Outils Poezibao

Syndications pour Poezibao

lundi 06 juillet 2009

Alain-Fournier

 

 

Henri-Alban Fournier est né le 3 octobre 1886 à la Chapelle-d'Angillon (Cher). Il passe son enfance dans le Berry, où son père est instituteur avant d’entrer au lycée Voltaire à Paris, en 1898. Il est en seconde au lycée de Brest, en 1901, pour préparer l’École navale, mais renonce à ces études et prépare l’École normale supérieure au lycée Lakanal de Sceaux. Il y rencontre Jacques Rivière, futur responsable de La Nouvelle Revue Française, avec qui il se lie et qui épousera sa sœur Isabelle
Le 1er juin 1905, il rencontre à une exposition une jeune fille, qu’il suit jusqu’à son domicile. Ils échangent leurs noms, mais Yvonne se marie en 1907 — il la reverra une fois en 1913. Alain-Fournier (il prend ce pseudonyme en 1907), qui échoue deux fois au concours de l’École normale, a noté dans le moindre détail sa rencontre et il reprendra cette relation dans Le Grand Meaulnes. Au cours de son service militaire (octobre 1907- septembre 1909),  il écrit quelques poèmes et des essais, publiés bien après sa mort (Miracles, 1924).
Il commence la rédaction du Grand Meaulnes en 1910. Il entretient une liaison avec l’actrice Simone, épouse de Claude Casimir-Périer dont il est devenu secrétaire, après avoir quitté son poste de rédacteur à Paris-Journal. Le Grand Meaulnes est d’abord publié dans La Nouvelle Revue Française en 1913.
Alain-Fournier commence en 1914 un roman, Colombe Blanchet, resté inachevé. Mobilisé dès la déclaration de guerre, en août 1914, Alain Fournier rejoint le front comme lieutenant d'infanterie. Le 22 septembre 1914, il est porté disparu au sud de Verdun. Ses restes ont été découverts en 1991 dans une fosse commune et il est aujourd’hui inhumé dans le cimetière militaire de Saint-Rémy-la-Calonne (Meuse).

 

 

Bibliographie
Le Grand Meaulnes
, 1913, éditions Émile-Paul ; Livre de Poche, 1971.
Miracles, préface de Jacques Rivière, Gallimard, 1924 ; Livre de Poche, 1988.

Alain-Fournier—Jacques Rivière, Correspondance (1904-1914), édition établie par Pierre de Gaulmyn, 2 vol., Gallimard, 1991.
Lettres au Petit B ., précédées de Claude Aveline, La fin de la jeunesse, édition revue et augmentée, Fayard, 1986.
La peinture, le cœur et l'esprit, correspondance entre André Lhote, Alain-Fournier et Jacques Rivière (1907-1924), Bordeaux,William Blake & Co, 1986.
Charles Péguy—Alain-Fournier, Correspondance (1910-1914), édition établie par Yves Rey-Herme, Fayard, 1990.
Lettres à sa famille et à quelques autres, avant-propos d'Alain Rivière. Nouvelle édition, Paris, 1991.
Alain-Fournier—Madame Simone, Correspondance (1912-1914), édition établie par Claude Sicard, Fayard, 1992.

Site


Contribution de Tristan Hordé

 

 

jeudi 25 juin 2009

Les Murray

 

 

Leslie « Les » Allan Murray est né le 17 octobre 1938 dans la ferme de Bunyah à Nabiac en Nouvelles-Galles du Sud. Il est le fils unique de Cecil Allan Murray (1909-1992) et Miriam Pauline Arnall (1915-1991). Orphelin de mère à 13 ans, il vit solitaire avec son père dans leur ferme et lit beaucoup. Au cours de ses études à la Sydney University, il édite des revues littéraires, publie ses premiers poèmes et se lie avec de jeunes poètes et, surtout, celui qui sera son mentor, Kenneth Slessor. Il quitte l’église presbytérienne et commence à se tourner vers le catholicisme romain. En 1967, il épouse Valeria Morelli, dont il aura cinq enfants. Il continue d’apprendre plusieurs langues (il parle l’italien, le chinois, l’allemand, l’indonésien, le danois, le malayan…) et travaille comme traducteur scientifique et technique à l’Institute of Advanced Studies de l’Australian National University de Canberra. Après une nouvelle dépression, il démissionne de son poste et la famille part vivre en Écosse. Ses premiers recueils sont salués par la critique et, dans le même temps, il s’emploie à publier un volume de vers aborigènes en traduction. Grâce à une bourse, il devient écrivain free lance et commence à donner des lectures. Son œuvre est couronnée de nombreux prix, parmi lesquels le Kenneth Slessor Prize for Poetry, le National Book Council Prize, le Canadian Australian Literary Award, la Queen’s Gold Medal for Poetry. Il participe à de nombreux festivals littéraires en Australie, en Europe, aux États-Unis et au Canada, où il rencontre et se lie avec Ted Hughes, Wole Soyinka, Joseph Brodsky, Mark Strand, Derek Walcott, Seamus Heaney… En 1986, il parvient à racheter la ferme de Bunyah que son père avait perdue et vient s’y installer avec sa famille. En 1995, son recueil Translations from the Natural World rencontre un grand succès et lui vaut le New South Wales Prize et le Victoria Premier Prize ; l’année suivante, c’est Subhuman Redneck Poems qui se voit décerner le T.S. Eliot Prize. Il est un temps pressenti comme Poet laureate en remplacement de Ted Hughes, et régulièrement cité parmi les Nobélisables. Figure centrale et controversée de la vie culturelle australienne, trois mille cinq cents exemplaires de la biographie que lui consacre Peter Alexander en 2000 sont vendus en trois jours ; son œuvre a été traduite en plusieurs langues (allemand, néerlandais, norvégien, danois, suédois, catalan, espagnol, italien, russe, hindi), mais reste hélas inédite en français…

 

Bibliographie
The Ilex Tree (avec Geoffrey Lehmann), 1965
The Weatherboard Cathedral, 1969
Poems Against Economics, 1972
Lunch and Counter Lunch, 1974
The Vernacular Republic. Selected Poems, 1976
Ethnic Radio, 1977
The Peasant Mandarin, 1978
The Boys Who Stole the Funeral, 1979
Equanimities, 1982
The Vernacular Republic. Poems 1961-1981, 1982
Flowering Eucalyptus in Autumn, 1983
The People’s Otherworld, 1983
Persistence in Folly. Selected Prose Writings, 1984
The Australian Year. The Chronicle of our Seasons and Celebrations, 1984
The Daylight Moon, 1987
The Idyll Wheel, 1989
Dog Fox Field, 1990
Blocks and Tackles, 1990
Translations from the Natural World, 1992
The Paperback Tree. Selected Prose, 1992
Late Summer Fires, 1996
Conscious and Verbal, 1999
The Quality of Sprawl. Thoughts about Australia, 1999
Fredy Neptune, 1999
An Absolutely Ordinary Rainbow, 2000
Learning Human, 2000
A Working Forest, 2000
Poems the Size of Photographs, 2002
The Full Dress, an Encounter with the National Gallery of Australia, 2002
The Biplane Houses, 2007

 

Contribution Thierry Gillybœuf

 

Le site de Les Murray (en anglais)
en anglais sur le site poets.org
Une sélection de poèmes (en anglais)

 

 

vendredi 05 juin 2009

Tomás Segovia

 

« Voilà un écrivain pour moi essentiel : le poète Tomás Segovia. J’ai peur que beaucoup n’aient pas remarqué que son œuvre, solitaire mais pas isolée, singulière mais non marginale, constitue une tentative pour sauver comme un tout des expériences qui chez d’autres apparaissent séparées : vie et réflexion, le quotidien et l’extraordinaire, le présent et la mémoire »
Octavio Paz, 1963, cité en exergue de la présentation de Tomás Segovia par Jean-Luc Lacarrière in Tomás Segovia, Cahier du nomade, Poésie/Gallimard, 2009)

 

Poète, dramaturge, nouvelliste et traducteur, Tomás Segovia est né le 21 mai 1927 à Valence en Espagne. Son père décède en 1929 et il quitte Valence pour Madrid où il entre au Lycée français. Sa mère meurt à son tour en 1931 et en 1936, lors du début de la guerre civile, il quitte l’Espagne avec son frère et ses deux sœurs, d’abord pour Paris. Ils partent en 40 pour le Mexique où il écrit ses premiers poèmes, commence des études de médecine, puis se tourne vers les lettres et la philosophie. Il publie ses premiers textes en 1945 et cofonde en 1946 la revue Presencia avant de fonder sa propre revue en 1948, Hoja Poética. De 1958 à 1963, il est directeur de la Revista mexicana de Literatura. Il fera un premier retour en Espagne en 1976, un an après la mort de Franco et publie en 1982 Poesia (1943-1976). En 1984 il s’installe près de Perpignan puis à partir de 1991 partage sa vie entre l’Espagne et le Mexique. Il reçoit plusieurs prix prestigieux, Prix Octavio Paz en 2000, prix Juan Rulfo en 2005 et prix Federico Garcia Lorca en 2008.

 

 

Extraits de sa bibliographie en espagnol
Poésie :
La luz provisional, 1950
Siete poemas, 1955
Apariciones, 1957
Luz de aquí, 1958
El sol y su eco, 1960
Anagnórisis, 1967
Historias y poemas, 1968
Terceto, 1972
Cuaderno del nómada, 1978
Figura y melodías, 1979
Bisutería, 1981
Poesía, 1943-1976, 1982
Partición, 1983
Cantata a solas, 1985
Lapso, 1986
Cuaderno inoportuno, 1987
Orden del día, 1988
Antología poética : huésped del tiempo, 1992
Casa del nómada, 1994
Fiel imagen, 1997
Poesía, 1943-1997, 1998
Orden del Día, 1998
Lo inmortal y otros poemas, 1998
Misma juventud, poemas 1997-1999, 2000
Otro invierno, 2001
En los ojos del día : antología poética, 2003
Salir con vida, 2003
Día tras día, 2006
Llegar, 2007
Siempre todavía, 2008
Essais  :
Contracorrientes, 1973,
Poética y profética, 1986
Alegatorio, 1997
théâtre,
Zamora bajo los astros, 1959
œuvres narratives :
Trizadero, 1974
Personajes mirando una nube, 1981
Otro invierno, 2001.

 

 

En français
Cahier du nomade, choix de poèmes 1946-1997, présentation et traduction de Jean-Luc Lacarrière, Poésie/Galimard, n° 449, mai 2009, 336 p., 8,50 €

 

©Poezibao

 

 

jeudi 04 juin 2009

Jan Wagner

 

 

Jan Wagner est né le 18 octobre 1971, à Hambourg. Il passe son enfance à Ahrensburg, petite ville située à mi-chemin entre la mer du Nord et la mer Baltique. L’un de ses professeurs lui transmet l’amour de la littérature et de la langue anglaise. Il lit Shakespeare, Wystan Hugh Auden — gendre de Thomas Mann, Dylan Thomas, ainsi que les poètes gaéliques. Ces derniers le mèneront, au cours de son cursus universitaire qu’il commence à Hambourg, à passer une année au Trinity College de Dublin. Il en retiendra des paysages, la poésie enseignée par les poètes. De retour en Allemagne, à l’université Humboldt de Berlin, il soutient un mémoire sur la jeune génération des poètes irlandais. Parallèlement à ses études, il traduit des poètes anglais.
En 1992, il fonde la revue La Face extérieure de l’élément (Die Aussenseite des Elements) : coffrets cartonnés contenant des feuilles simples, que le lecteur organise à sa guise). C’est en 2001, avec la parution de Probebohrung im Himmel (Forage dans le ciel) que Jan Wagner obtient le succès critique et est alors reconnu comme l’un des meilleurs poètes allemands actuels.
source

 

 

Bibliographie
(En français) :
Archives nomades, éditions Cheyne, 2009.
(En allemand) :
Probebohrung im Himmel, Gedichte, Berlin-Verlag, Berlin, 2001.
Guerickes Sperling, Gedichte, Berlin-Verlag, Berlin, 2004.
Achtzehn Pasteten, Gedichte, Berlin-Verlag, Berlin, 2007.

 

Contribution de Tristan Hordé

 

 

sur le site de Cheyne éditeur
écouter Jan Wagner sur Lyrikline

 

 

lundi 01 juin 2009

Olivier Larronde

 

 

Olivier Iris Hélios Larronde est né le 2 août 1927 à La Ciotat. Son père, journaliste à L’Intransigeant, travaille ensuite à l’ancêtre de l’ORTF ; c’était un ami, notamment, de Saint-Pol Roux et de Francis Jammes. Il meurt en 1939 et la famille, qui vivait à Paris, part s’installer à Montpellier, puis à Marseille, avant de revenir à Paris en 1942. Olivier, qui était dans un établissement religieux, le quitte brutalement pour aller vivre avec son grand-père à Saint-Leu-la-Forêt (Val d’Oise). En 1943, il supporte très difficilement la mort brutale de sa sœur Myriam, de deux ans sa cadette, l’amour de sa vie.
Avec quelques poèmes, Olivier rend visite à Cocteau, qui lui conseille de renoncer à la poésie. Il rencontre alors Jean Genet qui, enthousiaste, le ramène chez Cocteau : celui-ci le lit vraiment et fera éditer Les Barricades mystérieuses. Il connaît ensuite Victoria Ocampo, Sartre, puis Jean-Pierre Lacloche avec qui il vit, Jean Paulhan, Marcel Jouhandeau, etc. Marc Barbezat, fondateur des éditions L’Arbalète, édite Rien Voilà l’Ordre (le titre est l’anagramme de Olivier Larronde) avec des dessins de Giacometti.
À partir de 1947, Olivier souffre de violentes crises d’épilepsie. Il les supporte avec l’opium, puis avec l’alcool. Il meurt le 1er novembre 1965.

 

 

Bibliographie
Les Barricades mystérieuses, 1946, éditions de la revue Fontaine, puis 1990 (L’Arbalète).
Rien Voilà l’Ordre, L’Arbalète, 1959.
L’Arbre à Lettres, L’Arbalète, 1966.
Œuvres poétiques complètes, Le Promeneur, 2002.
L'ivraie en ordre : poèmes et textes retrouvés, textes réunis par Jean-Pierre Lacloche avec le concours de Patrick Mauriès, Le Promeneur, 2002.

 

 

Contribution Tristan Hordé

 

 

Un bel article sur le site Ornithorynque

 

 

vendredi 22 mai 2009

Orhan Veli

 

 

« C’est le bouleversement linguistique qui retentit le plus sur la vie de Orhan [Veli]. L’alphabet latin remplace l’alphabet arabe, et l’ottoman, langue complexe et sophistiquée issue de l’ouïgour d’Asie centrale, de l’arabe, du persan et de l’hindi est supplantée par la nouvelle langue turque, plus simple et compréhensible par tous. La poésie, comme bien sûr toute la littérature, connaît une révolution copernicienne dont Veli s’avère le premier artisan, et il emporte avec ses poèmes une adhésion populaire immédiate [...] Orhan Veli marche, s’arrête, repart, observe, écoute, discute s’imprègne. Il devient rue, place, port, passant ou enfant sur le trottoir, arbre ou souvenir, il devient la ville elle-même. »

 

 

Le poète turc Orhan Veli est né à Istanbul le 13 avril 1914. Son père est clarinettiste dans l’orchestre impérial avant de prendre la direction de l’orchestre présidentiel d’harmonie. Il travaille comme traducteur de 1945 au 1947 au Ministère de l’Éducation (il traduit notamment Villon, La Fontaine, Breton et Éluard puis est traducteur et journaliste indépendant. Il publie aussi la revue culturelle Yaprak. Il « écrit, pêche, nage, aime, boit, il arpente les rues, celles d’Istanbul ou d’Ankara où par une nuit noire de novembre 1950, il tombe par mégarde dans une tranchée qui barre la route. » Il meurt trois jours plus tard (14 novembre 1950) d’une hémorragie cérébrale.  
(Les deux citations sont extraites de la préface d’Elif Deniz et François Graveline à l’édition de Va jusqu’où tu pourras, aux éditions Bleu autour (printemps 2009)

 

Eléments de bibliographie
Garip (avecOktay Rifat and Melih Cevdet, 1941
Garip, 1945
Vazgeçemediğim, 1945
Destan Gibi, 1946
Yenisi, 1947
Karşı, 1949

 

En français
Va jusqu’où tu pourras, traduction et présentation Elif Deniz et François Graveline, postface Enis Batur, dessins Sébastien Pignon et Eloi Valat, Bleu autour, 2009, 15 €
(Cette anthologie est la plus exhaustive publiée en langue française à ce jour. Elle comprend tous les poèmes en vers libres.


Des poèmes d’Orhan Velli ont été publiés en français dans des revues et anthologies, Anthologie des poètes turcs contemporains, Paris, Gallimard, 1953, 1956, Anthologie de la nouvelle poésie turque, Monte Carlo, Regain, 1966 et Anthologie de la poésie turque – xiiie-xxe siècle (traduction du turc de Nimet Arzik, Gallimard, 1968 ; réédition, collection « Connaissance de l’Orient », poche, Gallimard, 1994) ;  J’écoute Istanbul, recueil de poèmes bilingue de Orhan Veli, choisis et traduits par M.E. Tataragasi et Gérard Pfister, Cahiers d’Arfuyen n° 59,  Arfuyen 1990.

 

biographie et bibliographie très complète sur le site de la librairie Compagnie
Une belle page (en français) sur le site d’Arfuyen
Une page Wikipédia en anglais
site officiel, en turc

 

fiche ©Poezibao

 

jeudi 21 mai 2009

Yannis Ritsos

 

 

Yannis (ou Giannis) Ritsos est né en Grèce, à Monenvassia, le 1er mai 1909 et aura vécu une enfance tragique avec la ruine de sa famille (des propriétaires terriens), la mort de sa mère et de son frère aîné et les troubles mentaux du père. Il passe lui-même près de quatre ans en sanatorium pour soigner une tuberculose. Proche du parti communiste, il fait paraître son premier livre en 1934. Pendant la guerre civile, il s’engage dans la lutte contre la droite fasciste et passera quatre ans en prison. Il sera encore déporté et assigné à résidence par la junte militaire au pouvoir entre 1967 et 1971. Mais tout au long de ses épreuves, il continue à écrire de très nombreux livres de poésie et à partir des années 80 se tourne aussi vers la prose. Il meurt à Athènes le 12 novembre 1990.
Note rédigée à partir de la biographie éditée par Guy Wagner ici

 

 

Éléments de bibliographie (avec traduction en français des titres)
Tracteur, 1934
Pyramides, 1935
Épitaphe, 1936
Chant de ma sœur, 1937
Symphonie du printemps, 1938
La Marche de l’océan, 1940
Vieille mazurka au rythme de la pluie, 1942
La Dame des vignes, 1945-1947
Les Voisinages du monde, 1949-1951
Le Fleuve et nous, 1951
Veille, 1954 (contenant le texte Grécité)
Quatrième dimension
La Sonate au clair de lune, 1956
L’Urne, 1957
Les vieilles Femmes et la mer, 1958
Quand vient l’étranger, 1958
La Maison morte, 1959-1962
Le Dernier siècle av. l’H, 1961
Témoignages, I, 1963
Témoignages, II, 1966
Oreste, 1966
Philoctète, 1965
Perséphone, 1965-1970
Le Mur dans le miroir, 1967-71
18 Chansons de la Patrie amère, 1968-1970
Couloir et escalier,1970
Gestes, papiers, 1970-1974
Devenir, 1970-1977
Pierres, répétitions, barreaux, 1972
Hélène, 1972
Ismène, 1972
Chrysothémis, 1972
Le Sondeur, 1973.
Hymne et complainte pour Chypre, 1974
Le Heurtoir, 1976
Chant de victoire, 1977-1983
Monenvassia, 1978
Erotica, 1980
Les Monochordes, 1980
Tard, très tard dans la nuit, 1987-1989

 

 

Peu de livres de Yannis Ritsos semblent disponibles en français. Parmi ceux-ci, on peut citer :
Tard, bien tard dans la nuit, Le Temps des cerises, 1995
Grécité, Fata Morgana, 2000
Le Mur dans le miroir, Poésie/Gallimard, 2001
Temps pierreux, Ypsilon, 2008
Erotika, ErosOnyx, 2009
Pierres, répétitions, grilles, Ypsilon 2009

 

sur le site de l’éditeur Ypsilon
un article de Jacques Ancet

 

 

jeudi 14 mai 2009

Yves Boudier

 

 

Yves Boudier est né en 1951, à Paris. Il est poète et critique, contribue à plusieurs revues (CCP, Europe, Rehauts, notamment). Il est membre du comité de rédaction d'Action Poétique et de Passage d'Encres et collabore souvent avec des plasticiens ou des musiciens.

 

 

bibliographie
Le Fabuliste, La Répétition, 1979
« Ovide était notre maître », Aencrages & C°, 1987
L’Infans ou la peinture regardée, Dessins de G. Planet, Aencrages & C°, 1990
Scènes naturelles, Encres de C. Tricoit, coll. Traces, Passage d’Encres, 1999
De la terre, Encres de C. Tricoit, coll. Traces, Passage d’Encres, 2000
L’Enfant second (un récit), Coll. La Polygraphe, Comp’Act, 2003
, Coll. Biennale Internationale des Poètes, farrago, 2003
fins, Comp’Act, 2005
Ordres du jour, pointe sèche et encre de Claire Nicole, coll. Leporello, Passage d'Encres, 2007
Vanités Carré misère, propos d’avant de Michel Deguy, L’Act Mem, 2009

 

sur le site du cipM (documents audio)

 

 

lundi 11 mai 2009

Jacques Borel

 

 

Jacques Borel est né à Paris le 17 décembre 1925. Son père meurt quand il n’a que quelques mois et il est alors élevé en grande partie par sa grand-mère paternelle, à Saint-Gaudens ; il ne retrouve sa mère qu’à l’âge de dix ans. Sa mère est bonne à tout faire dans un hôtel de passe. En 1958, elle entre à l’hôpital psychiatrique de Lannemezan, très présent dans l’œuvre de Jacques Borel (« Ligenère ») ; elle meurt en 1976.
Il fait ses études à Henri-IV, ensuite à la Sorbonne. Il devient professeur d’anglais. Il obtient le prix Goncourt en 1965 pour son premier livre, L’Adoration, le Grand prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre en 1994.
Il meurt le 25 septembre 2002.

 

« Jacques Borel, qui est mort le 25 septembre à Paris, à l'âge de 76 ans, était de ces écrivains dont l'œuvre est essentiellement une autobiographie, sans cesse recommencée, sans cesse enrichie : ″La mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même″, écrivait-il en présentant les extraits des carnets tenus sa vie durant, Journal de la mémoire (Champ Vallon, 1994). Ce lecteur passionné de Proust, usant d'une phrase très longue et complexe, a remporté le Goncourt en 1965, pour L'Adoration (Gallimard, dans la collection «Le chemin» de Georges Lambrichs). Il avait 40 ans, c'était son premier roman. Puis, il a suivi sa voie, sans s'attirer les faveurs du grand public. » (Claire Devarieux, dans Libération, 2 octobre 2002)

 

Contribution de Tristan Hordé, bibliographie dans la suite de note

 

Lire la suite "Jacques Borel" »

vendredi 08 mai 2009

Alexis Pelletier

 

 

Alexis Pelletier est né le 20 septembre 1964 à Paris. Il est professeur de lettres en Normandie. Entre 1992 et 1995, il a travaillé aux éditions Le Robert et il a rédigé les articles consacrés à la littérature française pour la refonte du Petit Robert des noms propres (1994) et  coordonné le Dictionnaire du xxe siècle, Littérature française et francophone (1995).  Il a été membre du comité de rédaction de la revue Polyphonies de 1989 à 1994 et fait maintenant partie, depuis 1999, du comité d'entretien de la revue Triages publiée par les éditions Tarabuste. Il est particulièrement intéressé par la musique et a participé au Festival Automne en Normandie (session 2006) pour les spectacles Résonances qui tentaient une rencontre entre la musique de Dominique Lemaître, les musiques de Debussy, Ravel, Stravinsky et Scelsi.

 

Bibliographie
Mlash personnage d'ébauches, coloriage de Djamel Meskache, éd. Tarabuste, 1996
Cité de mémoire, entretiens avec Claude Ollier, éd. POL, 1996
Des références en chemin de fer, encres de Claire de Tonnac, éd. Tarabuste, 1997
Tout Mlash, illustrations d'Eric Héliot, éd. Tarabuste, 1999
Un journal épisodique, dessins d'Eric Héliot, éd. Tarabuste, 2004
Mlash ou en encore, peinture de Philippe Garel, éd. Tarabuste, 2006
Résonances, Christophe Chomant éd., 2006
De ce qui vient, Cahiers intempestifs n0 21, 2008
Quelques mesures dans l'époque, éd. Voix d'encre, 2008
Horizons réflexes, Maison de la poésie de Haute Normandie, n° 28, 2008
Le Grand Réel, Daniel Duchoze, 2008
51 partitions de Dominique Lemaître, Tarabuste, 2009

Liens
sur le site du CRL de haute Normandie
sur le site de Voix d’Encre
A propos du spectacle Résonances
Note de lecture (par Antoine Emaz) de 51 partitions de Dominique Lemaître
Bio-bibliographie et quelques textes