Syndications pour Poezibao

dimanche 04 mai 2008

Poezibao a reçu (dimanche 4 mai 2008)

 

 

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournies par les éditeurs.

 

 

Parmi les livres récemment reçus par Poezibao :
Emily Dickinson, Y aura-t-il pour de vrai un matin
Nicole Brossard, D’Aube et de civilisation (anthologie)
Cid Corman, Vivremourir, précédé de Lieu
Jacques Ancet, Journal de l’air
Jean Ristat, Ode pour hâter la venue du printemps
Anne-James Chaton, questio de dido
Lucot, HL, rencontre avec Didier Garcia
Pierre Kobel, Le Poids des ailes
et parmi les revues :
Décharges n° 137
Europe, avril 2008, Écrivains au stalag
Autre Sud, mars 2008, N° 40, Nimrod

 

 

Dickinson_y_aura Emily Dickinson
Y aura-t-il pour de vrai un matin (poèmes)
Traduit et présenté par Claire Malroux
José Corti, 2008,
525 p., 25 €
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Sont rassemblés ici des poèmes de jeunesse comme de la maturité qui complètement l’autre ensemble poétique majeur, Une âme en incandescence, précédemment publié chez Corti. Très large choix de textes tirés des Cahiers 1 à 11 et 19, 23, 29, 30, 31, 35, 36, 40.
NDLR : un nouveau monument, des centaines de poèmes (quelques-uns parus dans l’édition Poésie/Gallimard ou dans un recueil Belin) à porter à l’actif de l’inlassable travail de Claire Malroux, en faveur d’Emily Dickinson (en renvoyant à son très beau livre, Chambre avec vue sur l’Éternité).

 

 

 

Brossard_anthologie_typo Nicole Brossard
D’aube et de civilisation
Poèmes choisis 1965-2007
anthologie préparée par Louise Dupré
Typo, 2008
448 p.
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Une anthologie de la poésie de Nicole Brossard dont l’œuvre de poète, de romancière, d’essayiste est depuis quarante ans au cœur de la poésie québécoise. Préparée et préfacée par Louise Dupré, ce fort volume de 450 pages réunit des poèmes de vingt recueils parus de 1965 à 2007. D’aube et de civilisation donne à lire une œuvre dont les grandes lignes tracent le portrait d’une poète qui n’a jamais cessé d’interroger l’énergie de la vie qui traverse la langue tout comme la complexité de la présence à soi et aux autres dans un monde en constant changement.
NDLR : cette anthologie est particulièrement bienvenue en France, les œuvres de Nicole Brossard étant assez difficile à trouver. Et son œuvre insuffisamment connue, compte tenu de son importance.

 

 

 

Corman_vivremourir Cid Corman
vivremourir précédé de Lieu
traduit de l’anglais (américain) par Barbara Beck et Dominique Quélen, postface de Laurent Grisel
L’Act Mem, La Rivière échappée
115 p., 13 €
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Cid Corman est né en 1924 à Roxbury, près de Boston et il est mort le 12 mars 2004 à Kyoto où il habitait depuis 1958. Son œuvre maîtresse est Of, un ensemble de cinq volumes, dont les trois premiers sont parus sous une couverture de Sam Francis. Il fut aussi un grand traducteur, du japonais, de l’italien et du français. Danielle Collobert lui a dédié Il donc. Il a joué, entre autres, un rôle pionnier dan la re-création d’une poésie orale, improvisée (Laurent Grisel, 4ème de couverture,).
Des extraits de ce livre ont été donnés à la lecture autour de la collection La Rivière échappée, en mars 2008)

 

 

 

Ancet_journal_air Jacques Ancet
Journal de l’air
Arfuyen, 2008
160 p., 16,50 €
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« Quelque chose, on dirait de l’air. Moins, une attente sans objet, puisque les objets ne font que dessiner le vide sur lequel ils se détachent. Ce désir, seul, minuscule, mais tenace. Une sorte de lueur, comme sous une porte. Ou entre les paroles, cette rumeur filtrée qu’on entend parfois, si on s’arrête. [...] Passage ou frôlement, trace, éclat ou germe –, saisissement. Mais sans rien qui saisisse qu’une absence si proche. Alors on est là aussi, parce que c’est là. Juste le temps de ne pas le dire. D’en laisser comme le nimbe sur une page. »
(Jacques Ancet, p. 7)

 

 

 

Ristat_ode_pour Jean Ristat
Ode pour hâter la venue du printemps, suivi de Tombeau de Monsieur Aragon, Le Parlement d’amour, La Mort de l’aimé.
Préface d’Omar Berrada
Poésie/Gallimard, n° 404
140 p.
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« Une ode, un éloge, deux tombeaux – drôles de genres. Les textes qui composent ce livre ne furent pourtant pas écrits en un siècle éloigné. Ils sont l’œuvre d’un auteur d’aujourd’hui, qui se réclame de Ponge et d’Aragon, de Roussel et de Mallarmé, des baroques et de Malherbe, de Góngora et de Whitman, de Saint Ignace et de Byron, de Boileau et de Jules Verne. Mais aussi de Steve Reich et du baron Scelsi, de la techno et de Monteverdi. D’André Masson et du Titien. » (Début de la préface d’Omar Berrada, p. 7)

 

 

 

Chaton_questio Anne-James Chaton
question de dido
avec un CD comprenant l’enregistrement de l’intégralité de la pièce sonore
al dante, 2008
80 p., 25 €
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La ville de Naples renferme un trésor inestimable : le manuscrit de l’Énéide de Virgile serait emmuré dans les contreforts du Château de l’Œuf. Les hommes ont oublié cette légende, une femme s’en souvient : la Reine de Carthage.
Enfuie des Enfers, la belle Didon arpente la cité parthénopéenne à la recherche du précieux texte. La souveraine espère trouver dans les vers du poète latin les raisons qui causèrent sa perte. [...]
Tour à tour documentaire, intrigue policière et roman d’aventure, questio de dido d’Anne-James Chaton revisite le drame antique et nous plonge dans la Naples d’aujourd’hui. (4ème de couverture)
L’enregistrement proposé sur le CD est celui d’un Atelier de Création Radiophonique de France Culture (juillet 2007)

 

 

 

Lucot_argol Lucot, H.L.
Hubert Lucot, rencontre avec Didier Garcia
Argol, 2008
245 p, 25 €
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« En un demi-siècle et une trentaine de livres, Hubert Lucot a construit une œuvre autobiographique d’une exigence rare. Dans cet entretien avec Didier Garcia, il a résolu de répondre sur tout ce qui fait la richesse de ses livres : son va-et-vient dans la durée et l’espace, sa vigilance critique, son ouverture sur le monde. Il y évoque des souvenirs d’enfance, ses lieux, ses films et le cinéma, ses rencontres avec la littérature et les écrivains, sans oublier la peinture. Pour ce livre, il revisite sa bibliothèque, revient sur son parcours et l’évolution de son écriture, évoque ses méthodes de travail et plus largement le monde dont l’œuvre se nourrit » (4ème de couverture)
NDLR : un nouvel opus dans la belle collection des éditions Argol qui compte aussi un Jude Stéfan avec Tristan Hordé et un Roubaud, avec JF Puff, un Frédéric Yves Jeannet avec Robert Guyon, un Philippe Beck avec Gérard Tessier et un Nizon avec Philippe Derivère.

 

 

 

Kobel_le_poids Pierre Kobel
Le Poids des ailes
Hélices, 2008
40 p., 9 €
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NDLR : Par un passeur de poésie, exemplaire de discrétion mais très efficace (Association Hélices poésie), tout un réseau de correspondances de Thierry Metz à André Laude, de Claude Roy à Guillevic, parce que « on se suffit de quelques mots. Une autre page tourne et le grand livre continue » (p. 5)

 

 

 

A signaler aussi les parutions des revues :

 

 

Decharge137 Décharge n° 137, avec des textes de Pierre Autin-Grenier, Alain Guillard, Henri Heurtebise, Christophe Petchanatz, Claude Vercey, Paul Badin, Alain Helissen et bien d’autres.

 

Europestalag Europe n° 948, avril 2008, avec en dossier principal Ecrivains au stalag, un cahier consacré à Elio Vittorini et un grand entretien de Thierry Romagné avec Pierre Michon.

 

Autresud Autre Sud, mars 2008, n° 40, avec en invité Nimrod (nombreux inédits) et des contributions notamment de Bruno Doucey et André Ughetto. Mais aussi des textes de Serge Bec, Jacques Lovichi, Jean Orizet, Jean-Paul Gavard-Perret, Béatrice Libert, etc.
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dimanche 20 avril 2008

Poezibao a reçu n° 35 (dimanche 20 avril 2008)

 

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournis par les éditeurs.

 

 

Parmi les livres récemment reçus par Poezibao :
Hélène Sanguinetti, Le Héros (Flammarion)
Jacques Réda, Démêlés (Gallimard)
Jean-Claude Pirotte, Passage des ombres (La Table Ronde)
Volker Braun, Phrase sans fond (L’Inventaire)
Charles Pennequin, Pas de tombeau pour Mesrine (Al dante)
Adilia Lopes, anonymat et autobiographie (Le Bleu du ciel)
Pascal Boulanger, Fusées et Paperoles (L’Act’Mem)
Serge Meitinger, Un Puits de haut silence (Le chasseur abstrait)
Patrick Lannes, Ce qui reste des livres oubliés (La Porte)
Serge Adam, Le Bistouri mystique (L’Archange minotaure)
Louise Brun, Saturations (Les Xérographes)

 

 

 

Sanguinetti_le_heros Hélène Sanguinetti
Le Héros
Flammarion, 2008
160 p. 17 €
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« Comme tous les livres d’Hélène Sanguinetti, Le Héros est un poème narratif d’un seul tenant, divisé en onze chapitres (ou chants) et qui oscille entre plusieurs registres : épique, lyrique, dramatique, selon les injonctions du récit. Il y est question d’une guerre et d’un pays sans âge, de la peine des femmes, de la barbarie des hommes et de la beauté fugace qui les éclaire ou les aveugle parfois. Hélène Sanguinetti confirme avec ce nouvel ouvrage la force et la singularité de son art – la révolte et l’émerveillement qui caractérisent son écriture, face à un monde dont elle ne se résout pas à accepter les déroutes. C’est une poésie de l’avant – où l’on perçoit les échos d’une humanité plus lointaine – et d’après le désastre, traversant les décombres contemporains à la recherche de nouvelles équipées . »(Prière d’insérer)

 

 

 

Reda_demeles Jacques Réda
Démêlés, poèmes 2003-2007
Gallimard, 2008
144 p. 15 €
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Chaque soir, aux grands arbres noirs, mon église assemblée
Accroche des fruits d’encre et, pour le Qui-n’a-pas-de-nom,
Broie et fait écumer sa diphtongue dans un vacarme. (p. 41)

 

« Démêlés ? Oui, avec le monde, avec l’âge, avec la philosophie, avec la métaphysique, et avant tout avec lui-même… Dans ce petit traité en vers et en prose mêlés, Jacques Réda s’interroge sur le pourquoi de la vie et le comment de l’au-delà et de l’éternité. » (site de l’éditeur)

 

 

 

Pirotte_passage_des_ombres Jean Claude Pirotte
Passage des ombres
La Table Ronde, 2008-04-20
200 p. 18 €
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J’écoute la phrase des choses,
dire non aux portes qui s’ouvrent
mais toujours oui aux vieilles granges
et puis s’en aller vers des mondes

 

qui passeraient inaperçus.» (p.178)

 

Présenter ce dernier opus paru de Jean-Claude Pirotte : l’occasion d’annoncer un prochain article bio-bibliographique approfondi, pour pallier le manque, tout à fait anormal, du poète dans le site jusqu’à présent.

 

 

 

Braun_phrase_sans_fond Volker Braun
Phrase sans fond
Traduit de l’allemand par Alain Lance
Les Éditions l’Inventaire
52 p. 12 €
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« La Phrase sans fond (publiée chez Actes Sud en 1993), reparaît dans une nouvelle édition revue et corrigée à l’occasion d’une tournée de rencontres-signatures de l’auteur dont les œuvres sont au programme de l’agrégation d’allemand 2008.
A la fin des années cinquante, les vastes chantiers incarnent pour V. Braun, né en 1939, la vision d’une société qui ouvre l’avenir : en retournant le lignite, c’est le monde qu’on est en train de faire changer de base. En quelques dizaines de pages, à travers l’histoire de la production d’un État et le déblaiement d’un espoir, le récit rend compte de cette illusion et anticipe sur l’effondrement proche de la RDA. » (Prière d’insérer)

 

 

 

Pennequin_pas_de_tombeau Charles Pennequin
pas de tombeau pour mesrine
al dante, 2008
90 p. 13 €
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« Vous êtes trop. Trop beaux. Trop dans le faire. Et dans le faire beau. Trop dans le savoir. Vous êtes trop dépositaires. Vous allongez trop. Vous aimez trop l’épaisseur. Trop la logistique. Vous êtes trop techniques. Trop dans les idées. Les institutions. Alors vous faites des blocs. Des monolithes. De la morale. Mais laissez-nous vivre. On s’en fout des dépositions. On veut la vie. On veut respirer. Et si la littérature nous en empêche, on ira voir ailleurs.
On veut inventer. On veut inquiéter. On veut foutre la zone. La vie nous appelle à la zone. Au naufrage de nous-mêmes. Nous sommes des êtres qui de toute part déconnons. Nous déconnons de toute part et ça ne fait que commencer. La déconnade est la seule contre-mesure. La contre-mesure face à ce qui nous est dit, dans la littérature et ailleurs » (4ème de couverture)

 

 

 

Lopes_anonymat_et_autobiographie Adilia Lopes
anonymat et autobiographie
Traduction et présentation par Henri Deluy
Le Bleu du Ciel, 2008
48 p. 8 €
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« Indices ? Traits d’écriture ? De quoi ? De qui ? Pour quoi ? L’hésitation identitaire s’investit ici dans un réel transformé, un quotidien, des êtres, des choses, des situations, de brèves intrigues qui se succèdent, s’agencent, dans une sorte de transfiguration ; entre le fantasme et l’hyper-vécu, chaque minuscule détail repéré, intégré, déplacé, hors de la confidence » (Henry Deluy, préface, p. 5)

 

 

 

Boulanger_fusees_et_paperoles Pascal Boulanger
fusées et paperoles
Chroniques de poésie
L’Act Mem, 2008
172 p. 17 €
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« La poésie a connu au xxe siècle une mini catastrophe, mini mais aux effets dévastateurs : la puissance de sa langue et de sa pensée a émigré vers la grande prose romanesque, celle de Proust, de Joyce, de Céline... Est-ce à dire que les poètes ont tous déserté ? Mais Artaud, Pound, Ponge, quels noms leur donner ? Et s’il ne nous est plus loisible de nous déplacer dans de vastes continents poétiques, est-ce à dire que de la déflagration qui les a ravagés, et dont s’est constituée la modernité littéraire, n’ont pas subsisté, et ne subsistent pas toujours, de très étincelantes parcelles, d’autant plus lumineuses, d’autant plus douées d’une force radioactive, qu’elles sont isolées, errantes, inaptes désormais à s’agréger entre elles, à composer une totalité. C’est à ces astéroïdes nomades, les uns doutés de la vitesse des « fusées » (bonjour Baudelaire), les autres mimant les lents, discrets flottements de modestes « paperoles » (bonjour Proust), que Pascal Boulanger a consacré de déjà longues années de sa recherche. Il livre ici ses analyses et ses conclusions. (Jacques Henric, 4ème de couverture)

 

 

 

Metinger_un_puits_de_silence Serge Meitinger
Un puits de haut silence
Le Chasseur Abstrait, éditeur, 2008
14 €
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« Poésie est silence. Elle fait silence dans les mots. Ses vocables, proférés en esprit et en gorge, creusent des trous, des blancs béants, dans le brouillard adipeux du bavardage ordinaire. Cailloux lisses ou anguleux qui se cognent aux parois en ricochant, qui glissent, coulent et roulent et ne trouvent pas de fond. Rendre à la parole sa rondeur massive, son poids rugueux et imprescriptible, sa densité charnelle, charnue, c’est remettre les mots à égalité avec les choses, avec le monde » (4ème de couverture)

 

 

 

Lannes_ce_qui_reste Patrick Lannes
ce qui reste des livres oubliés
La Porte, 2008
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« Ce qui reste des livres oubliés ? La résonance d’un poème, d’une histoire romanesque, d’un récit, d’une nouvelle, d’une correspondance, d’une réflexion menée, l’acuité ou le fondant d’une maxime... Une résonance d’emblée troublante puis au fur et à mesure d’un cheminement intérieur, en harmonie, c’est-à-dire partagée, avec le lecteur. »

 

On peut s’abonner à la revue La Porte qui publie de courts textes de quelques pages sur le thème Poésie, art, littérature (récemment notamment des poèmes de Gabrielle Althen ou de Guy Allix). Six numéros, 18 €. Yves Perrine, 215 rue Maurice Bodhuin, 02000 Laon

 

 

 

Adam_bistouri Serge Adam
Le Bistouri mystique
Encres de Eliane Monnin
L’Archange Minotaure, 2008
76 p. 11,90 €
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« J’ai un art poétique
c’est mon pas,
c’est mon âme,
selon
l’errance
en-allée » (p. 67)


 

 

Brun_saturation Louise Brun
Saturations
(reflets d’ombre)
Xérographes, 2008
44 p. 8 €
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« Saturations parle d’espaces intérieurs brouillés, bousculés, de paysages dévastés, visibles seulement lorsqu’un peu de lumière les reflète. Dessins et mots y disent ce qui parfois nous hante et nous agite, jusqu’à saturer l’espace-temps qui nous incombe
et nous anime pourtant » (4ème de couverture)


dimanche 13 avril 2008

Poezibao a reçu, n° 34 (dimanche 13 avril 2008)

 

 

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font le plus souvent appel aux informations fournis par les éditeurs.

 

 

Cette semaine Poezibao a reçu :
Florence Pazzottu, La Tête de l’Homme
Clark Coolidge, Polaroid
Anthologie Bruits du temps, Poèmes de Czernovitz,
Jude Stefan, Les Commourants
Revue Nioques, n° 3
David Lespiau, La Fille du département fiction
Dylan Thomas, Ce monde est mon partage et celui du démon
Miron Bialoszewski, De la révolution des choses et autres poèmes
Zéno Bianu, Variations Daumal
Revue Nord|Sud Passage, n°10/2007

 

 

 

Pazzottu_la_tete_de_lhomme Florence Pazzottu
La Tête de l’Homme
Seuil, collection Déplacements,2008
125p. 15 €
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Ce livre est le septième titre de la collection "Déplacements" que François Bon dirige au Seuil. Une note de lecture suivra mais je choisis, aujourd’hui, un extrait qui me semble emblématique de ce livre (lors d’une première prise en main, trop rapide)

 

L’impensable
C’est parce que du plus profond s’éleva un non,
un non qui pour contrer dut se confronter, non pas
nier dès l’origine mais s’appuyer sur ce
qui est, y ancrer son élan – refus retourné
en affirmation bien plus forte d’avoir su vaincre
son contraire : cette passivité inconsciente,
cette projection d’ombre – écoute réfractive ? –
qui fait de chacun le complice honteux du mal qu’il
subit –, que certains ont pu tenter de traverser
par la pensée ce qui sans cela resterait une
cave, jusqu’à quand ? l’impensable – un piège d’homme.

 

 

 

Coolidge_polaroid Clark Coolidge
Polaroïd
Eric Pesty Éditeur, 2008
2 CD, 21 €
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Cette plaquette présente, sous la forme de deux CD audio, l’enregistrement de la version française de Polaroïd du poète Clark Coolidge, établie et dite par Eric Pesty. « Poème agrammatical, Polaroïd a la particularité d’être composé principalement de mots grammaticaux, mots "insignifiants" mais dont l’enchaînement dans des vers, des strophes, des pages, n’exclut pas l’émergence du sens. Prépositions, articles, conjonctions, pronoms, auxiliaires, introducteurs, etc. [...] : phraser avec ces seuls éléments relatifs crée une logique sérielle réglée selon les lois d’attraction et de répulsion des éléments entre eux »
(Eric Pesty, note du traducteur).

 

 

 

Poemes_de_czernowitz Bruit du temps
Poèmes de Czernovitz, Douze poètes juifs de langue allemande
Traduction François Mathieu
Éditions Laurence Teper, 2008
245 p. 20,50 €
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Les poètes de Czernovitz : ils sont douze, juifs, de langue allemande, nés entre 1898 et 1924. Sans former véritablement une école, ils ont cependant constitué un ensemble unique dans l’histoire de la littérature en Europe et tous ont écrit dans le contexte historique tragique, celui de l’extermination des juifs d’Europe, qu’ils ont vécue à Czernovitz.
Ce sont Rose Ausländer, Klara Blum, Paul Celan, David Goldfeld, Alfred Gong, Alfred Kittner, Alfred Margul-Sperber, Selma Meerbaum-Eisinger, Moses Rosenkranz, Ilana Shmueli, Immanuel Weissglas et Manfred Winkler. En tout cent trente poèmes accompagnés d’une introduction historique, avec cartes, documents iconographiques et bien sûr, une notice biographique pour chacun des poètes.
Poezibao reviendra sur ce livre.

 

 

 

Stefan_commourants Jude Stefan
Les Commourants (ou longpoème d’Adieu)
Argol, 2008
75 p. 12 €
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L’idée de la mort, thème récurrent dans toute son œuvre, depuis toujours fascine et désespère Jude Stéfan, elle ne le quitte plus aujourd’hui. Après Désespérance, déposition (2006), Stefan se dit arrivé au bout de sa vie d’écriture. Sa vitalité le contredit, il entreprend d’écrire un « dernier » long poème, Les Commourants. Lente litanie anthume, que l’homme solitaire et vieillissant déploie au rythme d’un flux vital sans retour, avec ses pulsations, ses élans, ses stases. [...] C’est aussi près de François Villon, dans la grande tradition des complaintes, que s’inscrit ce poème.
(4ème de couverture)
Note de lecture de Tristan Hordé, à venir.

 

 

 

Nioques_3 Revue Nioques, n° 3
Le Mot et le Reste, 2008
150 p. 15 €
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Nioques poursuit son parcours (nécessaire mais ô combien difficile) en rejoignant les éditions Le Mot et le reste, « maison d’édition qui se propose de faire se joindre et dialoguer le mot et le reste, désireuse de ne pas tenir la philosophie, l’esthétique, l’histoire et la critique sociale loin des gestes de la création » (Jean-Marie Gleizes).
Sommaire comme toujours excitant avec des contributions de Gertrude Stein (traductions de Martin Richet), Bernard Noël, Gwenaëlle Stubbe, David Lespiau, Anne-James Chaton, parmi d’autres.

 

 

 

Lespiau_la_fille_du_dpartement_fict David Lespiau
La Fille du département fiction, (carnet Hawaii)
Éditions de l’Attente, 2007
Sans pagination, 11 €
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« Retranscrivant le plus fidèlement possible ce carnet, je dois ici remercier la fille du département Fiction qui, ces deux ans sur notre île, aura scrupuleusement tout noté. Ce journal, tenu en marge de son travail et devenu poème par fragmentations, coupures, séparations, "plusieurs formes de contamination", devrait pouvoir se lire comme un récit, un monologue avec quelques bruits et voix raccrochés, des indices de la vie menée pendant ce temps. Celui d’une écriture, d’une préparation à l’écriture ou à un changement de vie, ces trois derniers termes étant pour elle comme pour moi parfaitement similaires » (David Lespiau, 4ème de couverture)

 

 

 

Thomas_dylan_ce_monde_est_mon_parta Dylan Thomas
Ce monde est mon partage et celui du démon
Traduit de l’anglais et préfacé par Patrick Reumaux
Points/Poésie, 2008
150 p. 6, 50 €
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Ce volume rassemble les deux principaux recueils de Dylan Thomas (1914-1953), 18 poèmes (1934) et 25 poèmes (1936). Son univers vif et fantastique est un rejet des conventions de son siècle. Thomas exprime ses émotions avec passion, dans un style très étudié mêlant l’hermétisme à l’obscénité. Une poésie à la fois intime et lyrique, fougueuse et brillante. (4ème de couverture)

 

 

 

Bialoszewski_de_la_revolution_des_c Miron Bialoszewski
De la révolution des choses et autres poèmes
Traduits du polonais par Hanna Konicka et Erik Veaux
bilingue polonais, français
L’Harmattan, 2008
270 p. 23 €
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L’aura de Miron Bialoszewski (1922-1983) se confirme en Pologne de génération en génération. Depuis ses débuts aux premiers jours du dégel littéraire en 1956, avec la publication du recueil de poèmes De la révolution des choses et celle du récit Mémoire de l’Insurrection de Varsovie, rédigé peu après les évènements eux-mêmes, mais autorisé seulement en 1970, les rééditions se succèdent. Poète, mais aussi prosateur et auteur d’un célèbre théâtre en chambre, il a défini un art de l’écriture qui au travers des formes d’une innovation linguistique déroutante renoua avec les origines de la poésie polonaise. [...] Cette anthologie offre un choix de poèmes pris dans les recueils successifs et inclut des textes posthumes et des proses, notamment les brèves réflexions Parlant d’écrire.

 

 

 

Bianu_variations_daumal Zéno Bianu
Variations Daumal
avec des dessins de Nicolas Rozier
le Temps volé, 2008
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Dans la belle collection "les paroles gelées » de l’éditrice du Temps volé, ce onzième volume où Zéno Bianu chante en tercets sa proximité avec René Daumal, l’un des quatre phrères du Grand Jeu « tourbillon de grâce dans l’histoire de la poésie ».

 

 

 

Nord_sud_10 Revue Nord |Sud Passage, n° 10/2007
185 p. 13 €
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Toute dédiée au passage d’une langue à l’autre, la revue croise ici les chemins d’Edith Azam, Julien Blaine, Guillaume Fayard, Jean-René Lassalle, Frédéric Schulz-Richard, Franz Josef Czernin, Jürg Halter, Birgit Kempker, Odile Kennel... en bilingue allemand/français.
NB : il semblerait hélas que cette édition soit la dernière sur papier si j’en juge par les propos de Sabine Günther dans son edito : « à partir de l’année 2008, nous présenterons les transpositions issues de nos différentes rencontres et ateliers sur un site internet à créer ».

 

 

lundi 07 avril 2008

A propos de Jargon Society

 

 

Un petit mot de Jacques Demarcq en complément de ma note de présentation de Fusées numéro 13 et de son dossier sur l'éditeur américain Jargon.
« Jargon Society est toujours vivant(e), en la personne de son n° 2 Thomas Meyer. Son fondateur, Jonathan Williams, 83 ans, excellent poète et photographe, est mort la semaine dernière.»

 

dimanche 06 avril 2008

Poezibao a reçu, n° 33 (dimanche 6 avril 2008)

 

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font le plus souvent appel aux informations fournies par les éditeurs.

 

Cette semaine Poezibao a reçu les ouvrages suivants :
W.B. Yeats, L’Escalier en spirale
Nicole Brossard, Ardeur
→Revue Fusées, numéro 13
Dominique Quélen, Comme quoi
Jean-Luc Steinmetz, Le Jeu tigré des apparences
Didier Arnaudet, Les Périphéries du large
Alain Duault, L’effarant intérieur des ombres
Ella Faye, Fêles

 

 

 

Yeats W.B. Yeats
L’Escalier en spirale
Édition bilingue, présenté, annoté et traduit de l’anglais par Jean-Yves Masson.
Verdier, 2008
220 p, 15 €

 

L’Escalier en spirale est un livre de transition : à près de 70 ans, Yeats contemple sa vie passé, multipliant les échos avec les recueils précédents ; mais aussi, sentant monter en lui une révolte irrépressible contre la vieillesse qui vient, il tente et réussit un ultime renouvellement de son art, au prix d’une remise en question qui aboutira aux Derniers poèmes, posthumes. Ce livre, dont la genèse fut longue (1922 à 1933) contient quelques-uns des poèmes et des cycles les plus célèbres de Yeats, dont plusieurs sont traduits ici pour la première fois.
Ce septième et dernier volume achève la première traduction complète en français de la poésie de Yeats -1863-1939).
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Brossard_ardeur Nicole Brossard
Ardeur
Avec des illustrations de René Derouin
Phi, 2008 (en co-édition avec Les Ecrits des Forges)
11 x 17 cm, 120 p. 15 €

« des milliers d’œuvres dos tourné à la nuit
des milliers de gestes inclassables
au fond des océans et dans le contour des guerres
des milliers de corps, et l’on voudrait abréger ?

 

or je suis vaste
quand tout cogne carnage en nous
»
(39)

 

Célèbre au Québec, dont elle est une des figures poétiques les plus marquantes, Nicole Brossard est sans doute encore trop peu connue en France. Poète, romancière et essayiste, elle a publié une trentaine de livres.
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Fusees_13 Revue Fusées n° 13, avril 2008
Carte Blanche, 2008
15 €

 

Cinq mots sur la couverture du dernier Fusées : Zoo, Yiddish, Jargon, Inventions et Paresse. S’arrêter tout particulièrement sur Yiddish qui retrace l’histoire de la bibliothèque Medem, fondée en 1928-29 par Vladimir Medem et qui a été pendant longtemps la branche culturelle du mouvement Bund. En 2002 elle a fusionné avec l’Association pour l’étude et la diffusion de la culture yiddish et constitue désormais, au 18, passage Saint Pierre Amelot, à Paris, la plus grande bibliothèque d’Europe dévolue à la culture yiddish (Très beau cahier photographique où l’on voit onze animateurs des lieux, photographiés dans la bibliothèque).
Et également sur le cahier consacré à la maison d’édition américaine Jargon, fondée par Jonathan Williams, autour d’une ligne éditoriale « élitiste et engagée, soutenant des auteurs d’un modernisme sans concession, ainsi que des créateurs marginaux ». Depuis 1952, Jargon propose des œuvres de jeunesse de Creeley, Olson, Duncan, Levertov), des auteurs comme Mina Loy, Lorine Niedecker. Cent volumes publiés qui dessinent une sorte de panthéon de la poésie américaine de la seconde moitié du XXe siècle. Le cahier comporte des traductions de Jonathan Williams (qui est donc aussi poète) et de Thomas Meyer par Jacques Demarcq, d’autres de Mina Loy par Jacques Roubaud ou de Lorine Niedecker par Abigail Lang. La revue donne enfin le catalogue complet des éditions Jargon. Le cahier Inventions propose, parmi d’autres, des textes d’Eric Clémens, Philippe Boutibonnes et Valérie Rouzeau
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Quelen_comme_quoi Dominique Quélen
comme quoi
l’Act Mem, La Rivière échappée, 2008
80 p. 11 €

 

« Ajouter quelque chose ? On marche sur des œufs. Comme quoi nous engage à la délicatesse, à la brièveté, à la précision. Mais pas à la prudence. L’exaltation, oui je dis bien, l’exaltation, nous fait ici nous pencher à la fenêtre, sortir de nous, et nous porter violemment vers le monde. Le monde mis à l’épreuve du corps, des mots du corps, et surtout de la jointure, mot qui soulève magnifiquement le recueil. Jointure entre prose et poésie, articulation, attache, qui fait craquer nos vieux mots : la douleur parfois, la douleur même, à la jointure, ravive l’esprit de vivre. » (Maryline Desbiolles, 4ème de couverture)
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Steinmetz_le_jeu_tigr Jean-Luc Steinmetz
Le Jeu tigré des apparences
poèmes et poésies
Le Castor Astral, 2008
140 p. 14 €

 

« Tout vrai poète s’invente lui-même, avant de changer l’écriture. Il se conjugue à la première et solitaire personne, comme Jean-Luc Steinmetz :

« rien n’est plus malaisé qu’atteindre
la première personne qui sort de nos lèvres. »

Et pourtant, il tourne dans ses lueurs, s’envole, remet pied à terre – par exemple en Haïti, au Japon – s’élance plus loin. [...] Savant, Steinmetz se libère de lui-même par les mots issus de la tribu qui, par leur anamorphose, l’aèrent dans l’univers. Mais

« Les hommes ignorent l’écrit auprès d’eux se poursuivant. »

De cette poursuite méconnue, Jean-Luc Steinmetz a fait une odyssée intime, où je reconnais une exception à l’ordre littéraire contemporain – singulier hapax de la part d’un tout autre Mallarmé, à l’époque où les poètes revivent à l’écart, comme lui, "le temps des Assassins". » (Alain Jouffroy, 4ème de couverture)
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Arnaudet_les_priphries Didier Arnaudet
les Périphéries du large
Le Bleu du Ciel, 2008
80 p. 12 €

 

« L’écriture de Didier Arnaudet n’occupe pas un territoire préétabli où il serait aisé de le situer mais elle élabore au fur et à mesure son champ d’action, ses règles d’investigation. Son évolution ne se présente pas comme une progression narrative, faite d’une succession d’énigmes posées puis déchiffres, mais comme une constellation d’informations, de scènes, de temps, de fantômes qui convoque une infinité de questions, de problèmes, d’impasses, sans prétention à les résoudre. C’et le 5ème titre de D. Arnaudet aux Éditions Le Bleu du Ciel depuis 1996 et ce titre clôt un cycle commencé avec En bras de chemise malgré la fraîcheur matinale (2001) et Exercices d’équilibre + CD Rom "je sens le doute s’installer", (2003). (prière d’insérer)
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Duault_leffarant Alain Duault
L’effarant intérieur des ombres (Une hache pour la mer gelée, II)
Gallimard, 2008
140 p. 17, 50 €

 

Quatre ans après Nudités, deux ans après un premier volume Une hache pour la mer gelée, Alain Duault revient avec ce cycle poétique.

« [...] C’est toujours le soir
pour quelqu’un et la blessure de vieillir ronge les os ronge
la face ou pile efface la mémoire comme les veines lentes »  (127)

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Faye_freles Ella Faye
Fêles
Obsidiane, collection le legs prosodique, 2007
14 €

 

« Née à St Louis du Sénégal, Ella Faye a publié essentiellement en revues, notamment dans Le Mâche-Laurier et dans l’anthologie Voix nouvelles. Elle inscrit a priori son travail dans la mouvance de Reverdy et d’un d’une certaine modernité qui récuse sans  ambiguïté une poésie "noire" et francophone. Fêles est son premier livre. » (4ème de couverture)
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dimanche 30 mars 2008

Poezibao a reçu n° 32, (dimanche 30 mars 2008)

 

 

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournis par les éditeurs.

 

Cette semaine Poezibao a reçu :
Pandectes (ou Le neveu de Bayle), de Jude Stéfan
ajouts contre jour, de Pierre Le Pillouër
Les Ardoises du Ciel, de Paul Louis Rossi
De la Loire, de Philippe Beck
Tant de Soleils dans le sang, d’André Velter
Chet Baker (Déploration) de Zéno Bianu
Action Poétique, n° 191/192
Les Lisières de Jacques Josse

 

 

 

Stefan_pandectes Jude Stefan
Pandectes (ou Le Neveu de Bayle)
Gallimard, 2008
330 p. ; 25 €

 

Jamais
Ne jamais interpréter
N’avouer jamais à une femme
Ne dire jamais son mépris
Jamais ne se justifier
Ne jamais se suicider
Jamais n’être né
(p. 158)

 

Pandectes : recueil de lois constitué sous Justinien au VIe siècle. Ici Commentaires : sorte de Bréviaire laïc ou Lexique partial, figurant un résumé, par entrées électives, des dégoûts, refus, appropriations, rencontres, affinités d’un esprit critique lors de son parcours mini-baylien de Lecture-Littérature (Jude Stéfan, 4e de couverture)(retour au sommaire)

 

 

Le_pillouer_ajouts_contre_jour Pierre Le Pillouër
ajouts contre jour
Le Bleu du Ciel, 2008
95 p. ; 14 €

 

Comment faire sortir l’aphorisme de l’alignement mortifère ?
Comment enchaîner le mot à une phrase ?
Comment cesser de se répéter, de commenter ?
Que reste-t-il de la poésie quand on enlève la pose
Peut-on continuer, reprendre l’expérience des pères
avec les pairs pour seuls lecteurs ?
Et quoi le poétique devient-il, plus poliment, politique ?
(4e de couverture) (retour au sommaire)

 

 

Rossi_les_ardoises_du_ciel Paul Louis Rossi
les Ardoises du Ciel
Dessins de François Dilasser
Le Temps qu’il fait, 2008
225 p. ; 26 €

 

Le livre des Ardoises du Ciel va se dessiner en contrepoint de celui des Inscapes, publié en octobre 1994. Avec François Dilasser, nous avions eu l’idée, les années suivantes, de poursuivre notre exploration, d’en continuer l’histoire, l’analyse et l’illustration. On trouvera donc dans ce nouveau recueil la trace de nos médiations, des citations de Duns Scot et Gerard Manley Hopkins, une découverte de l’abbaye carolingienne de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, un séjour au Pays de la Magie avec Henri Michaux. Il faudrait ajouter nos Voyages imaginaires chez les Indiens Hopis et les Esquimos. Et cette relation de notre visite avec François et Antoinette des Carpaccio de la scuola di San Giorgio à Venise. Comme celle de la chapelle des Scrovegni, pour les fresques de Giotto, à Pàdova. Je puis ajouter que cette exposition à deux voix de nos travaux est donnée aujourd’hui en souvenir des schistes bleus au seul de la rue des Douves, à Lesneven, et du vent qui souffle dans l’anse de Goulven (Paul Louis Rossi, 4e de couverture) (retour au sommaire)

 

 

Beck_de_la_loire Philippe Beck
De la Loire
Argol, 2008
100 p. ; 17 €

 

« Voici des vagues, et dessus des bras de danseuse indienne, sous le vent ».
Arpentant l’Estuaire de Nantes à l’Atlantique, un Noteur voit et regarde des mouvements d’eau, et le profil des rives. Des poèmes en prose, surtout, sont le résultat d’un exercice d’observation. Loire est le fleuve libre que l’action des hommes ne peut absolument soumettre. Il est comme une aile sur un corps dépendant, le corps de villes et d’industries liées, qui s’arrêtent au bord. Au bord de quoi ? D’une corde d’eau, rythmique, historiée, impliquant des faits et gestes. Le silence de la nature ne peut non plus les réduire ou les comprendre absolument. Toutes les beautés reconduisent à ce qui les a faites difficiles, sinon accessibles et fuyantes. Loire est un lieu profane, disponible, et elle commande bien plus que des exercices de contemplation. Elle vaut pour la Nature, sans doute, en tant que Nature n’est pas seule.
e de couverture) (retour au sommaire)

 

 

Velter_tant_de_sang_2 André Velter
Tant de Soleils dans le sang
Livre-récital et sept poèmes-tracts avec Pedro Soler et Ernest Pignon-Ernest.
Éditions Alphabet de l’Espace
120 p. ; un DVD ; 24 €

 

Livre-récital composé par André Velter dans la résonance des musiques de Pedro Soler, Tant de Soleils dans le sang exalte l’énergie d’une poésie qui court le monde, qui prend ses risques et ne cesse de reprendre souffle. Parole engagée, utopique et solaire qui évoque aussi bien les aventuriers de l’arène, Manolete, Domingui, Paquirri, José Tomas que les aventuriers du verbe incarné, Federico Garcia Lorca, Victor Segalen, Blaise Cendrars, Paul Valet, Al Berto ou Juan Gelman. Ici, des mots jetés sur des cordes de guitare entendent faire chants, sens et rythmes à la fois. Des mots pour repartir encore et encore, et se retrouver à jamais en terrain découvert, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest à placarder dans les rues (4e de couverture) (retour au sommaire)

→ Poezibao recommande la visite du très beau site de l’éditeur, avec extraits audio et vidéo et plus large présentation de ce livre-récital

 

 

Bianu_chet_baker Zéno Bianu
Chet Baker (Déploration)
Préface d’Yves Buin,
Le Castor Astral, 2008
120 p. ; 13 €

 

Du début des années 1950 (en prince de la trompette cool aux côtés de Charlie Parker puis de Gerry Mulligan) jusqu’à sa défenestration en 1988 à Amsterdam, Chet Baker est devenu un mythe américain et a été surnommé le "James Dean du jazz". Par un monologue poétique, Zéno Bianu s’attache à restituer la note bleue d’une aventure qui n’a cessé de tutoyer les extrêmes. Il livre un texte-confidence à la fois tendu et mélancolique, médiumnique et chaviré, qui tente de faire écho au phrasé unique de Chet Baker. (4e de couverture)

 

 

Action_potique Revue Action Poétique, n° 191/192
mars-juin 2008
160 p. ; 18 €

 

Au dos de la première couverture, une très belle photo de Josée Lapeyrère.

 

Au sommaire, Une histoire de la poésie en dix lignes de Michel Deguy, Incise, 1 de Florence Pazzottu ; dans Ateliers d’Aujourd’hui un florilège de textes de tous pays, Maroc, Autriche (Christine Lavant), Allemagne (Ursula Krechel avec traduction notamment de Patrick Beurard-Valdoye), Chine, Canada, Japon (Ryoko Sekiguchi), Italie, Pays-Bas. Un texte d’Edoardo Sanguineti sur "contre la poésie" de Witold Gombrowicz, de nombreux poèmes de Liliane Giraudon, Nathalie Quintane, Yves Boudier, Eric Houser, Geneviève Huttin et bien d’autres. Et un large aperçu du champ poétique avec notamment une lettre de Claude Adelen à Marie-Claire Bancquart, le Journal de Joseph Julien Guglielmi, etc. (retour au sommaire)

 

 

Josse_les_lisieres Jacques Josse
La Lisière
Apogée, 2008
65 p. ; 12 €

 

La Lisière est un ensemble constitué de huit textes conçus autour de la mémoire du hameau natal où Jacques Josse ne cesse d’aller puiser et d’un présent beaucoup plus ancré dans la réalité urbaine. Quelques lignes, quelques séquences vives, animées, situées parfois dans le brouhaha des bars, suffisent à l’auteur du Café Rousseau pour nous transporter de Bruges à Rennes où il vit et qu’il sillonne peu avant le lever du jour, faisant continûment route vers la zone industrielle. Il lui arrive aussi, sans crier gare, de partir (à Brest, Paris, Tanger) et de flâner (c’est sa façon de déjouer le temps) sur les traces de Jack Kerouac ou sur celles du philosophe Jules Lequier avançant un soir de février 1862 dans la mer....(4e de couverture) (retour au sommaire)

 

 

samedi 15 mars 2008

Poezibao a reçu, numéro 31, dimanche 16 mars 2008

 

 

Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s’agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournis par les éditeurs.

 

Printemps des Poètes et Salon du livre de Paris suscitent une intense activité éditoriale.
Cette semaine Poezibao a reçu :
Pierre Garnier, Les Devises, Éditions des Vanneaux
Philippe Jaccottet, Ce peu de bruits, Gallimard
Roubaud : Jacques Roubaud |rencontre avec Jean-François Puff, Argol
→Revue Europe, n° 947, mars 2008, Pasolini
Ariane Dreyfus, Iris, c’est votre bleu, Le Castor Astral
Bernard Vargaftig, Dans les jardins de mon père (DVD et livre) TS productions et Au Diable Vauvert
Friederike Mayröcker, brütt, ou les jardins soupirants, Atelier de l’Agneau
Azadée Nichapour, Parfois la beauté, Seghers
Jyrki Kiiskinen, Aller - Retour, fédérop
→Jean-Marc Sourdillon, Les Tourterelles, La Dame d’Onze heures

 

 

 

 

Garnier_les_devises Pierre Garnier
Les Devises
L’Abreuvoir|Éditions des Vaneaux, 2008
26 €