"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 9
Pierre Guyotat (derniers
livres jusque Progénitures) : boue verbale, la voix qui n'arrive plus à articuler, chaos, bouillon,
clapots, brouhaha.
(au Grand auditorium de
la B.n.F.)
©Alain Marc
Pierre Guyotat (derniers
livres jusque Progénitures) : boue verbale, la voix qui n'arrive plus à articuler, chaos, bouillon,
clapots, brouhaha.
(au Grand auditorium de
la B.n.F.)
©Alain Marc
« ... ce début d'Une mort
toujours enceinte qui possède ô
combien de force et que je considère comme étant proche du cri. [...]
Vous comprenez là, ce que vous ne voyez
peut-être pas de l'intérieur, pourquoi je sépare les deux premières parties du
premier opus d'Une mort toujours enceinte du reste de votre œuvre [...] Un certain parlé
franc, une position du poète, par rapport au lecteur, qui se met plus en avant,
à découvert, qui ose, plus - quand la tension est trop forte - et laisse au
vestiaire, l'en-place du langage intrinsèque, codé, qu'a installé petit à petit
l'histoire de la poésie. »
(Extraits d'une deuxième
lettre à Pierre Garnier).
©Alain Marc
« c'est en découvrant
votre premier tome d'Une mort toujours enceinte (surtout les deux premières parties - coll. "Liberté
sur parole", éd. Corps puce, Amiens, 1er trim. 1994) , que l'envie m'est
venue [...]
[...] "litanies", qui avancent
lentement, lourdes, et charrient tout le repentir. »
(Extraits d'une première
lettre à l'auteur).
©Alain
Marc
Abdellatif Laâbi, dans ses poèmes longs, ou ses suites de poèmes. La répétition
: le martellement.
©Alain Marc
Abdellatif Laâbi, dans
ses recueils de poèmes, à l'intérieur même de ces poèmes :. Laâbi est issu du
Maghreb. D'où le, les contes.
©Alain Marc
La poésie d'Abdellatif
Laâbi. On pense parfois aux mécanismes de la Bible (revisitée) : des vérités
sont posées, comme des proverbes, en fragments de vérités humaines.
©Alain Marc
Le Sens du combat, Suite : sous une musique innocente (et son air
de timide...), Michel Houellebecq remue les choses les plus profondes.
©Alain
Marc
Je lis la première partie
du recueil de Michel Houellebecq le Sens du combat (Éd. Flammarion, mars 1996). Et je me dis. 1.
(Lisant les premiers poèmes, me rappelant de la musique de l'auteur lors de sa
lecture au Cercle de minuit. Aimant énormément.) Mais ce sont des alexandrins !
2. (Lisant les poèmes qui suivent.) Étonnant ces textes sur la chair et les
organes du corps. 3. (Lisant les poèmes qui suivent les précédents.) La mort
est présente, elle rode dans de nombreux poèmes.
Je me dis encore. Ce
recueil est composé par cycles : cycle 1, cycle 2, cycle 3.
©Alain Marc
(… La poésie. De , de .) et celles de Benjamin Fondane, de Michel Houellebecq, d'Abdellatif
Laâbi.
Les présentes
"lectures", ou plutôt "instants" (voir les deux parutions du « Journal de l’instant
» ainsi que les "lectures" de Duras parues dans la revue-magazine le
Bord de l’eau en 1996), sont un aparté d’Écrire le cri, une suite, un autre éclairage. Sur, à partir de
Benjamin Fondane (Écrire le cri donne la liste des œuvres du cri du poète roumain), sur la poésie de
Michel Houellebecq (toujours aussi peu présente dans les institutions
poétiques…), sur la poésie d’Abdellatif Laâbi, notes écrites pendant la
conception de l’entretien « le Martèlement du poète, Rencontre avec Abdellatif
Laâbi » paru dans la revue Europe
(numéro Nazim Hikmet, juin-juillet 2002), sur la poésie du cri de Pierre
Garnier - et oui…, découverte récemment -, qui fut le déclencheur d’une lecture
plus approfondie de sa poésie "linéaire" témoignée dans les
"Lectures poétiques" parues au sein de Poezibao en décembre 2005, et enfin, de l’écriture
Guyotat.
AM
Les poèmes de Paysages de Benjamin Fondane (poèmes 1917-1923, édités en
Roumanie en 1930, rééd. trad. Odile Serre dans le Mal des fantômes précédé de Paysages, Paris Méditerranée/l'Éther Vague Patrice Thierry
Éditeur, avr. 1996) : comme toujours, disent autre chose que ce qu'ils disent
au premier abord. « Mais que cherchait Benjamin Fondane en écrivant ces
paysages ? Lui qui n'a cessé de chercher à écrire le cri », serait une question
intéressante.
©Alain Marc
En préambule à une
nouvelle série de notes de lecture proposée par Alain Marc, je publie cette
Introduction aux "Lectures" qu'il a rédigée pour expliciter sa
méthode et son projet.
FT
Il faut lire les notes dans leur ensemble : non pas une par une.
Chaque note est une idée, une phrase, point. (Fuir absolument tout,
développement. Garder ne garder, que la première,
trace.)
Une note n'est jamais une note qui se suffirait à elle-même. Elle est là en
déclencheur, afin de susciter, une lecture plus approfondie de la part du
lecteur.
Un flash, une sensa
tion.
L'idéal, serait de n'y faire aucune retouche (penser aux "retouches"
de Daniel Boulanger * )
Seulement, de les assembler, les unes après les autres, auprès, d'une,
d'autres.
* Tiens, encore une superbe démarche poétique qui ne trouve plus aujourd'hui,
aucun écho, dans la "presse" de la poésie française...
©Alain Marc