mercredi 25 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 9

Pierre Guyotat (derniers livres jusque Progénitures) : boue verbale, la voix qui n'arrive plus à articuler, chaos, bouillon, clapots, brouhaha.
(au Grand auditorium de la B.n.F.)
©Alain Marc

mardi 24 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 8

« ... ce début d'Une mort toujours enceinte qui possède ô combien de force et que je considère comme étant proche du cri. [...]
Vous comprenez là, ce que vous ne voyez peut-être pas de l'intérieur, pourquoi je sépare les deux premières parties du premier opus d'Une mort toujours enceinte du reste de votre œuvre [...] Un certain parlé franc, une position du poète, par rapport au lecteur, qui se met plus en avant, à découvert, qui ose, plus - quand la tension est trop forte - et laisse au vestiaire, l'en-place du langage intrinsèque, codé, qu'a installé petit à petit l'histoire de la poésie. »
(Extraits d'une deuxième lettre à Pierre Garnier).
©Alain Marc

lundi 23 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 7

Pour Pierre Garnier,
« c'est en découvrant votre premier tome d'Une mort toujours enceinte (surtout les deux premières parties - coll. "Liberté sur parole", éd. Corps puce, Amiens, 1er trim. 1994) , que l'envie m'est venue [...]
[...] "litanies", qui avancent lentement, lourdes, et charrient tout le repentir. »
(Extraits d'une première lettre à l'auteur).
©Alain Marc

dimanche 22 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 6

Abdellatif Laâbi, dans ses poèmes longs, ou ses suites de poèmes. La répétition : le martellement.
©Alain Marc

samedi 21 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 5

Abdellatif Laâbi, dans ses recueils de poèmes, à l'intérieur même de ces poèmes :. Laâbi est issu du Maghreb. D'où le, les contes.
©Alain Marc

vendredi 20 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 4

La poésie d'Abdellatif Laâbi. On pense parfois aux mécanismes de la Bible (revisitée) : des vérités sont posées, comme des proverbes, en fragments de vérités humaines.
©Alain Marc

jeudi 19 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 3

Le Sens du combat, Suite : sous une musique innocente (et son air de timide...), Michel Houellebecq remue les choses les plus profondes.
©Alain Marc

mercredi 18 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 2

Je lis la première partie du recueil de Michel Houellebecq le Sens du combat (Éd. Flammarion, mars 1996). Et je me dis. 1. (Lisant les premiers poèmes, me rappelant de la musique de l'auteur lors de sa lecture au Cercle de minuit. Aimant énormément.) Mais ce sont des alexandrins ! 2. (Lisant les poèmes qui suivent.) Étonnant ces textes sur la chair et les organes du corps. 3. (Lisant les poèmes qui suivent les précédents.) La mort est présente, elle rode dans de nombreux poèmes.
Je me dis encore. Ce recueil est composé par cycles : cycle 1, cycle 2, cycle 3.
©Alain Marc

mardi 17 janvier 2006

"Lectures" poésies du cri par Alain Marc : 1

(… La poésie. De , de .) et celles de Benjamin Fondane, de Michel Houellebecq, d'Abdellatif Laâbi.

Les présentes "lectures", ou plutôt "instants" (voir les deux parutions du « Journal de l’instant » ainsi que les "lectures" de Duras parues dans la revue-magazine le Bord de l’eau en 1996), sont un aparté d’Écrire le cri, une suite, un autre éclairage. Sur, à partir de Benjamin Fondane (Écrire le cri donne la liste des œuvres du cri du poète roumain), sur la poésie de Michel Houellebecq (toujours aussi peu présente dans les institutions poétiques…), sur la poésie d’Abdellatif Laâbi, notes écrites pendant la conception de l’entretien « le Martèlement du poète, Rencontre avec Abdellatif Laâbi »  paru dans la revue Europe (numéro Nazim Hikmet, juin-juillet 2002), sur la poésie du cri de Pierre Garnier - et oui…, découverte récemment -, qui fut le déclencheur d’une lecture plus approfondie de sa poésie "linéaire" témoignée dans les "Lectures poétiques" parues au sein de Poezibao en décembre 2005, et enfin, de l’écriture Guyotat.
AM

Les poèmes de Paysages de Benjamin Fondane (poèmes 1917-1923, édités en Roumanie en 1930, rééd. trad. Odile Serre dans le Mal des fantômes précédé de Paysages, Paris Méditerranée/l'Éther Vague Patrice Thierry Éditeur, avr. 1996) : comme toujours, disent autre chose que ce qu'ils disent au premier abord. « Mais que cherchait Benjamin Fondane en écrivant ces paysages ? Lui qui n'a cessé de chercher à écrire le cri », serait une question intéressante.
©Alain Marc

lundi 16 janvier 2006

Introduction aux "lectures" d'Alain Marc

En préambule à une nouvelle série de notes de lecture proposée par Alain Marc, je publie cette Introduction aux "Lectures" qu'il a rédigée pour expliciter sa méthode et son projet.
FT

Il faut lire les notes dans leur ensemble : non pas une par une.
 
Chaque note est une idée, une phrase, point. (Fuir absolument tout, développement. Garder ne garder, que la première,
 trace.)
 
Une note n'est jamais une note qui se suffirait à elle-même. Elle est là en déclencheur, afin de susciter, une lecture plus approfondie de la part du lecteur.
 
Un flash, une sensa
tion.
 
L'idéal, serait de n'y faire aucune retouche (penser aux "retouches" de Daniel Boulanger * )
 
Seulement, de les assembler, les unes après les autres, auprès, d'une, d'autres.

* Tiens, encore une superbe démarche poétique qui ne trouve plus aujourd'hui, aucun écho, dans la "presse" de la poésie française...
©Alain Marc

mardi 27 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 23

À propos de la Justification de l'abbé Lemire de Lucien Suel (éd. Mihàly, Genevilliers, déb. 1998) :.

(Lettre à Lucien Suel.)

« J'ai eu l'occasion ce dimanche de feuilleter ta Justification (comme quoi...) et ai beaucoup aimé. Bravo pour ce formidable travail technique, et aussi : j'aime la poésie narrative. Également repéré quelques passages assez forts... »
©Alain Marc

lundi 26 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 22

Et moi qui croyait dur comme fer que ces dessins et petits mots attachés (de Pierre Garnier), étaient, faisaient office d'entêtes de "chapitres"... Une fois encore, avec Viola tricolor (édition bilingue français/allemand, coll. « Sources », éd. En Forêt/Verlag im Wald, avr. 2004), Pierre Garnier chamboule nos réflexes, et idées préconçues, et joue avec (nous) :

le "titre", vient après la fin du poème, le reprenant (« Kein Licht ohne Feuer », p.15), ou vient avant même la répétition intérieure du titre de couverture, c'est-à-dire, du titre même du... recueil !
©Alain Marc

dimanche 25 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 21

À Pierre Garnier :

« ... Il se fait que j'ai découvert depuis très peu de temps vos écrits (que depuis quelques mois), et qu'ils m'ont marqué. Vous êtes un grand, un très grand poète. Et je trouve que l'on ne parle pas assez de vous et surtout, de votre poésie dénommée "linéaire". Vous avez créé un style, une œuvre, quelque chose qui n'a jamais, avant vous, été tenté, et pensé. Loin, bien loin des "avant-gardes" poétiques. »

* *

Et, à nouveau, mais précisant encore...
« je suis parfaitement conscient, vous lisant, que les deux [côtés de votre œuvre] ont l'air pour vous entièrement confondus, et inséparables. Le signe, la vision, reste le même dans vos deux chemins. Tantôt c'est le visuel, tantôt ce sont les mots le décrivant, décrivant cette vision perçue, aperçue, où les deux, l'image et le sens semblent confondus, un peu à la manière du calligraphe arabe. »
(Extraits d'une troisième lettre à Pierre Garnier, pour finir non envoyée...)

©Alain Marc

samedi 24 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 20

Pierre Garnier n'arrête pas de relever les similitudes visuelles, de mouvements, comme toute autre, toutes les similitudes entre un monde et un autre, une époque et une autre, de bond en bond, d'un premier souvenir à un deuxième souvenir. Les longs poèmes de Pierre Garnier avancent de répétition en répétition et installent comme une certaine "ritournelle". Aussi le passage du discours à la langue, que Pierre Garnier appelle le « poème » — pont de l'un à l'autre, jeu du passage, entre l'écriture, son produit (sa production), et l'écrivant se regardant l'effectuer, entre l'extérieur du poème et son intérieur — en train de se faire. Dans ses livres il y a encore, au niveau purement formel, la non distinction franche entre un poème et celui qui le suit. C'est alors le sens, la tête du lecteur, qui "sent" s'il est passé de la fin de l'un, au début de l'autre. Ce que j'appelle l'ésotérisme de Garnier, se loge dans le passage à l'intérieur de la phrase, entre un monde et un autre, qui produit un décalage, légèrement incompréhensible, très légèrement, sur l'abord de la première lecture. Une phrase commence : le lecteur est ancré dans un endroit, et au(x) mot(s) suivant(s), ce dernier est transporté ailleurs, dans un ailleurs qu'il n'aurait jamais imaginé au début de cette même phrase. Par la surprise, donc. Et la douceur, chaude, de la beauté qui en émane.

* *

Garnier : le poète de la perte.
©Alain Marc

vendredi 23 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 19

Dans l'Immaculée conception, je sépare les parties "ésotériques" des "romantiques", par le réflexif ou de simples "moments", le rêve, le fantastique, pour les premières, et le récitatif, le regret (pour la partie qui suit la page 94) pour les deuxièmes.
©Alain Marc

jeudi 22 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 18

Pierre Garnier remet à jour la pensée grecque qui reliait dans un même ensemble l'idée, la réflexion, et la vision, de l’œil (il y a de nombreux points communs entre la poésie "linéaire" du poète, et sa poésie visuelle).
©Alain Marc

samedi 17 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 17

 

Les Poèmes de Saisseval et l'Immaculée conception, de Pierre Garnier (parus pour les premiers sous le titre Poèmes de Saisseval, Eine Endere Zeit, Eine Chronik, aut. 1992-déb. d'hiv. 1993, éd. Atelier Verlag Andernach, Andernach, Allemagne, 1993, rééd. bilingue français/anglais sous le titre Poems of Saisseval, trad. Alex Fischler, éd. Black Hat Press, Minnesota, USA, 1995, à reparaître bientôt aux éditions la Vague Verte, et éd. bilingue français/allemand En Forêt/Verlag im Wald, coll. « Sources », nov. 2001, pour le second livre) : suivent le même mouvement, que les premiers livres recensés.
©Alain Marc

vendredi 16 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 16

Pierre Garnier, poète symboliste. Le symbole. Pierre Garnier est un poète visuel : le visuel est plus qu'important, dans sa poésie "linéaire".
©Alain Marc

jeudi 15 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 15

Chez Garnier, il y a également beaucoup
de fantastique.
©Alain Marc

mercredi 14 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 14

« Je lis et relis [...] Car nous vivons et mourons si peu, et me régale, cherche à comprendre ce léger fil qui semble tenir le déroulement de sa voix, fil mystérieux encore pour moi. Je reste séduit, tout en ne comprenant pas les mécanismes, le mécanisme mis en jeu, qui soutient la légèreté sur une longue période sans apporter d'ennui. Il y a bien ce joli mot-dessin de "melancolia" sur la couverture, dont on souhaiterait de premier abord qu'il donne une piste, mais qui s'avère bien vite non satisfaisante. Puisque se dérobant aussitôt sous la question. »
(Début d'une deuxième lettre à Pierre Garnier.)
©Alain Marc

mardi 13 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 13

Le poème Garnier (par exemple, Car nous vivons et mourons si peu, édition bilingue français/allemand, coll. « Sources », éd. En Forêt/Verlag im Wald, Rimbach, Allemagne, avr. 1999) : le ton de la conversation.
©Alain Marc

lundi 12 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 12

Pour Pierre Garnier.

« ... Du coup, j'ai également découvert votre superbe Car nous vivons et mourons si peu.

 [...] Les textes que je retiens de vous appartiennent à la poésie narrative [...]. Le narratif, mais aussi le souvenir, la réflexion métaphysique [...].

 J'aime retenir, pour vos textes, le mot de "litanies" [...] Vous nommez votre entreprise "une chronique". [...] je pense afin de marquer une même continuité »
(extraits d'une première lettre à l'auteur).
©Alain Marc

dimanche 11 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 11

 

La joie des retouches, de Daniel Boulanger, qui sont tour à tour du cri, romantiques, ésotériques ou surréalistes.
©Alain Marc

samedi 10 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 10

On peut essayer de compartimenter l’œuvre de Franck Venaille dans des catégories extérieures comme poème, poème en prose, récit... On s'aperçoit alors à un moment qu'il y a continuité, passage en douceur de l'une à l'autre, que Venaille pousse, et déjoue tellement chacune d'entre-elles, que l'on passe en douceur de l'une à l'autre, qu'il y a du récit dans le poème en prose (Noire : Barricadenplein), du poème en prose dans le récit (la Guerre d'Algérie), du récit dans le poème (poèmes de la Guerre d'Algérie)...
©Alain Marc

vendredi 09 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 9

 

Jean-Paul Michel, « Monemvasia, 19.08.96 » : outre un certain ton enlevé (emporté), le jeu du titre-citation, de la référence précise en fin de poème (date, lieu...), des majuscules-milieu de vers, troublant parfois de similitude entre le point omis de fin de phrase et l'accentuation. Mais aussi : le recours à l'italique. Donc, du rythme, et de l'oralité (poème « "Défends-toi, sublime Beauté du monde donné !" », la Nouvelle revue française n° 551, sept.1999, p.155-156).

* *
Jean-Paul Michel, « Monemvasia, 19.08.96 ». Également tordre les usages de la ponctuation.
©Alain Marc

jeudi 08 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 8

William Cliff ? (L'entendant lire ses textes (dans ce film passé, début mai 1997 ?, sur Arte où le poète évoque la mémoire de son ami écrivain Conrad Detrez — lecture de ses livres Autobiographie et Conrad Detrez parus aux éd. la Différence respectivement en 1993 et en 1990) :. Le narratif.
©Alain Marc

mercredi 07 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 7

Journal d'un innocent de William Cliff suite.
La forme semble être un prétexte, devant le décalage syntaxique. Il y a décalage entre le dire et la forme, qui n'est qu'illusion. La forme adoptée ? Seulement pour hacher le dire. (La phrase commence au milieu d'un vers et se termine au milieu du suivant, commence au milieu du dernier vers d'un dizain et se termine au milieu du premier vers du dizain suivant.) N'est que visuel. (Et poétique, et oral puisqu'il y a découpe du dire.) La seule imposition, la seule nécessité : la rime, le dizain.

* *

Journal d'un innocent de William Cliff suite.
A la lecture, si on respecte la rime (et la pause qu'elle sous-entend) : ça casse le sens. Et très vite, on ne comprend plus. La lecture devient alors un duel entre le sens et la forme, par perturbation-contamination de l'un sur l'autre (et vice et versa). Alors le texte impose de tenir les deux bouts : celui du sens et celui de la forme, de la rime.

©Alain Marc

mardi 06 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 6

Journal d'un innocent de William Cliff suite.

La forme : le dizain décasyllabe (10x10). Il faut noter le singulier du titre de genre sur la couverture : « poème ».
Chaque dizain porte un numéro, ce qui accentue l'indication détournée du poème découpé en autant de parties. Surtout qu'aucun poème ne commence par une majuscule. D'où l'impression, détournée, que chaque poème est la suite du précédent.
Narratif, d'où l'obligation pour William Cliff du découpage en plusieurs mouvements : intitulés « Hiver 1992 », « Printemps 1993 (1) », « Printemps 1993 (2) »...
©Alain Marc

lundi 05 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 5

Journal d'un innocent de William Cliff suite.
Ce qu'on évalue n'est plus le poème, mais l'évolution du poème. (Après la fin de la lecture de la partie intitulée « Interlude ». J'avais noté au milieu de cette lecture : "très narratif".)


©Alain Marc

dimanche 04 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 4

Journal d'un innocent de William Cliff (« Collection blanche », éd. Gallimard, mars 1996) : étrange flottement entre le journal et le poème. On passe soudain du poème rimé à dix vers, le dizain (forme rendue forte par l'art de William Cliff), numéroté et bien distinct, clos sur lui-même, à un même poème qui déborde et s'étale sur trois dizains : « sonner leurs bruits les autos dans les blanches » (dernier vers du poème 34), « nuées que poussent sur notre contrée » (premier vers du poème 35), et « qui s'unissant feront que se refasse » (dernier vers du poème 35), « l'araignée horrible dont les mâchoires » (premier vers du poème 36). Il y a glissement, débordement, du texte sur la forme, pollution du journal — et du narratif qui jaillit soudain — sur le poème, dans un combat (ou plutôt un laissé aller, une prise de liberté) entre le dire et le dit, entre le dit et la forme.

©Alain Marc

samedi 03 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 3

Refeuillette le Pêcheur d'eau de Guy Goffette. Trouve d'innombrables parenthèses, sur un vers, sur deux vers, sur plusieurs vers, dans plusieurs titres de poème. Et de me dire : qu'il faudrait étudier la fonction de la parenthèse dans la poésie de Guy Goffette.

©Alain Marc

Contrepoint de Poezibao
Ce qui me renvoie à la pratique de la digression chez Jacques Roubaud. Un de ses tout derniers livres parus Tokyo infra-ordinaire (nouvelle édition augmentée, Inventaire/invention, 2005) est à ce titre un exercice vertigineux. Mais cela ne nous dit pas la fonction de la parenthèse chez Goffette pour autant, il s'agit juste ici d'une sorte d'écho ou oui, de contrepoint, j'aime décidément ce terme qui laisse supposer le "travail" conjoint de deux voix ou plus, dans la fugue, jusqu'à la résolution. Laquelle est sans doute impossible....

vendredi 02 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 2

La poésie de Meschonnic : la beauté du dire au service de l'amour, mais aussi au service de l’innommable, de ce qui ne peut se dire.
©Alain Marc

jeudi 01 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 1

Après ses "lectures de Bernard Noël", Alain Marc propose une nouvelle série de lectures poétiques.
Je l'en remercie d'autant plus chaleureusement qu'il aborde de nombreux poètes qui ne sont pas (encore) présents sur Poezibao.
FT

Ces "lectures" — comme les "lectures" de Bernard Noël — sont aussi des "instants"…

Interrogations sur l'écriture. Instants, de réflexion. Parfois tout simplement, une mise, en relation. Journal de l'instant, instants d'un journal. Collecte. Instants, plongé dans. Et parfois, dans un moment très bref, vision de l’œuvre.

L’œuvre poétique de [...] Meschonnic. [...] dans un jeu de références croisées. Le vrai visage de la poésie de ces poètes sans l'habituelle déformation. De la critique, des […]. Et des poètes eux-mêmes ! Mais aussi La poésie. De Guy Goffette, de William Cliff, Jean-Paul Michel, Daniel Boulanger, Pierre Garnier, etc.,

Je lis ce très beau recueil de poèmes de Guy Goffette, après l'avoir feuilleté en librairie, et attrapé l'irrésistible envie de plonger plus profondément dedans. le Pêcheur d'eau (« collection blanche » éd. Gallimard, déc. 1994). Il faut y remarquer ce deux-points : « ais l’œil prêt à ce qui doit venir/tôt ou tard, n'importe : qui viendra,//étant donné le point d'origine, l'axe, » (poème Faux départ, p.20). Cette interruption : « .., Colomb ou -/Penser cela ici,... » Cette parenthèse qui s'ouvre et ne se ferme que plusieurs page — et plusieurs poèmes — après : « Et dire que le printemps pour nous/... » (deuxième poème de la suite Chantier de l'élégie, p.29) ... « ... otage du temps et de l'ennui) » (avant dernier poème de la série, p.36). Cette homophonie (beaucoup plus facilement remarquable — et utilisé en poésie) : « et la soif, et la mer,/l'amer visage du monde,... » (fin du quatrième poème de la même série, p.34). C'est aussi cela, la poésie.
©Alain Marc

lundi 28 novembre 2005

Index des lectures de Bernard Noël par Alain Marc

index des "Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc

"Lecture" de Bernard Noël 1 (premier tour d’horizon)

"Lecture" de Bernard Noël 2 (écriture de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 3 (le 19 octobre 1977)

"Lecture" de Bernard Noël 4 (écriture de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 5 (écriture de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 6 (écriture de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 7 (écriture de Bernard Noël — retournement)

"Lecture" de Bernard Noël 8 (le Roman d’Adam et Eve)

"Lecture" de Bernard Noël 9 (le Roman d’Adam et Eve)

"Lecture" de Bernard Noël 10 (le Roman d’Adam et Eve et le 19 octobre 1977)

"Lecture" de Bernard Noël 11 (le Syndrome de Gramsci, la Maladie de la chair, le Roman d’Adam et Eve)

"Lecture" de Bernard Noël 12 (le Roman d’Adam et Eve)

"Lecture" de Bernard Noël 13 (le Syndrome de Gramsci, la Maladie de la chair)

"Lecture" de Bernard Noël 14 (écriture de Bernard Noël — intérieur/extérieur)

"Lecture" de Bernard Noël 15 (la Maladie de la chair — Georges Bataille)

"Lecture" de Bernard Noël 16 (titres, Maurice Blanchot)

"Lecture" de Bernard Noël 17 (écriture de Bernard Noël — Georges Bataille)

"Lecture" de Bernard Noël 18 (titres, "espace", la Maladie du sens)

"Lecture" de Bernard Noël 19 (les monologues de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 20 (les monologues de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 21 (les monologues de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 22 (Georges Bataille)

"Lecture" de Bernard Noël 23 (écriture de Bernard Noël)

"Lecture" de Bernard Noël 24 (la Maladie du sens)

"Lecture" de Bernard Noël 25 (écriture de Bernard Noël)

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 25

Le grand mérite de Bernard Noël est d'avoir inventé ce que certains nommeraient une poétique, disons plus simplement, une écriture. Qui est une certaine façon de parler, en utilisant l’image, bien particulière, qui est bien personnelle, façon de parler qui se retrouve dans tous ses écrits qu’ils soient poèmes, récits, théâtre, ou même, correspondance. C’est un style. Mais plus qu’un style, et une façon de parler, donc, on a bien à faire à une façon de penser, et de voir le monde, en un mot — et là réside indéniablement la spécificité du travail de Bernard Noël par rapport à un grand nombre d’écrivains —, à une certaine façon de vivre, l’Être, dans, et face, au monde…

©Alain Marc

dimanche 27 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 24

« J'ai pensé, lisant Insel ou portrait de l'artiste en tête de mort - Mina Loy, 1936-53, trad. Olivier Apert, coll. « Comme » que dirigeait Bernard Noël à l'Atelier des Brisants, Mont de Marsan, sept. 2001 -, à votre Maladie du sens : la proximité temporelle de leur sortie, me parut soudain... »

(Préparant une future lettre à Bernard Noël — point non envoyé.)
©Alain Marc

samedi 26 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 23

La phrase de Bernard Noël : soudain, « sa puissance de condensation, sa force dans la concentration évocatrice, par le résumé elliptique (et métaphysique) »,

(essayant de définir, à Bernard Noël, sa phrase, par rapport et en similitude à celle d'autres écrivains.)
©Alain Marc

vendredi 25 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 22

Une phrase comme, "il me communiquait sa douleur, ou plutôt l'excès de sa douleur et c'était justement ce que je cherchais, non pour en jouir, mais pour ruiner en moi ce qui s'oppose à la ruine", de Georges Bataille (L'Expérience intérieure, éd. Gallimard, 1943, rééd. OC tome V p. 140), sonne également très, Bernard Noël...
©Alain Marc

jeudi 24 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 21

Le Syndrome de Gramsci, la Maladie du sens... : il y a une sensation hypnotique, qui se dégage à la lecture de ces monologues.
©Alain Marc

mercredi 23 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 20

La Maladie du sens, de Bernard Noël : trouver les mots pour nommer le Néant, également appelé le Rien, l'impalpable, le silence, « ce nouvel espace qui est l'envers du langage. » Visitation, contemplation : la Connaissance. Livre admirable, sur la création, et l'indicible
— après avoir lu la première moitié du récit.

* *

« Nous vivons dans un champ où bataillent lumières et ténèbres. Les lumières aveuglent : on ne voit rien ; les ténèbres confondent : on ne voit rien. Comment voir, pourquoi ces lueurs, pourquoi ces ombres, pourquoi ce jeu de blanc et de noir ? [...] Le monde joue-t-il à n'être et à n'être plus ? » (Pierre A. Riffard, introduction de son essai l'Ésotérisme, coll. « Bouquins », éd. Robert Laffont, mai 1990, p.1) La Maladie du sens : également un livre sur le voir...

* *

La Maladie du sens, de Bernard Noël : le sujet est ardu, et peut paraître difficile à ceux qui n'arrivent pas à capter toutes les « scintillations », pourtant bien présentes, et en permanence, autour de nous.

* *

Les monologues de Bernard Noël (sauf peut-être la Maladie de la chair...) : narrations immatérielles, paroles qui planent dans l'espace. Permet d'approcher, d'“éplucher”, en un mot, d'épuiser, son sujet.

©Alain Marc

mardi 22 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 19

Cette impression de perpétuel présent, de récit qui avance tout en restant dans le temps présent, dans l'instant mental. Lisant ces monologues (le Syndrome de Gramsci, la Maladie de la chair, la Langue d'Anna, la Maladie du sens), je reste troublé, et séduit.

©Alain Marc

lundi 21 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 18

Bernard Noël : les titres se croisent, sur des œuvres qui ne se ressemblent pas. L'Espace du désir / l'Espace du poème (auxquels on peut joindre le dernier Espace du sourire), la Maladie de la chair / la Maladie du sens —— respectivement éd. l'Écarlate, les Entretiens avec Dominique Sampiero, éd. P.O.L, collaboration avec Olivier Debré, Médiathèque de la ville du Mans ; coll. « Petite bibliothèque Ombre » n°50, Ombre, et éd. P.O.L. Pour mieux brouiller les pistes ? Pour renvoyer un livre à l'autre et montrer, contre toutes les classifications, que l'œuvre forme un tout indissociable ?

* *

Lisant cette Maladie du sens de Bernard Noël, envie de dire :. « C'est beau ! On dirait un opéra, un chant, une oraison. Mais aussi une complainte, une prière. »

©Alain Marc

dimanche 20 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 17

Il y a du ma Mère (de Georges Bataille) dans le Château de Cène de Bernard Noël : mêmes inflexions de phrases, mêmes sensations qu'apporte le verbe. (Lisant ma Mère de Georges Bataille.)
©Alain Marc

samedi 19 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 16

Les titres de récits « le Dernier mot », et au Moment voulu, de Maurice Blanchot, ainsi que les titres de l'ouvrage, pour le premier, dans lequel il a été publié, le Ressassement éternel, repris dans Après coup (respectivement 1935-1936 et 1951, tous les deux publiés en 1951, le premier aux éd. de Minuit, et le deuxième chez Gallimard, rééd. en poche dans la coll. « l'Imaginaire »), sonnent vraiment, très, Bernard Noël !
©Alain Marc

vendredi 18 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 15

« Ce qui m'abat davantage : avoir vu, un grand nombre de fois, chier mon père. Il descendait de son lit d'aveugle paralysé [...]. Il descendait péniblement (je l'aidais), s'asseyait sur un vase, en chemise, le plus souvent [...] ([...] mal soigné [...], regardant fixement à vide). Il arrivait que les “douleurs fulgurantes” lui arrachent un cri de bête, élançant sa jambe pliée qu'il étreignait en vain dans ses bras. » Toute la Maladie de la chair est dans cette note du recueil de Georges Bataille (Le Petit, 1943, publié sous le pseudonyme de Louis Trente, rééd. Œuvres complètes. Tome III « Œuvres littéraires », « Collection blanche », éd. Gallimard, 1971, p.60).

©Alain Marc

jeudi 17 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 14

Intérieur/extérieur — « qu'en vous racontant, comme je l'ai fait, les choses extérieures », la Maladie de la chair page 81, mais aussi le Syndrome de Gramsci, mais aussi le « premier dialogue extérieur » du 19 octobre 1977 : recherche de l'identité, une nouvelle fois, de ce qui se passe en soi.

©Alain Marc

mercredi 16 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 13

Le Syndrome de Gramsci est également un récit sur la maladie. Il met en scène une maladie hypothétique de l'âme. Où la Maladie de la chair serait une intensification du Syndrome de Gramsci ? Après avoir fouillé la maladie de l'âme, la Maladie de la chair fouille la maladie du corps.

©Alain Marc

mardi 15 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 12

Lisant le Roman d'Adam et Eve — Suite.

Je ne sais pourquoi je repense très fortement à la “nouvelle fiction” en lisant ce roman (Frédérik Tristan, Georges-Olivier Châteauraynaud, Marc Petit, Hubert Haddad, Patrick Carré, et autres) : reconstruire, rebâtir l'histoire, ou penser, et avancer dans sa pensée par l'intermédiaire du roman que l'on écrit. Ce livre : penser repenser la genèse (l'origine, le secret de la création, « l'image de nos origines », p.143), parallèle entre le mythe d'Adam et Eve et le mythe du communisme, point après son effondrement. La nouvelle fiction ? D'ailleurs, le Roman d'Adam et Eve utilise la même forme (la fiction).

©Alain Marc

lundi 14 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 11

Le Syndrome de Gramsci de Bernard Noël : maladie de la pensée, à l'ombre de Gramsci, nommer... ; regard, langue, corps, et pensée ; mais aussi le politique, par la manipulation de la pensée dans nos sociétés médiatisées.

* *

 La Maladie de la chair de Bernard Noël : maladie, père, père invalide, adultère (du père sur le fils), trouble sur l'enfant, esquisse d'adultère (de la fille sur le père), domination, mort, parricide, père malade et mère...

* *

Lisant le Roman d'Adam et Eve — Suite.
Anamorphose (en nombre dans ce livre) : rebond, retournement (mot qui a déjà été rencontré), déplacement.

©Alain Marc

Contrepoint
"Mais pourquoi nommons-nous les choses ? Nous leur donnons un nom pour faire disparaître leur étrangeté"
Bernard Noël, le syndrome de Gramsci, P.O.L., 1994,  p. 49.


dimanche 13 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 10

Lisant le Roman d'Adam et Eve — Suite (et repensant au 19 octobre 1977).
Des idées-forces, des idées-clés, des interrogations existentielles.

©Alain Marc

samedi 12 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 9

Lisant le Roman d'Adam et Eve.

— ne seront examinés ici que quelques points de technique d'écriture, en laissant volontairement sous silence tout autre qui concernerait l'ensemble du livre. Idée de parler, comme d’un laboratoire, d’un livre en cours dont l’aboutissement final ne serait pas encore entrevu. Des notes de travail, en quelques sortes. Travail du critique, face au travail de l’écrivain, toujours en cours —

Je revois bien là le traitement de la fiction de Bernard Noël. Avancer, devancer, par une brutale mise en avant de paroles fortes. Donne un ramassis, un condensé, des pensées les plus fortes, les plus profondes, qu'un sujet humain pense au cours de sa vie (l'instant de la mort avançant).

* *

Lisant le Roman d'Adam et Eve — Suite.

L'anamorphose : brouillage de la fiction, qu'augmente le brouillage du vrai et du faux, du réel et du fictionnel (ce qui est à l'œuvre dans ce roman).

©Alain Marc

vendredi 11 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 8

L'utilisation par Bernard Noël de la figure de l'anamorphose — image déformée et grotesque donnée par un miroir courbe ou en mathématiques transformation d'une figure donnée en une figure géométriquement différente, dit le Petit Robert — dans son dernier roman le Roman d'Adam et Eve : à nouveau le regard !

©Alain Marc

jeudi 10 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 7

Ce mot, justement, de « retournement », qui exprime parfaitement l'art de Bernard Noël (il est dans le Dieu des poètes de la bouche de l'auteur, il est aussi dans la préface de l'adaptation de la pièce de Mikhaïl Boulgakov Adam et Eve de la bouche de Charles Tordjman où l'épilogue écrit par Bernard Noël « retourne la fiction comme un gant »). Traduit très précisément la poéticité mise en œuvre. Retourner le mot, le sens, pour retourner l'esprit et le faire avancer. C'est l'art de la métaphore par le changement de registre. (Lisant toujours la Maladie de la chair.)

©Alain Marc

proposition de contrepoint : un autre retournement/renversement ?
La poésie joue de se retourner vers l'autre extrême (que celui où nous sommes arrivés), dans un mouvement "comme" de recoïncider avec la violence de la gésine, en deçà du constitué
Bernard Noël, Lettres Verticales, Unes 2000, p. 71

mercredi 09 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 6

Un autre point commun entre Bernard Noël et (mais on pourrait là encore avancer le nom de Gustave Flaubert) : cette façon bien particulière de tomber dans l'abstrait. Par la métaphore, par le déplacement de sens. Du concret à l'abstrait dans le seul mouvement d'une phrase (du début à sa fin). Bernard Noël dirait « retournement » — le « retournement » de Christian Guez appelé aujourd'hui Christian Gabriel/Guez Ricord dans « le Dieu des poètes », mais aussi le titre du dernier texte, « Retours de langue », tous deux dans le recueil le Dieu des poètes, éd. Paupières de terre, aut. 1991. (Lisant la Maladie de la chair.)

©Alain Marc

mardi 08 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 5

Il y a un lien — autre lien (après Flaubert) — entre les textes de Bernard Noël et ceux de. Ils provoquent chez le lecteur la même attirance, on y retrouve le même jeu avec les mots.
©Alain Marc

lundi 07 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 4

Cette note d'Alain Marc en préambule à la publication dans quelques heures du compte rendu de la très belle lecture donnée hier soir par Bernard Noël, aux Parvis poétiques de Marc Delouze.


Ne peux que me rappeler ma sensation lors de la lecture de récits de Bernard Noël comme le 19 octobre 1977, où j'avais décelé comme une force qui émanait de très courts dialogues, voire d'une phrase, qui décuplait le dire.

©Alain Marc

dimanche 06 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 3

Bernard Noël, le 19 octobre 1977 (4ème de couverture).
« ... fixe en quelques instantanés [...] Il n'y a pas de suite, mais un perpétuel fondu enchaîné ». Vient ensuite un petit développement qui présente le « premier monologue extérieur » où les mots de « figure optique » et de « matériau » me paraissent les plus importants.
©Alain Marc

samedi 05 novembre 2005

"Lectures" de Bernard Noël par Alain Marc : 2

À la réflexion, ces longues phrases sans réelles relations entre elles d'un Roger Munier (« Lieu-Dit » et « Tous feux éteints » — respectivement revues Poésie 87 n° 16, Janv.-fév. 1987, et la Nouvelle revue française n° 460 spécial Roger Munier, mai 1991) ou d'un Bernard Noël (« un Homme et le vent » — Revue Lieux d'être n° 12 « Poste restante », hiv. 1991), qui s'alignent les unes après les autres sans que l'ennui arrive à aucun moment, me fascinent. Une force métaphysique naît de ces textes qui arrivent, malgré la technique employée, à former un tout.
©Alain Marc

vendredi 04 novembre 2005

"Lectures " de Bernard Noël par Alain Marc : 1

J’ouvre ici une nouvelle page de Poezibao puisque l’écrivain Alain Marc a bien voulu me confier un ensemble de « lectures » de Bernard Noël, notes que nous avons convenu de publier jour par jour. Bernard Noël qui est dimanche l’invité de Marc Delouze aux Parvis Poétiques, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
Une contribution que j'estime neuve dans la visée première de Poezibao : donner à lire de la poésie, donner envie de lire et connaître la poésie moderne et contemporaine. Je remercie Alain Marc de nous ouvrir une porte sur une oeuvre clé, celle de Bernard Noël.
Poezibao va s'efforcer dans les jours qui viennent de proposer une bibliographie de base de Bernard Noël, pour aider à la recherche des livres cités.
FT

Bernard Noël, lecture 1

J'aime le travail technique qu'effectue Bernard Noël. Par ses recherches — insertions de prose dans la poésie (À vif enfin la nuit) ; poème qui sous-tend la fiction où l’on retrouve morceaux de vers, images, invocations (Une messe blanche) ; deux voix qui s'alternent (Une messe blanche) — il fait avancer l'écriture ! Par ailleurs, les textes Laile sous l'écrit, le 19 octobre 1977 et l'Été langue morte me transportent complètement !
©Alain Marc