaît un passage difficile. Le bénévolat de son factotum ne suffit plus. Alors que Théodore Balmoral atteint son vingtième anniversaire, il doit alerter tous ceux qui sont attachés à son existence. Il ne pourra pour­suivre son aventure que si vous l'aidez. Je fais donc appel à votre soutien et à votre générosité, à l'un ou à l'autre. À vos propositions aussi. Comment aider la revue ? De différentes façons : en incitant vos proches, vos amis, vos connaissances à s'abonner à Théodore Balmoral. Si chacun d'entre vous décrochait deux, trois abonnements, un premier pas serait fait. En achetant les anciens numéros à des prix souvent soldés. En acquérant les livres. En faisant, dans la mesure du possible, un don à la revue.

Je forme tous les voeux pour que la revue passe ce mauvais cap. Je vous suis d'ores et déjà reconnaissant pour votre aide et vous adresse de mes meilleurs sentiments,

Thierry Bouchard.

Éditions Théodore Balmoral
5, rue Neuve Tudelle - 
45100 ORLÉANS
télécopie et téléphone 02 38 5107 12

Demander à l'adresse ci-dessous la liste des livres et numéros disponibles ou un bulletin d'abonnement
A titre indicatif
Abonnement 2 numéros, 37 €, abonnement 4 numéros, 68 €

Mél: theodore.balmoral@wanadoo.fr


Affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix : une lettre de Jean-Michel Maulpoix

Chers amis,

La date de l'audience d'appel est à présent fixée : ce sera le 17 novembre à 14 h, au Tribunal de grande instance de Montpellier (sauf si l'un des avocats demande un report).

Plutôt qu'à la mobilisation, l'heure est donc aux préparatifs de la défense : le dossier est complexe; il met en jeu des notions de droit très délicates (diffamation, droit de la presse) ou relativement mal établies (droit d'Internet); aussi exige-t-il précision et prudence.

Mais je tiens à remercier très sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont répondu à l'appel lancé par François Bon et Corinne Godmer : ils nous ont apporté leur soutien actif et chaleureux, en exprimant par mail leur sympathie, en relayant les témoignages dont ils prenaient connaissance, en offrant souvent une contribution financière.

Nous avons ainsi reçu à ce jour 5590 €, soit pratiquement l'équivalent du cumul des amendes et des frais de justice qui nous ont été infligés en première instance et dont nous espérons que le montant sera allégé en appel. Si la mobilisation solidaire a ainsi couvert symboliquement le montant réclamé par la justice, elle permet plus concrètement de soulager les frais de défense (honoraires d'avocats et prise en charge des déplacements de témoins notamment).

Par-delà le verdict qui sera prononcé, il est souhaitable que la réflexion se poursuive et que l'on tire de cette pénible affaire les éléments d'une analyse sur deux points capitaux :
- l'étrange logique qui veut que les mêmes fonctionnaires de police puissent verbaliser en uniforme et ensuite poursuivre en civil (pour diffamation) celui qu'ils ont verbalisé, et retirer de ces poursuites quelque profit.
- la question de la "liberté d'expression" sur Internet, à l'heure où se multiplient des blogs qui souvent font courir à leur auteur des risques qu'ils ignorent.

Bien sincèrement,
Jean-Michel Maulpoix

ma note concernant l'affaire et d'autres informations dans la catégorie Affaire à suivre (colonne de droite)

mardi 11 octobre 2005

Bourses du CNL

Centre national du livre, les nouveautés 2006
À dater du 1er janvier 2006, le Centre national du livre modifie ses modalités d’attribution des bourses aux auteurs, subventions aux éditeurs et aux libraires. Vous trouverez toutes ces nouveautés sur le site du CNLPour toutes informations complémentaires concernant les demandes d'aides qui seront examinées par les commissions à partir de janvier 2006 :
Centre national du livre : Hôtel d’Avejan, 53, rue de Verneuil – 75343 Paris cedex 07
Tél. : 01 49 54 68 68
Fax : 01 45 49 10 21

mardi 20 septembre 2005

L'affaire Petit/Maulpoix : une lettre bouleversante de Brice Petit

A lire de toute urgence sur le site de François Bon, la lettre que Brice Petit, hospitalisé, adresse à tous ceux qui le soutiennent
FT

dimanche 18 septembre 2005

Une lettre de Jean-Michel Maulpoix

A la suite de ma note concernant l'affaire qui oppose les poètes Jean-Michel Maulpoix et Brice Petit à la justice, je diffuse ci-dessous une lettre de Jean-Michel Maulpoix

 

Chers amis,
Dans la pénible affaire de poursuites judiciaires dont
Brice Petit et moi-même sommes l’objet, je vous informe qu’un comité de soutien vient d’être mis en place à l’initiative de François Bon à l’adresse soutien_bpjmm@tierslivre.net  On trouvera également des informations précises sur le site de François et quelques documents et commentaires sur le mien.
Par avance, je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce message.
Bien cordialement,

Jean-Michel Maulpoix

J'ajoute que l'on a  appris parallèlement l'hospitalisation de Brice Petit.

Un appel de La Barbacane

Depuis leur fondation, en 1963 par Max Pons, la revue et les éditions de La Barbacane allient la qualité typographique à l’exigence littéraire. Loin des laboratoires expérimentaux les textes qu’elle édite sont lisibles par chacun. Elle compte parmi ses auteurs Jean Rousselot, Eugène Guillevic, Charles Minetti, Robert Sabatier, Jean Follain, Nathalie Nabert, Pierre Albert-Birot, Michel Host.

L’existence des revues littéraires et de création tout comme des maisons d’éditions de notre taille est chaque jour plus difficile dans un monde en proie au matérialisme consumériste et à l’idéologie du profit. Sans aide du Centre National du Livre depuis maintenant une quinzaine d’années et depuis cette année sans celle de la Région, nous lançons donc une campagne de soutien qui nous permettra de poursuivre notre mission éditoriale engagée il y a 42 ans !

Vous trouverez donc en pièce jointe un bulletin d'abonnement et un autre de soutien que nous vous serions gré de nous retourner. Bien sûr, si vous souhaiter le faire parvenir à vos amis, il n'y a aucun souci, ce n'est que dans la solidarité que nous triompherons de l'adversité.

Bien à vous
Pierre Clavilier

La Barbacane, bulletin d'abonnement

La Barbacane, bulletin de soutien


samedi 10 septembre 2005

Deux écrivains face à la justice

J'invite vivement tous ceux qui sont attachés à la liberté d'expression à lire le texte que l'écrivain Jean-Michel Maulpoix vient de publier sur son site, entièrement dédié à la poésie, texte qui m'a été transmis par une autre grande figure du net, l'écrivain François Bon.
Jean-Michel Maulpoix et l'écrivain Brice Petit ont en effet été condamnés pour diffamation dans une affaire aux conclusions assez surprenante.
Lire tous les faits

J'ajoute qu'on ne peut s'empêcher d'évoquer à cette occasion l'actualité immédiate : Pierre Truche a fait savoir hier que l'importante commission qu'il dirige, commission de déontologie, chargée d'examiner des affaires mettant en cause des personnels de police ou de sécurité n'a quasiment plus de ressources financières pour continuer sa mission.
Extrait d'un article paru dans Le Monde
« La commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) dispose de 500 euros pour boucler son exercice 2005, hors paiement du loyer et des salaires. Cette situation surréaliste est la conséquence d'un gel de crédits imposé en janvier à cette autorité administrative indépendante, dont la vocation est de "veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République"

 Lire la suite de l’article sur le site du Monde (si vous n’arrivez pas à y accéder via ce lien, rendez vous sur le site du Monde et tapez Pierre Truche dans le moteur de recherche.

mercredi 31 août 2005

Grammaire et agrégation

Le nouveau Président de l'Agrégation de Lettres modernes, M. l'Inspecteur général P. Le Guilloux, a décidé de réduire de moitié le nombre de spécialistes de grammaire à l'oral de l'agrégation externe de Lettres modernes.
Pour protester contre cette décision personnelle, prise sans concertation et en dépit des objections aussitôt formulées, Gilles Philippe, Président de la commission, a présenté sa démission. Les membres de la commission 2005 qui sont encore membres du jury ne se satisfont pas de laréponse brutale, voire méprisante, qui a été faite à Gilles Philippe.
Face à une décision aussi arbitraire que contestable, ils ont décidé d'adresser à M. Le Guilloux une lettre ouverte, soutenue et signée par tous les collègues universitaires qui le souhaitent, enseignants en linguistique, stylistique, langue française ou littérature, anciens membres du jury ou non.

L'enjeu est clairement la place de l'étude de la langue dans les futures agrégations de lettres.

Vous trouverez à cette adresse le texte de la lettre ouverte. Elle sera envoyée aux alentours du 10 septembre au Président du jury, à la doyenne de l'Inspection générale et au cabinet du Ministre, et sera ensuite rendue publique par tous les moyens possibles.
Pour figurer parmi les signataires de cette lettre ouverte, il vous suffit d'envoyer un mail à l'adresse suivante :
languefrancaise2006@yahoo.fr
en indiquant "Je souhaite figurer parmi les signataires de la lettre", avec vos nom, qualité, lieu d'exercice

Les membres de la commission 2005 de français moderne à l'unanimité :
Claire Badiou-Monferran, Eric Bordas, Philippe Caron, Thomas Clerc, Lucile Gaudin, Anna Jaubert, Gérard Milhe-Poutingon, Eric Pellet, Gilles Philippe,Valérie Raby, Christelle Reggiani, Mireille Ruppli.

vendredi 29 juillet 2005

Communiqué des Editions Corti

L'éditeur José Corti informe tous ceux qui fréquentent son très beau site, riche de 2500 pages environ  que l'adresse jose-corti.fr a pu être rachetée et remise en ligne.
(jose-corti.com est également valide)
FT

lundi 25 juillet 2005

Importante communication concernant le site de l'éditeur José Corti

Certains l'ont peut-être constaté, le site de José Corti n'était plus accessible depuis quelques jours. José Corti vient de faire parvenir le communiqué suivant :

"Suite à un  problème technique, les éditions Corti ont perdu leur nom de
domaine jose-corti.fr.
Dorénavant, l'intégralité des quelque 2500 pages sont mises en ligne cette adresse

http://jose-corti.com/

mardi 14 juin 2005

Appel d'un jeune chercheur qui travaille sur la poésie contemporaine

C’est bien volontiers que je relaie cet appel de Sébastien Dubois, enseignant-chercheur qui a entrepris un travail très original sur la socio-économie de la poésie contemporaine.
Il cherche donc à recueillir un maximum de renseignements auprès de ceux qui écrivent de la poésie, auprès de ceux qui l’éditent, et auprès des créateurs et animateurs de revues, bref tous ceux qui font et diffusent la poésie d’aujourd’hui.
Je reproduis ci-dessous l’appel que Sébastien Dubois. J’incite par ailleurs vivement à une visite de son site qui est très intéressant

"Enseignant-chercheur, j’ai choisi pour objet d’études un sujet à la croisée de mon double cursus, à savoir la littérature et les sciences sociales que j’enseigne également : je poursuis à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales un travail de recherche sur la poésie contemporaine abordée dans ses dimensions socio-économiques, convaincu que la poésie se montre (aussi) inventive, et passionnante à étudier, dans cette perspective.
J’ai créé un site Internet pour favoriser les échanges avec celles et ceux qui font la poésie aujourd’hui : http://perso.wanadoo..fr/lepaysagedelapoesie. J’y décris mon projet et mon parcours, propose quelques documents de travail, une bibliographie ; le site s’enrichira à mesure que je progresserai dans mes recherches, en particulier quand j’aurai collecté et traité les réponses aux questionnaires. J’espère également à travers courriels et forums nourrir le dialogue."

 

mercredi 08 juin 2005

Sauver le patrimoine de l'Imprimerie Nationale

Je juge important d'informer les lecteurs de Poezibao du suivi de l'affaire du patrimoine de l'Imprimerie Nationale.
Je propose donc à ceux qui sont intéressés la lecture du communique "sauver_le patrimoine de l'Imprimerie Nationale" que vient de m'adresser le collectif Garamonpatrimoine.
En cliquant sur le lien, vous ouvrirez un document Word contenant tous les détails de l'affaire.
FT

samedi 14 mai 2005

La Nouvelle Pléiade : une parole libre dans l’espace public mondialisé

Poezibao se fait le relais d’une importante initiative baptisée La Nouvelle Pléiade et qui se décline en plusieurs points

Une association : voir les statuts   (fichier Word)

Un Prix : voir tous les détails du Grand prix international de Poésie (fichier Word)et l’article dédié sur Poezibao

Un manifeste : lire le manifeste     (fichier Word)

Un site web (à venir)

Une lettre d’information (à venir)

Des rencontres : découvrir le programme prévisionnel (fichier Word)

Des débats.

Pour ne pas alourdir cet article, je présente ci-dessous les grandes lignes du projet et j'ai  proposé ci-dessus en fichiers attachés ouvrables à partir de l’espace du blog les points plus techniques tels que les statuts.

Je me suis permis de souligner, par un caractère gras, les points qui me semblent les plus importants.
Qu’il suffise enfin de citer quelques-uns (parmi beaucoup d’autres) des noms associés à ce projet (pour les rencontres et débats, en tant que membres du comité d’honneur ou membres du jury du Grand Prix International de Poésie) :
Adonis, Aimé Césaire, Georges-Emmanuel Clancier, Philippe Jaccottet, Vénus Khoury-Ghata, Abdellatif Laabi, Salah Stétié, Liliane Wouters, Hélène Dorion, Lionel Ray, Edouard Glissant, Yves Bonnefoy, Albert Memmi, François Cheng.

Ou dans la première sélection du prix :
Marie-Claire Bancquart, Bernard Noël, Paul Louis Rossi, Habib Tengour, Franck Venaille, Jean-Michel Maulpoix, William Cliff, Guy Goffette, Jacques Izoard, Ludovic Janvier, Alain Jouffroy.
Florence Trocmé

Contexte
Dans une société qui ne cesse de diversifier l’espace public, jamais celui-ci et les valeurs qui le sous-tendent n’auront été aussi menacés. Les causes sont connues et convergent toutes vers la raréfaction de la parole libre et son asphyxie par le bruit de la communication. Parce qu’il est le premier concerné par cette régression, parce que la parole est son instrument d’expression, le poète se doit de reconduire la poésie, de la périphérie où elle a été reléguée, au centre la Cité. Ce renversement n’est pas une figure de rhétorique mais un programme politique. Son avènement a toujours marqué la réintroduction d’un espace de délibération où se redéfinissent les termes du contrat social et les formes d’expression.

Objectifs
Consciente de ce péril, La Nouvelle Pléiade s’est notamment donnée comme objectifs «d’assurer la promotion en tant que valeur universelle de la diversité linguistique et culturelle dans le monde.
Sachant que cette valeur liée aux principes de tolérance et de fraternité universelle qu’elle fait siens, ne peut être qu’un facteur de paix et d’enrichissement mutuel dans le monde et qu’elle sous-tend le développement de la démocratie et de la laïcité, elle facilite dans cette perspective, partout où cela sera possible, la création d’associations et d’organisations partageant ses objectifs et ses valeurs »…

Public
Pour inscrire sa singularité dans l’espace public mondialisé, la Nouvelle Pléiade entend fédérer le poète, l’écrivain, l’intervenant de la francophonie, de la diversité culturelle et linguistique y compris les sociétés d’auteurs et les acteurs privés de la chaîne du Livre.

Dispositif
Le dispositif technique s’articule autour de la séquence suivante : réflexion-action-expression. La création du Prix International de Poésie de langue française Léopold Sédar Senghor accompagnera la publication d’un manifeste fondateur et la création d’un portail Internet, interface entre espace public et espace associatif. Les interventions publiques de La Nouvelle Pléiade prennent la forme de rencontres (colloques, récitals, conférences, séminaires) ; de publications (actes de colloques, Lettres, rapports…) ou de diffusion de toute autre production imprimée ou audiovisuelle servant cette cause.

Domaine d'intervention
L’espace public, la poésie et les enjeux de la mondialisation et de la libre circulation de la parole.
FT

vendredi 13 mai 2005

Boulez et Paule Thévenin

A lire de toute urgence, un passionnant article de Pierre Boulez, publié dans le Monde daté vendredi 13 mai 2005 (début de l’article en Une, disponible sur Internet) et intitulé "Réformer la loi sur les ayants droit". Boulez dresse entre autre un superbe et très émouvant portrait de son amie Paule Thévenin, raconte le rôle qu’elle a joué dans sa propre vie et démontre que sans elle "les Œuvres complètes d’Antonin Artaud n’existeraient tout simplement pas ». Boulez propose donc dans cet article de revoir complètement la loi sur les ayants droit, en démontrant à quels abus peut conduire celle qui est en vigueur aujourd’hui, exemples à l’appui. La plume est extraordinaire, le propos passionnant de bout en bout et la cause plus qu’importante.

©florence trocmé

mardi 10 mai 2005

Retour sur la mort de Pasolini

A lire en ligne sur le site du journal le Monde ou dans le journal daté mercredi 11 mai 2005, un important article sur la réouverture du dossier de la mort du poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini en 1975 sur une plage d'Ostie.

mercredi 16 février 2005

En soutien au Cecofop

En association avec les très nombreux signataires, je relaie cet appel en faveur du Cecofop.
Florence Trocmé, Poezibao

« Vous avez peut-être déjà eu écho de ce qui se passait au Cecofop [structure éditoriale originale associant une maison d'édition, Le Passeur, à un centre de formation aux métiers du livre, nd'i/i], structure créée et dirigée par Yves Douet : situation très compliquée, où celui-ci est actuellement menacé de licenciement, suite à un putsch fomenté principalement par son agent comptable et quelques anciens stagiaires manipulés et/ou aigris. A force de diffamations, ceux-ci sont parvenus en juillet dernier à prendre le pouvoir du Conseil d'Administration de l'Association.
Le point de départ de cette affaire, c'est un déficit des comptes 2003 lié à des raisons multiples (incendie des belles-lettres, changement de prise en charge des formations par les Assedic, vente des livres en baisse) pour lequel Yves Douet, assisté d'une commissaire aux comptes, avait proposé un plan de redressement : baisse minime et provisoire des salaires et du temps de travail des salariés, suspension du 13ème mois 2004, baisse de son propre salaire de 25%. Malgré les salaires élevés des employés (1600 euros net pour le plus faible), le plan de redressement a été refusé et certains en ont profité pour lancer l'opération de retournement, imputant de manière fausse et diffamatoire le déficit à une mauvaise gestion d'Yves Douet, pourtant directeur sans problème pendant 18 ans !
Depuis, ce ne sont que mesquineries empêchant d'une part Yves Douet de travailler efficacement, d'autre part mettant véritablement en péril la structure en niant ce qui en fait la spécificité : entre autres, négation de l'intérêt de "beaux" livres comme de rencontres littéraires; projet de ne pas faire appel à des intervenants "parisiens", etc. Surtout, interdiction pour Yves Douet de se déplacer à Paris : autant dire, interdiction de trouver de l'argent et de l'avenir pour ses étudiants (stages dans l'édition et très souvent, emplois en conséquence).
Dans le but que cette situation revienne à la normale, nous proposons simplement ici un soutien symbolique à Yves Douet, par lequel nous espérons que ce Conseil d'Administration, en attendant d'être renversé, puisse revenir sur ses décisions catastrophiques et laisser Yves Douet travailler normalement. »

Ci-joint le court texte duquel vous pouvez vous porter solidaire et qui pourrait être remis prochainement à la presse, principalement locale, éventuellement nationale.

" Nous, écrivains, libraires, éditeurs, bibliothécaires, avocats, juristes, professionnels du livre ou du droit, sommes consternés d'apprendre ce qui se passe actuellement au Cecofop et particulièrement les menaces de licenciement qui pèsent sur son directeur Yves Douet. Sans lui, les très réputées formations aux métiers du livre et du droit n'auraient pas d'existence, encore moins le remarquable catalogue que constituent les Editions Le Passeur, outil central et singulier de cette structure. Nous tenons ici à dire tout notre soutien à Yves Douet, créateur de cette école unique et originale. En attaquant Yves Douet, pour lequel nous avons estime et attachement, c'est au Cecofop lui-même qu'on s'en prend et par là, à un rouage important du monde des livres, de l'édition et du droit. "

Premiers signataires :
Paul Otchakovsky-Laurens, directeur des éditions P.O.L, Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes, Olivier Rubinstein, directeur des éditions Denoël, Anne Marie Métailié, directrice des éditons Anne Marie Métailié , Joëlle Losfeld, directrice des éditions Joëlle Losfeld, Tanguy Viel, écrivain, Michel Volkovitch, écrivain, traducteur, Patrick Cahuzac, directeur d'Inventaire/Invention, Alain Mala, directeur des éditions Cénomane, Emmanuel Pierrat, avocat, éditeur, écrivain, Pierre Pachet, écrivain, Yann Chehu, libraire, Xavier Armange, directeur des éditions d'Orbestier, Christine Paoli, Fabienne Picard, Martine Leclerc, éditeurs, éditions d'Orbestier, Pierre Michon, écrivain, Brigitte et Bernard Martin, éditeurs, éditions Joca Seria, François Bon, écrivain, Eric Pessan, écrivain, Thierry Guichard, éditeur, Le Matricule des Anges, Sylvie Gracia, éditrice et écrivain, Le Rouergue, Magali Brazil, directrice de la Maison de la Poésie, Nantes, Yaël Pachet, écrivain, Jean Mattern, éditeur, Gallimard, Marion Mazauric, éditrice, Au Diable Vauvert, Yves Pages, écrivain, éditeur, Verticales, Jeanne Guyon, assistante éditoriale, Verticales, Lydie Salvayre, écrivain, Christophe Claro, écrivain, Nicole Caligaris, écrivain, Régis Jauffret, écrivain, Pierre Senges, écrivain, Olivier Rosenthal, écrivain, Arnaud Cathrine, écrivain, Eric Chalmel, graphiste, Laurent Mauvignier, écrivain, Patrick Deville, écrivain, éditeur, meet, Sylvie Martigny et Jean-Hubert Gailliot, éditeurs, Tristram, Jean-Pierre Sicre, directeur des éditions Phébus, Anne Dauphine du Chatelle, éditrice, Phébus, N.Joffard et G.Cherbonnier, éditeurs, éditions du Petit Pavé, Philippe Dossal, écrivain, libraire, Jean-Claude Pinson, écrivain, Jacques Athanase Gilbert, écrivain, Sébastien Guillot, éditeur, Calmann-Lévy, Thierry Dubreuil, graphiste, Jacques François Piquet, écrivain, Monique Fouquet, assistante d'édition, éditions ENSP, Sylvie Gouttebaron, écrivain, Denis Couet, directeur des éditions ENSP, Marc Renneville, historien, chargé de mission à l'Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire, Pierre Saiah, éditeur, Les Belles Lettres Diffusion Distribution, Marie Lemaire, éditrice, Les Belles Lettres Diffusion Distribution, Marc Leymarios, directeur des ventes, Les Belles Lettres Diffusion Distribution, Ingrid Pelletier, Georges Bourgueil et Pierre-Olivier Sanchez, éditeurs, le Passage du Nord-Ouest, Christophe Fourvel, écrivain, chargé de mission au Centre régional Du Livre de Franche-Comté, Ludovic Roguet, éditeur, éditions A Rebours, Jean-Marie Bergère, Contrechamps, Genève, Martine Breuer, traductrice, Christine Lecerf, germaniste, traductrice, productrice à France-Culture, Josiane Pomier, administration des ventes, Les Belles Lettres Diffusion Distribution, Frédéric Pomier, représentant, Les Belles Lettres Diffusion Distribution, François Boddaert, éditeur, éditions Obsidiane, Armel de Wismes, écrivain, Jean Blaise, directeur du Lieu Unique, Nantes, Loïc Panhaleux, avocat, Frantz Olivié et Charles-henri Lavielle, éditeurs, éditions Anacharsis, Bruno Anatrella, juriste, Catherine Marin, correctrice, Michèle et Alain Lemoine, libraires, Bernard Banoun, traducteur, Enrique Vila-Matas, écrivain, Guy Rousseau, psychanalyste, écrivain, Bertrand Filllaudeau et Fabienne Raphoz, directeurs des éditions Corti, Valérie Sourdieux, écrivain, Agnès Michaud, esthéticienne, " La boîte à lire ", librairie française à Chypre, Marielle Roffi, traductrice, Alain Girard et toute l'équipe de la librairie Vent d'Ouest, Nantes, " Le Chercheur d'Art ", librairie, Rennes, Philippe Forest, écrivain, Stéphane Bouquet, écrivain, Daniel Cunin, traducteur, Christophe Josse, traducteur, Danielle Frétin, avocate, ancien bâtonnier, Nicolas Marquet, éditeur, Anacharsis, Bernard Hoepffner, traducteur, Alain Gnaedig, traducteur, Muriel et Ricardo Montserrat, éditeurs, Yvan Trebern, avocat, Luc Vidal, éditeur, Le Petit Véhicule, Marielle Durin, avocate, Marie-Cécile Rousseau, avocate, Jean-Louis Bailly, écrivain, Louis Dubost, éditeur, L'Idée Bleue, Florence Lévi, directrice de la revue Sigila, Frédérique Laurent, traductrice, Anne-Lucie Voorhoeve, éditrice, Gallimard, Catherine Robin, avocate, Magali Aibar, avocate, Loïc Cabioch, avocat, Yann Rumin, avocat, Marie-Emmanuelle Beloncle, avocate, Jacques Lapallus, avocat, Bertrand Salguain, avocat, Pascale Mourmanne, avocate, Pierre Michaud, directeur des éditions l'Atalante, Mireille Rivalland et Nicolas Giacometti, éditeurs, l'Atalante, Michel Valensi, directeur des éditions de l'Eclat, Patricia Farazzi, écrivain, Emmanuèle Sandron, écrivain, traductrice, Asbjorn Overas, éditeur, édition Aschehoug, Myriam Monteiro-Braz, éditrice, Champ Vallon, Marie-Cécile Gaillard, secrétaire générale de la Revue 303, Jérôme Millon et Marie-Claude Carraza, éditeurs, éditions Jérôme Million, Pierre- Jean Balzan, directeur des éditions La Fosse aux Ours, Chantal Desjonquères, directrice des éditions Desjonquères, Michel Jourdain, écrivain, Patrick Beaune, directeur des éditions Champ Vallon

Étant donné les courts délais dans lesquels cette action peut être efficace, nous vous proposons, plutôt que de réunir des signatures manuscrites, d'envoyer un mail par lequel vous confirmez votre soutien à l'ancien président du Conseil d'Administration qui centralisera ainsi la liste des signataires, à alain-mollard44@wanadoo.fr ]

jeudi 27 janvier 2005

Quand Google défie l'Europe

Avec son aimable autorisation, j’ai choisi de reproduire dans Poezibao cet important article/appel de Jean-Noël Jeanneney, directeur de la Bibliothèque Nationale de France, parce que je pense que cela concerne étroitement aussi la poésie.


Pour l'instant, la nouvelle n'a guère attiré l'attention que des bibliothécaires et des informaticiens. Et, pourtant, je gage qu'on ne va pas tarder à en mesurer la portée culturelle, donc politique  : vaste.
Google est, comme on sait, le premier moteur de recherche propre à guider les internautes dans l'immensité de la Toile. L'un des premiers chronologiquement, puisqu'il remonte à 1998 (sept ans, longue durée dans ce champ). Le premier par son succès : 75  % de la recherche d'information passent aujourd'hui par son truchement. Le premier enfin par son poids capitalistique  : entré à la Bourse de New York en juin  2004, il y trouve et y trouvera en abondance des ressources nouvelles.
Or voici que, le 14 décembre, cette société a annoncé à grand bruit qu'elle venait de passer accord avec cinq des bibliothèques les plus célèbres et les plus riches du monde anglo-saxon  : la New York Public Library et quatre bibliothèques d'universités, Stanford, l'université du Michigan, Harvard (Etats-Unis) et Oxford (Grande-Bretagne).
Accord pour quoi faire ? Rien de moins que numériser en quelques années 15  millions d'ouvrages afin de les rendre accessibles en ligne. Librement pour tous ceux qui sont tombés dans le domaine public, en extraits alléchants pour les autres qui sont encore sous droits, en attendant que le temps passe. Stanford et l'université du Michigan mettront à disposition de Google l'intégralité de leurs collections (8  millions pour la première, 7 pour la seconde) ; New York donnera accès à des documents fragiles qui ne sont pas sous copyright  ; Oxford à une sélection du XIXe  siècle  ; Harvard se bornant à un test de 40  000  documents choisis parmi ses 15 millions de livres.
Il s'agira au total, chiffre vertigineux, de 4,5  milliards de pages. La première réaction, devant cette perspective gigantesque, pourrait être de pure et simple jubilation. Voici que prendrait forme, à court terme, le rêve messianique qui a été défini à la fin du siècle dernier  : tous les savoirs du monde accessibles gratuitement sur la planète entière. Donc une égalité des chances enfin rétablie, grâce à la science, au profit des pays pauvres et des populations défavorisées.
Il faut pourtant y regarder de plus près. Et naissent aussitôt de lourdes préoccupations. Laissons de côté la sourde inquiétude de certains bibliothécaires préoccupés, sans trop oser le dire, à l'idée de voir se vider leurs salles de lecture  ; certes, leur métier évoluera peu à peu pour servir la documentation des citoyens et pour éclairer leurs choix de multiples manières, mais l'objet-livre a trop d'avantages pratiques par rapport à l'écran pour ne pas subsister très longtemps. Toute l'expérience de l'Histoire montre que dans le passé aucun des nouveaux modes de communication ne s'est substitué aux précédents - les complétant seulement et souvent les valorisant.
Le vrai défi est ailleurs, et il est immense. Voici que s'affirme le risque d'une domination écrasante de l'Amérique dans la définition de l'idée que les prochaines générations se feront du monde. Quelle que soit en effet la largeur du spectre annoncé par Google, l'exhaustivité est hors d'atteinte, à vue humaine. Toute entreprise de ce genre implique donc des choix drastiques, parmi l'immensité du possible. Les bibliothèques qui vont se lancer dans cette entreprise sont certes généreusement ouvertes à la civilisation et aux œuvres des autres pays. Il n'empêche  : les critères du choix seront puissamment marqués (même si nous contribuons nous-mêmes, naturellement sans bouder, à ces richesses) par le regard qui est celui des Anglo-Saxons, avec ses couleurs spécifiques par rapport à la diversité des civilisations.
Je garde en mémoire l'expérience du Bicentenaire de la Révolution, en 1989, quand j'en dirigeais les manifestations. Il eût été délétère et détestable pour l'équilibre de la nation, pour l'image et la connaissance qu'elle avait d'elle-même, de son passé, des événements, lumineux ou sombres, qu'il nous revenait de commémorer, d'aller chercher dans les seules bases de données anglaises ou américaines un récit et une interprétation qui y étaient biaisés de multiples façons  : Le Mouron rouge écrasant Quatre-vingt-treize, les vaillants aristocrates britanniques triomphant des jacobins sanguinaires, la guillotine occultant les droits de l'homme et les intuitions fulgurantes de la Convention. Cet exemple est instructif, et il nous met en garde.
N'oublions pas, d'autre part, un autre aspect de la question, qui concerne le travail en marche  : dans l'océan d'Internet, où tout circule, dans l'ordre du vrai comme du faux, les processus de validation des produits de la recherche par les autorités scientifiques et par les revues prennent désormais une importance essentielle. La production scientifique anglo-saxonne, déjà dominante dans une quantité de domaines, s'en trouvera forcément survalorisée, avec un avantage écrasant à l'anglais par rapport aux autres langues de culture, notamment européennes.
On dira qu'il ne s'agit pas en l'occurrence d'écrits complets, puisqu'ils ne sont pas, par définition, tombés dans le domaine public, seulement d'extraits protégeant auteurs et éditeurs. Mais justement  : cette publicité sera forcément discriminante. Ajoutons que, sous l'apparence de la gratuité, l'internaute rétribuera en fait Google, en tant que consommateur, puisque l'entreprise vit à 99  % de publicité et que la démarche qu'elle annonce ne vise qu'à obtenir un retour sur investissement grâce à celle-ci. Les publicités en marge des pages et les liens privilégiés guideront vers des achats qui accentueront le déséquilibre.
Lorsque s'est posée, depuis la seconde guerre mondiale, du côté du cinéma puis de l'audiovisuel, la question de la riposte française à la domination américaine, vouée, si l'on n'avait pas réagi, à opprimer chez nous toute production originale, une première réaction a été de protectionnisme, selon un système de quotas, dans les salles puis à la télévision. Cela n'était pas illégitime et a été partiellement efficace. Mais, dans le cas qui nous occupe, cette stratégie se révèle, compte tenu de la nature de la Toile, impossible. Reste donc la seconde, qui a fait ses preuves sur nos divers écrans  : celle de la contre-attaque, avec un soutien positif à la différence.
Dans cette affaire, la France et sa Bibliothèque nationale ont une responsabilité particulière envers le monde francophone. Mais aucune nation européenne n'est, on le sait, assez forte pour pouvoir assurer seule le sursaut nécessaire. Je serai, bien sûr, le dernier à négliger les efforts accomplis  : la bibliothèque virtuelle développée par la Bibliothèque nationale de France (BNF) sous le nom de Gallica - qui propose déjà 80  000 ouvrages en ligne et 70  000 images, et qui va offrir bientôt la reproduction de grands journaux français depuis le XIXe  siècle - est installée avec la gratitude de nombreux chercheurs et citoyens, et elle sert notre influence autour du monde  ; mais elle ne vit que de subventions de l'Etat, forcément limitées, et de nos ressources propres, difficilement et vaillamment mobilisées. Notre dépense annuelle ne s'élève qu'à un millième de celle annoncée par Google. Le combat est par trop inégal.
Une autre politique s'impose. Et elle ne peut se déployer qu'à l'échelle de l'Europe. Une Europe décidée à n'être pas seulement un marché, mais un centre de culture rayonnante et d'influence politique sans pareille autour de la planète.
L'heure est donc à un appel solennel. Il revient aux responsables de l'Union, dans ses trois instances majeures, de réagir sans délai - car, très vite, la place étant prise, les habitudes installées, il sera trop tard pour bouger.
Un plan pluriannuel pourrait être défini et adopté dès cette année à Bruxelles. Un budget généreux devrait être assuré. C'est en avançant sur fonds publics que l'on garantira aux citoyens et aux chercheurs - pourvoyant aux dépenses nécessaires comme contribuables et non comme consommateurs - une protection contre les effets pervers d'une recherche de profit dissimulée derrière l'apparence d'un désintéressement.
C'est en rassemblant des initiatives d'Etat qu'on évitera que tous nos fonds d'archives photographiques soient rachetés par des entreprises américaines (Corbis, filiale de Microsoft, a déjà beaucoup avancé dans ce domaine). C'est en mobilisant les laboratoires spécialisés que l'on assurera le développement d'un moteur de recherche ainsi que d'outils logiciels qui soient les nôtres.
Partout on évoque, ces temps-ci, l'urgence d'une politique de recherche et d'une politique industrielle de long terme qui assurent, face aux diverses concurrences planétaires dont le dynamisme s'affirme si fort, un avenir à l'originalité de l'Europe  : eh bien  ! c'est exactement de cela qu'il s'agit, c'est ce défi qu'il nous revient d'affronter. Nous le pouvons, donc nous le devons.

Jean-Noël Jeanneney, ancien secrétaire d'Etat à la communication, est président de la Bibliothèque nationale de France et de l'association Europartenaires.

jeudi 16 décembre 2004

Des décisions arbitraires au CNL

Cette pétition contre l'arbitraire qui s'installe de plus en plus au CNL, et dont les enjeux dépassent le seul cas des écrivains, mais touchent l'ensemble de la vie culturelle en France, m’a été transmise par Marc Delouze qui anime les Parvis poétiques.

Présentation du Centre National du Livre
Le Centre National du Livre a remplacé en 1993 le Centre National des lettres, créé en 1973. Il en conserve les missions principales : aide aux auteurs, à l'édition, aux bibliothèques, aux revues ainsi que la structure et le mode de fonctionnement. Le CNL dépend, au ministère de la culture, de la direction du livre, avec l'appui de commissions de spécialistes (écrivains, libraires etc) qui, après études des dossiers, émettent un avis sur les demandes exprimées. Elles sont actuellement au nombre de 16, recouvrant tous les domaines de la librairie (littérature antique, bande dessinée, théâtre, littérature scientifique et technique, philosophie, littératures étrangères, poésie et roman etc). Le président du CNL est statutairement habilité à prendre les décisions finales, ce qui ne signifie pas qu'elles puissent relever d'un pur arbitraire : respectant le budget, mais aussi l'exigence de qualité littéraire dont les commissions sont garantes.

Appel aux écrivains et poètes
par Oscarine Bosquet, Vincent Broqua, Pascal Commère, Jean-Michel Espitallier, Alain Girard-Daudon, Michelle Grangaud (présidente), Isabelle Howald, Emmanuel Laugier, Pierre Le Pillouër, Philippe Longchamp, Sabine Macher, Jérôme Mauche, Jean-Claude Pinson, Frank Smith, Catherine Soullard, Esther Tellermann, André Ughetto, Catherine Weinzaepflen, membres de la Commission Poésie du CNL.

Depuis sa création, le Centre National du Livre fait appel à des commissions spécialisées dans les différents domaines littéraires pour étudier des demandes d'aide aux éditeurs ou aux auteurs. En clôture de ce travail, la commission prend position - éventuellement par un vote à bulletins secrets -et recommande d'accorder ou de refuser l'aide demandée. Depuis leur création, ces commissions travaillent à la satisfaction des écrivains et de leurs éditeurs, au point que les différents présidents qui se sont succédé à la direction du CNL ont toujours suivi les avis donnés, alors qu'ils n'y étaient pas obligés statutairement. Il n'en va plus ainsi désormais. Depuis un an, à différentes reprises et dans différentes commissions, des recommandations clairement motivées n'ont pas été suivies, le président actuel du CNL ayant décidé, seul et de façon totalement arbitraire, de réduire de moitié, ou même de supprimer, une aide jugée digne d'être attribuée, ou encore d'accorder une aide là où l'avis de la commission avait été défavorable pour des motifs nettement formulés. Alors que les commissions sont toujours respectueuses de l'enveloppe budgétaire, il n'est pas acceptable que la décision d'un seul tranche, sans motif clairement articulé, contre l'avis majoritaire ou unanime du collège d'experts que sont les écrivains réunis au sein d'une même commission, et d'ailleurs issus d'horizons différents, ce qui garantit l'objectivité des avis exprimés. Nous demandons que le travail des commissions cesse d'être ainsi ouvertement désavoué, comme l'est du même coup celui des revues, des éditeurs et des écrivains qui recourent à l'aide du CNL.

Premiers signataires.
Pierre Alferi, Marie Alloy, Gabrielle Althen, Santiago Amigorena, François Annycke, Christian Arthaud, Françoise Ascal, François Aubral, Jean-Marc Baillieu, Jean-Christophe Bailly, Baptiste-Marrey, Lambert Barthélemy, Stéphane Baquey, Raphaël Bassan, Emmanuelle Bayamack-Tam, Philippe Beck, Tahar Bekri, Farrida Belabbas, Raymond Bellour, Marcel Bénabou, Mathieu Bénézet, Guy Bennett, Guy Benoît, Claude Ber, Stéphane Bérard, Yves Bergeret, Christian Bernard, Omar Berrada, Arno Bertina, Patrick Beurard-Valdoye, Daniel Biga, Michel Blazy, Richard Blin, François Boddaert, Philippe Boisnard, Yves Bonnefoy, Yves Boudier, Pascal Boulanger, Stéphane Bouquet, Frédéric Boyer, Sophie Braganti, Pierre Yves Brandt, Magali Brazil, Sherry Brennan, Bernard Bretonnière, Jacques Brou, Arnaud Buchs, Olivier Cadiot, François Caradec, Elisabeth Cardonne-Arlyck, Gérard Cartier, Jean-Philippe Cazier, Julien Cendres, Noëlle Chabert, Claude Chambard, Pierre Chappuis, Anne-James Chaton, Philippe Chartron, Jacques Chessex, Eric Chevillard, Alain Chevrier, Philippe Choulet, David Christoffel, Marc Cholodenko, Ariane Chottin, Hélène Cixous, Éric Clémens, Marcel Cohen, Laure Coret, Jean Gabriel Cosculluela, Patrice Cotensin, Jean-Luc Coudray, Alain Coulange, Fabienne Courtade, Jean-Patrice Courtois, Sylvain Courtoux, Martine Creac'h, Michel Crépu, Guy Créquie, Julien d'Abrigeon, Paul Dakeyo, Louis Dalla Fior, Sylvain Dambrine, Christophe David, Bertrand Degott, Ludovic Degroote, Michel Deguy, Chloé Delaume, Henri Deluy, Jacques Demarcq, Maryline Desbiolles, Gérard Dessons, Lionel Destremau, Michel Deutsch, Vincent Deville, François-Marie Deyrolle, Pascal Didier, Georges Didi-Huberman, Philippe di Folco, Yves di Manno, Agnès Disson, François Dominique, Suzanne Doppelt, Christian Doumet, Rodica Draghincescu, Charles Dreyfus, Jean-Pascal Dubost, Louis Dubost, Hélène Duffau, Frédéric Dumond, Katrine Dupérou, Jacques Dupin, Sylviane Dupuis, Sylvie Durbec, Lionel Duvoy, Renaud Ego, Marie-Florence Ehret, Jalal El Hakmaoui, Antoine Emaz, Bernardette Engel-Roux, Christophe Fauchon, Raymond Federman, Christophe Fiat, Frédéric Forte, Dominique Fourcade, Maurice Fréchuret, Alain Freixe, Alain Frontier, L. Mario Fusco, Réginald Gaillard, Jérôme Game, Didier Garcia, Ariane Gardel, Isabelle Garron, Lorand Gaspar, Marianne Gassel, Albane Gellé, Eric Giraud, Liliane Giraudon, Jean-Marie Gleize, Jacques Goorma, Goria, Alain Gorius, Jean-Pierre Greff, Frédérique Guétat-Liviani, Luce Guilbaud, Cécile Guilbert, Frédéric Guillaume, Gérard Haller, Christophe Hanna, Georges Hassomeris, Louis Hay, Bernard Heidsieck, Alain Hélissen, Thierry Hesse, André Hirt, Hélène Honnorat, Éric Houser, Joël Hubaut, Christian Hubin, Valéry Hugotte, Geneviève Huttin, Jean-Pierre Huguet, Nicolas Idier, Philippe Jaccottet, Manuel Joseph, Yves Jouan, Jacques Jouet, Charles Juliet, Leslie Kaplan, Blandine Keller, Sarah Kéryna, Vénus Khoury-Ghata, Judit Kurtàg, Philippe Lacoue-Labarthe, Christian Laffely, Jacinto Lageira, Roger Lahu, Karl Lakolak, Virginie Lalucq, Patrick Lapeyre, Josée Lapeyrère, Franck Laroze, Isabelle Lartault, Pierre Lartigue, Laurent Laurent, Frédéric Léal, Jean-Claude Lebensztejn, Sandrine Le Broch, Jean-Paul Legros, Samuel Lequette, David Lespiau, Guillaume Le Touze, Edouard Levé, Jean-Marc Lévy-Leblond, Anne Lizy, Véronique Lossky, Jacques Lovichi, Christopher Lucken, Éric Maclos, Vanina Maestri, Benoist Magnat, Maria Maïlat, Jean-Paul Manganaro, Anne Malaprade, Jacques-François Marchandise, Christophe Marchand-Kiss, Rodrigue Marquez de Suza, Frédérique Martin-Scherrer, Cyrille Martinez, Jean-Charles Masséra, Harry Mathews, Bernard Mazo, Dominique Meens, Danielle Mémoire, Karèle Menine, Lorenzo Menoud, Yannick Mercoyrol, Michèle Métail, Jean-Paul Michallet, Laurence Michel, Jacques-Henri Michot, Cécile Minard, Yvon Minier, Hélène Mohone, Katalin Molnár, Pascalle Monnier, Jean-Claude Montel, Raphaël Monticelli, Claude Mouchard, Béatrice Mousli, Sandra Moussempès, Joseph Mouton, Valérie Mréjen, Jean-Luc Nancy, Frédéric Nevchehirlian, Gérard Noiret, Mathieu Nuss, Claude Ollier, Véronique Ovaldé, Anne Parian, Pierre Parlant, Carole Peclers, Christophe Pellet, Charles Pennequin, Malika Person, Xavier Person, Nicolas Pesquès, Eric Pesty, Franck Pierabon, Angélique Pieri, Emmanuelle Pireyre, Isabelle Pinçon, Bernard Pingaud, Véronique Pittolo, Marline Poete, Isabelle Poncet Rimaud, Anne Portugal, Jean-Jacques Poucel, Pascal Poyet, Daniel Pozner, Gisèle Prassinos, Christian Prigent, Franck Pruja, Simon Quéheillard, Dominique Quélen, Nathalie Quintane, Philippe Rahmy, François Ramnou, Jacques Rebotier, Katy Rémy, Roland Reutenauer, Jean-Michel Rey, Mireille Ribière, François Richard, Martin Richet, Valérie-Catherine Richez, Serge Ritman, Monique Rival, Stéphane Rosière, Paul Louis Rossi, Valérie Rouzeau, Anne-Christine Royère, Pierre Rusch, Arnaud Rykner, James Sacré, Éric Sadin, Caroline Sagot-Duvauroux, Babacar Sall, Olivier Salon, Tiphaine Samoyault, Hélène Sanguinetti, Sapho, Yoshijuki Sato, Jean-Louis Schefer, Jean-Claude Schneider, Gabriel Schoettel, Ryoko Sekiguchi, Dominique Sigaud, Jacques Sivan, Sébastien Smirou, Aurélie Soulatges, Anne-Marie Soulier, Jude Stefan, Eric Suchère, Lucien Suel, Michel Surya, Didier Sustrac, Cole Swensen, Nicolas Tardy, Christian Tarting, Habib Tengour, Gérard Titus-Carmel, François Théron, Koenraad A. Tonnisen, Catherine Tresson, Christiane Tricoit, Natacha Trippé, Frédéric Valabrègue, Françoise Valéry, Bernard Vargaftig, Véronique Vassiliou, Gilbert Vaudey, Franck Venaille, Jean-Pierre Verheggen, Joël Vernet, Christiane Veschambre, Mathilde Vischer, Jean-Jacques Viton, Vincent Wackenheim, Patrick Wald-Lasowsky, Nicole Ward Jouve, Serge Wellens, Martin Winckler, Saúl Yurkievich