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mardi 27 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 23

À propos de la Justification de l'abbé Lemire de Lucien Suel (éd. Mihàly, Genevilliers, déb. 1998) :.

(Lettre à Lucien Suel.)

« J'ai eu l'occasion ce dimanche de feuilleter ta Justification (comme quoi...) et ai beaucoup aimé. Bravo pour ce formidable travail technique, et aussi : j'aime la poésie narrative. Également repéré quelques passages assez forts... »
©Alain Marc

lundi 26 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 22

Et moi qui croyait dur comme fer que ces dessins et petits mots attachés (de Pierre Garnier), étaient, faisaient office d'entêtes de "chapitres"... Une fois encore, avec Viola tricolor (édition bilingue français/allemand, coll. « Sources », éd. En Forêt/Verlag im Wald, avr. 2004), Pierre Garnier chamboule nos réflexes, et idées préconçues, et joue avec (nous) :

le "titre", vient après la fin du poème, le reprenant (« Kein Licht ohne Feuer », p.15), ou vient avant même la répétition intérieure du titre de couverture, c'est-à-dire, du titre même du... recueil !
©Alain Marc

dimanche 25 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 21

À Pierre Garnier :

« ... Il se fait que j'ai découvert depuis très peu de temps vos écrits (que depuis quelques mois), et qu'ils m'ont marqué. Vous êtes un grand, un très grand poète. Et je trouve que l'on ne parle pas assez de vous et surtout, de votre poésie dénommée "linéaire". Vous avez créé un style, une œuvre, quelque chose qui n'a jamais, avant vous, été tenté, et pensé. Loin, bien loin des "avant-gardes" poétiques. »

* *

Et, à nouveau, mais précisant encore...
« je suis parfaitement conscient, vous lisant, que les deux [côtés de votre œuvre] ont l'air pour vous entièrement confondus, et inséparables. Le signe, la vision, reste le même dans vos deux chemins. Tantôt c'est le visuel, tantôt ce sont les mots le décrivant, décrivant cette vision perçue, aperçue, où les deux, l'image et le sens semblent confondus, un peu à la manière du calligraphe arabe. »
(Extraits d'une troisième lettre à Pierre Garnier, pour finir non envoyée...)

©Alain Marc

samedi 24 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 20

Pierre Garnier n'arrête pas de relever les similitudes visuelles, de mouvements, comme toute autre, toutes les similitudes entre un monde et un autre, une époque et une autre, de bond en bond, d'un premier souvenir à un deuxième souvenir. Les longs poèmes de Pierre Garnier avancent de répétition en répétition et installent comme une certaine "ritournelle". Aussi le passage du discours à la langue, que Pierre Garnier appelle le « poème » — pont de l'un à l'autre, jeu du passage, entre l'écriture, son produit (sa production), et l'écrivant se regardant l'effectuer, entre l'extérieur du poème et son intérieur — en train de se faire. Dans ses livres il y a encore, au niveau purement formel, la non distinction franche entre un poème et celui qui le suit. C'est alors le sens, la tête du lecteur, qui "sent" s'il est passé de la fin de l'un, au début de l'autre. Ce que j'appelle l'ésotérisme de Garnier, se loge dans le passage à l'intérieur de la phrase, entre un monde et un autre, qui produit un décalage, légèrement incompréhensible, très légèrement, sur l'abord de la première lecture. Une phrase commence : le lecteur est ancré dans un endroit, et au(x) mot(s) suivant(s), ce dernier est transporté ailleurs, dans un ailleurs qu'il n'aurait jamais imaginé au début de cette même phrase. Par la surprise, donc. Et la douceur, chaude, de la beauté qui en émane.

* *

Garnier : le poète de la perte.
©Alain Marc

vendredi 23 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 19

Dans l'Immaculée conception, je sépare les parties "ésotériques" des "romantiques", par le réflexif ou de simples "moments", le rêve, le fantastique, pour les premières, et le récitatif, le regret (pour la partie qui suit la page 94) pour les deuxièmes.
©Alain Marc

jeudi 22 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 18

Pierre Garnier remet à jour la pensée grecque qui reliait dans un même ensemble l'idée, la réflexion, et la vision, de l’œil (il y a de nombreux points communs entre la poésie "linéaire" du poète, et sa poésie visuelle).
©Alain Marc

samedi 17 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 17

 

Les Poèmes de Saisseval et l'Immaculée conception, de Pierre Garnier (parus pour les premiers sous le titre Poèmes de Saisseval, Eine Endere Zeit, Eine Chronik, aut. 1992-déb. d'hiv. 1993, éd. Atelier Verlag Andernach, Andernach, Allemagne, 1993, rééd. bilingue français/anglais sous le titre Poems of Saisseval, trad. Alex Fischler, éd. Black Hat Press, Minnesota, USA, 1995, à reparaître bientôt aux éditions la Vague Verte, et éd. bilingue français/allemand En Forêt/Verlag im Wald, coll. « Sources », nov. 2001, pour le second livre) : suivent le même mouvement, que les premiers livres recensés.
©Alain Marc

vendredi 16 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 16

Pierre Garnier, poète symboliste. Le symbole. Pierre Garnier est un poète visuel : le visuel est plus qu'important, dans sa poésie "linéaire".
©Alain Marc

jeudi 15 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 15

Chez Garnier, il y a également beaucoup
de fantastique.
©Alain Marc

mercredi 14 décembre 2005

"Lectures" poétiques par Alain Marc : 14

« Je lis et relis [...] Car nous vivons et mourons si peu, et me régale, cherche à comprendre ce léger fil qui semble tenir le déroulement de sa voix, fil mystérieux encore pour moi. Je reste séduit, tout en ne comprenant pas les mécanismes, le mécanisme mis en jeu, qui soutient la légèreté sur une longue période sans apporter d'ennui. Il y a bien ce joli mot-dessin de "melancolia" sur la couverture, dont on souhaiterait de premier abord qu'il donne une piste, mais qui s'avère bien vite non satisfaisante. Puisque se dérobant aussitôt sous la question. »
(Début d'une deuxième lettre à Pierre Garnier.)
©Alain Marc