jeudi 17 août 2006

Françoise Hàn

Poète et critique littéraire, Françoise Hàn est née à Paris en 1928.
Elle a longtemps travaillé dans l'édition scientifique. Collaboratrice de la revue Europe (Paris) et des Lettres Françaises (Paris). Membre du Comité de rédaction de La Traductière, revue du Festival franco-anglais de poésie (Paris) et d’Osiris, revue multilingue de poésie (Old Deerfield, Mass., états-Unis).
Elle est membre du jury des prix Artaud et Sernet (Journées Poésie de Rodez)
 
Bibliographie
Cité des hommes, Seghers, 1956
Saison vive, Hors commerce, 1973
Le temps et la toile, Rougerie, 1977
Est-ce une prairie (cernée), Rougerie,  1979
Le réel le plus proche, Rougerie, 1981
Le désir, l’inachevé, Rougerie, 1982
Malgré l’échange impossible, Rougerie, 1983
Dépasser le solstice ? Saint Germain des prés, 1984
Nous ne dormirons plus jamais au mitan du monde, Saint Germain des Prés, 1987
Hors saisons, 1988
Où le trait s’est interrompu, Atelier des Grames, 1990
Même nos cicatrices, Rougeries, 1993
Cherchant à dire l’absence, Jacques Brémond, 1994
Profondeur du champ de vol, Cadex, 1994
Lettre avec un fragment de bleu, Jacques Brémond, 1996
Une fête, même au creux du sombre, Rougerie, 1997
L’ombre interrogée, Hors commerce, 1998
L’unité ou la déchirure, Jacques Brémond, 1999
Mises à jour, Verlag im Wald, 1999
L’évolution des paysages, Cadex, 2000
Ne pensant à rien, avec Jean Michel Marchetti, Jacques Brémond, 2002

Sitographie
Une chronique poésie de Françoise Hàn dans Les Lettres Françaises
L’unité ou la déchirure sur le site du Matricule des Anges

mardi 15 août 2006

Etel Adnan

Etel Adnan est née en 1925 à Beyrouth d’un père musulman syrien et d’une mère grecque et chrétienne. Elle fit partie du premier groupe d’étudiants à suivre les cours de Gabriel Bounoure à l’École des lettres à Beyrouth Après des études de lettres et de philosophie au Liban, en France et aux États-Unis, elle a enseigné en Californie et donné des cours, lectures et leçons dans plus de quarante universités et collèges aux États-Unis. Elle est peintre, céramiste, créatrice de tapisseries et a écrit en français et/ou en anglais des livres relevant de tous les genres littéraires : poésie, roman, essai, récit épistolaire, autobiographie, dont Sitt Marie-Rose, traduit dans plusieurs langues. Plusieurs poèmes d’Etel Adnan ont été mis en musique, notamment par Gavin Bryars (Adnan Songbook) et Zad Moultaka (Nepsis). Etel Adnan a par ailleurs, en 1984, écrit la partie française de The CIVIL WarS de Robert Wilson. Elle a également écrit deux pièces de théâtre : Comme un arbre de Noël (évoquant la guerre du Golfe) et L'actrice, qui a été jouée en mars 1999 à Paris. Elle vit en Californie, à Paris et au Liban.

Bibliographie
From A to Z Poetry, 1982
The Indian Never Had a Horse and Other Poems, Post-Apollo Press, 1985
Journey to Mount Tamalpais : An Essay, Post-Apollo Press, 1986
The Spring Flowers Own and the Manifestations of the Voyage, Post-Apollo Press, 1990
Of Cities and Women (Letters to Fawwaz), Post-Apollo Press,1993
Paris When It's Naked, Post-Apollo Press, 1993
Forces of Change: Artists of the Arab World, 1994
There : In the Light of Darkness of the Self and of the Other, Post-Apollo Press, 1997
The Arab Apocalypse, 1998
In the Heart of the Heart of Another Country, City Lights Books, 2005
To write in a foreign language

En français
Jébu suivi de L’express Beyrouth Enfer, P.J.Oswald, 1973
L’apocalypse arabe, Papyrus, 1980, l’Harmattan, 2006
L’artisanat créateur au Maroc, Dessain et Tolra, 1985
Le 27 octobre 2003, éditions Tawbad, 2004
Jennine, avec des illustrations de Rachid Koraïchi, Al Manar, 2004
Une journée à New York, éditions Tawbad, 2006
Ce ciel…qui n’est pas
,  éditions Tawbad
Son livre Sitt Marie-Rose (éd. des Femmes, 1978), un des premiers romans décrivant, de l’intérieur, la guerre civile libanaise, est devenu un classique de la littérature du Moyen-Orient. D’abord publié en français, il est traduit en une dizaine de langues et enseigné dans de nombreuses universités aux États-Unis.

Sitographie
Sur le site de l’association Double Change qui a reçu Etel Adnan en juin 2006 (je me suis inspirée en partie de la notice parue alors sur le site pour rédiger cette fiche bio-bibliographique)
Further on, une belle collection de textes d’Etel Adnan (en anglais)
Un article (en anglais) sur la question des langues et des racines chez Etel Adnan
Une autre page intéressante (en anglais) :
« Le travail d’Etel Adnan va au-delà de la seule poésie. Elle crée une aura : son écriture prend sa source dans l’histoire, la sagesse, la politique et l’art visuel. Ses prouesses poétiques et sa profondeur littéraire rendent son œuvre forte d’émotion et de vie. Son engagement autour des langues et la manière dont elles échangent mutuellement est au cœur de son esthétique » (extrait, traduction Florence Trocmé) 
Une analyse (en anglais) de l’œuvre d’Etel Adnan par Eva Acqui

Fiche ©Poezibao

jeudi 27 juillet 2006

Sereine Berlottier

Sereine Berlottier est née en 1971. Elle vit et travaille à Paris.

Elle a publié des textes dans plusieurs revues (Perpendiculaire, Bleue, Exit, Triages, Le Nouveau Recueil, remue.net.) et un roman, Nu précipité dans le vide, paru aux éditions Fayard en 2006.
A signaler, une importante séquence de textes Chao Praya, dans le numéro 79 de Le Nouveau Recueil, juin-Août 2006, présentée par Benoît Conort.


Sereine Berlottier sur remue.net et aussi ici

dimanche 23 juillet 2006

Fabio Scotto

Scotto_fabioPoète, essayiste, éditeur et traducteur hors-pair, Fabio Scotto est né en 1959 à la Spezia (Italie) et vit à Varèse. Il enseigne la langue et la littérature françaises à l'Université IULM de Milan.
Il a fait connaître les écrivains français majeurs, des plus classiques aux plus contemporains (traductions de livres ou de textes de Bernard Noël, Alfred de Vigny, Villiers de l’Isle-Adam, Yves Bonnefoy, Mallarmé, Michaux, Éluard, Mathieu Bénézet, Jean-Baptiste Para, Henri Meschonnic, Bernard Chambaz, Marie-Claire Bancquart, Alain Suied, Hélène Dorion, Michèle Finck, Laurent Grisel, etc.). Il est lauréat du prix international de traduction "Civitana Poésia". Il dirige la section italienne du Comité de la revue internationale de poésie et de pensée poétique " Serta " (Madrid).
Il collabore à de nombreuses revues internationales et italiennes, organise rencontres et colloques sur des œuvres majeures comme sur la théorie et la pratique de la traduction littéraire. Il a ainsi dirigé le Cahier Yves Bonnefoy de la revue Europe (juin-juillet 2003) et organisé à Cerisy-la-Salle un colloque international autour de Bernard Noël (juillet 2005).
Il est l'auteur de nombreux articles sur Diderot, Montaigne, Stendhal, Baudelaire, Cendrars, Artaud, Blanchot, Bataille, Meschonnic, Tardieu, Ponge, Cioran, Frénaud, Noël, Bonnefoy.

Il grido viola, Edizioni del Leone,1988
Il bosco di Velate, Edizioni del Leone,1991
Le Neveu de Rameau (essai), Coopli IULM, 1992
Bernard Noël, il corpo del verbo, (essai), Crocetti Editore, 1995
Il nodo della voce, Laghi di Plitvice, 1997
Piume/Plumes/Federn, Verlag Im Wald, 1997
La dolce ferita, Caramanica, 1999
Genetliaco, Passigli, 2000
Voix de la rue, poèmes français, Hôtel Continental, Plancoët, 2002
Francesistica, (essai), Casa Editrice Le Lettere, 2000
L'intoccabile,  Passigli Editori, 2004
Unha escuma de voz, édition bilingue italien-galicien, Espiral Maior Auliga, 2005
Le Corps du sable, traduit de l’italien par Claude Held, Bernard Noël, Jean-Baptiste Para, Bernard Simeone, Patrick Vighetti, L’Amourier, 2006

Sitographie
Entendre Fabio Scotto lire ses poèmes sur Lyrikline

photo ©Caroline Leboucq

samedi 22 juillet 2006

Jean Todrani

Poète, traducteur (de l'italien, du portugais), critique littéraire, animateur de revues, Jean Todrani est né à Marseille le 19 septembre 1922.
Il a commencé de publier des poèmes en 1948 : dans Les Cahiers du Sud, auxquels il va collaborer jusqu'au dernier numéro (automne 1966), dans les Cahiers GLM dirigés par Guy Lévis Mano, qui devient son premier éditeur en 1952 et fera paraître cinq de ses livres. Il rejoint vite l'autre revue d'importance née à Marseille au siècle dernier : Action poétique, cofondée en 1950 par Jean Malrieu et par son ami Gérald Neveu. Mais surtout il crée en 1967 la revue Manteia, dont il assure la direction jusqu'en 1974. Proche de Tel Quel sans en être pour autant une déclinaison, l'aventure de Manteia (qui a rassemblé, autour de son initiateur, les poètes Gérard Arseguel, Joseph Guglielmi, Jean-Jacques Viton…) voit l'écriture de Jean Todrani s'infléchir - tout comme celle de ses amis - vers un certain textualisme dont témoigne, par exemple, Studio (François-Pierre Lobies, 1982). Celui-ci n'a toutefois jamais oblitéré, chez lui, une attention profonde au vers, un souci constant, méticuleux et inventif, de la prosodie dont on peut mesurer les grandes réussites dans des livres comme Ou bien ou, plus encore, L'Inachevé (Comp'Act, 1989, 1995). Et n'a pas fait taire une sensualité présente dès les premiers textes ; concise, refusant l'épanchement mais tenant comme peu le poème pour le lieu d'une tension sexuelle fondamentale, instauratrice.
Jean Todrani a aussi collaboré aux revues Passerelles, Banana Split, If, Java, etc.
Œuvre abondante (vingt-quatre livres publiés) mais toujours un peu secrète que celle de Jean Todrani, fidèlement soutenue depuis vingt ans par Alin Anseeuw (Ecbolade) puis Henri Poncet (Comp'Act), depuis 1989 son principal éditeur et qui a proposé à l'automne 2005, en ouverture du n° 36-38 de la revue qu'il dirige, La Polygraphe, un vaste ensemble critique sur l'un des poètes clés de son catalogue : le premier à être consacré à celui dont Jacques Dupin a salué, à propos de son dernier ouvrage publié, Exploits (2003), la justesse de ton, la ténacité d'écrire, la force émotive.
(note largement inspiré d’un article de Christian Tarting paru dans la lettre d’information du cipM de Marseille et publié intégralement dans l’annonce du décès de Jean Todrani disparu dans la nuit du vendredi 14 juillet 2006).

 

Bibliographie
Tête noire, G.L.M., 1952.
Orpailleurs qui cherchez, G.L.M., 1952.
Ici est ailleurs, G.L.M., 1954.
Le plus clair du temps, G.L.M., 1954.
Proses de Camargue, hors commerce, 1958.
Mandragore, Cahiers du Sud, 1960.
Le livre des visites, G.L.M., 1961.
14 poèmes en un acte, Action Poétique, 1962.
Je parle de l’obscur, la Fenête ardente, 1963.
Neuf poèmes d’amour, la Fenêtre ardente, 1966.
Cano, P.-J. Oswald, 1967.
Cessez de comprendre, Gramma, 1979.
Studio, Éditions Lobies, Gramma, 1982.
Gioconda, la Répétition, 1984.
D’où viens-tu, toi qui t’en vas ? Ecbolade, 1985.
Comme, Ecbolade, 1987.
Ou bien, Comp’Act, 1989.
Jusqu’aux enfin, André Dimanche, 1990.
Le livre et le vallon, Éditions E.D., 1994.
L’inachevé, Comp’Act, 1995.
Sudor facil, Comp’Act, 1997.
Les idées inconnues, Comp’Act, 2000.
Exploits, Comp’Act, 2003.

 

Sitographie

Sur le site des éditions Comp’Act

Sur le site du cipM

Dans l’Humanité, un article de Jean Todrani (1993) lors du décès de son ami Jean Tortel

lundi 17 juillet 2006

Judith Chavanne

Judith Chavanne est née en 1967. Elle a fait une thèse de Doctorat sur L'Ouverture dans l'oeuvre de Philippe Jaccottet soutenue en novembre 2001. Elle est professeur de lettres et vit en Ile-de-France. Elle fait partie du Centre de recherche Littérature et poétique comparées de l’Université Paris-X, Nanterre.
Elle collabore à de nombreuses revues, pour des recensions ou en y publiant des poèmes :  La Sape, Friches, Poésie 95 et Poésie 98, Scherzo, Neige d'août, Le Nouveau Recueil, Autre Sud, Poésie 2000, Rehauts, Chemins, Sorgue, Possible imaginaire, Conférence, Thauma.

Bibliographie
Entre le Silence et l'arbre, Gallimard,  1997 (prix de la Vocation et prix Louise Labé)
La douce Aumône, poèmes, Empreintes (Suisse), 2002
Le Don de solitude, éditions de l'Arrière-Pays, 2003
Philippe Jaccottet : une poétique de l'ouverture, éditions Seli Arslan, 2003

Sitographie
Sur le beau site suisse Culturactif
Sur le site de Jean-Michel Maulpoix, deux poèmes
Dans la Poéthèque du Printemps des poètes

dimanche 16 juillet 2006

Xabi Molia

Romancier, cinéaste et poète, Xabi (François-Xavier) Molia est né en 1977.  

Bibliographie
Fourbi, Gallimard, 2000
Supplément aux mondes inhabités, Gallimard, 2004
Le Contraire du lieu, Gallimard, 2005

Filmographie
Avec vautours, 2003

samedi 15 juillet 2006

Cécile Clozel

Autoportrait :
La biographie de Cécile Clozel est confuse. On est certain qu’elle est née à Gap, probablement en 1955.
Ensuite, plusieurs hypothèses : elle serait cuisinière, on lui devrait le sorbet au pistou et les paupiettes de chou au saumon ; ou chercheuse : divers travaux sur la prise en compte de la complexité du langage dans la méthodologie des sciences humaines ; d’aucuns prétendent qu’elle ne travaille pas, s’occupe de ses chats et des enfants du voisinage à qui elle fait réciter des tables de multiplication et des poèmes… quelques autres informations, contradictoires et non vérifiables. Impossible de déterminer si elle est « plutôt asociale, mal adaptée et un peu bizarre » ou au contraire « une petite dame très ordinaire ». On ne sait si elle est mariée, si elle a des enfants ; il semblerait qu’elle soit grand-mère.
On a longtemps pensé qu’elle était marseillaise, mais, selon diverses sources, elle vivrait aujourd’hui dans la campagne bressane, où elle passerait le plus clair de son temps à écrire. Elle publie peu.

Bibliographie :
Le long du pré, poèmes, K éditions, 2002.
Elle est debout sur mes paupières, roman, K éditions, 2003
Aimons-nous bien tant qu’il est encore temps , poèmes à poster, K éditions, 2006..

Sitographie

De l’auteur Cécile Clozel, un roman primé par le site zazieweb.fr dans son prix de la petite édition (Elle est debout sur mes paupières)

Sur le site de la librairie Decitre

vendredi 14 juillet 2006

Jacques Josse

Jacques Josse est né le 10 juin 1953 à Lanvollon (Côtes d'Armor). Il vit à Rennes où il travaille - au tri postal - tout en animant, depuis 1991, les éditions Wigwam, consacrées à la poésie et à la peinture.

Bibliographie
Fissures, Amérianes, 1979
Tachée de rue Blessure,
Le Castor Astral, 1979
Fabrique,
Le Dé bleu, 1981
Deuxième tableau
, Le Castor Astral / L’Atelier de l’agneau, 1983
Talc couleur océan, La Table rase / Les Ecrits des forges, 1987
Des Voyageurs égarés
, Écho des brumes, 1994
Le Veilleur de brumes , Le Castor Astral / La Rivière échappée, 1995
En Route vers l’Orient, Césure, 1996
Des Etoiles dans le cœurs, Dana, 1997
Un Habitué des courants d’air, Cadex, 1999
Vision claire d’un semblant d’absence au monde, Paroles d’Aube, 1998
Des Solitudes, Blanc Silex, 2000
Café Rousseau , La Digitale, 2000
La Mort de Gregory Corso, La Digitale,
Ombres classées sans suite, Cadex, 2001
Jules Lequier et la Bretagne, Blanc Silex, 2001
Lettre à Hrabal
, éditions Jacques Brémond, 2002
Vision claire d’un semblant d’absence au monde
, Paroles d'Aube, et réédité avec des poèmes écrits entre 1985 et 2001, chez Apogée, dans la collection La Rivière échappée, 2003
Bavard au cheval mort et compagnie, Cadex, 2003

Sitographie
Sur le site du Printemps des poètes
Une très belle chronique de Ronald Klapka sur Jacques Josse
Brèves de Bruges, un texte de Jacques Josse sur remue.net
Plusieurs chroniques sur des livres de Jacques Josse sur le site du Matricule des Anges
Le site des éditions Wigwam
Une belle page sur Jacques Josse et sur les éditions Wigwam
La fiche de l’éditeur Wigwam sur zazieweb.fr

dimanche 09 juillet 2006

Bernadette Engel-Roux

Poète et essayiste, Bernadette Engel-Roux est née en 1952 dans le Haut Atlas Tellien, en Algérie. Elle est professeur de lettres. Après plusieurs séjours à l'étranger, elle vit aujourd'hui à Pau.

Bibliographie :
Plateaux du Songe, Cheyne Éditeur, 1992
L'Orage, Babel Éditeur, 1994
La mesure et le flux, (essai), lecture de Pierre Oster, Babel Éditeur, 1994
Ararat (prix Louis Guillaume, Cheyne Éditeur, 1996
A Contre-Pentes, L’Arrière-pays, 1998
Guillevic, chant, Babel Éditeur, 1999
Rivage des Gètes
, (essai), lecture de Jacques Réda, Babel Éditeur, 1999
Le Soust, Éditions du Laquet, 2000
Nives, livre d’artiste, avec J-P Thomas, 2002
Brasier, Babel Éditeur, 2003
Un Nocturne, livre d’artiste avec Pierre Dubrunquez - tirage limité à 6 ex. originaux.
Aux Lèvres des Péris, L’arbre à paroles, 2004
Nocturne, avec un frontispice de Pierre Dubrunquez et un Avant-Dire de Jean-Yves Pouilloux, éd. Corlevour, 2005
Une Visitation, L’Arrière-Pays, 2005

à paraître :
Hauts sont les Monts

Par ailleurs, de nombreux poèmes ont paru en revues : Poésie 91 à 2003, Sud, Critique, Théodore Balmoral, Rehauts, Voix d'Encre...
Bernadette Engel-Roux a aussi publié des travaux de recherche en poésie contemporaine en Actes de colloques sur Georges Schéhadé, Lorand Gaspar, Jean-Claude Renard, Édouard Glissant, Jacques Darras, James Sacré, Claude Louis-Combet,... et a participé à des colloques et collectifs en poésie contemporaine : L'épique - et - L'aphorisme / le fragment.
Elle traduit des poètes chiliens et péruviens.

Sitographie
Sur le site du Printemps des poètes
Deux poèmes de Bernadette Engel-Roux
Découvrir une belle collection chez Babel Éditeur avec notamment un texte de Bernadette Engel-Roux

jeudi 06 juillet 2006

Roberto Juarroz

« La poésie est une tentative risquée et visionnaire d’accéder à un espace qui a toujours préoccupé et angoissé l’homme : l’espace de l’impossible qui parfois semble aussi l’espace de l’indicible »

Roberto Juarroz est né le 5 octobre 1925 1925 en Argentine. Il fit ses études de lettres et de philosophie à l'université de Buenos Aires, puis il s'est spécialisé dans les sciences de l'information et de la bibliothécologie. De 1958 à 1965, il a dirigé la revue Poesia=Poesia. Il a collaboré à de nombreux journaux, revues et périodiques en tant que critique littéraire et cinématographique. Entre 1971 et 1984 il dirigea le Département de Bibliothécologie et de Documentation de la faculté de philosophie et de lettres de l'Université de Buenos Aires. Atteint d'une grave insuffisance rénale, il devait en mourir de façon précoce le 31 mars 1995.

 

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dimanche 02 juillet 2006

Serge Pey

 

Serge Pey, né à Toulouse en 1950,  "mène un travail singulier dans la poésie contemporaine. Poète visuel, il inscrit ses poèmes sur des bâtons avec lesquels il réalise ses scansions. Performeur, on le rattache au courant de la poésie sonore. Son art particulier mêle certains aspects du happening, de la poésie action, du rituel et de l’agit-prop ».
Théoricien de la poésie contemporaine, il soutient en 1995 une thèse sur la poésie orale. Il enseigne la poésie au Centre d’initiatives artistiques de l’université de Toulouse-Le Mirail
Il est l’auteur d’une trentaine de livres et d’enregistrements sonores. Il intervient partout en France et en Europe mais aussi à New-York, Québec, Mexico, Tokyo. EN 1980, il crée à Toulouse le Festival internationale des poésies contemporaines. Il est aussi fondateur et initiateur depuis 1981 du mouvement des Marches internationales de la poésie.
Poète engagé,  il a pris position publiquement à plusieurs reprises pour la défense des droits de l’homme, il a soutenu Salman Rushdie.  
Il a reçu les prix internationaux de poésie francophone Wallonie Bruxelles en 1989 et Yvan Goll en 2001.
(Plusieurs éléments de cette biographie et notamment la partie citée entre guillemets sont tirés de la courte note biographique donné dans Arlette Albert-Birot, Serge Pey, la bouche est une oreille qui voit, Jean Michel Place, 2006.

Je cite aussi ici des extraits du communiqué de presse accompagnant le livre du Castor Astral :

Poèmes d’actions, poèmes directs, poèmes engagés, poèmes politiques, poèmes de luttes, poèmes métaphysiques : l’anthologie Poésie publique, poésie clandestine de Serge Pey reprend les bâtons sur lesquels Serge Pey a écrit tous ces textes "témoignage fondamental de la parole de ce troubadour du XXIe siècle sur notre présent sans parole. Mêlant l’écriture poétique à la performance, au happening et aux arts visuels, Serge Pey a inventé une nouvelle façon du poème. Dans la transgression de toutes les frontières de l’art (plasticien, musicien de la voix, écrivain, philosophe direct, performeur, poète sonore), ce réalisateur de poésie physique a porté les relations entre l’écriture et l’oralité à des sommets jamais atteints. Héritier d’Artaud, il est un de nos rares contemporains à incarner publiquement les reltions complexes unissant dans la diction les phénomènes de possession et de dépossession »

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Serge Pey

 

Serge Pey, né à Toulouse en 1950,  "mène un travail singulier dans la poésie contemporaine. Poète visuel, il inscrit ses poèmes sur des bâtons avec lesquels il réalise ses scansions. Performeur, on le rattache au courant de la poésie sonore. Son art particulier mêle certains aspects du happening, de la poésie action, du rituel et de l’agit-prop ».
Théoricien de la poésie contemporaine, il soutient en 1995 une thèse sur la poésie orale. Il enseigne la poésie au Centre d’initiatives artistiques de l’université de Toulouse-Le Mirail
Il est l’auteur d’une trentaine de livres et d’enregistrements sonores. Il intervient partout en France et en Europe mais aussi à New-York, Québec, Mexico, Tokyo. EN 1980, il crée à Toulouse le Festival internationale des poésies contemporaines. Il est aussi fondateur et initiateur depuis 1981 du mouvement des Marches internationales de la poésie.
Poète engagé,  il a pris position publiquement à plusieurs reprises pour la défense des droits de l’homme, il a soutenu Salman Rushdie.  
Il a reçu les prix internationaux de poésie francophone Wallonie Bruxelles en 1989 et Yvan Goll en 2001.
(Plusieurs éléments de cette biographie et notamment la partie citée entre guillemets sont tirés de la courte note biographique donné dans Arlette Albert-Birot, Serge Pey, la bouche est une oreille qui voit, Jean Michel Place, 2006.

Je cite aussi ici des extraits du communiqué de presse accompagnant le livre du Castor Astral :

Poèmes d’actions, poèmes directs, poèmes engagés, poèmes politiques, poèmes de luttes, poèmes métaphysiques : l’anthologie Poésie publique, poésie clandestine de Serge Pey reprend les bâtons sur lesquels Serge Pey a écrit tous ces textes "témoignage fondamental de la parole de ce troubadour du XXIe siècle sur notre présent sans parole. Mêlant l’écriture poétique à la performance, au happening et aux arts visuels, Serge Pey a inventé une nouvelle façon du poème. Dans la transgression de toutes les frontières de l’art (plasticien, musicien de la voix, écrivain, philosophe direct, performeur, poète sonore), ce réalisateur de poésie physique a porté les relations entre l’écriture et l’oralité à des sommets jamais atteints. Héritier d’Artaud, il est un de nos rares contemporains à incarner publiquement les reltions complexes unissant dans la diction les phénomènes de possession et de dépossession »

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samedi 01 juillet 2006

Brigitte Gyr

Brigitte Gyr est née en 1945 à Genève où elle a fait ses études, de droit et de sciences politiques et exercé la profession d’avocat.
Depuis 1976, elle vit à Paris où elle est mariée et a une fille.
Elle y travaille en tant que lectrice auprès de maisons d’édition et traductrice (une douzaine de livres traduits, d’anglais, allemand, italien, espagnol) dont une participation à l’anthologie sur la poésie concentrationnaire, parue aux Presses universitaires de Reims, sous la direction d’Henri Pouzol
Depuis 10 ans elle anime des ateliers d’écriture pour adultes et enfants, notamment en zone défavorisée, dans les écoles, les prisons…

Elle participe régulièrement à des lectures et à des festivals en France et à l’étranger (le Festival Franco-anglais de poésie, festival Algérie, Allemagne, Suisse ) et est publiée dans différentes revues : Ralentir travaux, Chariton Review, KoggeBrief, Autre Sud, Le Nouveau Recueil, la Traductière, Triages, Revue des deux Rives…)

Bibliographie
poésie
Comme le feu à l’eau, Ed. Saint Germain des Prés, 1970

Au Décousu de l’aile, dessins Meyer Sarfati, Ed. Jacques Brémond, 1988  
Le Sablier distrait, Ed Bois Pluriel,  gravures sur bois d’Elbio Mazet, 1990
Lettre à mon double au fond du puits,
encres de Nicole Vatinel, Ed Jacques Brémond, 1994
Livres d’artiste,
poèmes accompagnés de gravures de Marie Christine Bourven, 1997
Avant je vous voyais en noir et blanc,
 Ed. Jacques Brémond, 2000, (prix Claude Sernet, 2001)
L’Epave d’une Parole,
Signum, avec des dessins originaux de Karl-Heinz Bogner, 2002
Eaux Félées,
Signum, photographies de Laurence Toussaint, 2004
La Forteresse de sable,
Idée Bleue, 2006 (après une résidence à Rochefort sur Loire), encre de couverture Hervé Borrel
Pour la jeunesse:
4 livres : Quand je serai très très… (avec Hervé Borrel) (Editions du Rocher/Lo Païs d’Enfance
théâtre :
Petit Personnage rouge, créé en 1992, au Couvent des Cordeliers
Chocolat joué au Théâtre Essaïon), 1998
Un égal trois, 2001
Champ de ruines, 2006
un recueil de nouvelles, prêt à la parution, Le temps trieur  (certaines de ces nouvelles parues dans des revues, (en 2005 : revue Harfang, Kogge)

Sitographie
Dans la poéthèque du Printemps des poètes
Un article de l’Huma

mercredi 28 juin 2006

Juan Ramón Jiménez

Juan Ramón Jiménez, écrivain espagnol, est né en décembre 1881 à Moguer, petite ville d'Andalousie. Il perd son père à dix-neuf ans. En 1903 il fonde la revue Helios. Il s'exile en 1936 aux Etats-Unis d'abord, puis à Porto-Rico, où il s'installe avec son épouse Zenobia en 1951. Il reçoit le prix Nobel en 1956 et meurt en 1958.

Extraits de sa bibliographie
Chez José Corti :
Espace, 1988
Pierre et ciel, 1990
Fleuves qui s'en vont, 1990
Eté, 1997
Eternités, 2000
Poésie en vers, 2002
chez d'autres éditeurs
Sonnets spirituels, Aubier, 1989
Platero et moi, Seghers, 1994

sitographie
Plusieurs pages sur le site de l'éditeur José Corti :
de nombreuses ressources ici, (en espagnol)
Une bonne entrée Wikipedia (en espagnol)
Une très large sélection de poèmes en espagnol

lundi 26 juin 2006

Patrick Beurard-Valdoye

Patrick Beurard-Valdoye est né dans le Territoire de Belfort (France) et vit à Paris.
Lors d'un séjour à Cork (Irlande) en 1974, il décide de se consacrer aux arts poétiques.
Il a fondé et dirigé dans les années 80 les Cahiers de Leçons de Choses, revue dont la singularité littéraire et visuelle fut saluée, notamment par Claude Simon ou John Cage.
A la suite d'un séjour à Berlin en 1982, il entreprend « le cycle des exils » en cinq volets, parus ou à paraître aux éditions Al Dante. De 1994 à 2001, il arpente la Meuse depuis ses sources jusqu'à Rotterdam, pour écrire un long poème épique (en vers et en prose cadencée) intitulé Mossa.
Il a travaillé avec des artistes plasticiens ou designers (Pierre Alechinsky, Rupprecht Geiger, Ruedi Baur, Germain Roesz, etc.) et il a réalisé en 1998 un poème déployé dans l'espace intitulé « L'éloquence du passage » à l'Hôtel Beury dans le cadre d'une exposition temporaire. Il a donné près d'une centaine de lectures, récitals et performances de ses poèmes en France, en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Espagne (Catalogne), au Danemark en Slovénie, en Croatie. Il a été responsable, entre 1983 et 1999, d'un cycle de lectures à haute voix intitulé d'abord « Revue parlée de l'elac » puis « l'Écrit-Parade », à Lyon, où se sont produits environ quatre cents auteurs.  


Bibliographie
Le cycle des exils (5 volumes) :
Allemandes, 1985
Diaire, 2000
Mossa, 2002
la Fugue inachevée, 2004
le Narré des îles Schwitters, 2006

Autres publications :
der Sprachenhausierer, Ithaka Verlag, Stuttgart, 2003
Itinerrance, Obsidiane, 2004
Théorie des noms, Textuels, l'œil du poète, 2006
l'Europe en capsaille
, Al Dante, 2006, en collaboration avec la Maison de la poésie de Rennes, où il a été en résidence en 2005.

Un CD audio, Flux, reprenant trois récitals (dont un au Centre Georges Pompidou) est paru au label Son@rt (A.D.L.M.) en 2002

Sitographie :
Une excellente page sur le site de l’hôtel Beury
Note sur L’Europe en capsaille chez Sitaudis et une autre sur remue.net
Dans la poéthèque du Printemps des poètes
Et une autre sur le site du centre international de poésie de Marseille (cipM)
Une bonne note bio-bibliographique sur le site de l’ARALD

dimanche 25 juin 2006

Gwenaëlle Stubbe

Gwenaëlle Stubbe est née le 29 septembre 1972, en Belgique. Elle a fait des études de lettres, maîtrise avec un mémoire sur le poète belge contemporain Carl Norac, agrégation, D.E.A sur les processus de création en jeu dans l'écriture en général et plus particulièrement dans les ateliers d'écriture. Elle prépare actuellement un doctorat sur la poésie contemporaine (fonctions de la répétition) à l'École normale supérieure de Lyon.

Bibliographie
Recueils de poésie et théâtre :

Un serpent de fumée, recueil de poésie, illustré par Camille de Taeye, préface de Marcel Moreau, éditions la Pierre d’Alun, 1999.
L’incroyable histoire du grand Gelbe, pièce de théâtre co-écrite avec Laurence Vielle, éditions l’ambedui, 2000.
Le héros et sa créature, recueil de poésie aux éditions le Cormier, 2002.
Salut, salut, Marxus, éditions Al Dante, Paris, 2006.

Lire la suite "Gwenaëlle Stubbe" »

vendredi 23 juin 2006

Mireille Fargier-Caruso

Mireille Fargier-Caruso est née en Ardèche en 1946 ; elle vit à Paris où elle est bibliothécaire. Elle collabore régulièrement à de nombreuses revues, dont Poésie Rencontres et Neige d'Août.

Bibliographie
Entres les points et la parole, le Cherche-Midi Éditeur 1981
Limites, Chambelland, 1984
Visage à édifier, Le Pont de l’Épée, 1988
Contre-ciel, Le Pré de l'Age, 1990.
Séquences au loin, Prix Poésimage, 1991.
Heures d'été ou l'envers de l'ombre, Arclettres, Lyon, 1991.
Blues notes
, Le Pré de l'Age 1992.
Lettre à L. Prix Froissart, 1993.
Même la nuit, persiennes ouvertes, Le Dé bleu, 1998.
Quelques gouttes de soleil et après, avec des collages de Sarah Wiame, Editions Céphéïdes, 2000.
La lumière ébruitée, avec des dessins et collages de Sarah Wiame, Editions Céphéïdes, 2001
Dimanche je vous aime, Le Pré Carré, 2001
Revers de voix, avec des encres et des aquarelles de Chan Ky-yut. Editions Lyric, Canada, 2001
Silence à vif, Paupières de terre, 2004, deuxième édition, juin 2006
Rendez-vous septembre, Transignum, 2004
Liberté, poème manuscrit, traduit et calligraphié en chinois par Camille Loivier, avec des aquarelles de Vlad Alexandre Micodin, Transignum, 2005
Au bord des routes, poème manuscrit, avec des aquarelles de
 Sarah Wiame, Editions Céphéïdes, 2006
Ces gestes en écho, Paupières de Terre, 2006


Sitographie :
Dans la poéthèque du Printemps des Poètes
Sur Terres de Femmes
La fiche de Même la nuit, persiennes ouvertes

mercredi 21 juin 2006

Véronique Pittolo

Lecture_sgdl_finlande_pittoloVéronique Pittolo est née en 1960 à Douai. Critique d’art (pour la photographie), elle organise des expositions. Elle publie dans de nombreuses revues: Action Poétique, If, Nioques, Horlieu, Digraphe et contribue à Beaux Arts Magazine, Art Press, Cahiers de Critique de Poésie. Elle a reçu en 2004 le Prix de poésie de la SGDL (Société des gens de lettres)

Bibliographie
Montage, éditions Fourbis (1992)
29 Poètes françaises, éd. Stock (1995)
XY ou la Poursuite du Bonheur, Cahiers Ephémérides (1998)
Héros, éd. Al Dante (1998)
Schrek, éd de l’Attente (f2003)
Chaperon Loup Farci, éd La Main Courante (2003)
Gary Cooper ne lisait pas de livres, éd Al Dante (2004)
Opéra isotherme, éd Al Dante (2005)

Ateliers d‘écriture :
Depuis 1995 :
Éducation Nationale, Comités d’entreprise (CCAS-EDF, RATP),
Écoles d’arts. 
Enfants, étudiants, adultes.
«Poète dans la Classe», «l’Ami Littéraire», classes à PAC,
primaire et secondaire (Rectorat de Créteil et de Versailles en collaboration avec la Maison des Écrivains).
Classes à PAC avec la DRAC Normandie et la F.O.L. de la région Centre.
Interventions régulières dans les collèges du Val-de-Marne en collaboration avec la Biennale Internationale de poésie.
De1999 à 2002 : Résidences d’écrivain en ZEP dans plusieurs arrondissements de Paris, primaires et collèges (18ème, 19ème et 3ème arrdts) en partenariat avec la DRAC Ile-de-France.
2004 – 2005 : Université de Nanterre (Temps des Ecrivains à l’Université) : ateliers d’écriture sur le thème de l’Exil.
Ateliers d’écriture pour les professeurs du secondaire sur le thème :
poésie et cinéma, le Personnage de fiction.
Depuis 2003 : interventions régulières en écoles d’art (Valenciennes, Avignon, Le Mans, Tourcoing, Bourges) : workshops sur le personnage de fiction, et cette année : la femme moderne et la différenciation des genres.

Sitographie
Sur remue.net à propos de Opéra Isotherme
Dans la Poéthèque du printemps des poètes
Une note de lecture de Héros par Lionel Destremau
« l’écriture est une pratique de plaisir », un texte à découvrir

samedi 17 juin 2006

Alain Suied

Alain Suied est né en 1951 dans l’ancienne communauté juive de Tunis. Profondément marqué par la recherche des grands psychanalystes, il est aussi passionné par la musique de ce siècle (il est membre de l'Académie Charles Cros).
Il a publié notamment deux recueils de poèmes au Mercure de France : Le silence (1970), et C'est la langue (1973). Ses ouvrages les plus récents ont paru aux Editions Arfuyen : Le corps parle (1989), Face au mur de la Loi (1991), Ce qui écoute en nous (1993), Le premier regard (1995), Le pays perdu (1997). Alain Suied a publié un essai sur Paul Celan (Kaddish pour Paul Celan) ainsi que de nombreuses traductions de la poésie anglaise, notamment de William Blake, John Keats et Dylan Thomas
Il est lauréat des prix Nelly Sachs, Paul Verlaine de l’Académie Française et Charles Vildrac de la SGDL.

Bibliographie
Le Silence, Mercure de France, 1970
C'es la langue, Mercure de France, 1973
L’influence invisible, Le Temps qu’il fait, 1985
La poésie et le réel, L’encre des nuits, 1985
Harmonie et violence, Dominique Bedou, 1986
Immense inadvertance, coplas, Actuels, 1986
Sur les ailes du devenir, L’Encre des Nuits, 1987
La lumière de l’origine, Granit, 1988
Kaddish pour Paul Celan, essais 1971-1985, Obsidiane, 1988
Le corps parle, Arfuyen, 1989
L’être dans la nuit du monde, Granit, 1991
Ce qui écoute entre nous, Arfuyen, 1993
Le premier regard, Arfuyen, 1995
L’autre nom du monde, Éditions des Moires, 1995
Le pays perdu, Arfuyen, 1997
L'Ouvert, l'Imprononçable, Arfuyen, 1998
Actes de présence, La lettre volée, 1999
Rester humain, Arfuyen, 2001
Le champ de gravité, Lettres vives, 2002
Histoire illustrée de l’invisible, Dumerchez, 2002
L'Éveillée, Arfuyen, 2004
Vision et Prières - poèmes de Dylan Thomas, traduits et préfacés par Alain Suied (Poésie/Gallimard)


La revue NU(e) a consacré son numéro 31 (juin 2005) à Alain Suied

Sitographie
Le propre site d’Alain Suied, très riche
Sur le site du Printemps des Poètes

vendredi 16 juin 2006

Volker Braun

Volker Braun est né le 7 mai 1939 à Dresde. Après avoir travaillé dans une imprimerie puis sur le chantier d’extraction de lignite de « Schwarze Pumpe », il a fait des études de philosophie à Leipzig. En 1965, Helene Weigel le fait venir au Berliner Ensemble où sa première pièce, Die Kipper, est mise en scène puis interdite. Il a été ensuite collaborateur du Deutsches Theater et du Berliner Ensemble à Berlin-Est. Il vient d’être élu Directeur de la section Littérature de l’Académie des Beaux-Arts de Berlin. Depuis son premier livre de poèmes Provokation für mich (1965), il s’est affirmé, par sa poésie, son théâtre, ses récits et ses essais, comme un des talents les plus originaux et les plus forts de la littérature de RDA et de l’Allemagne contemporaine. De nombreux prix littéraires lui ont été décernés, dont le prestigieux Prix Büchner en 2000. Parmi ses parutions récentes, citons deux livres de prose : Wie es gekommen ist (2002) et Das unbesetzte Gebiet (2004) ainsi que les poèmes de Auf die schönen Possen (2005), ces trois titres aux éditions Suhrkamp.
 

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mercredi 14 juin 2006

Pentti Holappa

Pentti Vihtori Holappa est né le 11 Août 1927 dans le nord de la Finlande. Sa mère doit élever seule ses trois enfants et gagne leur vie comme ouvrière dans une usine textile. A douze ans, il prend un premier travail de garçon de courses à la rédaction d’un journal, prélude à une longue suite de métiers divers, ouvrier, postier, employé de bureau jusqu’à ce que en 1945 il trouve un emploi à la Librairie Académique à Helsinki. Il y est magasinier, puis vendeur, apprend le suédois et l’anglais et devient rédacteur publicitaire en 1952 date à laquelle il commence à se consacrer de plus en plus à l’écriture. Ayant beaucoup lu depuis son enfance, il écrit aussi depuis l’âge de 13 ans. Il publie dans les années 50 quatre recueils de poèmes. Il vient en France une première fois en 1953, y apprend le français et traduit les poètes, Baudelaire, Reverdy, Ponge. Il s’installe en France en 1960 et traduit alors Robbe-Grillet, Le Clézio, Nathalie Sarraute. Il rentre en Finlande en 1966, travaille comme revuiste et éditorialiste, participe aux activités culturelles du parti social-démocrate et devient même brièvement Ministre de la culture en 1972. De 1976 à 1989, il gère sa librairie de livres anciens.
Il a publié en tout dix sept livres de poésie, sept romans dont Portrait d’un ami, Prix finlandia en 1998, deux recueils de nouvelles, plusieurs pièces de théâtre et des essais et écrits politiques.
(biographie largement inspirée de celle qui est parue dans le Poésie / Gallimard, n° 307, présentation et traduction due à Gabriel Rebourcet.

Bibliographie en français
Portrait d’un ami (roman), Éditions Riveneuve, 2000
N’aie pas peur suivi de Images Naturelles, poèmes, Atelier de la Feugraie, 2001
Les mots longs, Poésie / Gallimard, n° 307, traduction du finnois de Gabriel Rebourcet,1997, édition augmentée en 2006.
La voix de l’éléphant suivi de Sur la peau du tambour, 2006, Atelier de la Feugraie

Sitographie
Les livres de poésie de Pentti Holappa et leurs couvertures (en finnois) – ce site annonce une future version en français.

lundi 12 juin 2006

Avot Yeshurun

Avot Yeshurun est né le 19 septembre 1903, jour de Yom Kippur, en Ukraine. Il fait partie d’une fratrie de cinq enfants, quatre garçons et une fille. Il émigre en Palestine en 1925, « abandonnant » délibérément sa famille, sa langue le yiddish et son nom Yehiel Alter Perlemuter, qu’il remplacera en 1948 par celui d’Avot Yeshurun. Pendant une quinzaine d’année il travaille comme journalier, maçon, etc. et fait l’expérience d’une profonde fraternité avec les Arabes Sa famille est anéantie par la Shoah. En 1948, la faute première, l’abandon de sa famille est élargie aux dimensions de la faute collective par l’expropriation des Arabes d’Israël. Il n’acquiert sa notoriété que dans les années 1970,  ayant été longtemps exclu de la scène littéraire israélienne en raison de ses positions politiques. Quelques jours avant sa mort le 22 février 1992, à Tel-Aviv, il est lauréat du Grand Prix Israël pour la poésie (que sa fille refusera)

Bibliographie (en hébreu)
La sagesse des chemins, 1941
Reém, 1961
Trente pages d’Avot Yeshurun, 1964
C’est le nom du livre, 1970
La faille syro-africaine, 1974
Chœur, 1977
Déjà, encore, 1981
Homographe, 1985
Maître du repos, 1990
Dépossédé, 1992
Œuvres complètes, tome I, 1995
Œuvres complètes, tome II, 1997
Œuvres complètes, tomes III et IV, 2001.

Actes Sud publie en 2006 le premier livre de Avot Yeshurun disponible en français :La Faille syro-africaine, poèmes et proses, traduits e l’hébreu, édités et préfacés par Bee Formentelli, Actes Sud, 2006

vendredi 09 juin 2006

Franck Venaille

Franck Venaille est né à Paris en 1936 et il a vécu son enfance dans le 11ème arrondissement de Paris, dans un contexte catholique très austère. A 20 ans, il part deux ans dans le bled algérien, pour son service militaire. Son retour en France est difficile et il s’inscrit au Parti Communiste. Il collabore à la revue Action Poétique qui publie ses premiers textes en 1960. Il se lie avec l’éditeur Pierre-Jean Oswald qui publie son premier livre, Journal de Bord (totalement désavoué) en 1961. En 1962 naît sa fille Frédérique. Il devient journaliste et fonde la revue Chorus en 1968 (neuf numéros jusqu’en 1974), ce qui le lie aux peintres Klasen et Monory. Il rencontre « la femme du 5 novembre » et se met à voyager. Il fonde une nouvelle revue Monsieur Bloom en 1978 (six numéros jusqu’en 1981). A signaler aussi sa passion dévorante pour le football et le Red Star de Saint-Ouen. A partir de 1974, il travaille aussi pour France Culture. Au début des années quatre-vingt-dix, il rencontre les poètes qui animent la revue le Mâche-Laurier, début d’une collaboration littéraire et amicale qui se traduit notamment par la parution de La descente de l’Escaut, en 1995, aux éditions Obsidiane.
Il a reçu les prix Louise Labé, Mallarmé, Wallonie Bruxelles, de la ville de Paris et Kowalski de la ville de Lyon.

Bibliographie
Papiers d'identité, PJO, 1966
L'apprenti foudroyé, PJO, 1969, Ubacs, 1986, Les Écrits des Forges, 1987
Pourquoi tu pleures, dis pourquoi tu pleures ? Parce que le ciel est bleu...Parce que le ciel est bleu ! PJO, 1972, Atelier La Feugraie, 1984
Deux, en collaboration avec Jacques Monory, tirage à part, 1973
Caballero Hôtel, Les Éditions de Minuit, 1974
Construction d'une image, Seghers, 1977
Noire Barricadenplein, Orange Export Ltd, 1978
La guerre d'Algérie, Les éditions de Minuit, 1978, 2ème édition Melville / Léo Scheer, 2004
Comme arrachées d’un livre, in Haine de la poésie, C. Bourgois, 1979
Jack-to-Jack, Luneau-Ascot éditeurs, 1981, 2ème édition Melville / Léo Scheer, 2004
La procession des pénitents, Monsieur Bloom, 1983
La tentation de la sainteté, Flammarion, 1985, 2ème édition Flammarion / Léo Scheer, 2004
Trieste, Champ Vallon, 1985
Cavalier/cheval, Le Castor Astral, Les Écrits des Forges, 2003
Opera buffa, Imprimerie nationale, littérature,1989
Umberto Saba, Seghers, 1989
Les grands opéras de Mozart, Imprimerie Nationale Éditions, 1989
K.L.A.S.E.N, opéra en trois actes et quinze scènes, Marval, Galerie Fanny Guillon-Lafaille, 1989
Le sultan d'Istamboul, Salvy, Les Écrits des Forges, 1991
Pierre Morhange, Seghers, 1992
La halte belge, Cadex Ed., 1994
L'homme en guerre, Paroles d'Aube, 1995, 2ème édition la Renaissance du Livre, 2000
La descente de l'Escaut, Obsidiane, 1995
Écrire contre le Père, Ed. Jacques Brémond, 1996
Capitaine de l'angoisse animale, Obsidiane - Le temps qu'il fait, 1998
Le tribunal des chevaux, L'arbalète-Gallimard, 2000
Tragique, Obsidiane, 2001
Hourrah les morts, Obsidiane, 2003
Algeria, Melville, 2004
Pierre Jean Jouve, L’Homme grave, Jean-Michel Place, « poésie », 2004Sitographie
Poéthèque du Printemps des poètes
Une vidéo sur le site du Matricule des Anges
Sur le site remue.net
Sur le site de l’éditeur Jean Michel Place
Dans l’Huma

Sur le site du centre international de poésie de Marseille, cipM

jeudi 08 juin 2006

Nathalie Quintane

Nathalie Quintane est née en 1964. Elle a publié dans de nombreuses revues - Nioques, Action Poétique, Dock(s), AIOU, Revue de Littérature Générale n°2, Perpendiculaire, Prospectus, Propos de campagne, Java, Le jardin ouvrier, Le corridor bleu, Il particolare, TIJA, La polygraphe, Passage, Ecritures N°11 (Belgique), DWB n°3 (Hollande), If n° 16 (spécial Reznikof, traduction), Magyar Muhely (Hongrie) -  et a fait paraître une vingtaine d’ouvrages de poésie, prose, théâtre, roman ?

bibliographie
Remarques 1 : En voiture, Cahiers de Nuit, 1994
Chaussure, extraits, Contre-pied, 1995
Rouge à lèvres, K7 audio, Muro Torto, 1996
Remarques, Cheyne Éditeur, 1997
Chaussure, P.O.L., 1997
Jeanne Darc, P.O.L., 1998
Début, P.O.L., 1999
Mortinsteinck, le livre du film, P.O.L., 1999
Une Américaine, les Cahiers éphémérides, Tome II, fascicule I, Aleph, 1999
Combinaison pour adulte, Poésie/express, 2000
Camarades, l’Attente, 2000
Saint-Tropez – Une américaine, P.O.L., 2001
Champagné-les-Marais, Contre-Pied, 2001
Progressistes, CD Musique, en collaboration avec Stéphane Bérard, Al Dante, 2002
Les Quasi-Monténégrins, suivi de Deux frères, pièces, P.O.L., 2003
Formage, P.O.L., 2003
Roman Assimilé, Filigranes éditions, 2003
L’Année de l’Algérie, Inventaire/Invention, 2004
Antonia Bellivetti, P.O.L., 2004
Mes Pouchkines, l’Attente, 2004
Abdominaux, Fax, 2004
Terraformation, (ouvrage collectif), ère, 2005
Cavale, P.O.L., 2006

Sitographie
Sur le site de P.O.L
Sur celui de remue.net
Un très bel ensemble sur Sitaudis, commentaire et textes
" la poésie n’est étanche avec rien "., voir ce qu’il en est ici
Dans la poéthèque du Printemps des Poètes
Sur Inventaire/Invention
sur le site du centre international de poésie de Marseille (cipM)
Sur le site du Matricule des Anges

mardi 06 juin 2006

Ariane Dreyfus

« Ce qui m’arrive quand j’écris un poème ? En ressortir plus vivante. J’y choisis mon mode d’apparition, j’y reconstruis ma personne. Là aussi, plus que dans mon esprit, les souvenirs sont supportables, encore à moi sans être en moi. Une autobiographie libérée du cours du temps, de l’irrespirable « jamais plus ». La sensation de mon identité comme un noyau de présent inentamable, qui doit suffire. Si dans tous mes poèmes je finis par dire « oui », c’est parce qu’aucun ne regarde en arrière. On avance toujours quand on regarde en face."Le poème n’a pas peur de ce que je peux ressentir".( Robert Creeley) »
Ariane Dreyfus

Ariane Dreyfus est née en 1958. Elle vit et enseigne en région parisienne. Elle a collaboré à de très nombreuses revues et publié une dizaine d’ouvrages.

Recueils :
L’amour I, aux Éditions De,1993.
Un visage effacé, aux Éditions Tarabuste, 1995.
Les miettes de Décembre, au Dé Bleu, 1997.
La durée des plantes, aux Éditions Tarabuste, 1998.
Une histoire passera ici, aux Éditions Flammarion, 1999.
Quelques branches vivantes, aux Éditions Flammarion, 2001.
Les compagnies silencieuses, aux Éditions Flammarion, 2001.
La belle vitesse, au Dé Bleu, collection « Le farfadet bleu », 2002.
La bouche de quelqu’un, aux Éditions Tarabuste, 2003.
La durée des plantes, édition revue et corrigée aux Éditions Tarabuste ( 2006, à paraître).
L’inhabitable, aux Éditions Flammarion ( avril 2006).

Lire la suite "Ariane Dreyfus" »

dimanche 28 mai 2006

Eugenio Montale

Eugenio Montale est né à Gênes le 12 octobre 1896. Très grande figure de la poésie italienne du XXe siècle, il fut aussi journaliste, critique littéraire, musical et d'art, conteur, essayiste, moraliste, traducteur (Marlowe, T. S. Eliot, Guillen), peintre. Il fut couronné par le Prix Nobel en 1975. Il est mort à Milan le 12 septembre  1981.

Extrait de la bibliographie en français (en constatant qu'hélas de très nombreux ouvrages de cette bibliographie sont épuisés et non réédités).

Os de seiche. Poésies I. 1920-1927 (Ossi di seppia , 1931), traduit et préfacé par Patrice Dyerval Angelini, avec le concours de Louise Herlin et Georges Brazzola. Gallimard,1966, bilingue, épuisé, réédition Gallimard, 1975, épuisé.
Les Occasions. Poésies II. 1928-1939 (Le Occasioni, 1940), traduit par Patrice Dyerval Angelini, avec le concours de Louise Herlin, Georges Brazzola et Philippe Jaccotet. Gallimard, 1966, bilingue, réédition Gallimard, 1975, épuisé.
La Maison aux deux palmiers (première partie de Farfalla di Dinard, 1956 ; 1960), souvenirs, traduit par Mario Fusco, Fata Morgana, 1983
La Tourmente et autres poèmes. Poésies III. 1940-1957 (La bufera e altro, 1957), traduit par Patrice Dyerval Angelini, avec le concours de Louise Herlin, Gennie Luccioni et Armand Robin. Gallimard, 1966, bilingue, épuisé - réédition Gallimard, 1975, épuisé.
Papillon de Dinard (deuxième partie de Farfalla di Dinard, 1960), souvenirs, traduit par Mario Fusco.
Fata Morgana, 1985
Satura.
Poésies IV. 1962-1970 (Satura, 1971), traduit et préfacé par Patrice Dyerval Angelini. Gallimard, 1976, bilingue, épuisé.
La Poésie n’existe pas (La poesia non esiste, 1971), traduit par Patrice Dyerval Angelini.
Gallimard « Arcades » n° 34, 1994
Carnets de poésie 1971 et 1972. Poèmes épars. Poésies V. (Diario del’ 71 e del’ 72, 1973 ; Poesie disperse, 1973), traduit par Patrice Dyerval Angelini. Gallimard, 1980
Derniers poèmes. Poésies VI. 1973-1977, 1981 (Quaderno di quattro anni, 1977 ; Altri versi, 1981), édition et traduction de Patrice Dyerval Angelini.
Gallimard, 1988, bilingue,
Journal posthume. Poésies VII (Diario postumo ; 66 poesie e altre), édition et traduction de Patrice Dyerval Angelini, bilingue, Gallimard, 1998
Voyage Florence-Gênes et autres récits solitaires (extrait de Prose e racconti, [1995], traduits par Patrice Dyerval Angelini. La Fosse aux ours, 2001
En France, traduction de Patrice Dyerval Angelini, La Fosse aux Ours, 2004

Eugenio Montale / Sandro Penna
- Mon cher Piuma. Correspondance 1932-1938 (Lettere e minute, 1932-1938, [1995], édition et postface de Roberto Deidier, traduit par Sibylle Tribertelli, introduction de Elio Pecora. Éditions du Rocher « Balkis », 1999.

anthologies :
Choix de poèmes, traduit par D’Arco Silvio Avalle et Simone Hotelier, préface de Gianfranco Contini, Éditions du Continent, 1946, épuisé
Choix de poèmes, traduit par Pierre Van Bever, Institut culturel, épuisé.
Poèmes choisis (1916-1980), édition et traduction de Patrice Dyerval Angelini, préface de Gianfranco Contini. « Poésie / Gallimard » n° 250, 1991


Sitographie
Une page sur le site de la librairie Compagnie
Une autre, très riche, dans l'encyclopédie Wikipedia
Sur le site du prix Nobel(en anglais)
Une biographie plus développée et une bonne liste de liens (en anglais)
Une grande page en italien
Une belle chronologie, de la vie et des œuvres (en italien)
De très nombreux textes (en italien)
un poème sur Terres de Femmes

samedi 27 mai 2006

Rachel

Rachel Blaustein, dite Rachel, est née le 24 septembre1890 à Saratov, au bord de la Volga, en Russie. Elle est d'une famille très nombreuse. Son père est commerçant et sa mère, fille de rabbin, est en relation avec Tolstoï.
Elle écrit ses premiers poèmes en russe à l'âge de quinze ans. Avec sa sœur Suzanne, elle projette un voyage en Terre Sainte où elle va en fait s'établir, en 1909. Elle pense se consacrer à la peinture mais y renonce. Elle pratique le travail agricole dans une ferme-école. En 1913, elle part se perfectionner en agronomie à Toulouse. Après le début de la première guerre mondiale, elle retourne en Russie où elle vit dans le dénuement. En 1919 elle retrouve la Terre Sainte et s'installe dans un kibboutz au Sud du lac de Tibériade. Elle est atteinte par la tuberculose et ses dernières années sont marquées par le combat contre la maladie. Elle habite Jérusalem puis Tel-Aviv, chez son frère. Elle y meurt à l'hôpital en 1931.
Elle est l'une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne.
Son œuvre se compose de trois recueils. Elle est traduite dans les principales langues mais encore à découvrir en français
Elle était également auteur de textes critiques et de traductions de l'hébreu, du russe, du yiddish et du français.
A propos de Regain, traduction et présentation de Bernard Grasset :
"La poésie de Rachel témoigne d'une expérience de l'éphémère, de l'effacement, de la disparition. Son écriture révèle une forte empreinte biblique. Son vocabulaire est puisé dans la Torah, les livres prophétiques et les écrits sapientiaux.

bibliographie
œuvre poétique
Saphiah (Regain), Davar, 1927
Minégéd, Davar, 1930
Nébo, Davar, 1932

autres publications
Shirat (poésie), Dvir, 1935
La maison intérieure et extérieure, Sifriat Paolim, 1975
Poèmes, lettres, littérature, Dvir, 1985
Poèmes de Rachel, Sridot, 1997
Vie et poèmes de Rachel, Cyclamen, 2000
Poèmes de Rachel, Hakibboutz Haméouhad, 2003

en français
Regain, édition bilingue hébreu-français, traduction et présentation de Bernard Grasset, Arfuyen, 2006

sitographie
une page en anglais sur le site de The Institute for the Translation of Hebrew Literature
sur le site de l'éditeur Arfuyen

vendredi 26 mai 2006

Eugenio de Andrade

" j'ai appris que peu de choses sont absolument nécessaires. Ce sont ces choses que mes vers aiment et exaltent. La terre et l'eau, la lumière et le vent"

Eugenio de Andrade est né le 19 janvier 1923 à Póvoa de Atalaia, au Portugal. Issu d'une famille de paysans, il a fait une carrière de fonctionnaire au ministère de la Santé.Traducteur, auteur d'anthologies, romancier et poète, il vivait à Porto. Son œuvre est traduite en une douzaine de langues. Il a reçu le prix Camões en 2001. Il est mort en 2005.
 
Bibliographie (en portugais)
Poésie
Adolescente, Lisboa, ed.do Autor, 1942.
Pureza, Livraria Francesa, 1945.
As Mãos e os Frutos, Portugália, 1948.
Os Amantes sem Dinheiro, Centro Bibliográfico, 1950.
As Palavras Interditas, Centro Bibliográfico, 1951.
Até Amanhã, Guimarães Editores, 1956.
Coração do Dia, Iniciativas Editoriais, 1958.
Mar de Setembro, 1961.
Ostinato Rigore, Guimarães Editores, 1964.
Obscuro Domínio, Editorial Inova, 1971.
Véspera da Água, Editorial Inova, 1973.
Escrita da Terra e Outros Epitáfios, Editorial Inova, 1974.
Limiar dos Pássaros, Limiar, 1976
Memória Doutro Rio, Limiar, 1978.
Matéria Solar, Limiar, 1980
O Peso da Sombra, Limiar, 1982.
Branco no Branco, Limiar, 1984.
Aquela Nuvem e Outras, Edições Asa, 1986.
Contra a Obscuridade, Círculo de Leitores.
Vertentes do Olhar, Limiar, 1987.
O Outro Nome da Terra".
Rente ao Dizer"
Homenagens e Outros Epitáfios"
Ofício de Paciência"
Antologia Breve"
O Sal da Língua".Fundação Eugénio de Andrade, 1995.

Prose
Os Afluentes do Silêncio, Editorial Inova, 1968.
História da Égua Branca, Edições Asa, 1976.
Rosto Precário, Limiar, 1979.
À Sombra da Memória

En français, la plupart de ses œuvres ont été publiées en édition bilingue aux Éditions de la Différence.
Matière solaire, traduit par Antónia Câmara Manuel, Michel Chandeigne, et Patrick Quiller, La Différence, 1986.
Les Poids de l’ombre, traduit par Antónia Câmara Manuel, Michel Chandeigne, et Patrick Quiller, La Différence, 1986.
Blanc sur blanc, traduit par Michel Chandeigne, La Différence, 1988.
L’Autre nom de la terre traduit par Michel Chandeigne et Nicole Siganos, La Différence, 1990.
Versants du regard et autres poèmes en prose, traduit par Patrick Quillier, La Différence, 1990.
Office de la patience, traduit par Michel Chandeigne, Orfeu-Livraria Portuguesa, 1995.
Le Sel de la langue, traduit par Michel Chandeigne, La Différence, 1999.
Les Lieux du feu, traduit par Michel Chandeigne, L’Escampette 2001
. 
Matière solaire, suivi de Le poids de l’ombre et de Blanc sur blanc. Traduit du portugais par Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Camara Manuel, Poésie / Gallimard, 2004

Sitographie
Sur le site des Editions de la Différence :
Un article de Lire
une bibliographie très complète (en portugais)

mercredi 24 mai 2006

Armand Robin

Pour info : je supprime ce 1er juin la note biographique publiée le 24 mai et dont je viens d'apprendre qu'elle comporte de nombreuses indications erronées ! Je m'étais inspirée non pas d'un site, mais d'un livre, il est vrai ancien, paru dans la collection Poésie / Gallimard et trouvé dans une bibliothèque municipale..... personne n'est parfait.
Après recherche sur des sources plus récentes, je  donnerai une nouvelle biographie d'Armand Robin
FT


Bibliographie
Ma vie sans moi, Gallimard, collection Métamorphoses, 1940, réédition en 1970 dans la collection Poésie
Le temps qu’il fait, Gallimard, collection blanche, 1942, réédition en 1986 dans la collection L’Imaginaire
Les poèmes indésirables, Fédération anarchiste, 1945, reprint éd. Plein chant en 1979 et au Temps qu’il fait en 1985
Quatre poètes russes, traductions d’Armand Robin, Seuil, collection Le don des langues, 1949, reprint au Temps qu’il fait en 1985
André Ady, poèmes, Seuil, collection Le don des langues, 1951, réédition sans le texte hongrois, Le Temps qu’il fait, 1979
La fausse parole, Minuit, collection Documents, 1951, réédition Plein chant, 1979 avec préface et notes de Françoise Morvan
Poésie non traduite I, Gallimard, collection blanche, 1953
Poésie non traduit II, Gallimard, collection blanche, 1958
Le monde d’une voix, Gallimard, collection blanche, 1968, réédition dans la collection Poésie, précédé de Ma vie sans moi)
L
a Fausse parole, Éditions le Temps qu'il fait, 1979, réédition augmentée 2002
Le cycle Séverin, Le Temps qu’il fait, 1981
L’homme sans nouvelles, Le temps qu’il fait, 1981 et 1985
Les anciennes souches, Maison de la culture de Rennes (Huit textes et six photographies rassemblés et présentés par Françoise Morvan)
Pâques, Fête de la joie, Calligrammes, 1982 (Scénario radiophonique présenté par Henri Charles Gervais)
Écrits oubliés I, Ubacs, 1986 (Trad. rassemblées et présentées par Françoise Morvan)
Écrits oubliés II, Ubacs, 1986 (Trad. rassemblées et présentées par Françoise Morvan)
Alexeï Remizov : Savva Groudzine, Ubacs, 1986 (Postface de Françoise Morvan)
Expertise de la fausse parole, Ubacs, 1990, textes rassemblés et présentés par Dominique Radufe.
Poésie sans passeport, Ubacs, 1990. Textes rassemblés et présentés par Françoise Morvan.
Fragments, Gallimard, 1991, textes établis et présentés par Françoise Morvan
Le cycle du pays natal, Éditions La part commune, 2000

sitographie
Un site très complet
Une belle page sur le site de l'éditeur Le Temps qu'il fait
Une autre et sur le site des Éditions Gallimard

lundi 22 mai 2006

Jean-Baptiste Para

Jean-Baptiste Para est né en 1956. Il est poète, critique, traducteur d'italien et de russe et est rédacteur en chef adjoint de la revue Europe. Il a animé pendant des années avec André Velter l'émission Poésie sur parole sur France Culture.
Il a publié plusieurs recueils de poésie, des essais et des traductions ainsi que plusieurs poèmes en revue (
Neige d’août, le Mâche Laurier, Action Poétique).
Il est lauréat du Prix Nelly Sachs et du Prix Laure Bataillon
 
Bibliographie :
Publications
Arcanes de l'ermite et du monde, Temps actuels, Messidor, 1985
Une semaine dans la vie de Mona Grembo, MEET, 1986
Atlantes, Arcane 17, 1991
Longa tibi exilia, Éditions AEncrages & Co, 1990
O. V. De Lubicz Milosz, Jean-Baptiste Para,
La Berline arrêtée dans la nuit, anthologie poétique, éd. Gallimard, 1999
Anthologie de la poésie française du XXe siècle T2, éd. Gallimard, 2000, préface de Jorge Semprun
Le jeûne des yeux et autres exercices du regard, éd. du Rocher, 2000
La faim des ombres, Obsidiane, 2006

Traductions
Antonio Tabucchi,
Les Oiseaux de Fra Angelico, éd. Christian Bourgeois, 1989
Giuseppe Conte,
Le manuscrit de Saint-Nazaire, Maison des écrivains étrangers et des traducteurs, 1989
Giuseppe Conte,
Les Saisons, éd. Royaumont, 1989
Camillo Sbarbaro,
Copeaux. Feux follets, poèmes traduits par Jean-Baptiste Para, suivi de “Souvenir de Sbarbaro” par Eugenio Montale, Clémence Hiver éd., 1992
Camillo Sbarbaro,
Pianissimo-Rémanences, traduit de l'italien par Jean-Baptiste Para, Bruna Zanchi et Bernard Vargaftig, Clémence Hiver éd., 1992.
Cristina Campo,
Les Impardonnables, traduction de Jean-Baptiste Para, Francine Martinoir et Gérard Macé, L'Arpenteur / Gallimard, 1992
Milo de Angelis,
L'océan autour de Milan, Maison Écrivains Étrangers Traducteurs, 1994.
Alberto Nessi,
La couleur de la mauve - Il colore della malva, éd. Empreintes, 1996
Giuseppe Conte,
L'océan et l'enfant, (éd. Arcane 17, 1989) Jacques Brémond, 2002.
Giuseppe Conte,
Villa Hanbury et autres poèmes, éd. L'Escampette, 2002
Antonio Tabucchi,
Une malle pleine de gens, Essai sur Fernando Pessoa, éd. 10/18, 2002
Alberto Nessi,
Algues noires - Alghe nere, Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint Nazaire, 2003
Alberto Savinio,
Angélique ou la nuit de mai, éd. Arcane 17, 2003
Vera Pavlova,
L'animal céleste, traduit par Jean-Baptise Para et Hugo Para, éd. L'Escampette, 2004

sitographie
dans la poéthèque du Printemps des poètes
note bio-bibliographique sur Culturactif
une belle photo et une courte biographie
Une page Giuseppe Conte/Jean-Baptiste Para sur Terres de Femmes

jeudi 18 mai 2006

Marc Fontana

Poète, auteur de nouvelles, critique, Marc Fontana est né en 1957. Il est rédacteur en chef de la revue Linea (Bibliothèque nationale de France). Nombreuses publications en revues (Poésie, Arpa, Friches, Linea, Diérèse). Il a préfacé les livres de Louis Parrot (1906-1948) qu'il a redécouvert et fait rééditer aux é&ditions Le Castor Astral et l'Arrière-Pays. Il est aussi traducteur de l'italien (Moravia, Ripellino, Marisa Volpi, aux éditions de l'Aube) et du lituanien. 

bibliographie
L'Été devenir, Barré-Dayez, 1982
Poèmes jazz, Fer de Chance, 2001

sitographie
un entretien avec Marc Fontana à propos de la revue Linea

"
Oh Chet scarabée pleurant son chant
Bill les mains enclavées sur l'étendue
Thelonious tout le minéral des planètes
",
ire la suite ici

lundi 15 mai 2006

Anne Perrier

Anne Perrier est née le 16 juin 1922 à Lausanne où elle vit encore aujourd'hui. Passionnée de musique, elle hésite un temps entre la vocation de compositeur et celle de poète. Elle est l'épouse de Jean Hutter qui fut pendant vingt-cinq ans directeur des éditions Payot-Lausanne où il créa la collection poétique qui accueillit des poètes tels que Philippe Jaccottet, Maurice Chappaz, Corinna Bille, Gustave Roud. Anne Perrier figure notamment dans 20 poètes pour l'an 2000, publié par Folio Junior (Gallimard).


Bibliographie
Selon la Nuit, poème, Ed. Les Amis du Livre, 1952
Pour un Vitrail, poème, Ed. Pierre Seghers, 1955
Le Voyage, poème, Ed. La Baconnière, 1958
Le petit Pré, poème, Ed. Payot, 1960
Le Temps est mort, poème, Ed. Payot, 1967
Lettres perdues, poème, Ed. Payot, 1971
Feu les Oiseaux, poème, Ed. Payot, 1975
Le Conte d'été, théâtre, création 1975
Le livre d'Ophélie : poèmes, Payot, 1979
Les Noms de l'Arbre, poème, Ed. Empreintes, 1989
Poésie 1960-1979, avec une préf. de Philippe Jaccottet, L'Age d'homme, 1982
Poésie (1960-1986), Ed. L'Age d'Homme, 1988 et 1993
Le livre d’Ophélie. Poésie 1960-1986, Lausanne, Poche/Suisse, 1988.
Le joueur de flûte, Editions Empreintes, 1994.
Oeuvre poétique 1952-1994, éditions de l'Escampette à Bordeaux, 1996.
Champ libre, Editions Raymond Meyer, Pully, 1998.
L'unique jardin, Bernard Blatter éditeur, Montreux, 1999.
La voie nomade, (La Dogana, 1986) Editions Zoé, 2000


sitographie
Biographie et bibliographie :
un entretien avec Anne Perrier
Sur le site de l'Escampette
sur le site de La Dogana
sur le site Terre de Femmes
un autre poème sur le site Le Murmure des mots
Écouter Anne Perrier
Plusieurs poèmes sur le site de la maison de la poésie de Namur

dimanche 14 mai 2006

Vitor Oliveira Jorge

Vitor Oliveira Jorge est né en 1948 à Lisbonne et vit à Porto depuis 1975. Il est archéologue et poète, licencié en histoire, docteur en préhistoire et archéologie ( « préhistoire et poésie sont pour moi la même recherche ».) Il est professeur à l'Univesité de Porto et président de l'UISPP (Union Internationale des Sciences Préhistoriques et Protohistoriques. Il écrit depuis l'âge de 15 ans

Extraits de sa bibliographie
Les Ruses de l’ Image, Porto, 1989. Épuisé
Notre Lumineuse Contemporaneité /Intersections, Porto, 1992 , 2e ed. Épuisé.
Sans Autre Protection Contre la Nuit /Poèmes d’ Aboborera/ Poèmes Pour le Côa, Porto, 1986, 2e ed. Épuisé.
Étrangère Terre Littorale, Porto, 1996, Faculté des Lettres de l’ Université de Porto
Les Architectures Saisonnières, Porto, 2003, Campo das Letras – préface de Victor Manuel Aguiar e Silva
La Suspension du Monde, Porto, 2003, Ed. Ausência
Sur Quelques Réflexes de Larmes Figées au Centre du Visage, Porto, 2004, Afrontamento
L’ Heureux Retour des Artistes Chez Eux, Porto, 2005, Afrontamento – préface de Mário Cláudio
Livre d’ Heures, Illuminé Obliquement, Chaves, ed. Tartaruga, 2006
Il n' a pas encore été traduit en français

sitographie
une fiche biographique

mercredi 10 mai 2006

Christophe Lamiot Enos

"Comme si j'avais besoin de ralentir ce qui dans l'expérience va trop vite pour la formaliser"

Né en 1962 en Normandie, Christophe Lamiot Enos est victime en 1981 d'un grave accident qui change le cours de sa vie (le premier livre qu'il lira en sortant du coma : la Critique de la raison pure de Kant). Il reprend ses études d'anglais jusqu'à une thèse qui le conduit aux États-Unis où il passera 14 ans, en Californie d'abord puis à Princeton, dans le New Jersey. C'est là qu'il va revenir sur son expérience californienne, son amour de la Californie, à partir de sensations mémorielles auxquelles il va tenter de donner corps. Il obtiendra le soutien de Jean-Michel Maulpoix et de Michel Deguy qui accueilleront ses poèmes dans leurs revues respectives et de Ariane Dreyfus. Depuis quelques années, Christophe Lamiot Enos découvre et explore ses racines juives et publie sous le nom de Christophe L. Enos. Depuis son retour en Europe, il a publié trois volumes de poèmes et participé à diverses revues et manifestations littéraires. Albany vient conclure un long recueil narratif: Des pommes et des oranges, Californie, dont la première partie était parue en 2000 dans la collection Poésie/Flammarion.

bibliographie
Poésie
Des pommes et des oranges, Californie : I – Berkeley, Flammarion 2000
Sitôt Elke, illusion, Flammarion, 2003
Albany, des pommes et des oranges, Californie – II, Flammarion, 2006
Essais
Eau sur eau : les dictionnaires de Mallarmé, Flaubert, Bataille, Michaux, Leiris et Ponge. Rodopi, 1997.
Littérature et hôpital : Balzac, Sue, Hugo, Sciences en situation, 1999.

Sitographie
un très passionnant entretien avec Emmanuel Laugier, paru dans le Matricule des Anges (j'ai emprunté certaines de ses éléments pour composer la biographie de Christophe L. Enos.
Une photo de Christophe Lamiot Enos
Albany, des pommes et des oranges, Californie – II, Une note de lecture de Laurent Margantin sur Poezibao

lundi 08 mai 2006

Jacques Goorma

De père belge et de mère française, Jacques Goorma est né le 2 Août 1950 à Bruxelles. En 1954 la famille s'installe à Genève. A l'âge de 7 ans survient un événement intérieur qui marquera sa vie comme une seconde naissance.
Il suit sa scolarité à Genève puis il fait une maîtrise de lettre et un diplôme de théâtre à Aix-en-Provence. Il fait circuler ses premiers écrits qui bénéficient des encouragements de Raymond Jean. De retour à Genève en 1974, il vit de petits boulots et publie un premier livre de poèmes puis il est engagé en Belgique par le Centre de rencontre de Marignac où il organise pendant deux ans plus de cinquante spectacles. A partir de 1977 il s'installe en Alsace pour sauver la maison de la famille et il rédige l'année suivante plus de 300 notices sur les religions pour une encyclopédie et mais surtout il reprend ses recherches sur Saint-Pol-Roux qui le conduiront à faire la rencontre de Divine, la fille du poète dont il est aujourd'hui l'exécuteur testamentaire. EN 1982, il soutient sa thèse sur l'univers poétique de Saint-Pol-Roux et poursuit le travail de mise à jour et de publication des inédits du poète aux éditions Rougerie et Gallimard. Il est adjoint à la directin du Théâtre du Maillon de 1978 à 1996 où il développe des programmations de danse et de cultures du monde. Il fonde en 1994 le festival de musique médiévale Voix et Route Romane. IL est depuis 1996 chargé de la promotion de la poésie au sein de la bibliothèque Municipale de Strasbourg. Il est aussi engagé dans la lutte contre l'illettrisme et organise des ateliers d'écriture avec des détenus. Il publie régulièrement en revue et réalise des émissions pour France Culture et Radio France. Il est directeur de la collection Jour & Nuit et des Cahiers du Loup bleu aux Éditions Lieux-Dits et membre du comité de rédaction de la Revue Alsacienne de Littérature et Secrétaire général du Prix Nathan Katz.

bibliographie
Poésie
Peau-pierre, Henry Fagne, 1975
Réveil, Henry Fagne, 1978
Lucine, Rougerie, 1984
Nue, Rougerie, 1987
Signes de vie, Lieux Dits, 1994
Lux claustri, Ville de Nancy, 1994
Orage Rouge, 1994, prix de l'Académie des Marches de l'Est
Papier à fleurs, livre d'artiste avec Sylvie Villaume, 1997
La chambre aux nuages, Lieux-Dits, 1997
À, Le drapier, 1999, prix de la Société des Écrivains d'Alsace Lorraine
Lucide silence, Lieux-Dits, 2000
Parfois, livre et cd, Le Drapier, 2002
Le vol du loriot, Arfuyen, 2005

Livre pour enfants
Le géant de baobo, Lirabelle, 2001

Essais et travaux d'édition
La poétique de Saint-Pol-Roux, Université de Strasbourg, 1982, Plume d'or de la ville de Genève, 1982
Monodrames de Saint-Pol-Roux, volume I et II, Rougerie, 1984
Tablettes de Saint-Pol-Roux, Rougerie, 1986
Idéoréalités de Saint-Pol-Roux, Rougerie, 1987
Glorifications de Saint-Pol-Roux, Rougerie, 1992
Vendanges de Saint-Pol-Roux, Rougerie, 1993
La besace du solitaire de Saint-Pol-Roux, Rougerie, 2000
Saint-Pol-Roux, réédition et préface, Seghers, collection Poètes d'aujourd'hui, 1989
La rose et les épine du chemin de Saint-Pol-Roux, édition présentée et annotée par J. Goorma, Gallimard, collection Poésie / Gallimard, 1997

Sitographie
Le site de Jacques Goorma
sur le site du Printemps des Poètes

samedi 06 mai 2006

Fernando Pessoa

Pessoa est né en 1889 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l'existence obscure d'un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître « païen » Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit « sensationniste ». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son « intranquillité », tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l'anglais, explore toutes sortes d'autres voies, de l'érotisme à l'ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l'on n'a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d'une oeuvre informe, inachevée, mais d'une incomparable beauté.

Bibliographie en français
Chez Christian Bourgois :
Faust, 1990
Le livre de l'intranquillité de Bernardo Soares, T.1, 1990
Le livre de l'intranquillité de Bernardo Soares, T.1, 1992
Le violon enchanté, 1993
Je ne suis personne (une anthologie), 1995
Poèmes ésotériques / messages / Le marin, 1995
Le chemin du serpent, 1995
Œuvres poétiques d'Alvaro de Campos, 1996
Le livre de l'intranquillité, édition intégrale, 1999
Poèmes d'Alvaro de Campos, 2001
En bref, 2004
Le banquier anarchiste, 2004
Le marin, 2004
Poèmes païens, 2004
L'éducation du stoïcien, 2004
Un singulier regard, 2005
Chez José Corti :
Le marin, 1988
Messages, 1988
L'heure du diable, 1989
Le privilège des chemins, 1990
chez d'autres éditeurs :
Antinous, Fata Morgana,, 1991
Fragments d'un voyage immobile, Rivages, 1992
Ode Maritime, Fata Morgana, 1995
Dialogues sur la tyrannie, Anatolia, 1996
Notes en souvenir de mon maître Caeiro, Anatolia, 1996
Le banquier anarchiste, Fata Morgana, 1997
Lisbonne, 10/18, 1997
Erostratus, La Différence, 2000
Œuvres poétiques complètes, La Pléiade, Gallimard, 2001
Le gardeur de troupeaux, poésie d'Alvaro de Campos, Poésie / Gallimard, 2003
Le banquier anarchiste, La Différence, 2006


Sitographie
Fiche auteurs sur le site de l'éditeur Christian Bourgois qui est le principal éditeur de Pessoa en France. Présentation des livres disponibles, notamment le fameux Livre de l'Intranquillité.
Le site de l'association française des Amis de Pessoa :
Une belle page aussi sur le site des éditions Corti avec une
"biographie sommaire des principaux hétéronymes de Fernando Pessoa" :
http://www.jose-corti.fr/auteursiberiques/pessoa.html
Un bel ensemble sur Pessoa avec commentaire de nombre de ses ouvrages :
Une immense collection de textes de Pessoa (en portugais)

vendredi 05 mai 2006

Marie Ponsot

Née à New York en 1921, Marie Ponsot a étudié la littérature française à Columbia University. Elle est venue en France après la deuxième guerre mondiale travailler à l'Unesco. Et y a fait la connaissance du jeune poète Lawrence Ferlinghetti, futur éditeur des Beats, qui a publié son premier recueil, True Minds, en 1956. Elle a publié seulement cinq recueils. Elle a aussi traduit des fables et contes de La Fontaine, réunis dans un livre paru en 1968 et réédité en 2003 sous le litre Love ans Folly. Mère de sept enfants, elle a enseigné pendant une vingtaine d'année à Queens College et continue à donner des cours à Columbia Université et à New York University.

bibliographie en anglais
True Minds, 1956
Admit Impediment, 1981
Beat not the poor desk (avec Rosemary Deen, livre sur la pédagogie), 1982
The green dark, 1988
The common sense : what to write, how to write it and why (avec Rosemary Deen, livre sur la pédagogie), 1986
The bird catcher, 1998
Springing, new and selected poems, 2002

Tales (Traductions)
Selected Fables and Tales of LaFontaine 1966
Chinese FairyTales, 1988
The snow queen and other Tales, 2001
Russian Fairy Tales, 1987
The golden book of Fairy Tales, 1999
Love and Folly (nouvelle edition de Selected Fables and Tales of
LaFontaine, préface de Benjamin Ivry), 2003

en français
des poèmes de Marie Ponsot ont paru dans la revue Siècle 21, n° 5(Automne-Hiver 2004) et n° 6 (Printemps-été 2005) et dans la revue Europe 906 (octobre 2004)

Sitographie
Fiche Academy of american poets (en anglais)
Marie Ponsot répond à diverses questions sur la poésie et sur sa poésie (en anglais)
Un article du NY Times (en anglais)

mercredi 03 mai 2006

Véronique Breyer

Véronique Breyer est née en 1958 à Marseille. Elle vit, écrit et enseigne dans la région parisienne. Elle milite pour une démocratisation de l'enseignement des lettres et anime des ateliers d'écriture auprès de divers publics. Elle collabore régulièrement aux revues La polygraphe et a publié des textes dans Action Poétique, Le nouveau recueil, Passages d'encres.

Bibliographie
Lire et écrire au collège, Éditions Chronique sociale, 1994
Lever les murs, Fourbis / Farrago, 1998
Plus rien ne pense aux restes, Comp'Act, 2006

Sitographie
présentation du livre Plus rien ne pense aux restes  sur le site de son éditeur Comp'Act
« De la nécessité d'écrire », un texte important de Véronique Breyer et un autre « Quelle écriture d'invention » sur le site de remue.net

samedi 29 avril 2006

Martine Broda

Poète, essayiste et traductrice, Martine Broda est née à Nancy. Elle vit et travaille à Paris. Elle fait des études de lettres et de philosophie. Elle est directeur de recherches au CNRS, où elle travaille dans une équipe sur la poésie moderne que dirige Michel Collot.
  
Poésie
Double, La Répétition, 1978 (avec Gisèle Celan-Lestrange)
Tout ange est terrible, Clivages,1983 (avec André Marfaing)
Passage, Lettres de Casse,1985
Ce recommencement, Unes, 1992 (avec Frédéric Benrath)
Grand jour, Belin, 1994, (l'Extrême contemporain)
Poèmes d'Éblouissements dans 29 femmes/une anthologie, Stock, 1994
Huit pages à propos de la Shoah dans Robert Antelme, Gallimard, 1996
Poèmes d'été, Flammarion, 2000
Éblouissements, Flammarion, 2003

Traductions
Paul Celan,
Enclos du temps, Clivages 1985
Nelly Sachs,
Énigmes en feu (in Eli, lettres, Énigmes en feu, Belin, 1989).
Paul Celan,
Grille de parole, Bourgois 1991.
Nelly Sachs,
Celle qui se met en quête, Po&sie n° 69, 1994.
Paul Celan,
La rose de personne, Le Nouveau Commerce 1979. Nouvelle édition légèrement révisée, Corti, 2002.
Walter Benjamin,
La tâche du traducteur, Cerf
T.S. Eliot,
East Coker, (l'un des quatre quatuors), Europe N° 830-31.

Essais
Jouve, l'Age d'homme, 1981.
L'amour du nom, essai sur le lyrisme et la lyrique amoureuse, José Corti, 1997. Cet ouvrage a été couronné d'un prix de l'Académie française
Pour Roberto Juarroz, Corti, 2002
Dans la main de personne, essai sur Paul Celan, Cerf, 1986. Réédition augmentée, Cerf, 2002

Volumes collectifs
Contrejour, études sur Paul Celan (colloque de Cerisy), Cerf, 1986
La traduction-poésie, à Antoine Berman, Presses Universitaires de Strasbourg, 1999
Encore l'amour, n° spécial du Nouveau recueil, 2003

Sitographie
Fiche de Martine Broda dans la poéthèque du Printemps des poètes
Un court article de
Poezibao 

jeudi 27 avril 2006

Laurine Rousselet

26_lorine_rousseletLaurine Rousselet s’est engagée depuis plusieurs années dans une aventure poétique qui associe le goût de la diction (nombreuses lectures publiques accompagnées du musicien marocain Abdelhadi El Rharbi, oud) et un travail scriptural sur la tension et l’éclat, scansion à la fois tourbillonnaire et brisée autour d’un sens perdu.

Après un B.T.S. Édition du livre et quelques apparitions à la faculté de Lettres Paris III/Sorbonne nouvelle, elle publie en 1998 un premier cycle de poèmes dans la revue Digraphe. Premières lectures publiques, accompagnées au luth par Abdelhadi El Rharbi, notamment podium du xxe Marché de la Poésie en juin 2002. En 2003, publication de Tambour, éditions Dumerchez et de L’Ange Défunt préfacé et illustré par Hubert Haddad, éditions Alain Benoît. Et en septembre de cette même année lecture de L’Ange défunt à l’Hôtel Beury, L’Échelle (Centre d’Art et de Littérature).
Printemps 2004, Mémoire de sel en bilingue (français/arabe), préface de Marcel Moreau, traduction par le musicien Abed Azrié, éditions de L’Inventaire.
Mars 2004, organisation du Printemps des poètes à la Forge de Belleville.
Mai 2004, Salon du Livre de Caen, table ronde avec Jude Stefan et Christian Prigent.
Printemps 2004, « En confidence du cri de deuil », cycle de poèmes, in Les Ruses d’Ulysse, recueil collectif (dix poètes français traduits en grec), éditions de l’Inventaire.
Automne 2004, « À vue d’euil » cycle de poèmes, revue Neige d’Aôut.
Mars 2005, Séquelles, postface de Jude Stefan, éditions Dumerchez.
Mars 2005, Semaine de la francophonie à La Havane, Cuba, avec Bernard Noël.
Juin 2005, Lectures au xxiiie Marché de la Poésie, à l’Hôtel Beury, avec les musiciens Abdelhadi El Rharbi (luth) et Eugénie Kuffler (flûte traversière).
Printemps 2006, Textes divers publiés ou voués à la publication dont « Extrait du journal de la 31e » éditions de l’Inventaire (traduit en bulgare).
Juin 2006, Lectures à la B.N.F. et au xxive Marché de la Poésie.
Automne 2006, Rencontre avec Serge Pey (Toulouse).

à paraître en Janvier 2007,  L’été de la trente et unième, éditions L’Atelier des Brisants

Bibliographie
Tambour, éditions Dumerchez, 2003
L’Ange Défunt préfacé et illustré par Hubert Haddad, éditions Alain Benoît, 2003
Mémoire de sel en bilingue (français/arabe), préface de Marcel Moreau, traduction par le musicien Abed Azrié, éditions de L’Inventaire, 2004
Séquelles, postface de Jude Stefan, éditions Dumerchez, 2005

sitographie
Sur le site de l'hôtel Beury

jeudi 20 avril 2006

Ossip Mandelstam

Ossip Mandelstam est né le 15 janvier 1891 à Varsovie dans une famille juive originaire des pays baltes. La famille s’installe à Saint-Pétersbourg. Il collabore au mouvement acméiste, qui rompt avec le symbolisme, aux côtés de Nikolaï Goumiliov et d’Anna Akhmatova. Après la révolution d’octobre, il s’installe à Moscou où il vit de façon précaire. En butte aux autorités, il est arrêté une nouvelle fois en 1938 et disparaît la même années dans un camp en Sibérie.

Bibliographie
Pierre, 1913
Tristia, 1922
Le Deuxième Livre (Tristia et quelques poèmes nouveaux), 1923
Le bruit du temps, 1925
Le sceau égyptien, 1928
De la poésie, 1928
Les deux Cahiers de Voronej seront écrits en résidence surveillée entre 1934 et 1937

En français :
A signaler le très beau travail éditorial des éditions Circé en quatre volumes qui constituent la première édition complète, bilingue et commentée de l’œuvre poétique d’Ossip Mandelstam :
(La) Pierre, Les premières poésies (1906-1915)
Le Deuxième Livre, 1916-1925
Les Poèmes de Moscou, 1930-1934
Les Cahiers de Voronej, 1935-1937
En Poésie/Gallimard, Tristia et autres poèmes

Sitographie
Un article de Jean-Marie Barnaud sur le site remue.net
Un article sur Mandelstam et un texte de lui sur le site de la revue Conférence
Une page intéressante sur le mouvement acméiste

samedi 15 avril 2006

Denise Desautels

"Je fais partie de cette génération de poètes qui ont cru, qui parfois – oui, parfois – croient encore, ou plutôt ont besoin de continuer à croire que l'écriture peut changer le monde, le cours de la détresse humaine, de la souffrance, petite ou grande, mais d'abord de la pensée, des faits, du désir."

Denise Desautels est née à Montréal, le 4 avril 1945. Elle est professeur de littérature. Elle a été membre du comité de rédaction de
La Nouvelle Barre du Jour de 1985 à 1990 et est responsable, entre autres, avec Gilles Daigneault, du numéro spécial intitulé Installations/Fictions, qui regroupait une quarantaine d'artistes en arts visuels et des écrivains. Elle a aussi dirigé un autre numéro de cette même revue, Femme de lettres, paru en 1988, auquel participaient une douzaine de femmes écrivains. Denise Desautels est l'auteur de cinq dramatiques radiophoniques dont l'une, Voix, a été primée par la Communauté des radios publiques de langue française. Elle a publié plus de trente recueils de poésie et livres d'artistes. Elle a obtenu en 1992, pour Le Saut de l'ange, le Prix littéraire du Gouverneur général du Canada. En 1999, a reçu le prix de poésie de Radio-Canada pour son recueil Ma Sisyphe. Denise Desautels est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois. Elle a été vice-présidente de l'Académie des lettres du Québec de 1996 à 2002.


bibliographie
Comme miroirs en feuilles
, éditions du Noroît, 1975
Marie, tout s'éteignait en moi, éditions du Noroît, 1977
La Promeneuse et l'oiseau, suivi de Journal de la promeneuse, éditions du Noroît, 1980
En état d'urgence, Éditions Esterel, 1982
Le Cri, dramatique radiophonique, Radio Canada, 1982
L'écran, précédé de Aires du temps, éditions du Noroît, 1983
Nous en reparlerons sans doute, en collaboration avec Anne-Marie Alonzo, Éditions Trois, 1986
: dimanche, Éditions de La Nouvelle Barre du jour, 1985
Les gitanes, dramatique radiophonique, Radio-Canada, 1985
La Répétition, Éditions de La Nouvelle Barre du jour, 1986
Écritures / Ratures, éditions du Noroît, 1986
Un livre de Kafka à la main, suivi de La Blessure, éditions du Noroît, 1987
Voix, texte dramatique primé par les radios publiques de langue française, Radio-Canada, Radio France et Radio Suisse normande, 1987
Le Signe discret, Éditions Pierre-alain Pingoud, 1987
Mais la menace est une belle extravagance, Éditions du Noroît, 1989 - Prix de poésie du Journal de Montréal
Venise (variations sur l'utopie), dramatique radiophonique, Radio-Canada, Radio France et Radio Suisse normande, 1989
Leçons de Venise, éditions du Noroît, 1990
La violoncelliste, dramatique radiophonique, Radio Canada, 1990
La voix de Martha, fiction poétique, Radio Canada, 1990
tombeau de René Payant, Éditions du Centre d'exposition et de théorie de l'art contemporain, Éditions Trois, 1991
Black Words , chez Collectif Generation à Paris, 1991
Le saut de l'ange, Le Noroît / l'arbre à paroles, 1992
Théâtre pourpre, Éditions Jean-Luc Herman, 1993
La répétition, texte poétique adapté pour la radio, diffusion suisse romande, 1993
Lettres à Cassandre, correspondance, en collaboration avec Anne-Marie Alonzo, Éditions Trois, 1994
L'écho, la chambre, la nuit, poésie, Éditions Raina Lupa, 1996
Cimetières : la rage muette, éditions Dazibao, 1995
La passion du sens, poésie, livre-objet, Editions Roselin, Montréal, 1996
L'acier le bleu, poésie, Éditions Raina Lupa, 1996
Le vif de l'étreinte, poésie, livre-objet, Éditions Roselin, 1996
"Ma joie", crie-t-elle, éditions du Noroît, 1997
De la douceur, poésie, livre-objet, Éditions Roselin et Éditions La cour pavée, 1997
Ce fauve, le Bonheur, récit, Éditions de l'Hexagone, 1998
Tombeau de Lou, éditions du Noroît, 2000
Parfois les astres, poésie, livre-objet, Roselin, 2000
Novembre, poésie, livre-objet, Ed. Roselin et La Cour Pavée, 2001
Architectures, poésie, livre-objet, ed. Tandem, La Sétérée et Roselin, 2001
Pendant la mort, Ed. Québec Amériques, Montréal, 2002
"Avant l'aurore", poésie, in Noir, portfolio réalisé en collaboration avec des artistes, Noria Éditions/Karin Haddad, 2002
La Marathonienne, poésie jeunesse, Éditions de la Courte Echelle, 2003
Une solitude exemplaire, livre d'artiste, eaux-fortes de Jacques Clerc, Éditions La Sétérée, 2004
Mémoires parallèles, anthologie, choix et présentation de Paul Chamberland, 2004
L'Enfant mauve, poésie, livre-objet en collaboration avec Jacques Fournier et Jacqueline Ricard, Éditions Roselin et Éditions de la Cour pavée, 2004
Ce désir toujours, un abécédaire, Leméac, 2005

Plusieurs des textes de Denise Desautels ont paru dans des revues et anthologies. A signaler notamment pour les lecteurs de France, le numéro de Gare Maritime, revue de la Maison de la Poésie de Nantes, paru en 1995 et entièrement consacré à Denise Desautels.

Sitographie
Sur le site du Printemps des Poètes
Sur le site L'ÎLE qui met en ligne les biographies et bibliographies de plus de 1000 auteurs québécois, et 360 dossiers de presse.
Sur le site de l'Académie des Lettres du Québec
Sur le site de La Gazette des Femmes
Cinq textes de Denise Desautels lus par elle sur le très beau site Lyrikline

jeudi 13 avril 2006

Jean Grosjean

Poète, traducteur de la Bible, Jean Grosjean a été aussi une figure très importante de la maison Gallimard.
Il était né le 21 décembre 1912 et avait travaillé comme ouvrier avant de reprendre ses études secondaires, notamment latin et grec et d'entrer au séminaire. En effet dès 1920, il avait découvert la Bible qui restera tout au long de sa vie un pôle très important, Bible qu'il traduira et qui sera une source d'inspiration majeure pour son œuvre poétique. Il fait son service militaire au Liban puis voyage dans les pays du Proche-Orient. Il est ordonné prêtre en 1939, mobilisé. Il est fait prisonnier et rencontre André Malraux au camp de Sens. Malraux qui fera publier en 1946 chez Gallimard le premier livre de Jean Grosjean (lequel a également rencontré Claude Gallimard dont il devient tout de suite un grand ami pendant la guerre). A partir de ce moment-là le poète fait partie de la maison Gallimard, à la fois comme auteur et comme membre du comité de rédaction. En 1950, il quitte la prêtrise et se marie. Il est mort le lundi 10 avril 2006.

Bibliographie
Terre du temps, 1946 
Hypostases, 1950 
Le Livre du Juste,1 952 
Fils de l'Homme, 1954 
Les Prophètes, 1955 
Majestés et Passants, 1956 
Le Marchand de Venise, 1956 
Austrasie, 1960 
Apocalypse, 1962 
Hyver, 1964 
Élégies, 967 
Tragiques grecs, 1967 
La Gloire, 1969 
Clausewitz, 1971 
Le Messie, 1974 
Le Coran, 1979 
Les Beaux Jours, 1980 
Élie, 1982 
Darius, 1983 
Pilate, 1983 
Kleist, 1985 
La Reine de Saba, 1987 
La Genèse, 1987 
Samson, 1989 
Runes, 1989 
La Lueur des jours, 1991);
L'Évangile selon Jean, 1991 
L'Ironie christique, 1991 
Lecture de l'Apocalypse, 1994 
Les Versets de la sagesse, 1996 
Adam et Ève, 1997 
Cantilènes, 1999 
Les Vasistas, 2000 
Les Parvis, 2003 
La rumeur des cortèges, 2005

A noter aussi une biographie de l'auteur intitulée
Jean Grosjean, publiée en 2005 par son ami Jean-Luc Maxence chez Seghers (collection Poètes d'aujourd'hui).


Sitographie
Un article sur le site de la République des Lettres au moment du décès de jean Grosjean (avril 06)
Une biographie et des extraits
Une page de Terres de Femmes
Une très belle note de lecture de Jean-Marie Perret de La Rumeur des cortèges sur le site Bleu de Paille et une autre du même livre sur le site de Gallimard
Une présentation de Jean Grosjean par Jacques Réda

mardi 11 avril 2006

Dahlia Ravikovitch

"A l'exception du regretté poète Yehuda Amichai, aucun autre poète en hébreu n'est aussi universellement reconnu par les Israéliens [que Dahlia Ravikovitch], quelles que soient leurs convictions politique. Ses poèmes étaient intégrés dans toutes les facettes de la vie publique du pays – mis en musique et adaptés au théâtre, dans des films expérimentaux, des spectacles de danse et des expositions. Son œuvre a longtemps été présente dans les programmes scolaires, dans les examens et a été l'objet de nombreux articles, monographies, mémoires en hébreu"*

Poète de langue hébraïque, Dahlia Ravikovitch est née le 17 novembre 1936 à Ramat Gan, banlieue de Tel Aviv. Alors qu'elle a six ans son père est tué par un conducteur ivre. Elle part alors vivre avec sa mère dans un kibboutz, puis vit dans différentes familles d'accueil. Elle étudie la littérature anglaise et hébraïque à l'université hébraïque de Jérusalem et plus tard travaille en tant que journaliste, critique et professeur de lycée. Son premier recueil de poèmes, L'amour d'une orange est publié en 1959. Il sera suivi de neuf livres de poésie, et notamment Tous les poèmes jusqu'à nos jours, publiés en 1995 et considéré comme un événement dans la vie culturelle israélienne. Elle a également publié trois recueils de nouvelles et des livres d'enfants. Dahlia Ravikovitch a traduit la littérature pour enfants, y compris Mary Poppins et Cendrillon, aussi bien que la poésie de William B. Yeats et T.S. Eliot. Elle a reçu plusieurs récompenses littéraires, notamment le prix Bialik et le prix d'Israël 1998. Elle s'est suicidée le 21 Août 2005, après avoir lutté pendant des années contre une grave dépression.
 "Dans les quatre premiers recueils, la poésie politique était voilée et mise à distance. [...] Mais la fin des années 1970 a marqué un tournant décisif dans sa poésie : une assimilation complète du politique dans le domaine des cauchemars personnels. [...] C'est à cette époque qu'elle est apparue comme la voix poétique dominante parmi les femmes qui militaient contre la guerre. A partir de là, le féminisme et l'action pour la paix sont devenus pour elle inséparables*".
Ses poèmes ont été traduits dans de nombreuses langues, de l'arabe au chinois et du serbo-croate au vietnamien mais apparemment pas ou très peu, scandaleusement, en français.

*Extraits d'un très bel article qui lui a été consacré dans le numéro 8 de la revue Siècle 21 par Chana Bloch et Chana Kronfeld

Bibliographie en hébreu :
Ahavat Tapouah Ha-Zahav, ( L'amour d'une orange), 1959
Horef Kasheh, (Un hiver dur), 1964
Ha-Sefer Ha-Shlishi, (Le troisième livre), 1969
He-Halil Ve-Ha-Hetz, (La flûte et la flèche), 1970
Col Mashberaich Ve-Galaich, (Tous les brisants et les vagues), 1972
Tehom Koreh, 1976
Mavet Ba-Mishpaha, (nouvelles), (Mort dans la famille), 1977
Ahavah Amitit, (L'amour vrai), 1987
Ima Im Yeled, (La mère avec l'enfant), 1992
Col Ha-Shirim Ad Co, (Tous les poèmes jusqu'à maintenant),1995
Kvutzat Ha-Cadouregel Shel Winnie Mandela, (L'équipe de football de Winnie Mandela), 1997
Me-Rov Ahavah, (En raison de l'amour), 1998
Hatzi Sha'ah Lifnei Ha-Monsoon, (Une demie-heure avant la mousson), 1998

Bibliographie en français
Aucun recueil disponible.

Sitographie
Un article du Guardian (en anglais)
notice Wikipédia (en anglais)

lundi 10 avril 2006

Raphaël Monticelli

Raphaël Monticelli est né en 1948 à Nice, au sein de la langue italienne et dans le milieu des immigrés d’où il a gardé la saveur des exils et comme un goût de déchirure. Après avoir été formé à la fois par les maîtres de l’École publique et les Pères salésiens, il a suivi les cours du Conservatoire d’art dramatique et ceux de l’Université. Agrégé de lettres, il est actuellement chargé de mission culturelle par l’Éducation nationale. Délégué académique l’éducation artistique, il s’efforce de tisser des liens entre l ‘école et l’art.

bibliographie (extraits) :
Dans la série des bribes
Dépliez vos yeux , Prélude à la mort de Dom Juan, édition personnelle
Intrusions, Réversions, Effractions, Expansions
(bribes 1 à 132, ed. de l’Amourier)
"La première minute" (contrepoint au tome deuxième des bribes tirées de la mort de Dom Juan, illustrations de Marcel Alocco) Lieu 5 ed 1984
Chronographie (bribe 133, éd. Dys),
Le musicien nègre (revue La Mètis)
Plus ou moins une minute..., Bribe 135, in Pièces, Buyse éditeur, Lille, 1990
Les banalités de nos conversations, Bribe 135, avec Gilbert Trem, pour Monique Thibaudin, Sicard Iperti et Start éditions
Détresse au Diable
, Bribe CXXXVI, Gloria Li Mir éd., Nice
"3 méditations pour le triduum pascal", Musique de Gilbert Trem
A paraître dans cette série
Chants à tu et autres bribes

Autres
Pas une semaine sans Madame (avec A. Freixe et JJ Laurent, L’Amourier)
Traces du temps (avec A. Freixe et B. Noël sur des œuvres de L. Rosa, L’Amourier)
D’où parles-tu cher Disparu (éd. De l’entretoise)

Parmi les approches critiques
Les Rossignols du crocheteur, recueil, Z’édition
La peinture en Patchwork (sur M. Alocco, NDLR), Alocco, un itinéraire (eL’Ormaie), Cahier Alocco (L’Amourier)
Les portulans de l’immédiat (sur M. Charvolen, Al Dante)
Paroles d’ils (sur G. Duchêne, ed. la Rose des vents)
L’archipel ébloui (sur L. Rosa, éd. StArt)
Textes sur de nombreux artistes dont Arden Quin, P. Bloch, Coville, Dolla, Chubac, Maccheroni, Pagès, Tasic…

Parmi les collaborations avec des artistes
Horizons, avec Yves Popet
Les fils de la Vierge, sur le "Je vous salue Marie" de Valérie Sierra de la Casa di Dio
Les creux de l'ombre, gravures de Gérard Serée, Villa Arson
Christs, sur la série des Christs d'Henri Maccheroni, avec Jean Claude Renard, ed. Liliane Mantoux
Lettre à Kathy Rémy , sur 27 lettrines en béton de Martin Miguel
F.A.T.A.  sur 4 oeuvres de Leonardo Rosa, Ed Colophon, Italie
Labia avec L. Rosa
Improvisations sur des petits pans de mur de Martin Miguel , 64 variations sur béton
Série des Madame avec J.J. Laurent
Terres de l'enfuie, avec J.J. Laurent,
Egypte bleu , avec Henri Maccheroni
Vertiges d’une chaise ”, avec Max Charvolen, Villa Arson
Cohabitation, avec Michel Butor et Martin Miguel
« Chère » Correspondance série de Madame avec Alain Freixe sur des œuvres de JN Lazlo,
Ouvre moi cette porte , sur des œuvres de Bagnasco, ed Colophon, Italie
Nuits avec gérard Serée, (atelier geste et traces, galerie Couturier)
Trouées avec Martin Miguel, 12 exemplaires uniques, béton, suie et plexi gravé

Participation à diverses revues dont :
NDLR, Kanal, la Mètis, Jardin Littéraire, Parterre Verbal, le Basilic
Numéros Butor, Freixe et Barnaud, Rosa, Alocco de la revue Nu ( e)
En préparation : n° spécial M. Butor revue Europe

Sitographie
Dans la Poéthèque du Printemps des Poètes
Sur le site de l'Amourier
Une importante contribution de Raphaël Monticelli sur le site remue.net

dimanche 09 avril 2006

Kathleen Raine

Kathleen Raine est née le 14 juin 1908 dans la banlieue de Londres. Elle fait pendant son enfance de nombreux séjours dans le Northumberland. Elle est parmi les premières étudiantes admises à Cambridge (elle étudie les sciences naturelles). A partir de 1935 elle commence à publier ses poèmes. Elle a fondé la Temenos Review puis la Temenos Academy. Elle est réputée également pour ses livres sur William Blake et W.B. Yeats. Elle est morte le 6 juillet 2003.


Extraits de la bibliographie de Kathleen Raine (en anglais) : 
The Year One : Poems, H Hamilton 1952
The hollow hill : And other poems 1960-1964, H Hamilton, 1965
Six dreams : And other poems, Enitharmon, 1968
Blake and Tradition (prose), Routledge, 1969
Penguin Modern Poets 17, Penguin, 1970
Lost Country, H Hamilton, 1971
On a deserted shore, Hamilton, 1973
Yeats, the Tarot and the Golden Dawn, Dolmen Press, 1973
The Land Unknown, Hamilton / G. Braziller, 1975
The inner journey of the poet (prose), Golgonooza Press, 1976 (500 numbered copies)
The oracle in the heart, and other poems, 1975-1978, Dolmen Press in association with G. Allen & Unwin, 1980
Collected poems, 1935-1980, Allen & Unwin, 1981
The presence: poems, 1984-87, Golgonooza Press, 1987
Selected poems, Golgonooza Press, 1988
Living with mystery: poems 1987-91, Golgonooza Press, 1992
The Collected Poems of Kathleen Raine (ed. Brian Keeble), Golgonooza Press, 2000
Kathleen Raine Reading from her Poems, The Poetry Archive 2005 

Bibliographie en français
Isis errante, traduction François Xavier Jaujard, Granit, 1978
Sur un rivage désert, traduction Jean Mambrino et Marie-Béatrice Mesnet, Granit, 1978 
Adieu prairies heureuses, traduction Diane de Margerie et François Xavier Jaujard, Stock, 1978, prix du Meilleur Livre Étranger 1979
Le Premier Jour, traduction François Xavier Jaujard, Granit, 1980
Le Royaume inconnu, traduction Claire Malroux, Stock, 1980
La Gueule du lion, traduction Pierre Leyris Mercure de France, 1987
Visages du jour et de la nuit, traduction Claire Garnier, Granit, 1989
Le Royaume invisible, choix de poèmes, traduit par Philippe Giraudon, François Xavier Jaujard, Pierre Leyris et Jean Mambrino, Orphée/La Différence, 1991
La Présence, Verdier, 2002

Essais critiques 
Aspects de la littérature anglaise 1918-1945, éditions de la Revue Fontaine, 1947, en collaboration avec Max-Pol Fouchet
William Blake, traduction Nicole Tisserand et Michel Oriano, Le Chêne, 1975,
L’Imagination créatrice de William Blake, traduction sous la direction de Jacqueline Genet, Berg International, 1983,
Le Monde vivant de l’imagination, traduction Claire Garnier-Tardieu et Michèle Duclos, éditions du Rocher, 1998,
W. B. Yeats ou le pouvoir de l’imagination, traduction Jacqueline Genet avec la collaboration de Wynne Hellebouarc’, Hermann, 2002,

Sitographie
Sur le site des éditions Verdier, une courte biographie et la fiche de La présence
Un article intéressant sur l’autobiographie de Kathleen Raine
Un article de Lire sur La présence
Extraits sonores (en anglais)

samedi 08 avril 2006

Attila József

"Certainement le plus extraordinaire et la plus prenante voix de la poésie hongroise du XXe siècle. L'équivalent pour le verbe de ce que fut Bartok pour la musique"
Charles Dobzynski dans Aujourd'hui Poème n° 68

Attila József est né le 11 avril 1905 dans un faubourg populaire de Budapest. Son père est ouvrier savonnier et sa mère ancienne domestique. En 1908, le père abandonne la famille et la mère est contrainte de placer Attila et une de ses sœurs dans une famille d'accueil dans un village de la plaine hongroise. Les enfants reviennent en 1912 avec leur mère qui travaille comme blanchisseuse. Attila qui en 1911 a écrit son premier poème fait en 1914, à l'âge de neuf ans, une première tentative de suicide. Sa mère atteinte d'un cancer meurt en 1919 et Attila emménage chez sa sœur. Il poursuit ses études, travaille et fait une deuxième tentative de suicide en 1922, année où il publie son premier recueil. 1923 nouvelle tentative de suicide. En 1924, il travaille dans une banque et s'inscrit à l'Université où il se révèle particulièrement brillant. En 1926 il vient à Paris. De retour à Budapest, il fait ses premières traductions de Villon, et publie en 1929 son troisième recueil. En 1931 il commence une première analyse avec S. Rapaport. Il en entreprendra une seconde en 1935. Il s'est suicidé le 3 décembre 1937 en se couchant sur la voie du chemin de fer.   

bibliographie en hongrois
Szépség koldusa, 1922
Nem én kiáltok, 1925
Nincsen apám, se anyám, 1929
Döntsd a töket, ne siránkozz, 1931
Külvárosi éj,1932
Medvetánc, 1934
Nagyon fáj, 1936
Összes versei és válogatott irásai, 1938
Összes versei és müfoditásai, 1940
Összes müvei, 1958
Összes müvei, 1967

En français :
Très peu de poèmes ou recueils publiés en français jusqu'en 2005, même si nombreux sont les poètes (Cocteau, Eluard, Frénaud, Guillevic, parmi d'autres) à s'être intéressés au grand poète hongrois, notamment dans les années 50.
Mais en 2005, les éditions Phébus ont repris presque toute l'œuvre poétique d'Attila József (environ 400 poèmes) en un fort volume de 700 pages, publié sous le titre Aimez-moi ; c'est un véritable événement éditorial qui a fait dire à Charles Dobzynski dans le numéro d'Aujourd'hui Poème déjà cité en exergue : "il n'existe désormais plus aucune excuse pour ignorer l'un des plus grands poètes du XXe siècle que l'on peut situer au rang des Rilke, Lorca, Trakl ou Pessoa. Un poète de la douleur de vivre, de l'insurrection contre la misère et la laideur".
Attila József, Aimez-moi, Phébus, 2005

Une belle page avec des photos et une lecture audio de Ma patrie sur le site Tout sur Budapest
Un article de l'Express
Une page riche avec des poèmes et des citations

lundi 03 avril 2006

Bernard Delvaille

Poète, anthologiste, auteur de récits et d'essais (sur Valéry Larbaud et Paul Morand, entre autres), Bernard Delvaille est né en 1931. Diplômé de l'Institut d'études politiques, il entre rapidement dans le milieu de l'édition, et essentiellement, pendant plus de trente ans, aux éditions Seghers. Il est l’un des meilleurs connaisseurs de la poésie du passé et du présent, comme en témoignent ses anthologies : La Poésie symboliste, Mille et cent ans de poésie française. Il a été journaliste à Combat et directeur de la collection « Poètes d’aujourd’hui » aux éditions Seghers. Il collabore régulièrement au Magazine littéraire et au cahier littéraire du Figaro. Il a fait partie de l’Académie Mallarmé et des jurys des prix Apollinaire et Max Jacob. Il est président de l’Association internationale des amis de Valery Larbaud.

Bibliographie
Blues, Éd. Escales, 1951
Train de vie, éd. Millas-Martin, 1955
Enfance, mon amour, Éd. Subervie, 1957
Tout objet aimé est le centre d'un paradis, Éd. Millas-Martin, 1958
Coleridge, Seghers, 1963
Essai sur Valéry Larbaud, Seghers, 1963. Prix Sainte-Beuve 1963
Johannes Brahms, Seghers, 1965
Paul Morand, Seghers, 1966
Désordre, Seghers, 1967
Théophile Gautier, Seghers, 1968
La poésie symboliste, anthologie, Seghers, 1971
La Saison perdue, roman, Gallimard, 1971
La nouvelle poésie française, anthologie, Seghers, 1974
Faits divers, Seghers, 1976
Le Vague à l'âme de la Royal Navy, éd. de La Répétition, 1979
La dernière légende lyrique, Cahiers de Mauregny, 1979
Blanche est l'écharpe d'Yseut, Les Cahiers des Brisants, 1980
Passages et galeries du 19è siècle, photos de Robert Doisneau, ACE, 1981
Les derniers outrages, roman, Flammarion, 1982
Londres, Champ Vallon, coll. Des villes, 1983
Poèmes 1951-1981, Seghers, 1983
Mathieu Bénézet, Seghers, 1984
Bordeaux, Champ Vallon, 1985
Et Le Plaisir solitaire, proses, Ubacs, 1989l'au-delà de Suez, André Dimanche, 1987
Séparés, on est ensemble, suivi de Le plus secret amour, Fata Morgana, 1989
Panicauts, poèmes, Ed. Monologue, 1989
Mille et cent ans de poésie française, Laffont, coll. Bouquins, 1991
Stravagànza, Fata Morgana, 1994
Le Temps provisoire, En France, Salvy Éditeur, 1995
Journal tome 1, 1949-1962, La Table ronde, 2000
Journal tome 2, 1963-1977, La Table ronde, 2001
Poètes symbolistes, anthologie, La Table Ronde, 2003
Journal 1978-1999, La Table Ronde, 2003
Pages sur le livre, Éditions des Cendres, 2005
Œuvre poétique, La Table Ronde, 2006

Sitographie
sur le site de l'Arpel, Agence régionale pour le livre et l'écrit en Aquitaine
fiche ©
Poezibao

mercredi 29 mars 2006

Gertrude Stein

"A rose is a rose is a rose is a rose"
Gertrude Stein, américaine d'origine juive allemande, est née le 3 février 1874 à Allegheny, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Elle est la plus jeune des cinq enfants de sa famille. A l'âge de trois ans, elle part pour Vienne puis à Paris avec sa famille, avant de revenir aux États-Unis en 1878. Elle fut ensuite élève du philosophe William James.
Elle quitta l'Amérique en 1903, en compagnie de son frère Léo Stein pour s'installer à Paris. Ils sont tous deux passionnés d'art et leur hôtel du 27, rue de Fleurus, à Montparnasse, devint rapidement un centre de la vie artistique. De 1919 à 1929 y vinrent notamment André Green, Picasso, Juan Gris, E.E. Cummings, Robert Delaunay, Marie Laurencin, Jean Cocteau, René Crevel, Jules, Éric Satie, Natalie Clifford-Barney, Ezra Pound, Julien Green, Virgil Thompson, Romaine Brooks, John Dos Passos, Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway, Guillaume Apollinaire, Marcel Duchamp, T.-S. Eliot, Mina Loy, Djuna Barnes, Man Ray, Sylvia Beach, Valéry Larbaud, Adrienne Monnier, et évidemment l'inséparable compagne de l'hôtesse Alice B. Toklas.
Gertrude écrit mais ses œuvres ne sont pas très bien reçues en raison de leur abstraction. Certains parlent à son sujet de "cubisme littéraire". Son premier succès viendra avec la publication de Autobiographie d'Alice Toklas en 1933. En 1934 elle fait une tournée de lecture avec Alice aux USA et le NY Times titre : "Gerty Gerty Stein is Back Home Home Back". Restées en France, Gertrude et Alice échappèrent miraculeusement toutes deux à la déportation mais leur vie fut très difficile pendant cette période.
Gertrude Stein décèdera peu après la fin de la guerre, le 27 juillet 1946 des suites d'un cancer du colon. Alice B. Toklas mourra le 7 mars 1967...21 ans après Gertrude. Elle est enterrée à côté de sa compagne de 39 ans au Père Lachaise à Paris.

Bibliographie sélective en anglais (les dates entre parenthèses semblent être celles de la composition des livres)
Three Lives (1904-5)
The Making of Americans (1906-8)
Matisse, Picasso and Gertrude Stein (1909-12)
Tender Buttons (1911)
Useful Knowledge (1915)
Geography and Plays (1908-20)
Composition as Explanation (1926)
An Acquaintance with Description (1926)
Lucy Church Amiably (1927)
How To Write (1928-30)
Before the Flowers of Friendship Faded Friendship Faded (1930)
Operas and Plays (1913-30)
The Autobiography of Alice B. Toklas (1932)
Portraits and Prayers (1909-33)
Lectures in America (1934)
Narration (1935)
The Geographical History of America or the Relation of Human Nature to the Human Mind (1935)
What are Master-pieces (1922-36)
Everybody's Autobiography (1936)
Picasso (1938)
The World is Round (1938)
Paris France (1939)
i (1940)
Wars I Have Seen (1942-4)
Brewsie and Willie (1945)
Selected Writings of Gertrude Stein (1909-44)

Publications posthumes :
Four In America (1932-3)
The Gertrude Stein First Reader and Three Plays (1941-3)
Blood On The Dining-Room Floor (1933)
Last Operas and Plays (1917 - 46)
Things As They Are (1903)
The
Yale Edition of the Unpublished Works of Gertrude Stein - 8 Volumes

quelques titres en français :
Picasso, Christian Bourgois, 2006-03-2
Strophes en méditation, traduction de Christophe Marchand-Kis, Al Dante, 2005
Correspondance Gertrude Stein et Picasso, Gallimard, 2005
Tendres boutons, traduction de Jacques Demarcq, Ed. nous, 2005
Les guerres que j'ai vues, Éditions du Rocher, 2002
Paris-France, édition du Rocher, 2000
Ida, Points Seuil, 1997
Brewsie & Willie, Rivages, 1990
Autobiographie d'Alice Toklas, collection l'Imaginaire, Gallimard, 1980

Lire aussi
Alice Toklas, ma vie avec Gertrude Stein, Édition du Rocher, 2000

Sitographie :
Très nombreuses ressources en anglais, notamment ce très beau site
Ecouter Gertrude Stein (en anglais)
Un commentaire de Sitaudis lors de la parution de Tendres Boutons en France

mardi 28 mars 2006

Blaise Cendrars

Blaise Cendrars est né Frédéric Sauser le 1er septembre 1887 à la Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse, dans une famille bourgeoise d'origine bernoise mais francophone. Il voyage avec ses parents en Italie, en Égypte, est envoyé en Allemagne puis fait une fugue à Moscou (c'est alors qu'il prend le transsibérien). En 1905, il est à Saint-Pétersbourg, puis il fait des études de médecine et de lettres à Berne. En 1912 il est à New York et donne un premier texte signé Blaise Cendrart (sic). De retour à Paris, il fonde la revue la revue Les Hommes nouveaux,  publie son premier grand poème, Les Pâques et rencontre Guillaume Apollinaire. En 1914-1915, engagé volontaire dans la Première Guerre mondiale, il perd son bras droit au combat en Champagne, le 28 septembre 1915. Il est naturalisé français en 1916. Il continuera à voyager et publiera très régulièrement poésie et textes de prose jusqu'à sa mort le 21 janvier 1961.

Éditions originales
La Légende de Novgorod, « poème en prose traduit en russe par R.R. », Imprimerie Sozonoff, 1907, Fata Morgana, 1997
Les Pâques, Éditions des Hommes Nouveaux, 1912
Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Éditions des Hommes Nouveaux. Avec les « couleurs simultanées » de Sonia Delaunay, 1913
La Guerre au Luxembourg, Dan. Niestlé. Avec six dessins de Kisling, 1916
Profond Aujourd'hui, François Bernouard, A la Belle Edition. Avec cinq dessins de Zarraga, 1917
Le Panama ou les aventures de mes sept oncles, La Sirène. Couverture de Raoul Dufy, 1918
J'ai tué, François Bernouard, A la Belle Edition, Avec cinq dessins de Fernand Léger, 1918
Dix-neuf poèmes élastiques, Au Sans Pareil. Avec un portrait de Blaise Cendrars par Amadeo Modigliani, 1919
La Fin du monde filmée par l'Ange Notre-Dame, La Sirène. Avec des illustrations de Fernand Léger.
Anthologie nègre, 1921, La Sirène, 1985, Le Livre de Poche No. 3370, 2002, Le Livre de Poche Biblio No. 3363.
Kodak/Documentaires, Stock. Avec un portrait de Blaise Cendrars par Francis Picabia, 1924
Feuilles de route / I — Le Formose, Au Sans Pareil. Avec des dessins de Tarsila, 1924
L'Or / la merveilleuse histoire du général Johann August Suter, Grasset, 1925. Folio Gallimard, No. 331., 1973,
Moravagine, Grasset, 1926, « Les Cahiers rouges », Grasset,1983
L'Eubage, aux antipodes de l'Unité, Au Sans Pareil, 1926
Éloge de la vie dangereuse, Les Écrivains réunis, Série « Tout autour d'aujourd'hui », Série II, 1926
L'A.B.C. du cinéma, Les Écrivains réunis, Série « Tout autour d'aujourd'hui », Série III, 1926
Petits contes nègres pour les enfants des blancs, Éditions des Portiques, « Le Coffret de l'âge heureux » No. 2, 1028, Gallimard, Folio cadet No. 224, 1990
Le Plan de l'Aiguille, Au Sans Pareil, 1928 , L'Age d'homme, « Poche Suisse » No. 62, 1987
Les Confessions de Dan Yack, Au Sans Pareil, 1929, Lausanne, L'Age d'homme, « Poche Suisse » No. 63, 1987
Une Nuit dans la forêt, premier fragment d'une autobiographie, Lausanne, Éditions du Verseau, 1929, L'Age d'homme, « Poche Suisse » No. 42, 1986
Comment les Blancs sont d'anciens noirs, Au Sans Pareil, 1930
Rhum / L'Aventure de Jean Galmot, Grasset, 1930, Le Livre de Poche, No. 3022, 1983, Grasset, « Les Cahiers rouges », 1990
Aujourd'hui, Grasset, 1931
Vol à voiles, prochronie, Librairie Payot & Cie., « Les Cahiers Romands » Série 2, No. 6, 1932, Lausanne, L'Age d'homme, « Poche Suisse », No. 42., 1986
Panorama de la pègre, Arthaud, « Arc-en-ciel ». Couverture de Cassandre,1935, Union Générale d'Éditions 10/18 No. 1770,1986
Hollywood / La Mecque du cinéma, Grasset. Avec vingt-neuf dessins de Jean Guérin1936, Ramsay Poche Cinéma No. 481987, Grasset, 2001
Histoires vraies, Grasset,1937
La Vie dangereuse, Grasset, 1938, Grasset, « Les Cahiers rouges »,1987
D'Oultremer à Indigo, Grasset, 1940, Gallimard, Folio No. 2970, 1998
Chez l'Armée anglaise, Corréâ,1940
Poésie complètes, Denoël. Avec une introduction de J.-H. Lévesque,1944, Du monde entier / Poésies complètes 1912-1924, Poésie /Gallimard, No. 17 1966, Au cœur du monde / Poésies complètes 1924-1929, Poésie /Gallimard, No. 29, 1968. Regroupées en un seul volume, Du monde entier au cœur du monde, Poésie /Gallimard, No.421, 2006
L'Homme foudroyé, Denoël, 1945, Gallimard, Folio No. 467, 1973
La Main coupée, Denoël, 1946, Gallimard, Folio No. 619, 1975
Bourlinguer, Denoël, 1948, Gallimard, Folio No. 602, 1974
Le Lotissement du ciel, Denoël, 1949, Gallimard, Folio No. 2795, 1996
La Banlieue de Paris (Photographies de Robert Doisneau), A la Guilde du Livre et Paris, Seghers, Blaise Cendrars vous parle..., Denoël, 1952
Emmène-moi au bout du monde !..., Denoël, 1956.Gallimard, Folio No. 15, 1972
Trop c'est trop, Denoël, 1957

Les œuvres complètes
Elles ont fait l'objet de trois séries de publications, la première en 1960-1965 chez Denoël, la seconde en 1968-1971 au Club Français du Livre. Denoël reprend aujourd'hui une édition des Œuvres complètes. 12 volumes étaient déjà parus en avril 2005

Sitographie
Le Centre d'Études Blaise Cendrars
Une note bibliographique détaillée sur Wikipedia

lundi 27 mars 2006

Marie-Ange Sebasti

Marie-Ange Sebasti est née à Lyon le 5 février 1944. Elle a fait des études de Lettres classiques, un doctorat en littérature grecque et obtenu le diplôme d'Habilitation à diriger des recherches. Elle est spécialiste de la littérature grecque tardive
Elle vit à Lyon et travaille à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée (CNRS).
En 2004, elle a édité avec Joël Vernet, un ouvrage collectif à l'occasion de l'exposition organisée au Musée des Beaux-Arts de Lyon par Yves Calvet, son mari directeur français de la Mission archéologique de Ras Shamra-Ougarit en Syrie : Ougarit, la terre, le ciel. La Part des Anges Éditions, Pessac.

Bibliographie
Effleurements, Éditions Regain, 1963
Paroles pour une île, Promotion et Édition, 1967
Comme un chant vers le seuil, Maison Rhodanienne de poésie, 1970
Contours apparents, Laudes, 1989
Presqu'une île, préface de Charles Juliet, La Marge Édition, 1997
Corse dans le chalut des jours, avec Monique Piétri, photographe, Les Éditions de l'Envol, 2001. Marges arides, Jacques André éditeur, 2006

Sitographie
Une très belle page sur le site Terres de Femmes, qui a consacré tout un portrait à Marie-ange Sebasti. Voir aussi cet extrait de Marges Arides
Une belle page sur Marie Ange Sebasti
D'autres extraits

dimanche 26 mars 2006

Henri Meschonnic

Henri Meschonnic est né le 18 septembre 1932 à Paris, de parents juifs russes venus de Bessarabie en 1924. Puis vient le temps de la guerre, de la traque, celui ensuite d'études de lettres et un passage de huit mois dans la guerre d'Algérie en 1960.
Les premiers poèmes paraissent dans la revue Europe en 1962. Linguiste, Henri Meschonnic enseigne à l'université de Lille de 1963 à 1968 puis à Paris 8 de 1969 à 1997. Il étudie l'hébreu et entreprend des traductions de la Bible, qui seront le point de départ d'une série de réflexions sur le rythme, sur le langage et sur la poésie. Il reçoit le prix Max Jacob en 1972 pour
Dédicaces proverbes et le prix Mallarmé en 1986 pour Voyageurs de la voix. Il est membre de l'Académie Mallarmé depuis 1987. Il est couronné par le prix de littérature Nathan Katz en 2006.

Bibliographie
Poésie
Dédicaces proverbes, Gallimard, 1972, Prix Max Jacob 1972
Dans nos recommencement, Gallimard, 1976
Légendaire chaque jour, Gallimard, 1979
Voyageurs de la voix, Verdier, 1985, prix Mallarmé 1986
Jamais et un jour, Dominique Bedou, 1986
Nous le passage, Verdier, 1990
Combien de noms, L'Improviste, 1999
Maintenant, les Petits Classiques du Grand Pirate, 2000
Je n'ai pas tout entendu, Dumerchez, 2000
Puisque je suis ce buisson, Arfuyen, 2001
Infiniment à venir, Dumerchez, 2000
Tout entier visage, Arfuyen, 2005
Et la terre coule, Arfuyen 2006, prix de littérature Nathan Katz 2006
Essais
Pour la poétique, 1970
Pour la poétique II : Épistémologie de l'écriture, Poétique de la traduction, Gallimard, 1973
Pour la poétique III : Une parole écriture, Gallimard, 1973
Le signe et le poème, Gallimard, 1975
Pour la poétique IV : Écrire Hugo, Gallimard, 1977
Pour la poétique V : Poésie sans réponse, Gallimard, 1978
Critique du rythme – anthropologie historique du langage, Verdier, 1982
Les états de la poétique, presses Universitaires de France, 1985
Modernité modernité, Verdier, 1988, réédition Folio Gallimard, 1994
Le langage Heidegger, Presses Universitaire de France, 1990
La rime et la vie, Verdier, 1990
Des mots et des mondes – dictionnaires, encyclopédies, grammaires, nomenclatures, Hatier, 1991
Politique du rythme, politique du sujet, Verdier, 1995
Histoire et grammaire du sens, co-direction avec Sylvain Auroux et Simone Delesalle, et participation, Armand Colin, 1996
De la langue française, essai sur une clarté obscure, Hachette, 1997, Pluriel, 2001
Traité du rythme, des vers et des proses avec Gérard Dessons, Dunod, 1998
Poétique du traduire, Verdier, 1999
Le rythme et la lumière avec Pierre Soulages, Odile Jacob, 2000
L'Utopie du Juif, Desclée de Brouwer, 2001
Célébration de la poésie, Verdier, 2001
Hugo, la poésie contre le maintien de l'ordre et Spinoza, poème de la pensée, Maisonneuve et Larose, 2002
Spinoza poème de la pensée, Maisonneuve et larose, 2002
Un coup de Bible dans la philosophie, Bayard, 2004
Traductions
Les Cinq Rouleaux (Le chant des chants, Ruth, Comme ou les Lamentations, Paroles du Sage, Esther, Gallimard, 1970
La structure du texte artistique de Iouri Lotman, direction de la traduction collective, Gallimard, 1973
Jona et le signifiant errant, Gallimard, 1981
Gloires, traduction des Psaumes, Desclée de Brouwer, 2001
Au commencement,  traduction de la Genèse, Desclée de Brouwer, 2002
Les Noms, traduction de l'Exode, Desclée de Brouwer, 2003
Et il a appelé, traduction du Lévitique, Desclée de Brouwer, 2005

Sitographie
Lire une
conférence de Henri Meschonnic sur la poésie contemporaine
Une page très complète sur Henri Meschonnic sur le site d’un de ses éditeurs,
Verdier
Un article très critique de Jean-Michel Maulpoix à propos de
Célébration de la poésie qui a suscité une vive polémqiue en 2001 et un autre article sur le même livre chez Fabula.org
Écouter Henri Meschonnic sur le site suisse Culturactif
Un entretien de Jacques Ancet avec Henri Meschonnic
Dans la poéthèque du Printemps des Poètes
Tout entier visage, extrait et note de lecture sur Terres de Femmes

jeudi 23 mars 2006

Letitia Ilea

Letitia Ilea est née le 3 juillet 1967 à Cluj, Roumanie. Elle fait ses débuts poétiques dans la revue Steaua de Cluj en 1984. Depuis cette date, elle a publié des poèmes, des essais de critique littéraire, des traductions et des entretiens dans la majorité des revues littéraires de Roumanie. .En novembre 2001, elle participe à la Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne, et depuis 2002, elle est membre de l’Union des Écrivains de Roumanie. Elle a publié des poèmes dans plusieurs anthologies parues en Roumanie et dans l’anthologie Rencontres de la Biennale des Poètes en Val de Marne, Farrago, 2002. Elle a été reçue en résidence au cipM de janvier à Mars 2004

Bibliographie (Roumanie)
Euphémismes aux Éditions Ideeea, 1997, Prix de Poésie de l’Union des Écrivains de Roumanie, Prix du meilleur livre de poésie de 1997 de la revue Contrapunct
La vie même, Éditions Paralela 45, 1999
À paraître aux Éditions Dacia, le recueil de poèmes Quelqu’un de sérieux et deux traductions : L’Exegèse des lieux communs (Léon Bloy) et Poèmes de métro (Jacques Jouet) ; aux Éditions de la Bibliothèque Nicolae Iorga de Ploiefiti, l’anthologie poétique : Sur les gains et les pertes

Bibliographie (France)
dans l’anthologie Rencontres de la Biennale des Poètes en Val de Marne, Farrago, 2002.
Apprivoiser le silence, Autres temps, 2005
Terrasses, cipM/Spectres Familiers, 2006

Sitographie
Plusieurs pages sur le site du cipM et la possibilité de l'entendre lire un texte
une note sur Terrasses sur le site Sitartmag

mercredi 22 mars 2006

Olivier Kachler

22_o_kachlerOlivier Kachler m'a proposé deux bio-bibliographies. J'ai tellement apprécié la première que j'ai choisi de la publier dans son intégralité. Elle est suivie d'une notice beaucoup plus conventionnelle.


"Ridiculum vitae
. Finira, vrai, comme ça a commencé, au cachot d’un nom, en manque d’air : olivier kachler, né dans sa rature, arbre à l’envers (69), en attendant, vivre, espère encore, entre les barreaux, ses ridicules, se rencontrer.
S’est raté déjà plusieurs fois :
Complètement à l’est, voyageur des pieds à la voix, s’est cru quelques langues, et pas mal de gens. Poète entre autres. Ridiculum vitae l’a tiré de là. S’est même cru, à l’occasion, nouveau né in folio, pirouettum, petit homme première neige, s’est vu, cœur copyright, entrer domaine public, escalier en papier, un nom en haut à réaction, cacahouètum vitae, catastrophe in progress…
S’est trahi souvent depuis. N’a pas pu, pas su, chemins ébauchés, choisir, chemins disparus. A laissé à d’autres, à ses carrefours, s’est bricolé, caché, cabane à la hâte ne comprend plus, qui, désertée, l’a voulue, qui, vacuum vitae, on croit encore y trouver.
Des auberges quand même, aujourd’hui ici, hier là (Bleue, Phréatique, Arpa, La polygraphe), purgatoires, feux de voix, trampoline ou plongeon, pour plus loin, moins soi …
Maintenant, à l’université, cherche, ne sait plus quoi, se paie de mots, dans une forêt de symboles. (thèse de doctorat, littérature comparée). Ne trouve plus ses cris chez soi. A cours d’avalanches. Parle dans un cornet cassé, dérive dans l’entre-vie, silentium vitae, son lit de fakir…
Essaie de se traduire, quelque fois, en d’autres (Y. Raditchkov pour Europe, « Douze » de Blok, à paraître). Aimerait, plus souvent, dans sa cabine d’aiguillage, s’échapper.
Ses amis : Mallarmé, Michaux, Meschonnic, Regnaut. S’y désenglue, s’y entrevoit, inconnu…

…oublivier prenait déjà racine. En un rien, revient, expulse, d’élans en gribouillis, un de moins que lui, araignée laissant incendie, eradicum vitae, son libératueur, à travers nuit, de littérature…

ridiculum vitae ne se prend plus pour quelqu’un. A gagné ce qu’il a perdu, devenu son étranger…

…n’être plus qu’un langage, ce qui reste, tout, à réignorer et rien, que traverser, vivre, se trouver à se quitter, fin de la pravda provisoire, devenir son vagabond,

Mobile-homme vitae…"

Olivier Kachler est né à Colmar en 1969. Agrégé de lettres, il achève une thèse sur le symbolisme russe et français. A.T.E.R. (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) à l’université de Paris X / Nanterre de 2001 à 2005. Lecteur à l’université de Kyushu (Japon – Fukuoka) à partir d’avril 2006.
Articles, traductions et poèmes publiés dans plusieurs revues : Arpa, Bleue, Europe, Hauteurs, Linea, Phréatique, La Polygraphe, Orpheus, Studia Romanica Tartuensia (à Tartu, Estonie)
A paraître : Alexandre Blok, Douze (traduit du russe en collaboration avec Maurice Regnaut), éditeur à préciser.

mardi 21 mars 2006

Hélène Dorion

21_dorionPoète, romancière et essayiste, Hélène Dorion est née le 21 avril 1958, au Québec. Après des études de philosophie et de lettres, elle devient secrétaire de rédaction de la revue Estuaire. Elle prend ensuite la direction littéraire des Éditions du Noroît. Elle a également enseigné plusieurs années.
Elle a publié plus d’une vingtaine de livres, parmi lesquels
Ravir : les lieux (Paris, Éditions de La Différence, 2005) qui lui a valu le prix de poésie de l’Académie Mallarmé, un essai, Sous l’arche du temps (Montréal, Éditions Leméac, 2003 et La Différence, 2005), ainsi que Jours de sable (Leméac, 2002, La Différence, 2003), récit qui lui a valu le prix Anne-Hébert. Une anthologie de ses poèmes, intitulée D’argile et de souffle et préparée par Pierre Nepveu, a paru dans la collection de poche TYPO.
Son œuvre, traduite et publiée dans une douzaine de pays, lui a mérité plusieurs prix littéraires, dont le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec, le prix de la Société des Écrivains Canadiens, le prix Aliénor, le prix International de Poésie Wallonie-Bruxelles et le prix du Festival International de Poésie de Roumanie.
Hélène Dorion a réalisé aussi une quinzaine de livres d’artistes, et elle a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs et à des anthologies. Elle a fait partie de comités de rédaction de revues québécoises et européennes, a dirigé des numéros de revues consacrés à la poésie québécoise, et a collaboré, à titre de critique, à diverses publications. Elle a aussi préparé des anthologies de poésie québécoise. Elle a réalisé une série d’enregistrements audio de poésie et musique.
Elle est membre des jurys des prix francophones de poésie Léopold-Senghor et Louise-Labé.
En 2006, Hélène Dorion a été élue membre de l'Académie des lettres du Québec.

Lire la suite "Hélène Dorion" »

lundi 20 mars 2006

Claude Beausoleil

20_claude_beausoleil_portraitPoète et critique, Claude Beausoleil est né à Montréal le 16 novembre 1948. Après un doctorat à l'Université de Sherbrooke, sur le motif de l'identité dans la poésie québécoise, il enseigne la littérature à partir de 1973. Depuis 20 ans, Claude Beausoleil est très actif dans le domaine de la poésie. Il a participé à des conférences et à des colloques sur la poésie en Acadie, au Mexique, en France, en Belgique, en Suisse et en Italie. Il a participé à plusieurs festivals de poésie et a collaboré à de nombreuses revues au Québec et à l'étranger dont Estuaire (Montréal), Europe (Paris), American Poetry Review (New York), Eloizes (Acadie) et Plural (Mexico). Claude Beausoleil est aussi directeur de la revue Lèvres urbaines. Critique, il a été chroniqueur de poésie au journal Le Devoir de 1978 à 1985. En tant que traducteur, il a préparé une anthologie de la poésie mexicaine contemporaine et traduit des poèmes de Garcia Lorca et de Xavier Villaurrutia.
Depuis 1972, Claude Beausoleil a fait paraître une trentaine d'ouvrages de poésie.
En 2004, il a rejoint l'Académie Mallarmé dont il était depuis 1997 « correspondant étranger » devenant ainsi membre à part entière, comme l'avait été avant lui Gaston Miron.

bibliographie
Intrusion ralentie, Éditions du Jour, 1972
Les bracelets d'ombre, Éditions du Jour, 1973
Avatars du traits, l'Aurore, 1974
Deadline, éd. D. La liberté, 1974
Journal mobile, éd. du Jour, 1974
Promenade Modern Style, Éditions Cul Q, 1975
Ahunstsic Dream, poèmes, Herbe rouge, 1975
Le sang froid du reptile, poésie tropicale, Herbe rouge, 1975
Motilité, l'Aurore, 1975
Le Flying Dutchman, Éditions Cul Q, 1976
Sens interdit, l'offset story, le langage : aucune obligation, le fragmenté, les lames de fonds Éditions Cul Q, 1976
Le temps maya, Éditions Cul Q, 1977
Les marges du désir, Éditions du coin, 1977
La surface du paysage, textes et poèmes, VLB, 1979
Au milieu du corps l'attraction s'insinue, Éditions du Noroît, 1980
Soudain la ville, Zéditions élastique, 25 exemplaires, 1981
Dans la matière rêvant comme d'une émeute, Écrits des Forges, 1982
Une Certaine fin de siècle, poésie, éditions du Noroît, 1982/1991
D'autres sourires de stars, Castor Astral, 1983
Une Prière rock, Éditions du Pôle, 1983
Présences du réel, Éditions du Noroît, c1983
Les Livres parlent, Écrits des forges, c1984
Langue secrète, NBJ, c1984
S'inscrit sous le ciel gris en graphiques de feu, Écrits des forges, c1985
Découverte des heures, NBJ,1985
Il y a des nuits que nous habitons tous, Éditions du Noroît / Le Castor astral, c1986
Extase et déchirure, Écrits des Forges / La Table rase, c1987
Grand hôtel des étrangers, Écrits des Forges /Europe Poésie, c1988
Travaux d'infini, Éditions du Noroît, 1988
La poésie mexicaine, Le Castor Astral / Écrits des Forges, 1989
Une certaine fin de siècle, Le Castor Astral / Écrits des Forges, 1991
Fureur de Mexico, Écrits des Forges / Phi / Perce-Neige, 1992
La poésie suisse romande, anthologie, Écrits des forges / Le Castor astral / Éditions de l'Aire, 1993
L'usage du temps, Les Herbes rouges, 1993
Le déchiffrement du monde, Les Herbes rouges, 1993
La ville aux yeux d'hiver ,Écrits des Forges, 1994
Fort Sauvage, roman, L'Hexagone, 1994
La manière d'être, Les Herbes rouges,1994
La vie singulière, Les Herbes rouges, 1994
Le rythme des lieux, Écrits des forges/L'Orange bleue impression, 1995
Rue du jour, Les Herbes rouges, 1995
Grand hôtel des étrangers, Écrits des Forges / Éditions PHI, 1996
Fort Sauvage, roman, Le Castor astral, 1996
Librement dit, carnets parisiens, L'Hexagone, 1997
Quatre échos de l'obscur, Écrits des forges,1997
La ville aux yeux d'hiver, Écrits des Forges / Éditions L'Âge d'homme, 1998
Le chant du voyageur, Les Herbes rouges, 1998
La poésie acadienne, compilé par Guy Arsenault, Gérald Leblanc et Claude Beausoleil anthologie, Éditions Perce-neige / Écrits des Forges, 1999
L'espace est devant nous, Le Castor astral, 1999
Oscar Wilde, pour l'amour du Beau, Le Castor Astral, 2001
La parole jusqu'en ses envoûtements, La Castor Astral /Écrits des Forges, 2002
Le baroque du Nord, Les Herbes rouges, 2003
Lecture des éblouissements, Le Castor Astral / Écrits des Forges, 2004
Architecte des sentiments, roman, le Castor Astral, 2005
Regarde, tu vois, Le Castor Astral / Ecrits des Forges, 2006

sitographie
biographie et bibliographie détaillée
sur le site de Radio Canada avec un extrait audio

samedi 18 mars 2006

Aimé Césaire

18_cesaire_portraitPoète, dramaturge et homme politique, Aimé Césaire est né le 26 juin 1913 à Basse Pointe, au Nord-Est de la Martinique. Son père est fonctionnaire, sa mère couturière. Il fait ses études à Paris, grâce à une bourse 
En 1934, il fonde la revue l'Étudiant noir (c'est dans les pages de cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de "Négritude"), avec notamment Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas, puis il entre à l'École Normale Supérieure. Il commence à écrire en 1936 Le Cahier d'un Retour au Pays Natal. Marié en 1937 à une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, agrégé de Lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schœlcher de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques dont la visée est la ré-appropriation par les martiniquais de leur patrimoine culturel et qui vivra difficilement pendant la guerre, car visée par la censure de l'envoyé de Vichy en Martinique. En 1941 il rencontre André Breton. En 1945, il est élu maire de Fort de France puis député et mène désormais à la fois une carrière d'homme politique (il conservera son mandat de député pendant 48 ans, et sera maire de Fort-de-France pendant 56 ans) et une vie d'écrivain. Il fonde à Paris la revue Présence Africaine.

"Par la découverte et l'approfondissement de l'identité singulière, Césaire s'achemine vers l'universel " (Tahar Ben Jelloun)

Bibliographie :
Oeuvres complètes. (1. Poèmes ; 2. Théâtre ; 3. Oeuvre historique et poétique), Desormeaux, 1976.
    Essais
Discours sur le colonialisme, Présence Africaine, 1955, réédition 2004
Toussaint Louverture; La Révolution française et le problème colonial, Présence Africaine, 1961/62, réédition 2004
Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage, Le Capucin, 2004
    Poésie
Cahier d'un retour au pays natal, Présence Africaine, 1939, 1960.
Soleil Cou Coupé, Éd. K, 1948.
Corps perdu. (gravures de Pablo Picasso), Éditions Fragrance, 1950.
Ferrements, Seuil, 1960, 1991.
Cadastre, Seuil, 1961.
Les Armes miraculeuses, Gallimard, 1970.
Moi Laminaire, Seuil, 1982.
La Poésie, Seuil, 1994, réédition 2006
Tropiques, Jean Michel Place, 1994
Cadastre, suivi de Moi, laminaire, Points/Poésie, 2006
    Théâtre
Et les Chiens se taisaient, tragédie: arrangement théâtral, Présence Africaine, 1958, 1997.
La Tragédie du roi Christophe, Présence Africaine, 1963, 1993.
Une Tempête, d'après La tempête de Shakespeare: adaptation pour un théâtre nègre, Seuil, 1969, 1997.
Une Saison au Congo, Seuil, 1966, 2001.
    Anthologies
Aimé Césaire : pour aujourd'hui et pour demain, anthologie, Sépia, 1995
anthologie poétique, Imprimerie Nationale, 1996
    Entretiens
Aimé Césaire, rencontre avec un Nègre fondamental, Arléa, 2004
Nègre je suis, nègre je resterai
, entretiens avec Françoise Vergès, Albin Michel, 2005.
    Enregistrement audio
Aimé Césaire, Hatier, Les Voix de l'écriture, 1994.

Sitographie
Une belle page avec accès à des archives sonores
Bio-et biblio très complètes et une belle photo d'Aimé Césaire
Un dossier de Dominique Dussidour sur remue.net avec de nombreuses ressources

portrait extrait de la brochure de présentation de la collection Points/Poésie, dessin de Daniel Bohbot.

jeudi 16 mars 2006

Léopold Sédar Senghor

16_senghorLéopold Sédar Senghor est né à Joal, au Sénégal, le 9 octobre 1906. Il vient en France et obient l'agrégation de grammaire en 1935. Il est mobilisé en 1939 et participe à la Résistance dans le Front national universitaire.
Il entre en politique en 1945. Il est élu à plusieurs reprises député du Sénégal et délégué de la France à la conférence de l'Unesco et à l'assemblée générale de l'ONU. Il devient le premier président de la République du Sénégal en 1960, fonction qu'il occupera jusqu'en 1980 (démission). Il se retire de la vie politique et s'installe en Normandie.
Il est docteur honoris causa de pas moins de trente-sept universités ; il a été élu à l'Académie Française  le 2 juin 1983. Il est mort le 20 décembre 2001.

bibliographie
Chants d'ombre (poésie), éd. du Seuil, 1945., 1956
Hosties noires (poésie), éd. du Seuil, 1948.
Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, précédé d'Orphée noir de J.P. Sartre, P.U.F.,1948 et 1977
Chants pour Naett (poésie), éd. Seghers, 1949. Repris dans Nocturnes sous le titre de Chants pour Signare
La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre
(en collaboration),Hachette, 1953
Éthiopiques (poésie), éd. du Seuil, 1956
Nocturnes (poésie), éd. du Seuil,1961
Pierre Teilhard de Chardin et la politique africaine, éd. du Seuil, 1962
Liberté I : Négritude et humanisme (essai), éd. du Seuil,1964
Premiers jalons pour une politique de la culture (avec Aimé Césaire et Jacques Rabemananjara), Présence africaine, 1968
Élégie des alizés, poème avec une lithographie originale de Marc Chagall, éd. du Seuil, 1969
Liberté II : Nation et voie africaine du socialisme (essai), éd. du Seuil,1971
La parole chez Paul Claudel et les Négro-Africains, NEAS, 1973
Lettres d'hivernage (poésie), éd. du Seuil,1973
Paroles (extraits de prose), NEAS 1975
Liberté III : Négritude et civilisation de l'universel (essai), éd. du Seuil, 1977
Elégies majeures (poésie), suivi de Dialogue sur la Poésie francophone, éd. du Seuil, 1979
La poésie de l'action (essai), éd. Stock, Paris, 1980
Liberté IV : Socialisme et planification (essai), éd. du Seuil, Paris, 1983.
Discours de remerciement et de réception à l'Académie française, éd. du Seuil, 1984
Black Ladies, photos Ommer Uwe, Jaguar, 1986
Ce que je crois, Négritude, Francité et civilisation de l'Universel, Grasset, 1988
Liberté V, Le dialogue des cultures, éd. du Seuil, 1993
Poèmes, éd. du Seuil, 1964, 1974Oeuvre poétique, Coll. Points, Paris, avril 1990.

Deux parutions ou rééditions récentes à signaler:
Œuvre poétique, éd. du Seuil, 2006
Œuvre poétique, (intégrale de l'œuvre poétique, Chants d'ombre, Hosties noires, Éthiopiques, Nocturnes, Lettres d'hivernage, Élégies majeures, Poèmes perdus et le dialogue sur la poésie francophone), dans la toute nouvelle collection Points/Poésie, 2006

Sitographie :
sur le site de l'Académie française
2006, Année Senghor (Centenaire de sa naissance) : le site, nombreuses ressources.
Un bel ensemble sur le poète
sur ce site, plusieurs cours et ressources pédagogiques sur Senghor et notamment sur Ethiopiques

dessin extrait de la brochure de lancement de la nouvelle collection Points Poésie, illustration Daniel Bohbot.

vendredi 10 mars 2006

Maurice Lestieux

10_lestieux_1Maurice Lestieux ( Maurice Gravaud-Lestieux pour l’état civil) est né le 4 octobre 1929 à Paris d’une famille maternelle venue de Cieux en Limousin, et d'une lignée paternelle originaire de Brouage en Saintonge, d’où Champlain partit fonder le Québec.
Il vit son enfance à Sadirac, son port d’attache en Aquitaine au milieu des vignes, « à égale distance du pays de Montaigne et de celui de Montesquieu », avant qu’il ne regagne Paris, sa ville depuis l’école primaire des Batignolles, le lycée Condorcet, la Faculté de Droit et le Centre de formation des Journalistes (Promo 1950).
Il débute dans la presse écrite puis entre dans la fonction publique dans le cadre du ministère de l'Intérieur puis de celui de la Culture.
Parallèlement, il ne cesse d’écrire, privilégiant la poésie. D’abord sous l’égide des "Nouveaux Cahiers de Jeunesse" de Jean Germain il publie plusieurs ouvrages.
A partir de 1989, la Collection Jalons de Jean-Paul Mestas, fait paraître: Laissez le temps en liberté (1989), Demain un autre jour (1990) Demeures de lumière (1992), Il doit y avoir un chemin (1997). Ces ouvrages font tous une large part à des artistes plasticiens : Chris Mestas, Sophie Rousseau et Patricia Sarne
Il écrit les textes de Projections, catalogue d’exposition du peintre Véronique de Guitarre (Editions Fontaine-Daynac à Poitiers 1994) et avec la même artiste "Fragments de Terre" préfacé par Jean Rousselot.
Maurice Lestieux a publié à ce jour plus de vingt recueils parmi lesquels :
Fascination d'Hatshepsout. Stèle pour une Reine (C. de P., 1991) Naissance d’un jour (Les Amis de la Poésie, Bergerac 1992) Poèmes pour un enfant à l'automne (1994), Genesis, sur l'œuvre du sculpteur Hilde Van Sumere (1997,) Millesime 98 à Rochefort-sur-Loire (1998), Sur quelques toiles de Bonnard.(1999), Photographe : cet artiste qui écrit avec des signes de lumière (2001), Marches d'approche, avec des encres de Yves Mairot( Gerbert, 2002),  Ce que nous disent les Cadrans solaires au pays du Mont-Blanc (2003), Collection Automne-Hiver (C. de P. 2004), Le poète, c’est vous ! (Gerbert 2005)
Plusieurs de ses textes ont été mis en musique et chantés par Bernadette Nicolas, Jacques Pruvost, Gérard Truilhé.
Pour le théâtre, il a écrit : Nicolas Flamel ou l'or de Dieu (1984) Akhénaton (1985) Préface de Serge Brindeau, Péguy contre Sorel (1986).
Il a participé au « Manuel de muséographie» , ouvrage collectif (Séguier 1998) préfacé par Jacques Barrot.Maurice Lestieux est membre du Bureau du P.E.N. Club français, et membre de la Société des Gens de Lettres. Il préside le Cercle Aliénor, Cercle de poésie qui se réunit à la Brasserie Lipp à Saint-Germain-des-Prés et décerne chaque année le Prix de Poésie Aliénor.

jeudi 09 mars 2006

Walter Helmut Fritz

Je remercie Laurent Margantin qui a attiré mon attention sur le poète Walter Helmut Fritz et qui a bien voulu me communiquer quelques-unes des traductions inédites de cet important poète allemand qu'il est en train de réaliser.
Je lui dois aussi cette notice biographique :

Walter Helmut Fritz est né en 1929 à Karlsruhe. Il a publié ses premiers poèmes en 1956 et est l'un des poètes les plus importants de sa génération. Il a étudié la philosophie et la littérature (allemande et française) à Heidelberg, avant d'enseigner puis de se consacrer entièrement à l'activité littéraire. Son écriture est fortement influencée par la poésie française qu'il a traduite, notamment par celle de Jean Follain. Il est également l'auteur de poèmes en prose et de romans.

Quelques recueils importants (on peut consulter la liste complète sur le site de son éditeur, cité ci-dessous):
Achtsam sein, 1956
Bild und Zeichen, 1958
Veränderte Jahre, 1963
Die Zuverlässigkeit der Unruhe, 1966
Aus der Nähe, 1972
Werkzeuge der Freiheit, 1983
Immer einfacher Immer schwieriger, 1987

Un seul livre en français à ce jour :
Cortège de masques, traduit de l'allemand par Adrien Finck, Maryse Staiber, Claude Vigée.
Avant-propos de l'auteur. Édition bilingue, Cheyne Éditeur, 2004

La page qui lui est consacrée sur le site de son éditeur Hoffman und Campe:
Quelques traductions de ses poèmes en prose en anglais:
sur le site de l'éditeur Cheyne
Pour ceux qui lisent l'allemand, d'autres éléments de biographie et de bibliographie

mercredi 08 mars 2006

Michèle Desbordes

Née en 1941 en Sologne, Michèle Desbordes a grandi à Orléans. À l’issue d’études littéraires en Sorbonne, elle devint conservateur de bibliothèques. Elle exerça d’abord dans des universités parisiennes, puis en Guadeloupe en lecture publique. En 1994, elle a été nommée directrice de la Bibliothèque de l’université d’Orléans. Elle vivait à Beaugency en Sologne. Michèle Desbordes est morte ce mardi 24 janvier 2006, à l'âge de 65 ans, à Baule, dans le Loiret, après un long combat contre la maladie.

Bibliographie
L’habituée, Verdier, 1996
La demande, Verdier, 1998, Prix Jean Giono et Prix France Télévision 1999
Le Commandement, Gallimard, 2001
Le lit de la mer, Gallimard, 2002
La robe bleue, Verdier, 2004
Dans le temps qu’il marchait, Laurence Teper, 2004.
Un été de glycine, Verdier, 2005
        Entretiens
Entretien avec Jacques Le Scanff, in À propos de Michèle Desbordes : Éléments d’une biographie (du rêve), revue Le Préau des collines, n°5, 2002. Avec des contributions de Jean-Yves Masson et de Patrick Kéchichian.
Entretien avec Sophie Bonnet pour Le village des idiots, octobre 2002.
        Études
« Raconter le silence : huit fragments sur Michèle Desbordes » par Jean-Yves Masson, in À propos de Michèles Desbordes, Le Préau des collines, n°5, 2002
« Lenteur » par Louise Warren, in Bleu de Delft : archives de solitude, éditions Trait d’Union, Montréal, 2001

Une belle page sur le site des éditions Verdier
A propos de la Robe bleue
et sur le site de remue.net
Un très bel hommage de Jean-Yves Masson lors de sa disparition
Une interview de Michèle Desbordes

Autres notes sur Michèle Desbordes dans Poezibao
fiche de lecture de Dans le temps qu’il marchait (Hölderlin)

extrait 1
,sa disparition (janvier 2006)

mardi 07 mars 2006

Paul Louis Rossi

“Je suis né un jour de novembre d’une mère bretonne, à Nantes. Mes grands-parents Le Quefellec parlaient le breton de la Cornouaille. Mon père était Italien, de la région de Venise. Il sera fusillé par les Allemands en 1943. J’avais une dizaine d'années... Je suis venu travailler très tôt à Paris, je voulais devenir journaliste... "
Paul Louis Rossi est né en 1933 à Nantes d'une mère bretonne et d'un père italien. Il est poète, romancier, essayiste, critique d'art, de cinéma et de jazz et il a participé à la rédaction des revues
Action poétique et Change dans les années 1960 et 1970.

Bibliographie
Liturgie pour la nuit, Millas Martin, Paris, 1958
Silence et plainte, Chambelland, Dijon, 1962
Quand Anna murmurait, Chambelland, La Bastide, 1963
Élévation Enclume, dessins de Gaston Planet, Imprimerie du Marais, Beauvoir-sur-Mer, 1970
Le Voyage de sainte Ursule, Gallimard, Paris, 1973.
Inimaginaire, en collaboration avec Pierre Lartigue, Lionel Ray, Jacques Roubaud, Gaston Planet, Imprimerie du Marais, Beauvoir-sur-Mer, 1975
L’Impair ou La Vie Bariolée, E.F.R., coll. La Petite Sirène, Paris, 1978
Époque des Cerisiers, Point Hors Ligne, Paris, 1989
Cose Naturali, Editions Unes, Le Muy, 1991
Inscapes, dessins de François Dilasser, Le temps qu’il fait, Cognac, 1994
Faïences, Flammarion, Paris, 1995 (prix Mallarmé)
Renouées, dessins de Catherine Marchadour, La Madeleine (Nord), 1996
Élévation Enclume, dessins de Gaston Planet, Le temps qu’il fait, Cognac, 1997
Cose Naturali, bois de Reinhart Maria Ergo, Ergo Pers Gent, Gand, Belgique, 1997
Quand Anna murmurait, anthologie des poésies, Flammarion, 1999
Fuscelli, dessins de André Lambotte, éditions Tandem, Belgique, 2000
Visage des Nuits, poésies, éditions Flammarion, 2005

Romans et récits
A propos de Nantes ou la Voyageuse immortelle, Les Lettres françaises, Paris, 1969
Le Potlatch : Supplément aux voyages de Jacques Cartier, récits, P.O.L/Hachette, Paris, 1980
Héloïse, Orange Export Ltd, Paris 1980
La Traversée du Rhin, récit, P.O.L/Hachette, Paris, 1981
Les États provisoires, P.O.L., 1984
(G), roman, Julliard, Paris, 1990
Nantes, récit, Champ Vallon, Seyssel (Ain), 1987
Régine, roman, Julliard, Paris, 1990
La Montagne de kaolin, roman, Julliard, Paris, 1992 Suite...
La Palanchina, Julliard, Paris, 1993
L’Ouest Surnaturel, « Brèves Littérature », Hatier, Paris, 1994
Le Fauteuil rouge, Julliard, roman, Paris, 1994
Le Vieil Homme et la Nuit, roman, Julliard, Paris, 1997
La Vie secrète de Fra Angelico, roman, Bayard, Paris, 1997
Les Nuits de Romainville, photographies de Jean-Pierre Colin, Le Temps qu'il fait, 1998
Le Colloque de Nuit, en coll. avec Philippe Beck et Yves di Manno, Le Temps qu'il fait, 2000
Les Gémissements du siècle, Flammarion, 2001
La Voyageuse immortelle, Le temps qu'il fait, 2001
La Villa des chimères, édition Flammarion, 2002
La Rivière des Cassis, récit, dessins de Marie-Claude Bugeaud, édition joca seria, 2003

Essais 
Le Jazz et la Poésie, Les Cahiers du Jazz, Paris, 1968
Albrecht Altdorfer, Change n°26/27, Paris, 1976
Carpaccio, N.R.F. n°353, Paris, 1982
Ezra Pound : La Lingua del sì, In’ Hui, 1985
Claude Ollier : L’Ombre d’un doute, The Review of Contempory Fiction (USA), 1988
Les Draps de l’Angelico, Maeght, Paris, 1992
Vocabulaire de la Modernité Littéraire, Minerve, Paris, 1996
André Lambotte, entretiens, Artgo, Bruxelles, Belgique, 1997
Métamorphoses, dessins de François Dilasser, L'Abbaye aux Dames, Saintes, 2001
Visiteur du Clair et de l'Obscur, catalogue du Musée des Beaux Arts de Nantes, éditions joca seria, 2005
Paysage Intérieur, inscape, Bibliothèque municipale de Nantes, éd. joca seria, 2005

Créations radiophoniques :
Altdorfer ou La Guerre des Paysans, avec Christian Rosset, Atelier de Création Radiophonique, Paris, 1976
Le Potlatch, musique de Christian Rosset, A.C.R, Paris, 1980 Suite...
La Traversée du Rhin, en collaboration avec Eugen Helmlé, radio Sarrebruck, Allemagne, 1981
Gavrinis ou L’Esprit du Lieu, avec Christian Rosset, A.C.R., Paris, 1983
Équipée : La Tempête, avec Christian Rosset et Marie Etienne, Paris, 1990
Feuilles détachées des prisons, Nuits magnétiques, Paris, 1994
Le Sublime, Euphonia de Christian Rosset, Paris, 1996
Le Rythme et la raison, avec Christian Rosset, Paris, avril 1997

film
Voyage sur la Loire sur les pas de Turner, 1998

Je me suis appuyée sur la très belle biblio éditée par P.O.L.(dont je souligne une fois de plus la générosité puisque sur son site, cet éditeur dresse des bibliographies complètes incluant les livres parus chez d'autres éditeurs ce qui est loin d'être systématique chez ses confrères) pour établir cette bibliographie
Dans la poéthèque du Printemps des poètes
Un bel article dans l'Humanité
sur le site de l'éditeur Le Temps qu'il fait

samedi 04 mars 2006

Carte Blanche à Laurent Margantin (après le décès de Hilde Domin)

4_domin_1Hilde Domin est née à Cologne le 27 juillet 1912 et morte le 22 février 2006 à Heidelberg. Elle est inconnue en France (il n´existe pas de traduction d´un seul de ses recueils, autant que je sache). Après des études de droit, d´économie, de sociologie et de philosophie à Heidelberg et Berlin, elle part en 1932 vivre en Italie avec son mari Erwin Walter Palm, et, parce qu´elle est juive, vit en exil à partir de 1933. Elle présente un doctorat sur « Pontanus comme précurseur de Machiavel » en 1935 et travaille comme professeur de langues en Angleterre à partir de 1939. Elle part ensuite vivre en République dominicaine (d´où le pseudonyme « Domin ») où elle est lectrice d´allemand. Elle commence à écrire de la poésie à partir de 1951, et rentre en Allemagne en 1961.

Quelques recueils importants:

Nur eine Rose als Stütze (1959)
Rückkehr der Schiffe (1962)
Hier (1964)
Ich will dich (1970)

Un essai sur la poésie: Wozu Lyrik heute ?
(Pourquoi la poésie aujourd´hui ?) (1968)

Hilde Domin a obtenu de nombreuses récompenses qu´il serait fastidieux d´énumérer ici. Lors d´une lecture en juin 2004 à la Stiftkirche (église du Stift) de Tübingen, j´avais pu découvrir cette femme à la voix encore claire, alors âgée de 92 ans. M´avait frappé le fait qu´elle lisait systématiquement deux fois à la suite chaque poème, chargeant ainsi la deuxième écoute d´une intensité plus importante...

voici une traduction de Hiver (extrait de Rückkehr der Schiffe):


HIVER

Les oiseaux, fruits noirs
dans les rameaux.
Les arbres jouent à cache-cache avec moi,
je vais au milieu de gens
qui dissimulent leurs pensées
et je demande leurs noms
aux sombres branches.

Je crois qu´elles vont fleurir
dedans elles sont vertes -,
que tu m´aimes
et que tu le tais.


WINTER

Die Vögel, schwarze Früchte
in den kahlen Ästen.
Die Bäume spielen Verstecken mit mir,
ich gehe wie unter Leuten
die ihre Gedanken verbergen
und bitte die dunklen Zweige
um ihre Namen.

Ich glaube, daß sie blühen werden
innen ist grün -
daß du mich liebst
und es verschweigst.

©Laurent Margantin 2006 pour le texte et pour la traduction

voir aussi la note de Poezibao à l'occasion du décès de Hilde Domin, qui m'avait déjà été signalé par Laurent Margantin. Je lui avais alors demandé une note sur la poète et il a eu la gentillesse de me répondre par la contribution ci-dessus.
Photo ©Laurent Margantin, Hilde Domin lors d'une lecture en juin 2004 à la Stiftkirche (église du Stift) de Tübingen,

Anne Mounic

 

Anne Mounic vit dans un village d’Ile-de-France, où elle partage son atelier avec son époux, Guy Braun, lui aussi peintre et graveur (Atelier Guyanne )
Elle est maître de conférences à Paris III Sorbonne nouvelle et a obtenu un prix A.R.D.U.A. (Association Régionale des Diplômés de l’Université d’Aquitaine) pour Voici l’homme aux bottes rouges, en 2003, puis, en 2004, pour son œuvre poétique. Elle expose depuis 1980 et publie depuis 1994. Ses traductions de sept poèmes de Robert Graves figurent dans l’anthologie de poésie anglaise parue dans la collection de La Pléiade (Gallimard).
Elle vient de créer avec Guy Braun la revue Temporel

bibliographie
    Poèmes et nouvelles :
L'Espace, La Bartavelle, 1999
Lumineux, pelucheux, Éditions du Gril, 2000
Mélanie et les rhododendrons, La Bartavelle, 2000
Le Poulpe poème, Encres Vives, 2000
Les Yeux d'Argos, Encres Vives, 2001
L'autre vie, Clapàs, 2001
Pensez ! Pensez !, Encres Vives, 2002
La terre, en ses élans, Océan, Encres Vives, 2003
Nuage, l’esprit…, Encres Vives, 2004
Quand pâlissent les lilas, Encres Vives, 2005
    Avec Viviane Vermes :
Métamorphoses, édition bilingue. Poèmes et nouvelles de Vivienne Vermes traduits par Anne Mounic ; d'Anne Mounic, traduits par Vivienne Vermes, L'Harmattan, 2003
Passages, édition bilingue. Poèmes et nouvelles de Vivienne Vermes traduits par Anne Mounic ; d’Anne Mounic traduits par Vivienne Vermes, L’Harmattan, 2005
    Romans et récits poétiques :
Métamorphoses d'une image, Quasi una fantasia., L'Harmattan, 2000
O., ou La Déchirure, 2001, L'Harmattan, 2001
P' et les noms propres, L'Harmattan, 2002
Voici l'homme aux bottes rouges, L'Harmattan, 2002
La Spirale, L'Harmattan, 2003
Carnet d'Hadès, L'Harmattan, 2003
L’autre et le furet du bois joli, L’Harmattan, 2004
AH ! Ce qui dans les choses fait AH!, L’Harmattan, 2005
    Critique littéraire :
Poésie et mythe : Réenchantement et deuil du monde et de soi. (Edwin Muir, Robert Graves, Ted Hughes, Sylvia Plath, Ruth Fainlight), L'Harmattan, 2000
Poésie et mythe : Je, tu, il/elle aux horizons du merveilleux (Edwin Muir, Robert Graves, Ted Hughes, Sylvia Plath, Ruth Fainlight), L'Harmattan, 2001
La Parole obscure : Recours au mythe et défi à l'interprétation dans l'œuvre de Michel Fardoulis-Lagrange, L'Harmattan, 2001
Les tribulations de Perséphone : Poésie, autre, au-delà (Kathleen Raine, Stevie Smith, Veronica Forrest-Thomson), L'Harmattan, 2002
Poésie, mobilité de l'esprit : Portes, passage, rythmes et métamorphoses. (E.A. Poe, E. Dickinson, D.H. Lawrence, R. Graves, E. Muir, S. Smith, R. Fainlight, E. Bishop), L'Harmattan, 2003
Psyché et le secret de Perséphone : Prose en métamorphose, mémoire et création (Katherine Mansfield, Catherine Pozzi, Anna Kavan, Djuna Barnes), L’Harmattan, 2004
La poésie de Claude Vigée : Danse vers l’abîme et connaissance par joui-dire, L’Harmattan, 2005
    Traductions :
Traduction et présentation des Poèmes choisis de Robert Graves, Collection du Club des Poètes, 1994
Traduction et présentation de Poèmes de Robert Graves, L'Harmattan, 2000 (Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre.)
Traduction et présentation de Poèmes de Stevie Smith, L'Harmattan, 2003
©fiche poezibao

vendredi 03 mars 2006

Yves di Manno

Yves di Manno est né en 1954 dans le Rhône. Il vit et travaille à Paris. Depuis les années 1970, il a collaboré à de nombreuses revues, traduit plusieurs poètes américains (William Carlos William, Ezra Pound, George Oppen, Jerome Rothenberg…) et publié une vingtaine de livres. Il dirige la collection Poésie/Flammarion où il a accueilli depuis 1994 plus de soixante-dix titres. Il travaille actuellement à la version française de la grande anthologie d'ethnopoétique de Jerome Rothenberg : Les Techniciens du sacré, à paraître chez Corti

bibliographie
Les Célébrations, Bedou, 1980
Champs, Flammarion (collection Textes), 1984
Le Méridien, Éditions Unes, 1987
Champs II, Flammarion, 1987
Kambuja, stèles de l’empire khmer, Flammarion, 1992
Partitions, champs dévastés, Flammarion, 1995
Un pré - chemin vers, Flammarion, 2003

Prose :
Qui a tué Henry Moore ?, Terra Incognita, 1977
Solstice d’été, Éditions Unes, 1989
La Tribu perdue (Pound vs. Mallarmé), Java, 1995
Disparaître, Didier Devillez, 1997
La montagne rituelle, Flammarion, 1998
"endquote", Flammarion, 1999
Domicile, Denoël, 2002
Discipline, Ed. Héloïse d'Ormesson, 2005

Éditions limitées :
L’Exode, avec François Lagarde, Gris Banal, 1981
L’Établi, avec Jean-Marc Scanreigh, 1997

Traductions :
William Carlos Williams, Paterson, Flammarion, 1981
George Oppen, D’être en multitude, Éditions Unes, 1985
Ezra Pound, Les Cantos (en collaboration), Flammarion, 1986
George Oppen, Primitif, Éditions Unes, 1987
George Oppen, Itinéraire, Éditions Unes, 1990
Des “Objectivistes” (en collaboration), Java, 1990
Ezra Pound, La Kulture en abrégé, La Différence, 1992
Jerome Rothenberg, Les Variations Lorca, Belin, 2000Ezra Pound, Cantos, Flammarion, 2002

William Carlos Williams, Paterson, Corti, 2005 (version entièrement revue et corrigée)

sur le site du Printemps des poètes
un entretien avec Lionel Destremau sur le site de la revue Prétexte
sur le site du centre international de poésie de Marseille
A propos de l'anthologie 49 poètes dirigée par Yves di Manno sur le site Bleu de Paille

jeudi 02 mars 2006

Amina Saïd

Amina Saïd est née à Tunis, en 1953, d'une mère dauphinoise et d'un père tunisien. Elle vit depuis de nombreuses années à Paris, où elle a fait des études de langues et de littérature anglophone à la Sorbonne.
Amina Saïd est membre du jury du prix Max-Pol Fouchet.
Elle est aussi traductrice et en particulier la traductrice attitrée (anglais/français) de l'écrivain philippin F. Sionil José.

Bibliographie
Paysage, nuit friable, Barbare, 1980
Métamorphose de l'île et de la vague, Arcantère, 1985
Sables funambules, Arcantère/Écrits des Forges, 1988
Feu d'oiseaux, Sud, 1992 (Prix Jean-Malrieu)
Nul autre lieu, Écrits des Forges, 1992
L'une et l'autre Nuit, le Dé bleu, 1993, Prix Chalres-Vildrac, 1994
Marcher sur la terre, La Différence, 1994
Gisements de lumière, La Différence, 1998
De décembre à la mer, La Différence2001 ;
La Douleur des seuils
, La Différence, 2002
Au présent du monde, La Différence, 2006

Contes
Le secret (contes de Tunisie), Critérion, 1994
Demi-coq et Compagnie (fables de Tunisie), l'Harmattan, 1997

CD.
L'horizon est toujours étranger, CD, Artalect, 2003

Traductions
F. Sionil José, Le Dieu volé (choix de nouvelles), Critérion/Unesco, 1996
F. Sionil José, Viajero, le Chant de l'errant, Critérion, 1997,
F. Sionil José, Po-on, Fayard, 2001
F. Sionil José, A l'ombre du Balete, Fayard, 2001

sur Amina Saïd
Convergences et fractures de deux mondes, l'Orient et l'Occident chez Amina Saïd (Université de Bari, Italie, 1995).

Un article de Claude Michel Cluny sur le site de Lire
sur le site de l'éditeur Écrits des Forges
Une très belle page sur le site de la revue Terres de Femmes ; lien pour écouter Amina Saïd lire un de ses textes
Un très bel ensemble avec une quinzaine de poèmes
un Panorama de la poésie maghrébine de langue française 

lundi 27 février 2006

Mahmoud Darwich

Mahmoud Darwich est né en 1942 à Birwa, près de Saint-Jean-d'Acre. Il connut l'exil dès 1948. Sa famille se réfugia alors au Liban, puis revint clandestinement en Palestine en 1950.
Darwich se lança alors dans un militantisme qui lui inspira certains de ses poèmes les plus connus et le mena en prison à plusieurs reprises. Dans les années 70, il prit la décision de quitter la Palestine pour l'Égypte, puis le Liban jusqu'à l'invasion israélienne de 1982. Tunis et Paris furent ensuite ses principales résidences jusqu'aux accords d'autonomie de 1994. Mahmoud Darwich vit désormais à Ramallah après de longues années d’exil.
Il est considéré comme l’un des chefs de file de la poésie arabe contemporaine ; il anime une des principales revues littéraires,
Al-Karmel.

Extrait d'un article récent (février 2006) de Mahmoud Darwich
"Depuis que j’ai échappé à la mort en 1998 à la suite d’une opération du cœur, je sens que je rajeunis : je suis né une deuxième fois. Auparavant, j’étais obsédé dans mes poèmes par la mort. J’avais oublié de célébrer la vie et la beauté. Le paradoxe aujourd’hui, c’est que j’écris sur la beauté dans un pays où elle a été mutilée, saccagée, et où l’on vit en deçà de la vie. Je tente de compenser ce manque par la beauté que je chante dans mes poèmes. Comme un poète qui recommencerait de zéro, je m’attache à décrire la forme d’un nuage ou d’un cyprès, la fleur d’un amandier. Je me suis placé sous la protection des maîtres de la poésie arabe, mais uniquement des maîtres joyeux. Oui, j’écris en état de joie. Pas pour survivre, simplement pour vivre. Les lecteurs palestiniens qui vivent dans des conditions dramatiques ont accueilli magnifiquement ces poèmes. Lors d’une soirée de lecture à Ramallah, ils ne me réclamaient que des poèmes d’amour. Des femmes se sont mises à danser. Tous voulaient dire que l’occupation n’a pas écrasé leur humanité."
Lire l'ensemble de l'article ici

Bibliographie en français
Rien qu'une autre année, anthologie poétique, 1966-1982, Minuit, 1983
Palestine, mon pays : l'affaire du poème, Minuit, 1988
Plus rares sont les roses, Minuit, 1989
Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de Poèmes palestiniens, Cerf, 1989
Au dernier soir sur cette terre, Actes Sud, 1994
Une mémoire pour l'oubli, Actes Sud, 1994
Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?, Actes Sud, 1996
La Palestine comme métaphore. Entretiens, Sindbad-Actes Sud, 1997, Babel, 2002
La terre nous est étroite et autres poèmes, Poésie/Gallimard, 2000
Le lit de l'étrangère, Actes Sud, 2000
Murale, Actes Sud, 2004
États de siège, Actes Sud, 2004
Ne t'excuse pas, Actes Sud, 2006.

Sur le site du Printemps des poètes
Sur le site de Jean Michel Maulpoix, un important ensemble
Un site consacré à la littérature palestinienne et où figure bien entendu Mahmoud Darwich
Une belle présentation de la plupart des livres de Darwich traduits en français

vendredi 24 février 2006

Wislawa Szymborska

Wislawa Szymborska est née le 2 juillet 1923, période de marasme économique, de crises politiques et de régime militariste (Maréchal Pilsudski), dans l'ouest de la Pologne, dans la petite ville de Bnin. Elle s'installe avec sa famille à Cracovie en 1931et  de 1945 à 1948, y étudie la sociologie et la littérature polonaise, avant de collaborer de 1953 à 1981 à la revue Zycie Literackie (La Vie littéraire). Si ses premiers poèmes témoignent d'un certain attachement au communisme, elle publie en 1957 Wolanie do Yeti (l'Appel au yeti), recueil dans lequel elle compare Staline à l'abominable homme des neiges.Très connue en Pologne, elle ne l'est pas du tout à l'étranger jusqu'à l'attribution du prix Nobel en 1996.
Wislawa Szymborska est aussi traductrice surtout de poésie baroque française et d' Agrippa d'Aubigné.

Bibliographie
En polonais
Dlatego zyjemy (Ce pour quoi nous vivons), 1952
Pytania zadawane sobie (Questions à soi-même), 1954
Wolanie do Yeti (l'Appel au yeti), 1957
Sól (Le Sel), 1962
Sto pociech (Mille Consolations), 1967
Poezje (Poèmes), 1970
Tarsjusz i inne wiersze (Tarsus et autres poèmes), 1976
Ludzie na moscie (Les Gens sur le pont), 1985
Wieczór autorski (Soirée littéraire), 1992
Koniec i poczatek (La Fin et le commencement), 1993
Widok z ziarnkiem piasku (La vue avec un grain de sable), 1996
Lektury nadobowiazkowe (Lectures extra obligatoires), 1992
Sto wierszy - sto pociech (Cent poèmes - cent consolations), 1997
Chwila (Le moment) 2002
Rymowanki dla duzych dzieci (Les rimes pour grands enfants), 2003
 
Elle a également publié plusieurs recueils de poèmes en langue anglaise.
Sounds, Feelings, Thoughts: Seventy Poems, 1981 (ed. by Magnus J. Krynski, Robert A. Maguire)

En français :
Elle a été peu traduite et publiée en français. Un seul recueil complet, intitulé Dans le fleuve d'Héraclite, a été publié à 500 exemplaires en 1995 par la Maison de la poésie Nord-Pas-de-Calais. On peut toutefois aussi lire quelques traductions de ses poèmes dans l'Anthologie de la poésie polonaise parue à L'Age d'homme en 1981, dans La Poésie polonaise contemporaine par Jacques Donguy et Michel Malowski publié par Le Castor astral en 1983 et dans Les rebelles et rêveurs : 14 poètes polonais de Lucienne Rey publié par La Pensée sauvage en 1980. Et aussi dans Deux poétesses polonaises contemporaines: Wyslawa Szymborska et Ewa Lipska. (note empruntée à Alain Suied, voir l'ensemble de son article ici)
Dans le fleuve d'Héraclite, La Maison de la poésie du Nord, 1995
De la mort sans exagérer, Fayard, 1996
Je ne sais quelles gens, Fayard, 1997
A signaler aussi :
Poèmes choisis, in Deux poétesses polonaises contemporaines: Ewa Lipska et Wisława Symborska, L'Ancrier Éditeur, 1996 (épuisé)
Témoins, Quarante-quatre poètes polonais contemporains (1975-1990) traduit du polonais par Lucienne Rey avec la collaboration de Gérard Gaillaguet, Les Ateliers du Tayrac (BP 1 12230 Saint-Jean-du-Bruel)

une belle page sur Wislawa Szymborska
sur le site culture.pl
sur le site de la revue Terres de Femmes, un poème, une biographie, l'évocation du Prix Nobel.
Un bel article de Alain Suied sur le site La République des lettres
Une belle notice bio-bibliographique sur le site du prix Nobel
Son discours au Nobel (en version anglaise)
Une page détaillée en anglais

mercredi 22 février 2006

Mary Baine Campbell

Mary Baine Campbell est née en 1954. Elle est professeur de littérature anglais et américaine à Brandeis University à Boston. Ses principaux centres d'intérêt sont la littérature du Moyen Age et les premiers modernes, la poésie du XXe siècle, la poésie des femmes en Angleterre, la littérature de voyage, l'histoire des sciences et les études sur la culture. Elle a écrit un livret d'opéra inspiré des Lais de Marie de France pour le compositeur Martin Brody (création prévue en 2007). Elle est actuellement en France dans le cadre de ses recherches pour un livre sur le rêve, la théorie du rêve et la métaphore dans la littérature et les sciences à la Renaissance.

Éléments de bibliographie :
The Witness and the Other World : Exotic European Travel Writing, 400-1600, Cornell University Press, 1988
Begetting Images: Studies in The Art and Science of Symbol Production (co-éditeur) Peter Lang Publishing, 1989
The World, the Flesh, and Angels (poésie) Beacon Press, 1989
Wonder and Science: Imagining Worlds in Early Modern Europe, Cornell University Press, 1999; edition de poche ed. 2004 (une note de lecture en français, ici)
Trouble (poésie)Carnegie-Mellon University Press, 2003

Nombreuses publications et contributions (revues et ouvrages) :
History and Literature, Studies in Travel Writing, Chicago Review, Parnassus, American Historical Review, Albion, American Ethnologist, Studies in the Age of Chaucer, new formations, The Poets' Dante (ed. Rachel Jacoff and Peter Hawkins), Monster Theory (ed. Jeffrey Jerome Cohen), Cambridge Companion to Travel Writing (ed. Peter Hulme and Tim Youngs), Marvels, Monsters and Miracles (ed. Timothy S. Jones and David A. Sprunger), etc. .
Poèmes publiés dans les revues
Atlantic Monthly, Paris Review, Partisan Review, The New Yorker, Field, Ariel, etc.
Et en France dans la revue Europe (n° 906 de mai 2004) dans des traductions de Catherine Pierre.

sur le site de Brandeis University (en anglais)
Quelques poèmes (en anglais) 

mardi 21 février 2006

Haroldo de Campos

Haroldo de Campos est né à São Paulo, au Brésil, le 19 Août 1929. Avec son frère Augusto de Campos et Décio Pignatari, il a joué un rôle fondamental dans l'histoire de la littérature en créant en 1952 le groupe Noigandres qui en 1956 lança le mouvement de poésie concrète du Brésil. Il fut donc l'instigateur et le porte-parole emblématique de ce mouvement qui partait du postulat d'une crise de la versification et qui prônait en conséquence la recherche de nouvelles formes poétiques.
Il avait fait des études de droit mais n'a jamais exercé dans ce domaine. Il a en revanche enseigné la théorie littéraire à l'Université catholique de São Paulo une grande partie de sa vie et a publié de nombreux volumes de traduction et sur la traduction. Il est mort le 16 Août 2003.
Campos édita son premier livre, Auto do Possesso, en 1950 et, durant les décennies suivantes, il publia plus de trente ouvrages de poésie, d'essais ainsi que des traductions en langue portugaise de James Joyce, Dante Allighieri et Ezra Pound. Il est également l'auteur d'une version poétique de fragments de la Bible.

bibliographie (extraits) :
Haroldo de Campos est l'auteur de dizaines d'ouvrages répartis dans les domaines de la création poétique, de la critique, de l'essai et de la traduction (appelée par lui transcréation) littéraire.
En portugais (du Brésil)
Auto do Possesso, 1950
Servidão de Passagem, 1962
Xadrez de estrelas, 1976
Signantia: quasi coelum, 1979
Galáxias, 1984
A educação dos cinco sentidos, 1985
Finismundo: a última viagem, 1990
Os melhores poemas de Haroldo de Campos, 1990
Yugen, 1993.
Gatimanhas e Felinuras(com Guilherme Mansur), 1994
Crisantempo: no espaço curvo nasce um, 1998
A máquina do mundo repensada, 2000

en France (à l'exclusion des parutions en revue) :
L'éducation des cinq sens, traduction de Luiz Carlos de Brito Rezende, éd. bilingue, Plein Chant 1989
Galaxies, traduction d'Inês Oséki-Dépré, La Main courante, La Souterraine, 1998
Yugen, traduction d'Inês Oséki-Dépré, La Main courante, La Souterraine, 2000
Une anthologie, proposée par Inês Oseki-Dépré, Al Dante, 2005

La plupart des sites de référence sont en portugais, notamment ce bel ensemble (avec traduction en anglais)
Une belle fiche sur le site de la librairie Compagnie (en français)
et sur le site des éditions Al Dante (en français)
Une page importante (en anglais) sur le mouvement de la poésie concrète

samedi 18 février 2006

Elke de Rijcke

Elke de Rijcke est née à Gand en 1965 et elle vit à Bruxelles. Elle travaille depuis quelques années à plusieurs projets poétiques, dont troubles. 120 expériences. précisions, et gouttes! lacets, pieds presque proliférants sous soleil de poche (à paraître aux Éditions le Cormier) ; ainsi que visions de l'intime, projet de poésie documentaire en cours (écriture, audio & vidéo), en collaborations avec d'autres auteurs et plasticiens. Elle a traduit des poètes néerlandais, et prépare un livre sur André du Bouchet, L'expérience poétique dans l'œuvre d'André du Bouchet, à paraître aux Éditions de la Lettre volée, en 2006-2007

Bibliographie :
troubles. 120 expériences. précisions, Éditions Tarabuste, 2005. 

mercredi 15 février 2006

Jacques Dupin

Jacques Dupin est né le 4 mars 1927 à Privas, Ardèche. Son père était médecin-chef d'un hôpital psychiatrique. Il meurt en 1931 et sa mère gagne avec lui sa Picardie natale. Ils retournent ensuite à Privas. Il fait des études d'histoire, de droit, de sciences politiques et se passionne pour l'art dès cette époque. Il vit à Paris depuis 1944.
Il rencontre René Char en 1947. Grâce à son soutien, il publie poèmes et textes sur l'art dans Botteghe Oscure, Cahiers d'art, Empédocle. Secrétaire des Cahiers d'art en 1952, il entre en relation avec des artistes (Brancusi, Picasso. Brauner, Lam. Calder. hélion, Braque, De Staël. Miro, Giacometti). C'est le début d'une collaboration avec les artistes qui occupera le plus clair de son temps. Il se lie d'amitié avec André du Bouchet. Francis Ponge, Pierre Reverdy, André Frénaud.
En 1956, il devient directeur des éditions de la galerie Maeght, continuée par la galerie Lelong en 1981. Son amitié avec Alberto Giacometti est marquée par un livre. un film, l'organisation d'expositions. A signaler aussi, son étroite collaboration amicale avec Joan Miro, textes, expositions dont douze rétrospectives, établissement du catalogue des gravures, du catalogue des peintures, activités d'expert.
Il a été aussi l'un des fondateurs de la revue l'Ephémère en 1966, avec André du Bouchet, Yves Bonnefoy, Gaëtan Picon, Louis-René des Forêts, Michel Leiris et Paul Celan.
Collaboration et liens d'amitié, avec Tapies, Riopelle, Chillida, Rebeyrolle, Adami, Capdeville, Joan Mitchell, Francis Bacon. Henri Michaux.
Prix national de poésie, 1988.

Bibliographie
Cendrier du voyage, G.L.M., 1950
Art poétique, P.A.B., 1956, Dessin de Giacometti
Les brisants, G.L.M., 1958, Eau-forte de Miro
L'épervier, G.L.M.., 1960, Eau-forte de Giacometti
Mirô, Flammarion, 1961, Édition augmentée, 1993
Alberto Giacometti, textes pour une approche, Maeght, 1962, réédition par Fourbis en 1995
Gravir, Gallimard, 1963
L'embrasure, Gallimard, 1969
L'embrasure précédé de Gravir, Poésie/Gallimard, 1971
Dehors, Gallimard, 1975
Ballast, Le Collet de Buffle, 1976
L'éboulement (théâtre), Galilée, 1977
Histoire de la lumière, L'Ire des vents, 1978
De nul lieu et du Japon, Fata Morgana, 1981
L'espace autrement dit (écrits sur l'art), Galilée, 1982
Le désœuvrement, Orange export ltd, 1982
Une apparence de soupirail, Gallimard, 1982
De singes et de mouches, Fata Morgana. 1983
Contumace, P.O.L., 1986
Les Mères, Fata Morgana, 1986
Chansons troglodytes, Fata Morgana, 1989
Rien encore, tout déjà, Fata Morgana, 1991
Échancré, P.O.L., 1991
Eclisses, Spectres familiers, 1992
Matière du souffle (Tàpies), Fourbis, 1994
Le grésil.
P.O.L., 1996
Le Corps clairvoyant (1963-1982), Poésie/Gallimard, 1999
Écart, P.O.L., 2000
De singes et de mouches/Les Mères, P.O.L., 2001
De nul lieu et du Japon, nouvelle édition augmentée, Farrago, 2002
Miro, Flammarion, 2004
Matière d'infini, Farrago, 2005

Ainsi que des livres à tirage limité illustrés par des artistes contemporains.

Sur Jacques Dupin :
G. Raillard, Jacques Dupin, Seghers, 1974
Dominique Viart, L'écriture seconde, Galilée, 1982
Les Belles Lettres n° 3-4, Genève 1986
Nicolas Pesquès, Balises pour Jacques Dupin, Fourbis, 1994
L'injonction silencieuse, Colloque de l'Université de Lille III, organisé par Dominique Viart la Table ronde, 1996
Jacques Dupin, rien encore tout déjà, collection Seghers>Poésie d'abord

quelques liens
Un article de Bernard Simeone sur le site de Jean-Michel Maulpoix
Un bel ensemble sur Jacques Dupin disponible sur le site remue.net
Une biographie très détaillée et une bonne bibliographie sur le site des éditions P.O.L
Un bel entretien avec Jacques Dupin
Un beau dossier sur le site de Le Matricule des Anges

vendredi 10 février 2006

Danielle Collobert

Danielle Collobert est née le 23 juillet 1940 à Rostrenen, au centre de la Bretagne.
Sa mère, institutrice, étant nommée dans un village voisin, elle vit chez ses grands-parents, où sa mère et sa tante reviennent dès qu’elles le peuvent. Toutes deux entrent dans la Résistance. Le 9 août 1943, sa tante est arrêtée par la Gestapo. Déportée à Ravensbrück, elle ne reviendra qu’à la Libération.
La famille s'installe à Paris en 1945 et Danielle commence à écrire en juin 1956. Elle entreprend des études de géographie à la Sorbonne
Ayant abandonné ses études, puis renoncé à l’École normale où elle venait d’être reçue, elle travaille à la galerie Hautefeuille et s’engage dans un réseau de soutien au FLN.
En 1962, elle rencontre le sculpteur, Natalino Andolfatto, dont elle partagera la vie à partir de 1963. Forcée de quitter la France en raison de ses activités politiques, elle se réfugie en Italie
En 1964, refusé par les éditions de Minuit, Meurtre, défendu par Raymond Queneau, paraît chez Gallimard.
Elle se donne la mort le 23 juillet 1978, jour de son anniversaire, dans un hôtel de la rue Dauphine.

Bibliographie
Chant des guerres, Oswald, 1961
Meurtre, Gallimard, 1964
Dire I et II, Seghers-Laffont, 1972
Polyphonie, pièce radiophonique, 1973
Il donc, Seghers-Laffont, 1976
Survie, Orange Export Ltd., 1978
Cahiers, Jean-Pierre Faye, 1983
It Then, traduction de Il donc par Norma Cole, 1989
Recherche, éditions Fourbis, 1990
Bataille, pièce radiophonique, réalisation France Culture, 2001

Établies par Françoise Morvan, ses œuvres complètes, riches de nombreux inédits, ont été récemment publiées chez P.O.L :.
Oeuvres I, 2004
Oeuvres II, 2005

Traduction
Giuseppe Bonaviri, Des nuits sur les hauteurs, avec une préface d’Italo Calvino, Denoël, 1971


Sur le site des éditions P.O.L. une biographie chronologique très détaillée
un important dossier sur remue.net

jeudi 09 février 2006

Seamus Heaney

Omniprésente, imperturbable
Est la vie dont surgit la mort.
Il ne faut pas de plainte, il ne faut nulle plainte
Puisque les seigles ondulent près des ruines

Seamus Heaney

Considéré par Robert Lowell comme le plus grand poète irlandais depuis Yeats, Seamus Heaney est né dans le comté de Derry, en Irlande du Nord, le 13 avril 1939. Il est l'aîné d'une famille de fermiers catholiques qui compte neuf enfants. Il fait ses études puis enseigne pendant plusieurs années à Belfast. En 1972, il s'établit en République d'Irlande avec sa femme et ses enfants. A partir de 1975, il occupe plusieurs postes universitaires, à Dublin, Harvard, Oxford. En 1995, il est couronné par le Prix Nobel. Il est un des poètes de langue anglaise les plus populaires et ses livres se vendent par dizaines de milliers ! 
Parmi les poètes qui ont compté pour lui, Robert Frost, Gérard Manley Hopkins, Dante, William Wordsworth, Thomas Hardy, Ted Hughes.

Bibliographie en anglais
    Poésie
Death of a Naturalist, Faber, 1966
Door into the Dark, Faber, 1969
Wintering Out, Faber, 1972
North, Faber, 1979
Selected Poems 1965-1975, Faber, 1980
Station Island, Faber, 1984
The Haw Lantern, Faber, 1987
New Selected Poems 1966-1987, Faber, 1990
Seeing Things, Faber, 1991
The Spirit Level, Faber, 1996
Opened Ground : Poems, 1966-1996, Faber, 1998
Electric Light, Faber, 2001
 Prose, Essais
Preoccupations: Selected Prose 1968-1978, Faber, 1980
The Government of the Tongue, Faber, 1988
The Place of Writing, Introduction by Ronald Schuchard, Scholars Press, 1989
A Collection of Critical Essays, Edited by Elmer Andrews, Macmillan, 1993
The Redress of Poetry : Oxford Lectures, Faber, 1995
Crediting Poetry : The Nobel Lecture, Faber, 1995
Finders Keepers : Selected Prose, 1971-2001, Faber, 2002

bibliographie en français
Pays des marées, anthologie de poèmes, édition bilingue, traduit de l'anglais par D. Hare et M. Tardieu, Éditions Granit, 1987.
Poèmes (1966-1984), traduit de l'anglais par Anne Bernard Kearney et Florence Lafon, préface de Richard Kearney. Gallimard, 1988. Extraits des recueils : Mort d’un naturaliste (Death of a Naturalist, 1966) ; Porte vers le noir (Door into the Dark, 1969) ; Endurer l’hiver (Wintering Out, 1972) ; Nord (North, 1975) ; Fouille (Field Work, 1979) ; Île de pélerinage (Station Island, 1984).
La Lanterne de l'aubépine (The Haw Lantern, 1987), poèmes, traduit de l'anglais par Gérard Cartier, Éditions Le Temps des cerises, 1996
La lucarne, édition bilingue, traduction de Patrick Hersant, Gallimard, 2005
L'Étrange et le connu, édition bilingue, traduction de Patrick Hersant, Gallimard, 2005

Yves Leclair a fait paraître un important article, Heaney, la remontée des Enfers, dans la Nouvelle Revue Française, n° 576, janvier 2006.
"Étrange monde ordinaire (avec ses veines personnelle et collective) que retourne et délivre l'écriture naturaliste, paléontologique de Heaney. Ses vers semblent couper, bêcher des strates dans l'épaisseur humide du réel où se déchiffre comme une archéologie de la mémoire".

Sur le site de la librairie Compagnie (en français)

La présence de Heaney sur le web de langue anglaise est le reflet de sa très grande popularité. J'ai sélectionné quelques sites seulement :
Un bel ensemble en anglais avec plusieurs poèmes lus et commentés
Un autre ensemble en anglais
Un très riche ensemble de liens sur la littérature irlandaise, l'Irlande et Heaney
Un entretien avec Heaney, document audio, en anglais

mercredi 08 février 2006

Silvina Ocampo

Silvina Ocampo naquit en 1903 à Buenos Aires et mourut  le mardi 14 décembre 1993 dans cette même ville. Elle étudia l'art avec Chirico et fut avec sa sœur Victoria membre du comité de la revue Sur. C’est Hector Bianciotti qui l’introduisit en France à partir de 1974 en publiant Faits divers de la terre et du ciel ; son travail poétique reste largement méconnu des lecteurs français. Elle et son époux Adolfo Bioy Casares furent des amis très proches de Borges.

bibliographie :
Faits divers de la terre et du ciel, Gallimard 1991
Mémoires secrètes d’une poupée, Gallimard 1993
Correspondance Roger Caillois, Silvina Ocampo, Stock 1996
Poèmes d’amour désespéré, Corti 1997

Une très belle note de Silvia Baron Supervielle sur le site de l’éditeur José Corti :
Silvina Ocampo sur le site de la librairie Compagnie
Un article dans l'encyclopédie de WikipediaUne biographie succincte et une bibliographie en espagnol
Un autre en anglais

dimanche 05 février 2006

Laurent Grisel

Laurent Grisel est né en 1952 à Boulogne-Billancourt. Pendant près de six ans, il a été ouvrier en banlieue parisienne puis dans le Dunkerquois, puis durant neuf ans, permanent national d’une association de consommateurs et d’usagers (CLCV). De 1992 à 2001, il est conseil en environnement (Écobilan SA). Actuellement, il consacre l’essentiel de son temps à l’écriture (poésie, esthétique, ouvrages sur l’environnement).
Bibliographie


Poésie
Recueils
P
oèmes brefs, poèmes faciles à lire; La Font Secrète, VII, Plein Chant éd. (Bassac, Charente) ; Du Lérot éd., Tusson, 1985.
L
a nasse, die reuse, la nassa, the fishtrap (texte original et traductions en allemand par Rüdiger Fischer, en italien par Fabio Scotto, et en anglais par Cid Corman), Éditions en Forêt, Rimbach (Allemagne), 2002.
S
'en sauver, Wigwam éd., Rennes, 2002.
C
hangeons d’espace & de temps, revue remue.net, été 2004.
Q
ui ne disent mot, in revue Triages, Anthologie 2005, Tarabuste éditeur, Saint-Benoît-du-Sault, avril 2005.
P
oèmes improvisés sur des thèmes siciliens ou crus tels suivis de Fabriques de clichés, Palerme, La Notte dei Mile Raconte, juillet 2005.
B
estiaire corse (dessins et mise en page de Benoît Jacques), Benoît Jacques Books, Montigny-sur-Loing, février 2006.

Livres d’artiste
U
n hymne à la paix (16 fois), manuscrit peint, avec Anne Slacik, Saint-Denis, en cours.
C
ycle de vie, avec Antoine Perrot, collection 5 / 5, TranSignum, en cours.

Catalogue d'exposition
Poèmes sur des photographies de Raphaël Lachaud, Frederic Lebain et Vincent Leroux. Catalogue, Mois OFF de la photo, Le temps des cerises éd., Paris, mai 2000.

Traductions
Avec Rüdiger Fischer, version française de : Cid Corman,
Pith water / eau-forte / wasserfraft, Éditions En forêt, Rimbach, Allemagne, 1998.

Site internet
http://poesieschoisies.net/
Conception du site, choix des poèmes, notices sur les poèmes, les auteurs, les recueils, les éditeurs, etc.

Proses
L
e jugement en poésie (en collaboration avec Roger Gaillard), Écrire & Éditer, hors série n°1, Vitry, 1995.
U
ne anthologie, Du Lérot éditeur, Tusson, 1996.
P
ratiquer l’éco-conception, lignes directrices (en collaboration avec Georges Duranthon), AFNOR éditions, Paris, 2001.
L
es jardins de René Pechère (photographies de Sylvie Desauw), Archives d’architecture moderne, Bruxelles, 2002.
Les analyses du cycle de vie d’un produit ou d’un service, applications et mise en pratique (en collaboration avec Philippe Osset), AFNOR éditions, Paris, 2004.
C
hat ! dessins de Benoît Jacques, Benoît Jacques Books, Montigny-sur-Loing, 2004.

Lectures à voix haute
L
a nasse, Compagnie Entre chiens et loups, mise en scène de Mariette Lancelevée. Création le 15 juin 2005 au Monastère de Saorge (06). Anglais : David Stephen ; Italien : Stefano Gilardi ; Allemand : Rüdiger Fischer ; Français : Laurent Grisel.
L
’esthétique de la résistance, ROMAN, de Peter Weiss ; traduction de Éliane Kaufholz-Messmer. Lecture hebdomadaire, de mai 2005 à décembre 2006. Projet soutenu par Cassandre / Horschamp et remue.net.
Cette lecture fait l’objet d’un journal publié sur remue.net.

vendredi 03 février 2006

Gustave Roud

Gustave Roud est né le 20 avril 1897. Il est l’un grands noms la littérature suisse romande au XXe siècle.
En 1908 sa famille s'installe à Carrouge, dans le Jorat (Suisse). C'est là que l'écrivain passera toute sa vie. Études au collège (avec Ernest Ansermet, le grand chef d'orchestre de la radio suisse normande comme professeur de mathématiques) puis études de lettres à l'Université de Lausanne. En 1928 à la suite d'une grave affection pulmonaire, il passe douze moi au Sanatorium de Leysin. En 1930 il participe à la revue Aujourd'hui, dirigée par Ramuz et Mermod où il fait paraître ses premières traductions de Novalis puis Hölderlin. Il fera ensuite partie à partir de 1936 du comité de lecture de la Guilde du Livre à Lausanne.
Il meurt le 10 novembre 1976 à Moudon.
Écrivain solitaire, il passa toute sa vie dans le Haut Jorat, un pays de collines douces évoqué dans les proses du Petit Traité de la marche en plaine ou de l’Essai pour un paradis. Poète nomade dans une vie sédentaire, Roud a relié, par son amour des routes et sa culture à la fois romantique et classique, des mondes antinomiques : les sensibilités germanique et latine, les brumes et la lumière, l’obscurité de l’invisible et la clarté du monde tangible. De famille paysanne, mais lui-même universitaire et intellectuel, en constant décalage avec son milieu, il va chercher par la poésie à rassembler ces deux parts de lui-même, invoquant dans une même prose le proche et le lointain, l’ici et l’ailleurs, le charnel et le spirituel.
En 1978 ont été publiés trois volumes d'Ecrits à la Bibliothèque des Arts (Lausanne) et en 1982, le Journal, publié par Philippe Jaccottet, qui fut un grand ami de Gustave Roud, aux Éditions Bertil Galland.
(Notice rédigée par Angèle Paoli et Florence Trocmé)

Bibliographie
    Du vivant de Gustave Roud :
Adieu, Lausanne, Au Verseau, 1927. Rééd. Porrentruy, Aux Portes de France, 1944.
Feuillets, Lausanne, Mermod, 1929.
Essai pour un paradis, Lausanne, Mermod, 1932.
Petit traité de la marche en plaine suivie de lettres, dialogues et morceaux, Lausanne, Mermod, 1932.
Pour un moissonneur, Lausanne, Mermod, 1941.
Air de la solitude, Lausanne, Mermod, 1945.
Haut-Jorat, Lausanne, Editions des Terreaux, 1949.
Écrits I, II, Lausanne, Mermod, 1950.
Le Repos du cavalier, Lausanne, Bibliothèque des Arts, 1958.
Requiem, Lausanne, Payot, 1967.
Campagne perdue, Lausanne, Bibliothèque des Arts, 1972.
Trois poèmes anciens, Montpellier, Fata Morgana, 1976.
    Publications posthumes :
Écrits I, II, III, Lausanne, Bibliothèque des Arts, 1978.
Journal, éd. Philippe Jaccottet, Vevey, Bertil Galland, 1982.
Essai pour un paradis ; Petit traité de la marche en plaine, Lausanne, L’Age d’Homme, Poche Suisse, 1984.
Air de la solitude, Montpellier, Fata Morgana, 1988.
Les Fleurs et les saisons, Genève, La Dogana, 1991.
Air de la solitude ; Campagne perdue, préface de Jacques Chessex, Lausanne, L’Age d’Homme, Poche Suisse, 1995.
Adieu ; Requiem, postface de Claire Jaquier, Genève, Minizoé, 1997.
Hommage, Toute puissance de la poésie (Scène), Paris, La Triplette Infernale, 1997.
Halte en juin, gravures de Palézieux, postface de Claire Jaquier, Montpellier, Fata Morgana, 2001.
Image sans emploi, gravures de Palézieux, Montpellier, Fata Morgana, 2002.
Air de la solitude et autres écrits, préface de Philippe Jaccottet, Paris, Poésie/Gallimard, 2002.
Journal, Carnets, cahiers et feuillets, 1916-1971, éd. Anne-Lise Delacrétaz et Claire Jaquier, Moudon, Éditions Empreintes, à paraître en 2004.
    Œuvre photographique :
L’imagier, choix et présentation des photographies par Pierre Smolik, Cahiers Gustave Roud, no 4, Lausanne et Carrouge, 1986.
Terre d’ombres. Gustave Roud, itinéraire photographique, 1915-1965. Textes de Daniel Girardin, Nicolas Crispini, Sylvain Malfroy, Genève, Slatkine, 2002.
    Traductions :
Hölderlin, Poèmes, Lausanne, Mermod, 1942. Rééd. Lausanne, Bibliothèque des Arts, 2002.
Rilke, Lettres à un jeune poète, précédées d’Orphée et suivies de deux essais sur la poésie, Lausanne, Mermod, 1947.
Novalis, Les Disciples à Saïs, Hymnes à la nuit, Journal, Lausanne, Mermod, 1948. Rééd. Lausanne et Montpellier, Bibliothèque des Arts et Fata Morgana, 2002.
Novalis, Hymnes à la nuit, Albeuve, Castellsa, 1966.
Georg Trakl, Vingt-quatre poèmes, Paris, La Délirante, 1978.
    Essais
Salut à quelques peintres, éd. Philippe Jaccottet, Lausanne, Bibliothèque des Arts, 1999.
Lectures, éd. Philippe Jaccottet et Doris Jakubec, Lausanne, Editions de l’Aire, 1988.
Avec Ramuz, en collaboration avec Daniel Simond, Lausanne, L’Aire/Rencontre, 1967.
    Correspondances
Albert Béguin – Gustave Roud, Lettres sur le romantisme allemand, éd. Françoise Fornerod et Pierre Grotzer, Lausanne, Etudes de Lettres, 1974.
Henri Pourrat – Gustave Roud, Sur la route des hauts jardins, d’Ambert à Carrouge, éd. Gilbert Guisan et Doris Jakubec, Lausanne, Études de Lettres, 1979.
Gustave Roud – Maurice Chappaz, Correspondance, 1939 – 1976, éd. Claire Jaquier et Claire de Ribaupierre, Genève, Zoé, 1993.
René Auberjonois, Avant les autruches, après les iguanes… Lettres à Gustave Roud, 1922-1954, éd. Doris Jakubec et Claire de Ribaupierre Furlan, Lausanne, Payot, 1999.
Philippe Jaccottet – Gustave Roud, Correspondance 1942-1976, éd. José-Flore Tappy, Paris, Gallimard, 2002.

A signaler aussi les Cahiers Gustave Roud (Lausanne et Carrouge, Association des amis de Gustave Roud), 10 numéros de 1980 à 1997
et
Gérard Titus-Carmel, Gustave Roud, une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place Poésie, 2005

Consulter le sommaire d'un numéro de la revue Europe (octobre 2002) entièrement consacré à Gustave Roud
Pour la bibliographie de Gustave Roud consulter le site suisse des amis de Gustave Roud ;
sur le même site, voir une note sur le Journal de Gustave Roud, réédité en cette année 2004 :
Consulter aussi cette page
Un très bel article du poète James Sacré sur Gustave Roud
Gustave Roud et Novalis
Présentation d'un essai sur Gustave Roud, les Chemins de Gustave Roud
Un entretien avec Philippe Jaccottet sur Gustave Roud et un autre, où est abordée la question de l'homosexualité de Gustave Roud
Jaccottet et Roud, sur le site du journal suisse Le Temps

mercredi 01 février 2006

Jean Mambrino

Jean Mambrino est né à Londres le 15 mai 1923, d'un père milanaise et d'une mère champenoise. Il vit à Londres jusqu'à l'âge de sept ans puis à Paris. Pendant la guerre, il est envoyé au Service du Travail obligatoire (STO) en Dordogne puis après la Libération, dans l'armée d'occupation en Allemagne. Il fait ensuite des études supérieures de lettres, de philosophie et de théologie. Il entre chez les Jésuites en 1954 et découvre le théâtre, avec Jean Dasté. A Londres, il fait connaissance de T.S. Eliot et de Kathleen Raine. Il fait aussi la connaissance à cette époque de Jules Supervielle et de René Char, ainsi que de Simenon, André Dhôtel et Henri Thomas. Il commence à publier ses poèmes et enseigne les lettres et  la langue anglaise à Amiens puis à Metz. Il se passionne aussi pour le cinéma et se lie d'amitié avec Roberto Rossellini et Luigi Comencini. En 1968 il s'installe à Paris et collabore à la revue Études.
Il est également traducteur de poésie anglaise moderne et contemporaine, Kathleen Raine, Gérard Manley Hopkins et il a compilé aux Éditions Seghers une Anthologie de la poésie mystique française.
Il a reçu en 2005 le Prix Nathan Katz pour l'ensemble de son œuvre.

Bibliographie
Le Veilleur aveugle, Mercure de France, 1965
La Poésie mystique française, Seghers, 1973      
Clairière, Desclée de Brouwer, 1974
Sainte Lumière
, Desclée de Brouwer, 1976
L’Oiseau-cœur
, précédé de Clairière et Saintes Lumières, Stock , 1979
Ainsi ruse le mystère
, José Corti, 1983
Le Chant profond, José Corti, 1985 (Chroniques Littéraires)
La Saison du monde
, José Corti, 1986
La Ligne du feu
, José Corti, 1986
Le Chiffre de la nuit
, José Corti, 1989
Le Palimpseste ou les dialogues du désir
, José Corti, 1991
Casser les soleils
, José Corti, 1993
Le Théâtre au cœur
, 1996, Desclée de Brouwer
L’Odyssée inconnue
, poèmes, L’Harmattan, 1996
N’être pour naître
, José Corti, 1996
Le Centre à l'Écart
, poèmes, Librairie Bleue, 1998
Correspondance Jean Mambrino - Georges Simenon
(1951 - 1988), Cahiers Simenon n°13, Bruxelles, 1999
Lire comme on se souvient
, Livres pour éclairer la solitude, Phébus, 2000
L'Hespérie, pays du soir, poèmes, Arfuyen, 2000
L'Aube sous les paupières, poèmes, Librairie Bleue, 2000
La Pénombre de l'or, poèmes, Arfuyen, 2002
Le Veilleur d'Aveugle, poèmes, 2ème éd. Librairie Bleue, 2002
La Patrie de l'âme, Lecture intime de quelques écrivains du XXème siècle, Phébus, 2004
L'Abîme blanc, Arfuyen, 2005
comme un souffle de rosée bruissant, Arfuyen, 2006

Traductions
Kathleen Raine, Sur un rivage désert, avec M.B. Mesnet, Granit, 1978.
G.M. Hopkins, Grandeur de Dieu et autres poèmes, Granit, 1980.

Sur le site de son éditeur José Corti
sur le site d'un autre de ses éditeurs, Arfuyen

mardi 31 janvier 2006

Rose Ausländer

"Elle fait partie de ces grands poètes juifs qui en allemand donnèrent chair aux choses indicibles. Paul Celan, Nelly Sachs, Ingeborg Bachmann, Elsa-Lasker Schüler sont ses compagnons. Rose est une sorte de nomade les yeux grands ouverts, nomade permanent de la survie. Sa foi indéracinable dans le pouvoir magique du mot, dans l'humain et dans l'amour, lui ont permis de survivre aux pluies d'acier du mal et de la désolation. Elle a vaincu la mort, la maladie et surtout le silence.
lire la suite de cette très belle note sur Rose Ausländer ici

Rose Ausländer est née Rosalie Béatrice Ruth Scherzer, le 11 mai 1901, dans une famille juive de langue allemande, à Czernowitz, ville de Bucovine (encore alors province autrichienne, terre de Brancusi, Aaron Appelfeld , Paul Celan, Moses Rosenkranz, Gregor von Rezzori, Constantin Brunner….). A la fin de la Première Guerre mondiale déjà, la famille de Rose fuit devant les troupes russes, se réfugiant à Budapest, puis à Vienne, avant de revenir dans une Bucovine désormais roumaine.
Rose devient par son mariage Rose Ausländer (ce qui veut dire hors du pays, étrangère !) et émigre avec son mari aux États-Unis en 1920 ; elle divorce en 1926. Elle rentre à Czernowitz en 1931 pour s'occuper de sa mère malade. Son premier recueil de poèmes, Der Regenbogen, (L'arc-en-ciel), paraît en 1939. Rose Ausländer est alors prise dans l'étau du ghetto (des 60 000 Juifs qui peuplaient Czernowitz avant la guerre, seuls 5 000 ont survécu) puis réussit à fuir en 1945 vers Marseille puis New York. Elle écrit alors en anglais après le choc de la rencontre avec les poésies de Cummings et William Carlos Williams. Elle reviendra cependant ultérieurement à l'allemand, notamment après un voyage en Europe en 1957 où elle revoit Paul Celan qu'elle avait connu dans le ghetto. Ce n'est qu'un 1965 que paraît à Vienne son premier recueil après Der RegenbogenBlinder Sommer (Eté aveugle). Une vingtaine de recueils suivront.
Elle décide de revenir s'installer en Europe. Ce sera l'Allemagne, Düsseldorf. Elle reste longtemps totalement ignorée. Devenue grabataire en 1972, elle est conduite à la maison de retraite "Nelly Sachs"où en 1975, l'éditeur Helmut Braun qui lance une nouvelle collection de poésie s'intéresse à elle et la fait enfin connaître.
Elle est morte le 3 janvier 1988, ayant écrit jusqu'au bout : "pour vivre, pour survivre". .
On recense aujourd'hui plus de 2 500 poèmes de Rose Ausländer, près de 1500 ébauches et quelques proses. Tous ces écrits sont archivés, avec l'ensemble de la correspondance à l'Institut Heinrich-Heine de Dusseldorf.

"On compte en tout et pour tout quatre recueils de poèmes d'elle traduits en français, auxquels on peut ajouter quelques poèmes publiés dans diverses revues et anthologies. C'est très peu et c'est regrettable. Le recueil que les éditions Æncrages & Co publient, " Cercles " , est un pas pour qu'enfin cette poétesse, reconnue depuis longtemps en Allemagne comme l'une des grandes poétesses de langue allemande du XXème siècle, accède en France à la reconnaissance qu'elle nous semble mériter. "
Lire le reste de cet article sur le site de Æncrages & Co

Titres des ouvrages en allemand :
Der Regenbogen
Blinder Sommer
Brief aus Rosen
Denn wo ist Heimat?
Die Musik ist zerbrochen
Die Nacht hat zahllose Augen
Die Sonne fällt
Gelassen atmet der Tag
Hinter allen Worten
Sanduhrschritt
Schattenwald (
Schweigen auf deine Lippen
The Forbidden Tree
Treffpunkt der Winde
Und nenne dich Glück
Wir pflanzen Zedern
Wir wohnen in Babylon
Wir ziehen mit den dunklen Flüssen
Herbst in New York
An ein Blatt


bibliographie en français
Compte les étoiles de mes mots, L'Age d'homme, 2000
Cercles, Aencrages&Co, 2005

 Une
page absolument remarquable sur Rose Ausländer
Écouter des poèmes lus par Rose Ausländer (en allemand)
Un beau
répertoire (à liens) de poèmes (en allemand) et un autre, également en allemand
Une
page très riche en anglais

Rose Ausländer est au
programme du CAPES et d'agrégation d'allemand 2005-2006 :
Rose Ausländer,
Gedichte, Fischer, ISBN 3-10-001540-1.
"Écrire, c'était vivre. C'était survivre." On étudiera l'évolution poétique de Rose Ausländer en s'attachant plus particulièrement aux thèmes récurrents de son oeuvre : le judaïsme (lié aux motifs de l'enfance) et la shoa, l'exil et le voyage, et enfin l'amour, la relation à autrui et la mort. On portera une attention particulière aux "poème poétologiques" et on s'interrogera sur la notion de "Heimat" en poésie.
Un livre à signaler en rapport avec ce programme
Jacques Lajarrige, Marie-Hélène Quéval, Collectif, Gedichte de Rose Ausländer, Éditions du Temps.

dimanche 22 janvier 2006

Emmanuel Moses

Poète, romancier et traducteur de l'hébreu, de l'anglais et de l'allemand, Emmanuel Moses est né en 1959 à Casablanca. Il a vécu à Paris jusqu'à l'âge de 10 ans, puis lui et sa famille émigrèrent à Jérusalem. Il fit des études d'histoire à l'Université Hébraïque puis revint en 1986 à Paris où il vit désormais.
Il a reçu de nombreux prix notamment le Prix Max Jacob, le Prix Jean Malrieu, et le Prix Nelly Sachs. Il a été éditeur chez Actes Sud où il a notamment publié le Livre noir de Vassili Grossman et Ilya Ehrenburg.

bibliographie
Le repas du soir, poèmes, Titre, 1988
Un homme est parti, nouvelles, Gallimard, 1989
Métiers, poèmes, Obsidiane, 1989 (Prix de la Vocation)
Les éventails de la Sainte Victoire, tirage limité orné dune gravure de Liliane Klapisch, poème, Obsidiane, 1990
Papernik, roman, Grasset, 1992
Les bâtiments de la Compagnie Asiatique, poèmes, Obsidiane, 1993, prix Max Jacob
Opus 100, poèmes, Flammarion, 1996
La danse de la poussière dans les rayons du soleil, roman, Grasset, 1999
Le présent, poèmes, Flammarion, 1999
Valse noire, Denoël, 2002
Adieu Lewinter, nouvelles, Denoël, 2000
La vie rêvée de Paul Averroès, roman, Denoël, 2001
Valse noire, folio Gallimard, 2002
Dernières nouvelles de Monsieur Néant, Obsidiane, 2003

Traductions
11 poètes israéliens contemporains, édition reprise au Temps qu'il fait
Peter Huchel, La tristesse est inhabitable, Orphée/La Différence, 1999
Yehuda Amichai, Anthologie personnelle, Actes Sud, 1992
Anthologie de la poésie en hébreu moderne, Gallimard, 2001
CK Williams, anthologie personnelle, Actes Sud, 2001, avec Claire Malroux et Michel Lederer

Le début de Papernik sur le site des éditions Grasset
Une belle note de Jean-Marie Perret à propos Dernières nouvelles de Monsieur Néant, sur le site Bleu de Paille

vendredi 20 janvier 2006

Alain Frontier

Poète, grammairien et revuiste, Alain Frontier est né en 1937. Il vit actuellement à Rubelles (Seine et Marne), près de Melun. C'est une figure importante de la littérature d'avant-garde des trente dernières années.
De 1969 à 1978, il participe à la revue
Cheval d'attaque, dirigée par Didier Paschal-Lejeune, puis de 1979 à 1986, il dirige avec la photographe Marie-Hélène Dhénin, la revue Tartalacrème. Il a également fait partie du collectif de la revue TXT de 1986 à 1989. Depuis 1992 il dirige chez Belin la collection Sujets. Il est l'auteur de nombreux ouvrages théoriques ou pédagogiques (voir bibliographie) mais aussi de livres de fiction, de poésie, d'adaptations de textes persans et des livrets d'opéra.
Il a participé à plusieurs festivals internationaux de poésie (Festival international Polyphonix, à Paris, en 1980, 1981, 1983 et 1990 ; Rencontres internationales de poésie de Cogolin, en 1985). En août 1999, il a pris part au colloque international de Cerisy-la-Salle sur Poésie sonore, poésie action.

bibliographie
Ouvrages théoriques et pédagogiques :
Le cheval de Troie, Belin, 1972
Cours de langue grecque, livres 1 et 2, Belin, 1976-1977
La poésie, collections Sujets, Belin, 1992
La Grammaire du français, collection Sujets, Belin, 1997

ouvrage de fictions ou de poésie :
Chroniques meldeuses, Cheval d'attaque, 1974
Une prison, Cheval d'attaque, 1974
Le voyage ordinaire, avec la collaboration photographique de M.-H. Dhénin, Cheval d'attaque, 1976
Manipulation (s), avec la collaboration photographique de M.-H. Dhénin, Cheval d'attaque, 1978
L'équilibriste, avec des peintures de Ph. Boutibonnes et une photographie de M.-H. Dhénin, Muro Torto, 1982
Comme j'ai connu Harry Dickson, avec des illustrations de Arnaud Labelle-Rojoud, Muro Torto, 1988
Pourquoi j'ai finalement démissionné du Comité directeur, avec une photographie de M.-H. Dhénin, La Main courante, 1993
Portrait d'une dame, Al dante, 2005

Adaptation du persan :
Désobéir à la peur, par Parviz Khazraï, L'Harmattan, 1989
L'aube sanglante, par Parviz Khazraï, L'Harmattan, 1992

Livrets d'opéra :
Le mariage de Harry Dickson, musique de Jean-Christophe Frontier, 1991
L'Assassiné de la porte, musique de Fabien Tehericsen, 1992
Le maître du paysage, livret du Concerto pour conteur et chœur de Fabien Tehericsen, 2002.

Des textes d’Alain Frontier ont été publiés dans les revues suivantes :
Action Poétique, Aux poubelles de la Gloire, Boxon, Cavalier seul, Cheval d’attaque, Courrier de l’UNESCO, Doc(k)s, Électre, Europe, Faix, In Hui, Java, Kanal Magazine, L’Évidence, Poire d’Angoisse, Le Monde, Le Pays Breton, Lèvres Urbaines (Canada), Métamorphoses, Nouvelle Barre du Jour (Canada), Offerta Speciale (Italie), Périmètre, Phantomas (Belgique), Plein Chant, Reviuw Parade Interrationale, Tartalacrème, Textuerre, Traces, TXT, 25 Mensuel (Belgique), La Polygraphe, Yellow Bat review (U.S.A.), etc

Il a été traduit en anglais par Raymond Federman

Très nombreux textes et informations sur le site de Tartalacrème
un très passionnant entretien avec Pierre Le Pillouër sur le projet
Portrait d'une dame
Sur le site de l'éditeur Al Dante


lundi 16 janvier 2006

Franck André Jamme

Le poète Franck André Jamme est né en 1947. Traducteur du poète bengali Lokenath Bhattacharya et éditeur de René Char dans la Pléiade, il a beaucoup voyagé, notamment aux États-Unis et en Inde, où il a effectué d’importantes collectes de peintures brutes, tantriques et tribale.
 
bibliographie
L'Entretien de la pierre, André Mallessard, 1980
L’Ombre des biens à venir, Thierry Bouchard, 1981.
Absence de résidence et pratique du songe, Granit, 1985.
La Récitation de l’oubli, Fata Morgana, 1986.
Pour les simples, Fata Morgana, 1987.
Bois de lune, Fata Morgana, 1990.
De la multiplication des brèches et des obstacles, Fata Morgana, 1993.
Un Diamant sans étonnement, Unes, 1998.
Encore une attaque silencieuse, Unes, 1999.
L’Avantage de la parole, Unes, 1999.
Nouveaux extraits de la vie des scarabées, avec Parant, Festina lente, 2001
Autres extraits de la vie des scarabées, avec Vyakul, Festina lente, 2002
Nouveaux exercices, éd. Virgile/Ulysse Fin de Siècle, 2002
Prière pour aller au Paradis avec les ânes suivi de J’aime l’âne, Gallimard jeunesse, 2002
Exercices du jour, Atelier des Brisants, 2002
La Récitation de l’oubli, (regroupant trois titres épuisés), Flammarion, 2004
Extraits de la vie des scarabées, Melville éditeur, 2004
Good luck for the rest of the night again, avec Virgile Novarina, Préau des collines, 2004
De la distraction (avec Valère Novarina), Virgile, 2005

Près d’une cinquantaine de tirages limités, la plupart illustrés par des peintres : Nicolas Alquin, Pierre André Benoit, François Bouillon, James Brown, Francesca Chandon, Marc Couturier, Olivier Debré, Suzan Frecon, Monique Frydman, Madame Ladho, Marcel Miracle, Valérie-Catherine Richez, Raja Babu Sharma, tantriques anonymes, Richard Texier, Jan Voss, Acharya Vyakul, Yang Jiechang, Zao Wou-Ki, Jean Zuber...
.
Maître d’oeuvre des
Oeuvres complètes de René Char, 1983, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade.

Livres en anglais :
Moon Wood (Sélavy Press, New York, 2000, traduction de David Kelley & Jean Khalfa),
Extracts from the Life of a Beetle et The Recitation of Forgetting (Black Square Editions, New York, 2000 et 2003, dans des traductions de Michael Tweed et John Ashbery).

Des poèmes musicaux et livrets avec Frank Royon Le Mée, Steve Lacy et Claire Renard – cette dernière pour l’opéra Col Canto, créé en 1995.

Traductions :
Le Danseur de cour, Les Marches du vide, Débris reconstruits, La Danse et Dieu à quatre têtes de Lokenath Bhattacharya (du bengali, avec l’aide de l’auteur, chez Granit et Fata Morgana, entre 1985 et 1993 ; les deux premiers titres repris en 2000 chez Gallimard).
Vie invisible de Udayan Vajpeyi (du hindi, avec l’aide de l’auteur, Cheyne éditeur, 2001).
Trois poèmes de John Ashbery, Virgile/Ulysse Fin de siècle, 2004.

Présent dans les anthologies :
La Poésie française du vingtième siècle, Albin Michel, 1988
120 poètes d’aujourd'hui, CNL, 1992
The New French Poetry, Bloodaxe Books GB, 1996
Noir sur blanc, Biennale/Fourbis, 1998
Orphée Studio, Poésie/Gallimard, 1999
Poé/tri, Autrement, 2001
Un certain accent, L'Atelier des Brisants, 2002
The Yale Book of French Poetry, Yale University Press USA, 2004.

Il a participé à l’organisation d’une vingtaine d’expositions en France et aux États-Unis :
Magiciens de la Terre au Centre Georges Pompidou en 1989,
Azur à la Fondation Cartier en 1993
Korwa au Drawing Center de New York en 2000,
sans oublier de réguliers accrochages depuis dix ans à la Galerie du Jour/Agnès b. Paris.

Il a reçu en 2005 le Prix de la SGDL - Grand prix de Poésie

sur le site du printemps des poètes
Une belle fiche sur le site du cipM
Une belle note de lecture sur La Récitation de l'oubli

samedi 14 janvier 2006

Alain Lance

140106_alain_lanceAlain Lance est né le 18 décembre 1939 à Bonsecours, près de Rouen. Enfance à Paris. Études d’allemand à Paris et Leipzig. A partir de Les gens perdus deviennent fragiles (1970), il a publié une dizaine de livres de poésie, dont Distrait du désastre (en 1995 chez Ulysse fin de siècle, Dijon), Prix Tristan Tzara 1996. En 2000 est paru un choix de ses poèmes sur plus de trois décennies, intitulé Temps criblé, dans la collection Les Analectes, chez Obsidiane et Le Temps qu’il fait, (Prix Apollinaire 2001). En 2004 est paru Brefs du vingtième (Tarabuste).
Il a également traduit de l’allemand, souvent en coopération avec Renate Lance-Otterbein, plusieurs récits et essais de Christa Wolf, des livres de poèmes et de prose de Volker Braun et deux romans de Ingo Schulze. Co-auteur de plusieurs anthologies consacrées à la poésie française, iranienne et hongroise, il est membre, depuis 1970, du comité de rédaction de la revue action poétique et, depuis 2005, du comité de la revue Europe. Il a dirigé le domaine allemand des éditions Alinéa de 1985 à 1988. Après avoir enseigné le français en Iran, l’allemand à Paris et dirigé des instituts culturels français en Allemagne, Alain Lance a été Directeur de la Maison des écrivains de 1995 à 2004. Membre correspondant de l’Académie des Arts de la Saxe.

bibliographie
Poésie
Ménagerie quotidienne, in La Rue tourne, recueil collectif avec des dessins de Fernand Teyssier, préface de Philippe Soupault, Le Terrain Vague, Paris, 1961
Les Gens perdus deviennent fragiles, Pierre-Jean Oswald, Honfleur, 1970
L'Écran bombardé, Action Poétique, Honfleur, 1974
Les Réactions du personnel, Les Éditeurs Français Réunis, Paris, 1977
Poesiealbum 114, Neues Leben, Berlin, 1977
La Première atteinte, La Répétition, Paris, 1979
Ouvert pour inventaire, Pierre Belfond, Paris, 1984
Comme une frontière, avec un dessin de Pierre Getzler L'Atelier des Grames, Gigondas, 1989
Und wünschte kein Ende dem Umweg, avec des dessins de Reinhart Büttner, postface de Karl Heinz Götze, Édition Karlsberg, Homburg, 1994
Distrait du Désastre, Ulysse fin de siècle, 1995 (Prix Tristan Tzara, 1996)
Non loin de la barrière, livre d’artiste avec un dessin de Sarah Wiame Éditions Cepheides, 1996.
Documents de douane/ Zollpapiere, livre d’artiste réalisé par Sarah Wiame Editions Cepheides, 1999
Conjurations, livre d’artiste trilingue (cycle de poèmes, version roumaine de Magda Carneci, version persane de Azadée Nichapour) réalisé par Wanda Mihuleac Editions Signum, 1999
Temps criblé, Obsidiane/ le Temps qu’il fait, collection Les Analectes, 2000, (Prix Apollinaire 2001)
Chronos, livre d’artiste réalisé par Wanda Mihuleac
Poèmes en édition trilingue (cycle de douze poèmes, version allemande de Volker Braun, version anglaise de Geoffrey Squires), Éditions Signum,2002
Le Temps, livre d’artiste réalisé par Odile Levigoureux, Transignum, 2004
Europa incognita, livre d’artiste réalisé par Wanda Mihuleac, Transignum, 2004
Brefs du vingtième, éditions Tarabuste, 2004.
Quatrains pour Esteban, éditions Tarabuste, 2005

Prose
La clé de la cave, dans Instants. Édité par l'Institut français de Leipzig, 1991.
Tübingen 1956 , dans Triages. Éditions Tarabuste, 1996
Hors jeu , dans Europe, juin 1996
Vin blanc quel automne, dans Portrait(s) de Philippe Soupault. Editions de la Bibliothèque nationale de France, 1997
Longtemps l'Allemagne, dans La mémoire et l'oubli, rencontres avec la littérature contemporaine allemande. Édité par le CPLJ 93 et les Amis du Roi des Aulnes, 1997.
Une autre fin de siècle, dans Europe, septembre 1999
Bébert, dans CCAS infos, février 2000
Retour à Ispahan, dans Europe, juin 2002
Charonne, in Lignes de métro, L’Hexagone, VLB éditeur, 2002
Les soldats de plomb dans Europe, juin 2003

Traductions
Volker Braun, Provocations pour moi et d'autres, Pierre-Jean Oswald, Honfleur, 1970
Franz Fühmann, L'auto des Juifs, les éditeurs Français Réunis, Paris, 1975
Volker Braun, Contre le monde symétrique, Les Éditeurs Français Réunis, Paris, 1977
Volker Braun, Rêves et erreurs du manoeuvre Paul Bauch aux prises avec le sable, le socialisme et les faiblesses humaines, en collaboration avec Gilbert Badia, pièce représentée à Gennevilliers en 1979
Christa Wolf, Aucun lieu. Nulle part, en collaboration avec Renate-Lance-Otterbein, Hachette-P.O.L., Paris, 1981
Christa Wolf, Cassandre, en collaboration avec Renate-Lance-Otterbein, Alinéa, Aix-en-Provence, 1985
Volker Braun, Le Roman de Hinze et Kunze, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, Messidor, Paris, 1988
Volker Braun, Le Pont en zig-zag, Les Cahiers de Royaumont, 1990
Volker Braun, Phrase sans fond, Actes Sud, Arles 1993
Christa Wolf, Adieu aux fantômes, Fayard, 1996
Christa Wolf, Médée, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, Fayard 1997
Volker Braun, Les quatre outilleurs, L'Inventaire, 1998
Ingo Schulze, Histoires sans gravité, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, Fayard 1999
Christa Wolf, Ici même. Autre part, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, Fayard, 2000 Ingo Schulze, 33 moments de bonheur, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, , Fayard, 2001
Volker Braun, poèmes dans l’anthologie Après l’Est et l’Ouest, textuel, 2001
Christa Wolf, Le Corps même, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, Fayard 2003
Volker Braun, Ce qu’on veut vraiment, L’Inventaire, 2003
Christa Wolf, Un jour dans l’année, en collaboration avec Renate Lance-Otterbein, Fayard, 2006.

Anthologies
Französische Lyrik der Gegenwart, en collaboration avec Charles Dobzynski, Volk und Welt, Berlin, 1979
Iran, poésie et autres rubriques, en collaboration avec Chahrachoub Amirchahi, François Maspero, Paris, 1980
Französische Essays der Gegenwart, en collaboration avec Maurice Regnaut, Volk und Welt, Berlin, 1985
Nouvelles allemandes d'aujourd'hui, en collaboration avec Reiner Müller, Presses Pocket, Paris,1985
Zwölf Beziehungen, eine lothringische Anthologie, Edition Karlsberg, Homburg et Éditions Serpenoise, Metz, 1994
Wahre Liebhaber..., Texte von Paris nach Berlin, en collaboration avec Nicole Bary, Edition Pixis Bei Janus Press, Berlin, 1997
Derrière ma fenêtre, il y a un corbeau, sept écrivains iraniens d’aujourd’hui. En collaboration avec Brigitte Ouvry-Vial, coédition Maison des écrivains/Éditions de l’Inventaire, Paris 2000
Nouvelle poésie hongroise. En collaboration avec Janos Szavai. Editions Caractères, Paris, 2001.
Paris par écrit, vingt écrivains parlent de leur arrondissement. En collaboration avec Brigitte Ouvry-Vial, coédition Maison des écrivains/ Éditions de l’Inventaire, 2002.

un texte d'Alain Lance sur remue.net
sur le site du printemps des poètes
Un commentaire de Quatrains pour Esteban sur le site Bleu de Paille
Un commentaire de Brefs du vingtième sur le site de l'Huma
sur le site de l'éditeur Le temps qu'il fait autour de Temps criblé

mercredi 11 janvier 2006

Alejandra Pizarnik

La poète argentine Alejandra Pizarnik (dont le prénom de naissance était Flora) est née le 29 avril 1936, à Buenos Aires où ses parents d’origine russe étaient arrivés dans les années trente, fuyant l’antisémitisme. Elle perd son père très tôt et sa mère sombre alors dans une grave dépression. Elle commence à publier ses poèmes dès l’âge de 20 ans ; elle fait des études de lettres et de peinture et s’installe en 1960 à Paris se liant avec André Pieyre de Mandiargues, Octavio Paz, Julio Cortazar. Elle travaille comme correctrice d’épreuves, traduit Hölderlin, Artaud, Michaux, Aimé Césaire et Yves Bonnefoy. Elle rentre en Argentine en 1964 en raison de la dépression de sa mère. En 1969 une bourse de la fondation Guggenheim lui permet de séjourner aux États-Unis et d’écrire un essai sur Erzebeth Bàthory. Elle se donne la mort le 25 septembre 1972, à l’âge de 36 ans. Elle avait noté dans son Journal, en 1962 « Ne pas oublier de me suicider »
C’est Silvia Baron Supervielle qui la fit connaître en France en publiant en 1986, grâce à François-Xavier Jaujard, Les Travaux et les Nuits aux Éditions Granit. Elle donne aujourd’hui (fin 2005) une nouvelle édition de l’œuvre poétique reprenant intégralement cette première publication (Arbre de Diane, 1962, Les Travaux et les nuits, 1965, Extraction de la pierre de folie, 1969, L’Enfer musical, 1971, des extraits de Textes de l’ombre et dernières poèmes, 1982 - recueil comportant des textes publiés dans diverses revues depuis 1963 et des poèmes de la fin de sa vie inédits -) et complétée par des inédits comme La Dernière Innocence de 1956.
Celle qui ébauchait ses poèmes à la craie sur une ardoise, dans sa chambre, retint l’attention de François-Xavier Jaujard, Silvia Baron Supervielle sa principale traductrice, mais aussi Octavio Paz, Alberto Manguel, Claude Couffon et Jacques Ancet.

Extrait d’un court texte de Jacques Ancet : « Il y a d’abord une blessure – la naissance : la perte de plénitude. De cette blessure nous saurons peu de choses – c’est le centre, le jardin, l’autre rive – sauf qu’elle ne cesse d’aimanter la poésie d’Alejandra Pizarnik [...] La naissance pour elle est une mort – « un acte lugubre ». Expérience qui marque l’existence d’un signe foncièrement négatif. Vivre c’est vivre l’absence, le vide : « Soigne-moi du vide », dit-elle.
Et autre extrait, d’un portrait d’Alejandra par Alberto Manguel, dans la très belle postface qu’il donne à la nouvelle édition de l’œuvre poétique chez Actes Sud (2005) : « Elle habitait un appartement minuscule au cœur de Buenos-Aires. Elle avait fait un voyage à Paris (voyage qui allait nourrir son imagination longtemps après son retour et au cours duquel elle rencontre Julio Cortazar et André Pieyre de Mandiargues, deux figures-clés dans sa vie) et par la suite elle ne sortit quasiment plus de l’espace clos de ses quatre murs, où elle écrivait, dormait (mal) et recevait ses amis. Près de son bureau, elle avait épinglé une phrase d’Artaud : «Il fallait d’abord avoir envie de vivre » [...] Au cours de sa brève existence, Alejandra publia huit petits recueils qui lui valent aujourd’hui une place fondamentale dans la poésie de langue espagnole. Ses prédécesseurs étaient les poètes arabo-andalous du Moyen Age, ainsi que Quevedo, saint Jean de la Croix et sœur Juana, auxquels vinrent ensuite s’ajouter ses lectures de Rimbaud, d’Yves Bonnefoy et des surréalistes français

bibliographie
en espagnol :
La tierra más ajena, 1955
La última inocencia, 1956
Las aventuras perdidas, 1958
Los trabajos y las noches, 1965
Extracción de la piedra de locura, 1968
Nombres y figuras, 1969
El infierno musical, 1971
Los pequeños cantos, 1971
La condesa sangrienta, 1971
Zona prohibida, poemas, 1982

En français :
À propos de la comtesse sanglante, traduction Jacques Ancet, Éditions Unes, 1999
L’Enfer musical, Éditions Payot, « Petite collection poétique », 1975.
Où l’avide environne, poésie, traduction de Fernand Verhesen, Éditions Le Cormier, 1974
Poèmes, anthologie, édition bilingue, textes choisis, présentés et traduits de l’espagnol par Claude Couffon, Centre culturel argentin, « Nadir » n° 8, 1983
L'autre rive, traduction de Jacques Ancet, Éditions Unes, 1983
traduit par Jacques Ancet Les Travaux et les nuits. Œuvres poétiques 1956-1972, préface d’Octavio Paz, traduit de l’espagnol par Silvia Baron Supervielle et Claude Couffon, Éditions Granit, 1986
Œuvre Poétique, traduction de Silvia Baron Supervielle et Claude Couffon, préface de Silvia Baron Supervielle, postface d'Alberto Manguel, Actes Sud, 2005.

La richesse des liens concernant Alejandra Pizarnik sur le web de langue espagnole est saisissante.
En français :
sur le site de la libraire Compagnie, avec une bonne bibliographie en français
Une très belle page sur le site Terres de Femmes
En espagnol :
Une page en espagnol
Une chronologie très détaillée (en espagnol) avec nombreuses photos
Une belle collection de poèmes (en espagnol) et une autre et une autre encore
Une très belle photo d'Alejandra et une sélection de poèmes (en espagnol)
Une autre très belle photo et une biografia poetica très détaillée pour les lecteurs de l'espagnol
fiche ©florence trocmé

mardi 10 janvier 2006

Pierre Garnier

(Cette fiche a été composée par Alain Marc que je remercie vivement)
Pierre Garnier est né en 1928 à Amiens. Il débute au sein de l’École de Rochefort sous l’œil de Jean Rousselot. Il entre ensuite aux éditions André Silvaire qui deviendront avec la revue Les Lettres le pivot de la poésie spatiale, mouvement qu’il fonde avec sa femme Ilse Garnier. Le mouvement deviendra aussitôt international avec des ramifications dans le monde entier (USA, Allemagne, Japon…). Il est aussi l’
un des premiers introducteurs en France (toujours avec Ilse Garnier) de l'expressionnisme et de l'œuvre du poète allemand Gottfried Benn. Il est membre de la revue Dock(s), a publié de nombreux livres d’artistes, cultive une véritable passion pour les oiseaux et écrit aussi en picard. Il écrit depuis plusieurs années une poésie "linéaire" qui est tout à fait remarquable.
Bibliographie
Un arbre sort de l'aube, 1952
Après nous le soleil, Cahiers de Rochefort, 1952
Les armes de la terre, Librairie Les Lettres, Paris, 1954
Les veilleurs, Cahiers de Rochefort, 1955
La nuit est prisonnière des étoiles, Librairie Les Lettres, 1958
Seuls quelques-uns le peuvent, Cahiers de Rochefort, 1958
Seconde géographie, Gallimard, Paris, 1959
Gottfried Benn, André Silvaire, Paris, 1959
Sept poèmes extraits d'Ithaque, Les Cahiers de Rochefort, Nantes, 1959
Les synthèses, André Silvaire, 1961
Avec Seiichi Niikuni, Poèmes franco-japonais, André Silvaire, 1966
Eléments d'un théâtre, Serielle Manifeste, Galerie Press, Sankt Gallen, 1966
Sekunden, Bläschke, Darmstadt, 1967
Minipoèmes, Situazione no 4, Milano, 1967
Six odes concrètes à la Picardie, Mayer, Stuttgart, 1967
Spatialisme et poésie concrète, Gallimard, Paris, 1968
Perpetuum mobile, Gallimard, 1968
Ché Cabotans, Nords / Belgique, Ottignies, 1978
Jardin japonais, 2 tomes, André Silvaire, 1978
Le soleil est un regard, Éd. des Prouvaires, Paris, 1979
Congo - Poème pygmée, André Silvaire, 1980
Tristan et Iseult, André Silvaire, 1981
Livre de Danièle, André Silvaire, 1981 (tome 2: 1983)
Livre d'Amour d'Ilse, André Silvaire, 1984
Livre de Peggie, André Silvaire, 1985
Ornithopoésie, André Silvaire, 1986
Poèmes géométriques, André Silvaire, 1986
Poèmes en chiffres, Quaternaire, Liège, 1988
Une nativité, Quaternaire, 1988
Les oiseaux chantent l'éternité, L'Arbre, La Ferté-Milon, 1989
33 Signale für Carlfriedrich Claus, Gebrauchsgraphik, Köln, 1990
Totentanz, Freibord, Wien, 1990
Ein anderer Totentanz, Fundamental, Köln, 1992
Picardie, Bamberger Editionen, Bamberg, 1992
Poèmes de Saisseval, Studio Veracx, Berck-sur-Mer, 1992; Poems of Saisseval, bilingue anglais/français, Black Hat Press, Goodhue/Minnesota, 1995 ; La vague verte,
Inval-Boiron, 2oo5
Saint-Vaury-Creuse, La main courante, La Souterraine, 1992
A world, a word, a poem, Fundamental, Köln, 1992
Marseille, un reportage, C.I.P.M., Marseille, 1993; deutsche Ausgabe: Landpresse, Weilerswist,
Vues de Marseille, C.I.P.M., Marseille, 1993
Die andere Zeit, Atelier Verlag, Andernach, 1993
Konstruktivistische Landschaften, Ottenhausen Verlag, Piesport, 1994
A collaboration between Pierre Garnier and Bill Keith, Writers Forum, London, 1994
Das Licht, Fundamental, Köln, 1994
Une mort toujours enceinte, 3 tomes, Corps Puce, Amiens, 1994
Persephone, die zierliche Todesgöttin, Fundamental, Köln, 1995
Le sol et le ciel, Chroniques sur "Le Régionalisme", Amiens, 1995
Lyrisches Skizzenbuch, Freibord, 1996
Cartes postales-poèmes, Alain Buyse, Lille, 1996
Ein Requiem, Fundamental, Köln, 1996
El tére a bètes, poèmes en picard, supplément de la revue le Jardin ouvrier, Amiens, 1996
Treffen in Grignan, Rot, Stuttgart, 1997
L'imprimerie de Rochefort-sur-Loire, Les Cahiers de Garlaban, Hyères, 1997
El tére el tète, poèmes en picard, supplément de la revue le Jardin ouvrier, Amiens, 1998
Loire vivant poème, Le Dé bleu, Chaillé-sous-les-Ormeaux, 1998
Pikardie, Fundamental, Köln, 1998
Ein Büchlein für Carlfriedrich, Kunst-Keller, Annaberg-Buchholz, 1998
Ilse plage, Clapàs, coll. L'Avant-langue, Aguessac, 1999
Dichten ist drucken, drucken ist dichten, Fundamental, Köln, 1999
Depuis qu'il n'y a plus d'abeilles, la poésie a quitté le village, le Corridor bleu, 1999 (repris dans l’Immaculée conception)
Car nous vivons et mourons si peu (une chronique), En Forêt / Verlag Im Wald, 1999
Une plage au bord de l'océan, Clapàs, 2000
A vécu la disparition des bouvreuils, Fidel Anthelme X, 2000
Une enfance - c'était encore au temps de la cueillette, G & g, Berthecourt, 2000
Die Fenster, Fundamental, Köln, 2000
Depuis qu'il n'y a plus de papillons, Alain Lucien Benoît, Rochefort, 2oo1
Das Dorf, Fundamental, Köln, 2oo1
L'immaculée conception (litanie), En Forêt / Verlag Im Wald, 2001
L'alouette, une litanie picarde, Dumerchez, Verderonne / Reims, 2002
Livre d'école, Ediciones del Hebreo Errante, Madrid, 2002
Gedichte aus der Ferne, Raumlyrik, Fundamental, Köln, 2003
Le jardin japonais du poète Yu, La main courante, La Souterraine, 2003
Ech catieu d’Pinkigni précédé des versions d’Olivier Engelaere et d’Ivar ch’Vavar, poèmes en picard, Secondes Éditions du K., Arras, 2003
Les constellations en 2002, Le Corridor bleu, 2003
Le poète Yu, Ediciones del Hebreo Errante, Madrid, 2003
Viola Tricolor, poèmes, En Forêt / Verlag Im Wald, 2004
Heureux les oiseaux ils vont vers la lumière, Éd. des Vanneaux, Montreuil-sur-Brêche, 2oo5
Ech biœ tenp, poème en picard, supplément de la revue L’enfance no 1, Amiens, 2oo5


Avec Ilse Garnier:
L'expressionnisme allemand, André Silvaire, 1962
Poèmes mécaniques, André Silvaire, 1965
Prototypes, Textes pour une architecture, André Silvaire, 1965
Othon II. Jeanne d'Arc, Structures historiques, André Silvaire, 1967
Esquisses palatines, André Silvaire, 1971
Anthologie de poésie spatiale, Maison pour tous, Calais, 1979
Kunstmappe, Verlag der Kunst, Dresden, 1984
Le spatialisme en chemins, Corps Puce, Amiens, 1990
Fibel, eine Elegie, Hybriden Verlag, Berlin, 1996
Die Erde ist ein denkender Kopf, Landpresse, Weilerswist, 1997
Poésie spatiale = Raumpoesie, Universitäts-Verlag Bamberg, 2001

Traductions:
Benn, Kuba, Lysohorsky, Novalis, Nietzsche, Goethe, Heine, Schopenhauer, Lichtenberg...

Livres sur la Picardie.

Sur Pierre Garnier :
Pierre Garnier, par Jean-Marie Le Sidaner, Formes et Langages, Uzès, 1976
Pierre Garnier et le spatialisme, par Martial Lengellé, Université Jules Verne, Amiens, 1978
Pierre et Ilse Garnier, par Francis Edeline, Yellow Now, 1981
La Petite Fabrique de Rêves no 11, Traumfabrik Editions, Couture, 1997
Pierre Garnier : actes du colloque d'Angers et Rochefort-sur-Loire des 29, 30 et 31 mai 1997, Presses de l’Université d’Angers, 1999
L'oreillette, nos 3o et 31, Clapàs, Aguessac, 1999
L'œuvre poétique de Pierre Garnier, par Martial Lengellé, Thèse de doctorat, Presses de l'université d'Angers, 2oo1
Pierre Garnier, Le parcours d'un poète, Bibliothèque départementale de la Somme, 2002
Sprache und Raum, Die poésie spatiale von Pierre und Ilse Garnier, par Gaby Gappmayr, Aisthesis Verlag, Bielefeld, 2004
Faîtes entrer l’infini no 39 (entre autre sur la polémique Garnier-Aragon, voir le sommaire complet), 2005

Cette bibliographie est celle des éditions En Forêt/Verlag Im Wald, augmentée et mise à jour, qui donnent par ailleurs une série de critiques sur Car nous vivons et mourons si peu. On peut également trouver une critique et une deuxième sur Viola Tricolor sur le site des Chroniques de la Louxiotte, une autre de Sitaudis sur l’Immaculée conception.
On peut aussi trouver sur Internet
un extrait de Melancolia avec une bibliographie, un de l’Immaculée conception (bilingue français/allemand),
les Poèmes rectangles, une poésie spatiale et une autre de Pierre et Ilse Garnier,
la présentation d’un livre d’artiste, d’un autre (Redfoxpress),
des enregistrements et une correspondance sur UbuWeb (en anglais),
une étude sur Pierre et Ilse Garnier et l’architecture (en anglais, voir plus haut
Prototypes, Textes pour une architecture),
et même le thème astral de Pierre Garnier…
et enfin une bibliographie d’Ilse Garnier (en allemand).

lundi 09 janvier 2006

Anne Portugal

Anne Portugal est née à Angers (Maine-et-Loire) en 1949. Elle vit et travaille à Paris.

Bibliographie
La Licence, qu'on appelle autrement parrhésie, Gallimard, 1980
Plumes, gravures de C. Thouzeau, J. de Champvallins, 1981
Les Commodités d'une banquette, P.O.L., 1985
De quoi faire un mur, P.O.L., 1987
Le plus simple appareil, P.O.L., 1992
Fichier, Éditions Chandeigne, 1992.
La réalité en face / la quoi ?, (avec Caroline Dubois) éditions Al Dante/RROZ, 1999.
Les gens contents de se baigner, Éditions RUP&RUD, 2001
Voyer en l'air, Éditions de l'Attente, « Week-end », 2001
Définitif bob, P.O.L., 2002

avec Liliane Giraudon, Josée Lapeyrère et Michelle Grangaud : Marquise vos beaux yeux, Le bleu du Ciel, 2005

bibliographie incluant les publications en revue et en ouvrages collectif sur le site de P.O.L.
Sur le site du Printemps des poètes
sur le site du cipM
Un article de Agnès Disson sur le site de Inventaire/Invention à propos de Définitif bob
à propos de Marquise vos beaux yeux, ouvrage écrit à huit mains avec Liliane Giraudon, Josée Lapeyrère et Michelle Grangaud

samedi 07 janvier 2006

Liliane Giraudon

Liliane Giraudon est née le 13 avril 1946.
Cofondatrice avec Jean-Jacques Viton de la revue
Banana Split (1980-1990), de la revue vidéo-filmée La Nouvelle BS (1990-2000) et de l'Atelier-Traduction "Les Comptoirs", elle est membre de la revue Action Poétique et de la Cosmetic Company. Elle co-dirige la revue If et la collection "Les Comptoirs", aux éditions Al Dante. Elle vit et travaille à Marseille.

bibliographie
"Têtes ravagées : Une Fresque", La Répétition, 1978 (épuisé)
Je marche ou je m'endors, Hachette/P.O.L, 1982 (épuisé)
Some post cards about CRJ and other cards, avec J.-J.Viton, Spectres Familiers, 1982 (épuisé)
La Réserve P.O.L., 1984
Billy the Kid, l (In memoriam Jack Spicer), livret boîte à rythmes, Manicle (H.C), 1984 (épuisé)
Quel jour sommes-nous, (avec un polaroïd de l'auteur), Ecbolade, 1985
« La Nuit »
 P.O.L., 1986
 _V_ (avec 6 vignettes de Nanni Balestrini), La Main Courante, 1987
Divagation des chiens
P.O.L., 1988
Pallaksch, Pallaksch
 P.O.L., 1990
Fur
, P.O.L., 1992
Les animaux font toujours l'amour de la même manière P.O.L., 1995
Malmousque, (interventions de Frédéric Deluy), Parcelle, 1996
Benjamin/Baudelaire/Marseille, avec J.-J. Ceccarelli et P. Box, Corneway, (H.C), 1997
Parking des filles P.O.L., 1998
Anne n'est pas Suzanne, (photo Casa Factori), La main Courante, 1998
Homobiographie avec la cosmetic company, Farrago, 2000
Sker, P.O.L., 2002
La Fiancée de Makhno P.O.L., 2004
Carnet de nuit à Reykjavík, Fidel Anthelme X, 2004
L’Onanisme d’Hamlet, Les Cahiers de la Seine, 2004
Greffe de spectres, P.O.L., 2005
Trente titres, (avec Claire Colin-Colin, Laure Maternati, Les Éditions précipités, 2005
Les Talibans n’aiment pas la fiction
, Inventaire/Invention, 2005
Marquise vos beaux yeux, avec Michelle Grangaud, Josée Lapeyrère, Anne Portugal, Le Bleu du ciel, 2005

Traductions
Très nombreuses traductions notamment de Nanni Balestirni, de Saül Yurkevich., Rafael Cadenas (Venezuela), Victor Manuel Gaviria (Colombie), Carmen Olle (Pérou), Blanca Varela (Pérou),
Carlos A. Aguilera (Cuba), Nelson Asher (Brésil), Ryoko Sekiguchi (Japon), Carpanin Marimoutou (La Réunion),Tom Raworth (Grande Bretagne), Andrea Raos (Italie).
Elle a réalisé aussi de nombreux travaux avec des plasticiens ou des musiciens.

anthologie
29 femmes, Poésie en France depuis 1960 (avec Henri Deluy), Stock 1994

Expositions
Carnets et dessins, Galerie Meyer, Marseille juin 2004
Dessins Carnets Installation "les Marseillaises", le V.A.C. Ventabren, octobre 2005

Tracts

Théâtre
La femme et le faucon, 3° Rencontres Jacques Copeau, mise en scène Christian Germain Pernand,  1993
La veuve de Robespierre s’ennuie, Cie.Picomètre, chorégraphie Sophie Mathey, Théâtre Dunois, Paris 1999
Time is out of join part I, mise en scène Angela Konrad, Théâtre des Bernardines, Marseille (les informelles), 2001
Time is out of join part II,  mise en scène Angela Konrad, 3bisF, Aix en Provence, 2002
La fiancée de Makhno, mise en espace Thierry Raynaud avec Anne Claude Gustiaux et Thierry Raynaud, intervention musicale Jean Marc Montera, espace sonore Fabrice Cesaro, vidéo Patrick Laffond, Théâtre Montevidéo, Marseille 2004.

Sur le site de son éditeur P.O L.
commentaire de Sker sur Sitaudis
Sur le site du Printemps des poètes
Lire un texte de Liliane Giraudon sur le site de Inventaire/invention
sur le site du cipM
note de lecture de
Parking des filles
Sur le site du centre Pompidou

vendredi 06 janvier 2006

Jerzy Ficowski

Jerzy Ficowski est une grande figure de la poésie polonaise contemporaine et si le prix Nobel n'avait pas couronné récemment deux autres poètes polonais (Wislawa Szymborska et Czeslaw Milosz), il serait sans doute parmi les lauréats potentiels.
Il est né en 1924. Très jeune il découvre les Boutiques de cannelle de Bruno Schulz mais lorsqu'il entreprend de faire la connaissance de l'auteur, il est déjà trop tard, ce dernier est reclus dans le ghetto de Drohobycz et y meurt assassiné en 1942 d'une balle dans la nuque par un SS. Mais il n'aura de cesse de l'étudier et de le faire connaître.
Il a commencé à publier en 1940 et comme tous les poètes polonais de sa génération, son œuvre est profondément marquée par l'empreinte de la guerre, de l'oppression et du génocide. C'est aussi une poésie qui repose sur une connaissance encyclopédique du folklore polonais et des poésies tsigane, roumaine, yiddish dont il est traducteur en polonais
Il s'est en effet fait "le porte-parole en Pologne de la poésie tsigane et juive. Il a découvert, traduit, défendu la poésie des tsiganes polonais et sa porte-parole Papusza. Il a traduit la poésie populaire juive et aussi les poètes yiddish, tant d'avant-guerre que de l'anéantissement, comme Itshak Katzenelson et son Chant du peuple juif assassiné. Et surtout - sommet de la compassion et de la solidarité humaine - il s'est lui-même fait poète de la Shoah, dans le recueil Déchiffrer les cendres" (page de France Culture citée en référence dans les liens).
Jusqu'à présent Jerzy Ficowski n'était accessible en français que par le biais de quelques poèmes publiés en 2000 dans un Panorama de la poésie polonaise au XXe  siècle par les éditions Noir sur blanc.
Grâce à Jacques Burko, sa présence s'affirme aujourd'hui (janvier 2006) : présence dans un important article de la revue Diasporiques (n° 36 de décembre 2005) consacré à la poésie polonaise face au génocide, publication d'une anthologie (au prix très accessible de 7,5 €, il faut le noter), chez Buchet Chastel.
Je remercie Jacques Burko pour ses traductions et pour les nombreux éléments que je lui ai empruntés pour rédiger cette notice.

 

Bibliographie en français
Tout ce que je ne sais pas, Buchet-Chastel, 2005.
Déchiffrer les cendres, Est-Ouest, 2005 (épuisé)
Bruno Schulz, les régions de la grande hérésie, Noir sur Blanc, 2004

Une très belle page sur le site de France Culture
une page en anglais

 

jeudi 05 janvier 2006

Michelle Grangaud

Michelle Grangaud, née en 1941 à Alger. Elle vit à Paris et a été cooptée membre de l’Oulipo en 1995. Spécialiste incontestée des anagrammes, auxquels elle a consacré plusieurs ouvrages, elle est la créatrice de la contrainte sexagrammatine et de celle de l’ "avion"(abréviation de "abréviation"). Ses contraintes de prédilection font intervenir les lettres et les nombres, mais certains ouvrages, comme État-civil, fonctionnent sur l’inventaire, le classement et la redistribution. Elle est membre du Comité de rédaction de la revue Poésie.

Bibliographie
Mémento. Fragments : anagrammes, P.O.L., 1987
Stations, anagrammes, P.O.L., 1990
Renaîtres, Ecbolade 1990
Geste, P.O.L., 1991
Jours le jour : chronique, P.O.L., 1994
Les formes de l'anagramme, Bibliothèque Oulipienne, octobre 1995
 D'une petite haie, si possible belle, aux Regrets, Bibliothèque Oulipienne,
On verra bien, Plurielle, les Guère Epais, 1996
Poèmes fondus, P.O.L., 1997
Oulipo fondu, Bibliothèque Oulipienne, 1997
État-civil, P.O.L., 1998
hahaôahah, Bibliothèque Oulipienne, 1998
La bibliothèque de Poitiers, avec Jacques Jouet et Jacques Roubaud, La licorne, 1998
Une bibliothèque en avion, Bibliothèque Oulipiennenovembre 1999
Souvenirs de ma vie collective: sujets de tableaux sans tableaux, P.O.L., 2000.
Calendrier des poètes, P.O.L, 2001. voir note de lecture
Le bébégaiement du beau Beaubourg, L’Attente, 2001
Un voyage divergent, Bibliothèque Oulipienne, 2001
Calendrier des fêtes nationales, P.O.L, 2003

sur la toile :
Sur le site de l'Oulipo of course !
Michelle Grangaud Sur Sitaudis, avec deux textes inédits
Une belle note bio-bibliographique sur le site fratrazie
sur le site de P.O.L. son éditeur
Ce site est en anglais mais donne la version originale de plusieurs poèmes de Michelle Grangaud
fiche de lecture de Etat-Civil sur le site du Matricule des Anges
Ecouter Michelle Grangaud (très belle voix, un soupçon d'essoufflement comme une urgence)
sur le site de Marelle, à partir d'un texte de Michelle Grangaud

"les peaux les pots les poèmes
aiment le vert les vers à pied"
lire la suite

mardi 03 janvier 2006

Josée Lapeyrère

Josée Lapeyrère est originaire du Gers ; elle vit et travaille à Paris. Médecin, elle pratique la psychanalyse. Elle a créé la revue Le Temps des Loups, dans les années 1970 puis Zoum-Zoum, ; elle apublié dans diverses revues, dont Po&sie, Action poétique, Tombe tout court, If, Banana Split, Le Bleu de ciel… ; elle collabore au journal le Discours psychanalytique et appartient au groupe lacanien de l'Association freudienne internationale.

bibliographie
Là est ici, Gallimard, 1976
La Quinze-Chevaux, Flammarion, 1987
LA 15 CV, Séguier, 1989
Fontaines, (collectif) Argraphie, 1990
Comment faire le Tour, éloge de la course, Point Hors(ligne, 1992
Belles Joues les Géraniums, Flammarion, 1994
Éloge du coureur (réédition), 1998, Al Dante
Les Nappes, avec J.J.Ceccarelli, 1998, Al Dante
5 contemporar y french women poets, Serge Gavronsky, New-York, 1997 (Grangaud, Risset, Giraudon, Lapeyrère, Kaplan, Portugal)
aucune des choses rencontrées en mer et qu'on ne remarque pas, n'est un arbre, avec J.J.Ceccarelli, Le Bleu du ciel, 1998
Ouvrier vivant (collectif), 1999, Al Dante, 1999
entre 2 et 3, avec Thierry Cauwet, Al Dante, 1999
1/0, Ulysse fin de siècle, 2000
Soundioulou Cissokho, roi de la kora, Allalaké, Dakar, 2000
mon mari était pâtissier, l’attentive, 2002
la grammaire en forêt, Farrago-Leo Scheer, juin 2003
1,2,3,4,5,6,7,8 jeux avec J.J.Ceccarelli, 2003


fiche sur le site du cipM
Une très belle note de lecture de la grammaire en forêt sur Sitaudis
pour les amateurs, deux textes psychanalytiques de Josée Lapeyrère sur le site Freud-lacan.com

lundi 02 janvier 2006

Alain Duault

020106_alain_duault_lisantAlain Duault est producteur d'émissions radiophoniques et télévisées sur la musique, critique musical, musicologue, romancier et poète.
Il a reçu en 2002 le Grand Prix de poésie de l'Académie française pour son recueil Où vont nos nuits perdues.   

 

bibliographie
Colorature, Gallimard, 1971
Verdi, la musique et le drame, Gallimard, 1986
Le jardin des adieux, Gallimard, 1999
Verdi, une passion, un destin, Gallimard, 2000
La dévoyée, le roman de la Traviata, Belfond, 2000
Où vont nos nuits perdues, Gallimard, 2002
La femme endormie, Plon, 2003
Nudités, Gallimard, 2004
Chopin, Actes Sud, 2004
Préface de Les métiers de l'opéra, (par Laurence Helleu), Actes Sud, 2005

A paraître en 2006 :
Une hache pour la mer gelée, Gallimard

Un article sur Alain Duault

Une note critique sur la poésie de Duault
Une note de François Bon sur Où vont vos nuits perdues sur le site remue.net
La fiche d’Alain Duault dans la Poéthèque

photo ©florence trocmé, Alain Duault, lors de la lecture donnée pour les 20 ans de la revue Le Nouveau Recueil
 

samedi 31 décembre 2005

Claude Vigée

311205_vigee_et_massonClaude Vigée est né à Bischwiller (Bas-Rhin) le 3 janvier 1921 dans une famille juive établie en Alsace Son enfance se passe dans une région où on parlait surtout le dialecte alsacien. Cette expérience sera décisive pour lui "les mots du dialecte alsacien sont saturés de substance" dit-il dans Délivrance du Souffle. Il faut aussi lire Un Panier de Houblon pour mieux comprendre le caractère fondateur de cette enfance, pourtant marqué par le climat de tristesse engendré par la mésentente de ses parents et le caractère dépressif de sa mère.
Il fait ses études secondaires au collège classique de Bischwiller puis au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg. En 1938, il est évacué, puis expulsé d'Alsace avec tous les siens à la suite de l'occupation nazie. Étudiant en médecine, il participe à l'organisation de la résistance juive à Toulouse contre l'occupation hitlérienne et le gouvernement de Vichy, d'octobre 1940 à fin 1942. Il publie ses premiers vers dans la revue résistante
Poésie 42, chez Pierre Seghers.
Réfugié aux États-Unis au début de 1943, il s'y marie après la guerre avec sa cousine Évelyne, et y termine son doctorat en langues et littératures romanes en 1947.
Il enseigne la littérature française à l'Ohio State University, à Wellesley College, puis à l'Université Brandeis, près de Boston. C'est là que grandissent ses enfants, Claudine et Daniel, nés en 1948 et 1953.
En 1950, il publie son premier livre de poèmes,
La lutte avec l'ange, à Paris,
La famille s'installe en Israël durant l'été 1960 et il est nommé professeur de littérature française et comparée à l'Université hébraïque de Jérusalem, où il enseignera jusqu'à sa retraite, en 1983.
Le 18 mars 2000, le Centre culturel Claude-Vigée a été inauguré à Bischwiller.
311205_vigee_2 Depuis 2001, Claude et Evy Vigée sont installés à Paris.
Claude Vigée a reçu plusieurs prix littéraires français et étrangers : le Prix international Jacob-Burckhardt (Suisse, 1977), le Prix Fémina Vacaresco pour la Critique (1979), le Prix Johann-Peter Habel (R.F.A. 1984), le Grand prix de Poésie de la Société des Gens de Lettres de France (Paris 1987), le Prix de la Fondation du Judaïsme français (1994), le Grand prix de Poésie de l'Académie française (1996), Le prix de Littérature européenne de la Fondation Würth (2002).
De son vrai nom Claude André Strauss, Claude Vigée choisit son nom dans les années 40 "Comme mon aïeul Jacob sortant du gué du Yabbok vainqueur, mais blessé, après le combat avec l'ange, « je boîte, mais
vie j'ai -, moi aussi ! » Désormais, Claude Vigée sera mon nom, celui d'un poète juif" (Cité in Anne Mounic, La poésie de Claude Vigée, l'Harmattan, 2005, p. 61)


Bibliographie
Forme du poème : Étude sur la poétique, The Ohio State University Press, 1949
La lutte avec l'Ange, Les Lettres, 1950 - réédition l'Harmattan 2005.
Avent, Les Lettres, 1951.
Aurore souterraine, Seghers, 1952.
La Corne du Grand Pardon, Seghers, 1954.
L'été indien (poèmes et journal de l'été indien), Gallimard, 1957 - réédition Cerf/Paroles et Silence 2001.
Les artistes de la faim, Calmann-Lévy, 1960
Révolte et louanges, José Corti, 1962
Canaan d'exil, Seghers, 1962
L
e poème du retour, Mercure de France, 1962.
Moisson de Canaan, Flammarion, 1967
La lune d'hiver, Flammarion, 1970, réédition : Honoré Champion 2002
Le soleil sous la mer (poèmes 1939-1971), Flammarion, 1972.
Délivrance du souffle, Flammarion, 1977.
Du bec à l'oreille (album de textes), Ed. de la Nuée Bleue, Strasbourg 1977
L'Art et le démonique (essais), Flammarion, 1978
L'Extase et l'Errance (essais), Grasset, 1982 
Pâque de la parole, Flammarion, 1983
Le Parfum et la Cendre (entretiens), Grasset, 1984
Les Orties noires (poèmes et proses), Flammarion, 1984 - réédition éd. Oberlin 2001
Vivre à Jérusalem, Une voix dans le défilé, 1960-1985 , Nouvelle Cité, 1985
La Manne et la Rosée (essai), Desclée de Brouwer, 1986 .
La Faille du regard (essais et entretiens), Flammarion, 1987.
Wénderôwefir, Association Jean-Baptiste Weckerlin, Strasbourg, 1988.
Aux sources de la littérature moderne I, les Artistes de la Faim (essais), Entailles - Philippe Nadal 1989.
Le feu d'une nuit d'hiver (poèmes), Flammarion, 1989
Apprendre la nuit, (poèmes), Arfuyen, 1991
L'héritage du feu, Mame, 1992
Dans le silence de l'Aleph, Albin Michel, 1992
L'héritage du feu (essais – poèmes - entretiens), Mame, 1992
Les puits d'eaux vives (avec Victor Malka), Albin Michel, 1993
Un panier de houblon
tome I,
La Verte Enfance du monde, J.-C. Lattès, 1994
tome II,
L'Arrachement, J.-C. Lattès, 1995
Treize inconnus de la Bible (avec Victor Malka), Albin Michel, 1996
La Maison des vivants, Images retrouvées , La Nuée Bleue, 1996 
Aux portes du labyrinthe (poèmes, 1939-1996), Flammarion, 1996
La lucarne aux étoiles, Cahiers de Jérusalem, 1967-1997, Le Cerf,1998
Le Grenier magique , Graph-Editions, Bischwiller, 1998 
Vision et silence dans la poésie juive - Demain la seule demeure (essais et entretiens) L'Harmattan,1999 Le passage du vivant, éd. Paroles et Silence, 2001
Les Orties noires, nouvelle édition bilingue, Oberlin, 2000
Journal de l'été indien : Il n'y a pas de temps profane, Parole et Silence, 2000
Dans le creuset du vent, Éditions Parole et Silence, 2003
Danser vers l'abîme, éd. Parole et Silence, 2004
Être poète pour que vivent les hommes, choix d'essais et d'entretiens 1950-2004, Parole et silence, 2005
La lutte avec l'ange, poèmes 1939-1949, l'Harmattan, 2005

TRADUCTIONS

Cinquante poèmes de R. M. Rilke, "Les lettres", 1953 et "jeunes amis du livre", 1957.
Mon printemps viendra, poèmes de Daniel Seter, adaptés par Claude Vigée, P. Seghers, 1965.
Les yeux dans le rocher, poèmes de David Rokéah, traduits de l'hébreu par Claude Vigée, José Corti 1968.
L'Herbe du songe, poèmes d'Yvan Goll, traduits de l'allemand par Claude Vigée, Ed. Caractères, 1971, Arfuyen, 1988.
Le vent du retour, poèmes de R. M. Rilke, Arfuyen, 1989.
Quatre Quatuors, poèmes de T.S. Eliot traduits de l'anglais, The Mernard press, Londres, 1992.
Un abri pour nos têtes, recueil de poésie de Shirley Kaufman, traduit et préfacé par C. Vigée, Editions Cheyne 2003.
Rainer Maria Rilke - le vent du retour, Ed. Arfuyen Strasbourg mai 2005

Quelques ouvrages sur Claude Vigée :
Jean-Yves Lartichaux,
Claude Vigée, Seghers poètes d'aujourd'hui, 1978
La terre et le souffle, rencontre autour de Claude Vigée, actes du colloque de Cerisy, 1988, Albin Michel, 1992
Anne Mounic,
la poésie de Claude Vigée, Danse vers l'abîme et Connaissance par joui-dire, l'Harmattan, 2005

Pour une bibliographie complète, notamment en ce qui concerne les articles publiés sur Claude Vigée, je renvoie au livre d'Anne Mounic,
la poésie de Claude Vigée, Danse vers l'abîme et Connaissance par joui-dire, l'Harmattan, 2005

Un très bel ensemble sur Claude Vigée, sur le site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine, avec de nombreuses photos et un texte lu en judeo-alsacien par Claude Vigée (section Alsace) ainsi que plusieurs poèmes lus.
Sur le site de la ville de Bischwiller
Une page intéressante sur le site de France Culture
fiche©florence trocmé

Photos ©florence trocmé. Les deux ont été prises en 2005.
En haut, en compagnie de Jean-Yves Masson lors d'une rencontre autour de Nelly Sachs au musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris
En bas, lors d'une lecture bilingue avec la poète Shirley Kaufman, à la librairie anglophone Village Voice à Paris

samedi 17 décembre 2005

Norge

Georges Mogin est né en 1898 à Bruxelles. A partir de 1923, il choisit l'écriture sous le nom d'abord de Geo Norge puis Norge. Il fonde en 1931 le Journal des Poètes puis en 1937 les Cahiers blancs. En 1983 il reçoit un hommage à la Maison de la Poésie à Paris. Il est mort en 1990.

Bibliographie
Vingt-sept poèmes incertains, Monnom, 1923
Plusieurs malentendus suivis de La double vue, Éditions du Disque Vert, 1926
Avenue du ciel, chez l'auteur, 1929
Souvenir de l'enchanté, Éditions A.A.M. Stols, 1929
Calendrier, chez l'auteur, 1933
Florilège de la nouvelle poésie française en Belgique, composé par Géo Norge, A.A.M. Stols, 1934
La belle endormie, Éditions Sagesse, 1935
C'est un pays, Éditions Sagesse, 1936
Poètes français de Belgique, Les nouvelles éditions européennes, 1936
Le sourire d'Icare, Éditions Ça ira, 1936
L'imposteur, chez l'auteur, 1937
« C. Milosz », Cahiers blancs, Bruxelles, 1939
Joie aux âmes, Les Cahiers du Journal des Poètes, 1941
L'imagier, Éditions du Cercle d'art, 1942
Les râpes, Seghers, coll. « Poésie (Seghers) », 1949
Famines, Stols, 1950
Les oignons, Éditions du Plomb qui fond, 1953
Le gros gibier, Seghers, 1953
Nouveau cornet d'oignons, chez l'auteur, 1953
La langue verte, Gallimard, 1954. (La langue verte, Gallimard, 1982)
Les oignons (augmenté de 50 inédits), Henneuse, 1956
Les quatre vérités, Gallimard, 1962
Le vin profond, Flammarion, 1969
Les cerveaux brûlés, Flammarion, 1969
La Chanson du Concierge, Bram : Michel Cosem, Éditions Encres vives
Bal masqué parmi les comètes, Éditeurs français réunis, 1972
Les dynasties, Gérard Oberlé, 1972
La belle saison, Flammarion, 1973
Les rhinobsédées, Michel Richard, 1976
Le pense-bête, Gérard Oberlé, 1977
Oeuvres poétiques 1923-1973, Seghers, 1978
Les mirlitons, École des Loisirs, 1978
La boîte à gifles, Édition du Temps parallèle, 1978
Eux les anges, Flammarion, 1978
Les oignons sont en fleur, Jacques Antoine, 1979
Fredons de mémoire, bourdons d'oreille et plume qui flâne, Jean Grassin, 1980
Le canard de ma tante, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1982
Ne me lâchez pas la main, Gérard Oberlé, 1982
Le sac à malices, Le Pavé, 1984
Les coq-â-l'âne : poèmes, Gallimard, 1985
Remuer ciel et terre, La langue verte et autres, Labor, 1985
Le stupéfait, Gallimard, 1988
Feuilles de chou, avec des dessins de l'auteur, Jacques Antoine, 1989
Poésies 1923-1988, préf. et choix de Lorand Gaspar, Poésie/Gallimard NRF, 1990
Noëls de Norge, William Blake et Co, 1990
Vin profond, Flammarion, 1992
La Belle saison, Flammarion, 1993
Les hauts cris, éolienne, (poèmes inédits 1989-90), 1999
Le sourire d'Icare, éolienne, 2005

On peut trouver une toute petite notice et une photo du poète
et une page plus conséquente
Extrait sonore: Lecture par Norge du poème Une chanson bonne à mâcher
Une très belle note avec une magnifique bibliographie et une biographie chronologique très détaillée.

©fiche florence trocmé

vendredi 16 décembre 2005

Nadia Tueni

Nadia Tueni est une auteur libanaise d'expression française reconnue "pour une poésie qui porte en elle les rythmes, les visions, la somptuosité du vers arabe".
Elle est née à Baakline au Liban, d'un père diplomate et écrivain de religion druze, et d'une mère française ; elle était bilingue et se réclamait des deux cultures. Élève des soeurs de Besançon à Beyrouth, puis de la Mission laïque française, elle poursuivit ses études secondaires au lycée français d'Athènes, où son père était ambassadeur. Elle épouse en 1954, Ghassan Tueni, journaliste et député de Beyrouth, qui fut plus tard ambassadeur du Liban à l'ONU de 1977 à 1982. Ils eurent trois enfants : Gibran, journaliste qui vient d'être assassiné (12 décembre 2005) à Beyrouth, Makram, tragiquement disparu dans un accident automobile il y a quelques années à Paris, et une fille Nayla, dont la mort à l'âge de sept ans d’un cancer conduira Nadia Tueni à la composition de son premier recueil, Les Textes blonds, parut en 1963. En 1965, Nadia Tueni est atteinte elle aussi d'un cancer. En 1967, elle devient rédactrice littéraire au journal libanais de langue française, Le Jour, et collabore à diverses publications arabes et françaises.
Elle a reçu le prix de l'Académie Française en 1973
Nadia Tueni est décédée à Beyrouth en juin 1983, des suites de son cancer

bibliographie
Les textes blonds, 1963
L'âge d'écume, 1965
Juin et les Mécréants, Seghers, 1968
Poèmes pour une histoire, 1972, Seghers, prix de l'Académie française en 1973
Le Rêveur de Terre, 1975, Seghers
Liban: vingt poèmes pour un amour, 1979, Beyrouth
Archives sentimentales d'une guerre au Liban, 1982, Beyrouth
La Terre arrêtée, recueil posthume, 1984, Belfond.
Une guerre pour les autres, Lattès, 1985
De ma fenêtre sans maison, Le Chêne, 1996
Jardinier de ma mémoire, Flammarion, 1998

A signaler aussi :
Nadia Tueni, Les oeuvres poétiques complètes. Éditions Dar An-Nahar, 1986.
Nadia Tueni, La prose. Éditions Dar An-Nahar, 1986



Un dossier spécial écrit en collaboration avec Nelly Fahhouri, auteur d'un essai sur l'oeuvre de Nadia Tueni (La quaternité de la parole poétique de Nadia Tueni)

Quatre poèmes de Nadia Tueni

Dix poèmes de Nadia Tueni

Une importante collection de poèmes de Nadia Tueni

et une autre, très riche aussi

La femme nouvelle dans la poésie, un article de Nadia Tueni

et sur le site du quotidien libanais L'orient-le jour, les réactions à la mort de Gibran Tueni

jeudi 15 décembre 2005

Saül Yurkievich

Saül Yurkievich est né en Argentine, le 28 novembre 1921. Après des études dans sa ville natale de La Plata, il obtient en 1962 une bourse du gouvernement français pour compléter un travail sur Apollinaire (thèse passée en 1966).
C'est aussi cette année-là qu'il revient en France et prend un poste de professeur invité à l'Université de Rouen ; il participe ensuite à la création de l'Université de Paris-Vincennes, en 1968. Il prend la nationalité française en 1983. Il a également enseigné dans de nombreuses universités américaines, Harvard, Chicago, Columbia, Johns Hopkins, UCLA, Maryland, et Pittsburgh.
Auteur de dix sept recueils de poésie et d'une quinzaine d'ouvrages ou essais critiques, il fut membre du collectif de la revue Change. Il a été notamment collaborateur d'Action Poétique.
Il a été distingué par le Pushcart Prize en 1984
Enfin il a été le premier traducteur en espagnol d'Edmond Jabès et s'est chargé de l'édition complète des œuvres de son ami Julio Cortazar
Il est mort le 27 juillet 2005 dans un accident de voiture.

(La plupart de ces renseignements sont tirés du numéro 182 d'Action poétique, qui publie un très beau dossier sur le poète, après sa disparition)

Eléments de bibliographie en français :
Je m'étonne qu'un homme qui a tant donné à la France, soit aussi peu traduit et que son oeuvre soit aussi peu disponible ici.
Tango (avec Henri Deluy), anthologie, P.O.L. 1988, voir aussi cet article de Cécile Guivarch
Envers, Seghers, 1998
Soi-disant, Seghers, 1990
Embuscade, Fourbis, 1996
L'Épreuve des mots, Poètes hispano-américains, 1960-1995, une anthologie, Stock, 1996
Résonances, Créaphis
Intempérie, Fata Morgana, 2003
Littérature latino-américaine : traces et trajets, Folio/Gallimard, 1992

sur la toile :
une très belle fiche sur le site des éditions P.O L avec la plupart des titres originaux de Saül Yurkievich avec la plupart des titres originaux de Saül Yurkievich
une courte présentation (et une belle photo) en anglais

fiche ©florence trocmé

mercredi 14 décembre 2005

Sylvie Fabre G.

Sylvie Fabre G. est née à Grenoble en 1951. Elle a deux enfants. et est professeur de lettres à Voiron en Isère. Elle anime ponctuellement des ateliers d’écriture, participe à de nombreuses lectures, rencontres, expositions. Elle ime travailler avec des artistes.
Bourse d’encouragement du Centre national du livre (1997) et Bourse de création du Centre national du livre (2003)

bibliographie 
L’Autre Lumière, Éditions UNES, 1995
Première Eternité, Éditions Paroles d’aube, 1996
La Vie secrète, Éditions UNES, 1996 
Le Bleu, Éditions UNES, 1997
L’Heureuse Défaite, Gravures M. Pessin, Éditions Le Verbe et l’empreinte, 1997
Dans La Lenteur, Éditions UNES, 1998
L’Isère, Editions du Félin, 1999
Lettre de la mémoire, photos S. Bertrand, Éditions Le Verbe et l’empreinte, 2000
Le Livre du visage, lavis Colette Deblé, Éditions Voix d’encre, 2001
Deux Terres, un jardin, Editions Le Pré Carré, 2002
L’Approche infinie, Le Dé Bleu, 2002
Le Génie des rencontres, L’Amourier, 2003
D’un mot, d’un trait, Lettre du geste de S. Fabre G., poèmes de F. Cheng et gravures de M. Pessin, Éditions Le Verbe et l’empreinte, 2005
Quelque chose, quelqu’un, L’Amourier  2005
Les Yeux levés L'Escampette, 2005

Livres d’artiste :
L’Autre Lumière ( exemplaires de tête : peintures de Solange Triger )
La Vie secrète ( exemplaires de tête : photographies de Léopold Trouillas )
Dans La Lenteur ( exemplaires de tête : peintures de Solange Triger )
Le Bleu , aquarelles de Maurice Rey, Ed. Unes
Monographie Jean-Claude Bligny, Poèmes, 1995
La Fugitive, gravures de Mariette, Ed. La maison de Mariette, 1996
L’île
, livre manuscrit peint par Anne Slacik, 1997
Le Visage, collages de Sylvie Planche, 1997
Icône de la femme, dessins de Colette Deblé, 1998
Lettre horizontale pour Bernard Noël, aquarelle de Frédéric Benrath, 2000
Le Scribe, Ed. Le Verbe et l’empreinte, gravures et estampages de M. Pessin, 2001
Lettre du bleu, livre manuscrit peint par Anne Slacik, 2002
Nous avons ce destin d’être appelés, Ed. Le Verbe et l’empreinte, gravures de M. Pessin, 2003
Les excès du présent, photographies accompagnées de poèmes de M. Benhamou, 2003
Gran Corpas, Ed. Mains-soleil, peintures de F. Rebeyrolle, collages peints de L. Rouda-Diaz, 2004
Quelque chose, quelqu’un, Ed. Urdla, 4 gravures de F. Benrath, 2004
D’un trait, d’un mot, Ed. Le Verbe et l’empreinte, Lettre du geste, accompagnée de poèmes de F. Cheng et de gravures de M. Pessin, œuvre collective, 2005
Sur le front pur de la toile, livre manuscrit peint par Anne Slacik, 2005
Les yeux levés, livre manuscrit peint par Fabrice Rebeyrolle

Catalogues :
Ta peau d’homme, pour Fabrice Rebeyrolle, 2003
Lettre du regard, pour Anne Slacik, 2001
Un seul voyage, pour Anne Slacik,2002
La Maison de Mariette, pour Mariette, 2002
L’habité, pour Francis Helgorsky, 2003
Gran Corpas, pour Fabrice Rebeyrolle et Leon Rouda-Diaz

A paraître

Corps subtil

Publications en revues depuis 1977 :
Sorcières : Lieux, Désir, La Mort, La Saleté, Enfant, Nouvelles et autres ; notes de lecture dans différents numéros.
Aube-Magazine : Italianités, La Parole lumineuse, Chant de bataille, Tout ce qui brille, Sida.
Voix d’encre : La rencontre, D’amour et de nuit.
Bacchanales : numéro 6 et La Mer entre par la porte.
Arpa : numéro 60, 69,75
L’Arbre à paroles ( Belgique) : De la mort à mourir, Pour rencontrer le paysage, D’elle
Des mots, Des ailes, Mimy Kimet, L’œil au balcon.
Le Journal des poètes ( Belgique ) 97
Aires : Déchiffrement.
Poésie-Rencontre : 98, 02
Lieux d’être : Un peu d’elles, Nuits, Correspondances, Le bonheur existe 1999-2005
Poésie 98 : Fleuves 
Le Croquant juin 98
Poésie en voyage : Le livre, L’entre-deux, Lettre horizontale
Sémaphore ( CIDELE) 2002,2003, 2004
Midi 2000-2003,2004, 2005
Verso 2003
Cahiers de la Mapra, Lyon 2003
Liberté ( Québec)
Versodove ( Italie)
Hablar, Falar de poesia ( Espagne, Portugal)
Les Cahiers de la danse
Lyon capitale
Coup de soleil 58, 60
Le Nouveau Recueil, 2005…
Nunc, 2005

Publications en anthologies depuis 1980 :
Anthologie 80,  Ed. Le Castor astral, 1980
Paroles de poètes,  Ed. Le Dé bleu, 1985
Anthologie amoureuse,  Ed. Paroles d’aube, 1989
Chartreuse, corps mystique, Guide Gallimard,2002
Samizdat, Ed. Le Pré carré, 1999
Une saison en poésie A Dhôtel, Ed. BM Charleville-Mézières, 2001
Poétri, Ed. Autrement, 2000
Anthologie S. Stétié, Ed. Blanc Silex, 2001
Sept écrits de femmes, Ed. CIDELE, revue de Sémaphore, 2003
Ecriture de femmes, Ed. Poésie rencontre, 2003
La coupure du parc, Ed. Tarabuste, 2004
Ce que disent les mots, P. Maubé, Ed. Eclats d’encre, 2004
111 Poètes en Rhône-Alpes, Ed. Maison de la poésie, Le Temps des cerises 2005
Rumeurs de ville, Ed. Le Certu, Lyon 2005
Le jardin de l’éditeur, Ed. L’Amourier, 2005

A paraître
Anthologie J Bousquet, Ed. Le temps qu’il fait


sur le site du Printemps des poètes
aux Éditions Unes
sur le site des Éditions de l'Amourier
sur le site de l'Escampette avec deux poèmes

mardi 13 décembre 2005

Charles Dobzynski

Charles Dobzynski est né en 1929 à Varsovie d’où ses parents viennent à Paris en 1930. Études interrompues du fait de la guerre et de la clandestinité, puis de la mort de son père en 1946. Celle-ci l’oblige à reprendre son petit artisanat de tricot mécanique Publie son premier poème en 1945 dans Jeune Combat, journal de la Jeunesse juive de France issu de la Résistance. En décembre 1949 Paul Eluard présente quelques-uns de ses premiers poèmes dans Les Lettres françaises. Il devient son mentor et son ami. Aragon lui propose en 1950 d’entrer comme stagiaire au quotidien Ce Soir où il fait ses premières armes de journaliste. Aragon et Elsa Triolet présentent quelques-uns de ses poèmes, réunis en plaquettes chez Seghers. Il devient en 1954 critique cinématographique (sous le pseudonyme de Michel Capdenac) puis chef de la rubrique cinéma aux Lettres françaises. La même année, il partage avec Henri Pichette la Bourse de création du Comité National des Écrivains. En 1972 il entre à la revue Europe, dont il est tour à tour secrétaire, puis rédacteur en chef, réalisant des numéros spéciaux et continuant d’y publier jusqu’en 1983 sa chronique de cinéma, sous le pseudonyme de Michel Capdenac. Il reprend ensuite son nom pour une chronique mensuelle sur la poésie qu’il poursuit jusqu’aujourd’hui. Il collabore à diverses publications (Cinéma, action poétique, Corps écrit) et participe depuis sa création en 1999 à la rédaction du journal mensuel Aujourd’hui poème.
Depuis une dizaine d’années il est membre de l’académie Mallarmé et du jury du prix Apollinaire qu’il préside depuis 2005.
Le Ministère de la Culture lui a décerné la distinction de chevalier des Arts & Lettres.
La revue Autre Sud lui a consacré en 2002 un dossier spécial ouvert par un texte de Robert Sabatier.
En 2005, l’académie Goncourt lui attribue sa Bourse Goncourt de poésie pour l’ensemble de son œuvre. La  remise officielle du prix aura lieu le mardi 7 février 2006.

Charles Dobzynski a publié environ quarante titres d’ouvrages de poésie, principalement :
Notre amour est pour demain, Seghers, 1951
Au clair l’amour, Seghers, 1955
D’une voix commune, Seghers, 1962
L’Opéra de l’Espace, N.R.F. Gallimard, 1963
Un cantique pour Massada, Europe poésie, 1976
Arbre d’identité, Rougerie, 1976
Table des éléments
, Belfond, 1978
Délogiques, Belfond, 1981
40 polars en miniature, Rougerie 1983
La vie est un orchestre, Belfond, 1988 prix Max Jacob 1992
Alphabase, Rougerie, 1992
Fable Chine Rougerie, 1996
Géode, Ed. PHI, 1998
Journal alternatif, Bernard Dumerchez, 2000
Corps à réinventer, Ed. de la Différence, 2005,
Le réel d’à côté, L’Amourier, 2005

Des poèmes en prose :
Les choses n’en font qu’à leur tête, Cadex, 1998
l’Escalier des questions, L’Amourier, 2003

D’autres ouvrages en prose, roman ou nouvelles :
Taromancie, Les Éditeurs français réunis, 1977
Le commerce des mondes, Messidor 1985, grand prix de la science-fiction française en 1986
Couleur mémoire, en 1976 préfacé par Miguel Angel Asturias, deuxième édition Nykta, 1997
Que jeunesse se passe, nouvelles, Scandéditions
Lavoir de toutes les couleurs, Cadex, 1995
Le monde yiddish, essai, l’Harmattan, 1998
La Comédie des échecs, livre d’artiste avec des gravures d’Alain Bar

Certains de ses poèmes ont été traduits dans une douzaine de langues et trois de ses livres ont paru en japonais, en tchèque et en turc.

Et des traductions :
Nazim Hikmet, Anthologie poétique et C’est un dur métier que l’exil
Rilke, Les Sonnets d’Orphée, édition bilingue, Messidor, 1989
Avrom Sutzkever (avec Rachel Ertel), Ed. du Seuil 1989
Maïakovski, Le nuage en pantalon, Le Temps des Cerises, 1997
Péretz Markish, Le Monceau et autres poèmes, Ed. de l’Improviste, 2000
et une anthologie de la poésie yiddish rééditée à plusieurs reprises ( Gallimard et le Seuil ) et actuellement dans la collection Poésie/Gallimard.

Sont prévus pour 2006 :
un livre de poésie : la scène primitive, éd. de la Différence
Un cycle épique : Gestuaire des sports, au Temps des Cerises
Un livre de récits : Hantise du lieu.

Charles Dobzynski sur le web :
Sur le site des éditions de La Différence
Un texte de lui sur la revue Europe (qu'il dirige)
Un entretien sur Mallarmé sur le site de RFI
Sur le site de l'Amourier
Un entretien avec Monique Labidoire

samedi 10 décembre 2005

Sarah Kéryna

Sarah Kéryna est née le 29 décembre 1972 à Aurillac. Elle a une formation de comédienne : études de théâtre à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence et participation à des spectacles de François-Michel Pesenti, Agnès del Amo, Danièle Bré, Claude Esnault, Franck Dimech, Hubert Colas.
Poète, elle s'intéresse à différentes formes de mise en scène du texte : pièce musicale, lectures publiques, lecture-mise-en-espace, textes pour le théâtre, animation d'ateliers d'écriture...,
Elle a publié de nombreux textes  dans les revues Nioques, If, Fidel Anthelme X.
Elle est également auteur associée à des projets de théâtre :
Comme des araignées mortes écrasées au fond des assiettes, monologue pour une actrice, mise en scène Franck Dimech, Les Informelles, 1998
Tchekov’s traffic, mise en scène Franck Dimech, 2001
Lectures publiques :
La Machine à Coudre..., lecture-mise en espace au cipM, 1999.
A cause des voisins, à l'occasion de "Lire en fête" à la Minoterie (avec la compagnie Kartoffeln), 2001
Des détours par la traduction (Lorine Niedecker in "Action poétique"), séminaires de traduction collective, cipM, 2002
Elle a été titulaire de la Bourse "Découverte" du Centre National du Livre (CNL) en théâtre en 2003
Résidence d'auteur à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon.
Son dernier opus, Transits est un texte cartographique, où la parole déambulatoire d'un individu (Elle) fait écho à la rumeur du monde entre deux villes .
Un texte est paru en 2005 dans le numéro 182 d'Action Poétique, Miettes, extraits de divers textes en cours

vendredi 09 décembre 2005

André Laude

Je dois le beau texte bibliographique ci-dessous à Pierre Kobel qui a attiré mon attention sur André Laude. Je le reproduis tel qu'il me l'a envoyé et je me contente de lui adjoindre une bibliographie et quelques liens.
FT

"On a écrit de André Laude qu’il était un « soleil noir de la poésie ». Noir d’une existence Noir du refus anarchiste de se soumettre. Noir du désespoir qui a souvent accompagné son existence et qui a contribué à sa fin. Soleil de la révolte qu’il a toujours porté très haut. Soleil de l’éclairage qu’il a donné de l’œuvre des autres : amis et compagnons trop méconnus, artistes emprisonnés et bâillonnés. Soleil des mots qu’il a aimés.
André Laude est selon le choix, un homme sans biographie ou un homme qui a plusieurs biographies.
Un homme sans biographie car il a toujours masqué les éléments de son existence. Il est né en 1936 à Aulnay sous Bois. Il est le fils d'Olga Katz, juive et polonaise « cendre et fumée / au-dessus d'Auschwitz », et d'un père occitan dont on ne sait rien de plus. On comprendra que son enfance ait été fortement marquée par la guerre. Le reste de son existence pourrait n’être qu’une suite de dates de rencontres littéraires, de collaborations à des journaux et des revues, de publications. Il fut critique littéraire au Monde et aux Nouvelles littéraires, chroniqueur photo au Nouvel Observateur et au Point.
Une suite de dates traversées par les faits d’une vie personnelle - on sait qu’il a deux enfants - mais il prit toujours le plus grand soin à masquer cette part de l’existence comme s’il voulait brouiller les pistes d’une identité difficile à trouver et d’une personnalité difficile à assumer.
André Laude n’avait qu’une seule passion : la poésie. Il connaissait des milliers de vers par coeur et était à lui tout seul une anthologie.
Voici ce qu’il en disait : « L’activité poétique pour moi a toujours été liée à l’expérience vécue. J’ai toujours eu pour objectif de rapprocher l’expérience vécue du texte écrit. Je ne conçois pas une poésie qui soit seulement le produit d’une activité mentale. Elle est le produit d’une activité générale qui met en cause l’esprit, les sens, le sexe, la peau, et aussi l’histoire de l’individu, l’histoire collective. Toute mon expérience poétique s’articule autour de cette perspective : la poésie doit changer la vie. »
André Laude est mort à Paris le 24 juin 1995, durant le 13ème marché de la poésie qui se tient place Saint Sulpice."
©Pierre Kobel

Bibliographie (compilée en grande partie à partir de l'article de Wikipédia, signé également Pierre Kobel)
Promenades du soleil, 1955
Pétales du chant, Cahier de l'Orphéon, 1956
Dans ces ruines campe un homme blanc, Guy Chambelland, 1969
Occitanie, Oswald, 1972
Corneille, le roi-image Éditions S.M.I., 1973
Joyeuse apocalypse, Stock, 1974
Élefantaisies (comptines) illustrations de Béatrice Tanaka L'École des loisirs, 1974
Le Bleu de la nuit crie au secours, Subervie, 1975
Testament de Ravachol Plasma, 1975
Vers le matin des cerises Éditions Saint-Germain-des-Prés , 1976
Animalphabet , Éditions Saint-Germain-des-Prés , 1977
19 lettres brèves à Nora Nord Éd. le Verbe et l'empreinte, 1979
Enfantasques, Éd. le Verbe et l'empreinte , 1979
Rue des merguez, Plasma, 1979
Comme une blessure rapprochée du soleil, La Pensée Sauvage, 1979
Liberté couleur d'homme (essai d'autobiographie fantasmée sur la terre et au ciel avec figures et masques) Encre, 1980, Collection Brèches
53 Polonaises, Actes Sud , 1982
L’œuvre de chair, Écrits des Forges, 1988
Journaux de voyage, Albatroz , 1990
Feux, cris et diamants, Albatroz , 1993


Dans la poéthèque du Printemps des poètes
Un bel article sur Wikipédia
Une page-souvenir
Un bel hommage de Michel Butel au moment de la mort du poète, en 1995, dans l'Huma
Une belle brassée de textes pour se faire une idée, sur fond très noir

mardi 06 décembre 2005

Ilse Aichinger

Poète, romancière, femme de théâtre, Ilse Aichinger est née le 1er novembre 1921 à Vienne d'une mère juive médecin et d'un père professeur. Elle vit à Linz puis à Vienne après la séparation de ses parents. En 1939 elle est empêchée de commencer ses études de médecine à cause de la loi raciale. Sa mère est obligée de quitter son emploi de fonctionnaire et de travailler en usine. Une grande partie de sa famille sera exterminée par les nazis.
A la fin de la guerre, Ilse entreprend ses études de médecine mais les abandonne au bout de deux ans pour se consacrer complètement à l'écriture. Elle épouse en 1953 le poète Günter Eich et il aura un fils écrivain Clemens né en 1954 et une fille, Mirjam, née en 1957, décoratrice de théâtre.
Ilse Aichinger a reçu une quinzaine de prix littéraires dont les prix Nelly Sachs, Georg Trakl, Pétrarque.

J'extrais de la préface que Rose-Marie François donne au recueil Le jour aux trousses, dans la collection Orphée/La Différence, ces quelques mots de la critique Ilma Rakuse "l'écriture comme silence, fruit de l'écoute la plus attentive. L'auditeur, le rêveur est concentré. Contrôlé. Oui cela aussi [...] Le doute convient ici, le bon doute qui fait que des mots comme "foin" ou "neige" se transforment en mots-choses [...] qui se laissent tâter, goûter, deviennent des mots étrangers en une petite épiphanie" (p. 9).

Extraits de bibliographie en allemand
Die größere Hoffnung, 1948
Der Gefesselte (1953)
Knöpfe (1953)
Besuch im Pfarrhaus (1961)
Wo ich wohne (1963)
Eliza, Eliza (1965)
Nachmittag in Ostende (1968)
Nachricht vom Tag (1970)
Schlechte Wörter (1976)

La plupart des oeuvres de Ilse Aichinger ont été republiés par S. Fischer Verlag.
Une bibliographie en allemand plus détaillée

en français :
Aucune œuvre n'est disponible en français.
son premier livre, Die grössere Hofnnung, roman, 1948 a été traduit en français sous le titre Le Grand espoir en 1956 par Gallimard ; non disponible, non réédité.
On peut encore trouver en collection Orphée/La Différence, le recueil Le Jour aux Trousses reprenant toute l'œuvre poétique de Ilse Aichinger, traduite par Rose-Marie François et éditée au moment de la publication en 1992.

A noter : Jean-Yves Masson a aussi consacré un article à Ilse Aichinger dans la revue Europe, en juin/juillet 2001.

On ne sera pas étonné dans ces conditions que Ilse Aichinger soit pratiquement absente du web en français
On peut lire une courte notice en anglais ici
Une page assez complète, en allemand, sur Wikipedia
sur la traductrice Rose Marie François

fiche ©florence trocmé

vendredi 02 décembre 2005

Anne Talvaz

Anne Talvaz est née à Bruxelles en 1963. Elle vit actuellement en Chine. Poète elle est également traductrice (notamment 4 recueils de John Ashberry et un livre de Jérôme Rothenberg mais aussi Sylvia Plath, Keith & Rosmarie Waldrop, Charles Reznikoff, etc). Elle publie ses textes dans de nombreuses revues, Poésie 88, Banana Split, Action poétique, If, La NRF, La traductière, Le Nouveau Recueil, Petite, La Polygraphe, Europe.
Elle a traduit en anglais de nombreux poètes français : Marie Etienne, Tita Reut, Véronique Pittolo, Claude Ber, Jacques Dupin, Jude Stéfan, Michelle Grangaud, Joseph Guglielmi...

Bibliographie
    Recueils
Le rouge-gorge américain, La main courante, 1997
Imagines, Farrago, 2002,
Entre deux mers, Librairie Sauramps, 2003
Panaches de mer, lithophytes et coquilles, Comp'Act, 2005
    Anthologies et ouvrages collectifs
Poésie en France depuis 1960 - 29 femmes, Stock, 1994
56 poètes pour Aragon, Dumerchez, 1997
Territoires, Fourbis, 1997
Une "Action poétique", Flammarion, 1998
Noir sur blanc, Fourbis, 1998
L’épigramme, Les Belles Lettres, 2003
49 poètes, un collectif, Flammarion, 2004

Présentation de Panaches de mer… sur le site du Printemps des Poètes

mercredi 30 novembre 2005

Oscar Venceslas von Lubicz Milosz

Oscar Venceslas von Lubicz-Milosz*, (on trouve aussi l'orthographe Oskar Wladyslaw De Lubicz Milosz) poète lituanien de langue française, est né en 1877.Il était issu d'une famille noble et vint à Paris faire ses études au lycée Janson-de-Sailly, puis à l'École du Louvre. Il voyagea beaucoup en Europe, et s'installa en France où il fut notamment chargé d'affaires de Lituanie. Il écrivit une première poésie dans la lignée du symbolisme (Le Poème des Décadences et Les Sept Solitudes) . Puis sa poésie ne cessa de s'élargir à partir du recueil Les Eléments. Il devrait ensuite écrire une poésie d'inspiration mystique (Epitre à Storge, La Confession de Lemuel, Arcanes). Le poète est également auteur d'un roman et un mystère, Miguel Manara. Il est aussi l'auteur de plusieurs traductions, notamment de textes anciens lituaniens. André Silvaire a édité ses œuvres complètes.

O.V. de L. est mort à Fontainebleau en 1939.

* à ne pas confondre avec Czeslaw Milosz (1911-2004), Prix Nobel 1980 de littérature.

extraits de sa bibliographie
Poème des décadences, 1899
Chefs-d'œuvre lyrique du Nord, 1912
Miguel Manara, drame, 1913
L'Amoureuse initiation, roman, 1910
Epitre à Storge, 1917
La Confession de Lemuel, 1922
Ars Magna, 1924
les Arcanes
, 1927
Contes et fabliaux de la vieille Lituanie, 1930
L'Apocalypse de Saint Jean déchiffrée, 1933
La Clef de l'Apocalypse, 1938

Les Œuvres complètes de Milosz ont été publiés chez André Silvaire :
Tome I, Poésies I : Le Poème des Décadences - Les Sept Solitudes, Silvaire, Paris, 1960.
Tome II, Poésies II : Les Eléments - Autres Poèmes - Symphonies - Nihumîm - Adramandoni - La Confession de Lemuel - Derniers Poèmes, Silvaire, Paris, 1960.
Tome III, Théâtre I : Miguel Mañara - Traduction fragmentaire de Faust, Silvaire, Paris, 1957.
Tome IV, Théâtre II : Don Juan - Méphiboseth, Silvaire, Paris, 1988.
Tome V, Roman I : L’Amoureuse Initiation, Silvaire, Paris, 1958.
Tome VI, Contes et Fabliaux de la Vieille Lithuanie, Silvaire, Paris, 1972.
Tome VII, Philosophie I : Ars Magna - Les Origines Ibériques du Peuple Juif - L’Apocalypse de Saint-Jean Déchiffrée - La Clef de l’Apocalypse, Silvaire, Paris, 1961.
Tome VIII, Philosophie II : Les Arcanes, Silvaire, Paris, 1994.
Tome IX, Contes Lithuaniens de ma Mère l’Oye - Daïnos (1927 : traductions de poèmes populaires lituaniens) - Les Origines de la Nation Lithuanienne, Silvaire, Paris, 1963.
Tome X, Chefs-d’œuvre Lyriques du Nord, Silvaire, Paris, 1968. (Traductions de poèmes allemands et anglais : Byron, Schelley, Coleridge, Rossetti, Goethe, Schiller.)
Tome XI, Théâtre III : Saul de Tarse (1913) - Daïnos (1920, 1921, 1929) - Diverses traductions, Silvaire, Paris, 1970.
Tome XII, Roman II : Les Zborowski (écrit entre 1910 et 1914) - Très simple histoire d’un Monsieur Trix-Trix, pitre (1906) - Le Cahier Déchiré [1894-1896] - Poèmes inédits ou retrouvés (1900-1915), Silvaire, Paris, 1982.
Tome XIII, Deux Messianismes politiques (1927) - Vilna et la civilisation européenne (1926) - L’Alliance des Etats Baltiques (1919) - L’Emprise allemande sur la Russie (1919), Silvaire, Paris, 1990. (Réunion de tous les écrits et discours politiques de Milosz de 1918 à 1927, ainsi que des lettres officielles et des déclarations publiques.)
Tome XIV,Inédits et Varia : Poésie - Esotérisme - Préfaces - Etudes - Autobiographie - Roman - Théâtre - Folklore.

A noter, la collection Poésie/Gallimard a publié une anthologie de la poésie de O.V.L. Milosz :
La berline arrêtée dans la nuit - anthologie poétique, Poésie/Gallimard, 1999

Un bel ensemble sur le site de les amis de Milosz
Un bel article sur Milosz

fiche ©florence trocmé

mardi 29 novembre 2005

Vladimir Maïakovski

Vladimir Vladimirovitch Maïakovski est né le 7 juillet 1893. Il est mort à 37 ans le 14 avril 1930, en se tirant une balle dans la poitrine

Son père était garde forestier en Géorgie et à sa mort, la mère et ses trois enfants partent pour Moscou où ils vivent dans la plus grande misère. Maïakovski entre aux Beaux-Arts en 1910. Il se rapproche des futuristes et devient une des figures de la bohème moscovite. Il adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (bolchevik). Il commence à écrire de la poésie. Extraordinairement doué, il est "capable de composer mentalement un poème de 1500 vers" mais il est aussi "agitateur et propagandiste, directeur de revues, dessinateur d'affiches, auteur de théâtre, scénariste, acteur, conférencier, organisateur d'expositions. Il sera aussi l'ami de Khlebnikov, Pasternak, Roman Jakobson, Malevitch, Eisenstein, etc.
En 1913 il rencontre Elsa Kagan (future Elsa Triolet) qui devient sa maîtresse alors qu'elle n'a que 17 ans. Mais surtout en 1915, il rencontre la sœur aînée d'Elsa, Lili Brik dont il tombe éperdument amoureux. Lili Brik va épouser Ossip Maximovitch ce qui n'empêchera pas la liaison de Lili et de Maïakovski de continuer. Amour tumultueux qui finira pas se rompre en 1924. En 1925 Maïakovski part pour le Mexique et les États Unis où il rencontre une émigrée russe dont il aura une fille. Nouvelles amours, toutes douloureuses et dont le dernier avec Veronika Vitoldovana s'achève par le suicide du poète. Suicide dont les causes restent cependant controversées. Il s'avère en fait que les "causes sont multiples et inscrites dans l'histoire de l'URSS". Il était "déprimé par les manœuvres de ses adversaires dans les allées du pouvoir et par les inconstances de ses affections féminines".

Je me suis appuyée largement pour rédiger cette note biographique sur celle qui est parue dans le tout nouveau recueil Vladimir Maïakovksy, A pleine voix, Anthologie poétique 1915-1930, tout récemment parue dans la collection Poésie/Gallimard.

Extraits de la bibliographie
    en russe
Oeuvres complètes, 13 vol. Moscou, 1955-1961
Maïakovski/L.Yu.Brik, Correspondance 1915-1930, Stockholm, 1982

    en français
Vers et proses, choisis, traduits et commentés par Elsa Triolet, Éditeurs français réunis, 1957
Maïakovski inconnu, poèmes divers, P.-J. Oswald, 1958
Poèmes, traduits et annotés par Christian David, Le Champ du Possible, 2 vol. 1977
Poèmes, traduits et présentés par Claude Frioux, édition bilingue, Messidor, vol. 1, 1984, vol. 2, 1985, vol. 3, 1986, vol. 4, 1987
Du monde j'ai fait le tour, poèmes et proses, traduits et présentés par Claude Frioux, La Quinzaine Littéraire/Louis Vuitton, 1997
Lettres à Lili Brik (1917-1930), traduites par Andrée Robel, Gallimard 1969.
A pleine voix, anthologie poétique 1915-1930, préface de Claude Frioux, traduction deChristian David, Poésie/Gallimard n° 414, 2005. 

Web français pauvre sur Maïakovsky mais on trouve cependant :
la fiche du poète dans la poéthèque du Printemps des poètes

Un très beau site en anglais (design superbe notamment) avec notamment une superbe photothèque (les photos ne semblent malheureusement pas cliquables et sont sans légendes).

Je rappelle aussi que Maïakovski est un des poètes présents dans l'essai l'Ecriture du Cri de Alain Marc.
fiche ©florence trocmé

lundi 28 novembre 2005

Laurent Margantin

Laurent Margantin vit dans les Vosges où il enseigne l'allemand. Après des études en littérature comparée à Paris, il a vécu douze ans en Allemagne (Mayence, Nuremberg et surtout Tübingen) où il a exercé plusieurs métiers. Il a beaucoup travaillé sur le romantisme allemand, et réalisé un site internet intitulé D´autres espaces où on peut trouver des ressources sur des auteurs assez divers comme Novalis, Hölderlin, Ezra Pound, Walt Whitman, ou, parmi les contemporains, Lorand Gaspar ou Kenneth White. Il collabore à la Quinzaine littéraire et a surtout publié en revue (poèmes, essais, proses).

bibliographie
    Livres:
Système minéralogique et cosmologie chez Novalis, ou les plis de la terre, Paris, L´Harmattan, 1998.
La forme poétique du monde, anthologie du romantisme allemand, Paris, Editions José Corti, 2003.
Vers le Spitzberg, poèmes, Encres vives, 2001.
Venir au vent, poèmes, atelier du héron, Bruxelles, 2004.
Goethe en chemin, librairie la Brèche, 2004.
Lettres clandestines, éditions Premier mai, 2005.
Kenneth White et la géopoétique, études rassemblées par Laurent Margantin, Paris, L´Harmattan (à paraître en 2006)

     Travail en cours... textes parus en revue (publications récentes):
« Cycle du basilic », poèmes extraits de Brèches, Le Nouveau Recueil, numéro 71, juin-août 2004.
« Mala Strana » et « Inoa », deux poèmes extraits de Brèches, publiés dans l´anthologie Les nouveaux poètes français et francophones, Jean-Pierre Huguet éditeur, 2004.
« Pérégrination forestière », texte en prose extrait des Carnets du Neckar, publié dans Le recours aux forêts, 2005.
« Dada ou la boussole folle de l´anarchisme », revue Lignes, février 2005.
« Chasses d´Auxeméry », dans Huit études sur la poésie contemporaine, Prétexte éditeur, 2005.
« Goethe en chemin », « La marche en hiver », « Pérégrination forestière » et « Au temps de mars », chapitres des Carnets du Neckar à paraître dans la revue Conférence, printemps 2006.
« Vers l´estuaire », poème extrait de Venir au vent, dans Visages du Gard, à paraître en janvier 2006.

A signaler également un DVD pédagogique intitulé Lire Henri Michaux réalisé avec le CRDP de Lyon (paru cette année).

Laurent Margantin sur le web

samedi 26 novembre 2005

Georges-Emmanuel Clancier

                                241105_ge_clancier_1

J'ai pu constater que le web était indigent en ce qui concerne Georges-Emmanuel Clancier. J'entreprends donc des recherches pour obtenir une biographie et une vraie bibliographie que je publierai dès que possible.

Poète, homme de radio, romancier, critique littéraire, journaliste, Georges-Emmanuel Clancier, est né à Limoges le 3 mai 1914 ; auteur prolifique, bien connu du grand public, notamment grâce à sa tétralogie romanesque du Pain noir parue de 1956 à 1961 chez R.Laffont.et rééditée sans arrêt jusqu’à ce jour.
Il publie aussi depuis 1984 ses mémoires aux éditions Albin Michel.
Il a obtenu le Goncourt de la Poésie et pour l'ensemble de son œuvre le Grand Prix de Littérature de l'Académie française.

extraits de sa bibliographie      
Une Voix, préface d'André Dhôtel, collection blanche, Gallimard, 1956
Évidences, collection Poésie, Mercure de France, 1960
Peut-être une demeure, précédé d'Écriture des jours, collection blanche, Gallimard, 1972
La poésie et ses environs, collection blanche, Gallimard, 1973
Oscillante parole, collection blanche, Gallimard, 1978
Le poème enchanté, collection blanche, Gallimard, 1982
Le paysan céleste suivi de Chansons sur porcelaine, notre temps et d’Ecriture de jours, préface de Pierre Gascar, Collection Poésie/Gallimard, Gallimard, 1984
Passager du temps, collection blanche, Gallimard, 1991
L'enfant double, Librairie générale française, 1991
Contre-Chants, collection blanche, Gallimard 2000

A noter
Le Pain noir est disponible en collection Omnibus (2001) ou en collection J'ai lu

et chez Albin Michel, Ces ombres qui m'éclairent, autobiographie (Prix Chardonne), 1. L'Enfant double, 2. L'Écolier des rêves, 3. Un jeune homme au secret (2000)

Deux ouvrages récents sur Georges-Emmanuel Clancier
Colloque de Cerisy, Arlette Albert-Birot , Michel Décaudin Georges-Emmanuel Clancier, passager du siècle, PULIM, 2003Jeanne-Marie Baude, Georges-Emmanuel Clancier, de la terre aux terres d'écriture, PULIM, 2001. 

mercredi 23 novembre 2005

Gabriela Mistral

De son vrai nom Lucila Godoy, Gabriela Mistral a choisi son pseudonyme par admiration pour l'auteur de Mireille ("Poème de Mistral, odeur de sillon frais/nouvellement tracé dans la matin/Je me suis enivrée à t'aspirer").
Elle fut professeur d'école, diplomate et poète, la première femme d'Amérique Latine à recevoir le prix Nobel de littérature en 1945 et la première femme chilienne à avoir représenté son pays devant l’Assemblée des Nations Unies.
Elle est quasi totalement inconnue en France alors même que c'est une des grandes célébrités de son pays, le Chili
Elle est née le 7 avril 1889 dans un petit bourg entre Cordillère des Andes et Pacifique, au nord du Chili. La beauté de ce lieu la marquera très profondément et imprègnera sa poésie. Elle devient professeur d'histoire, puis de langue et de littérature. En 1914, elle envoie trois sonnets à un concours, et c'est le début de son succès. A noter, un poste de professeur à Punta Arenas qui lui révèle un tout autre visage de son pays, là où "seuls les morts sont allés plus loin". Son amour de jeunesse se suicida (mais c'était semble-t-il un jeune homme assez insignifiant). Elle aurait eu un autre amour vers la trentaine mais dont son œuvre ne porte pas trace.
C'était une immense lectrice et une correspondante assidue. A partir de 1914, elle connaît un succès foudroyant. Elle fait ensuite un long séjour au Mexique, se rend aux États-Unis et revient au Chili en 1925. A partir de 1932, elle mène une carrière diplomatique et devient consul du Chili. Elle reçoit le prix Nobel en 1945 et meurt le 10 janvier 1957.

bibliographie sommaire en espagnol
Sonetos de la muerte, 1914,
Desolación, 1922,
Ternura, 1924, 
Tala, 1938.
Poesías Completas, 1958

En français, un vide désolant ! On peut citer :
Poèmes, trad. de l'espagnol par Roger Caillois , postface de Roger Caillois.Édition bilingue, Gallimard, 1946
D'amour et de désolation, petite collection Orphée/La Différence, 1997
Poèmes choisis, Rombaldi, 1967

Sur Gabriela Mistral :
Mathilde Pomès, Gabriela Mistral, 1976, collection Poètes d'Aujourd'hui, Seghers, 1976
Volodia Teitelboim, Gabriela Mistral, publique et secrète, L'harmattan, 2003.

Une belle page (en espagnol)
Une autre en anglais sur le site du Prix Nobel
Une belle page (en anglais) avec une biblio en espagnol plus complète
Une biographie détaillée (en espagnol)
En français, une très belle page sur le site Terres de Femmes

mardi 22 novembre 2005

Francis Giauque

Francis Giauque est né le 31 mars 1934 à Prêles, dans le canton de Berne, en Suisse. Son père et sa mère tiennent le bureau de poste du village. Il fait ses études dans son village et entre en 1950 à l'École Supérieure de Commerce de Neuchâtel. Premiers écrits en 1952. A partir de 1956 il est libraire chez Payot à Lausanne où il s'installe. En 1957 il est correcteur de nuit aux Imprimeries Réunies à Lausanne. En 1958, il part seul en Espagne et connaît sa première crise d'angoisse. Il rentre en catastrophe à Prêles. Première parution en 1959, Parler seul et premier internement en hôpital psychiatrique à Yverdon. En 1962 publication de l'Ombre et la nuit à Moutier, aux Éditions de la Prévoté. En 1963 il est collaborateur aux Éditions de la Baconnière et fait une première tentative de suicide ; sauvé par sa mère, il reste cinq jours dans le coma. En 1964 décès brutal de sa mère et nouvelle tentative de suicide, sauvé de justesse cette fois par son père et sa sœur. Nouvel internement psychiatrique. Le 11 mai 1965, il disparaît et on retrouve son corps après son suicide par noyade dans le lac de Neuchâtel.

Devenir de l'œuvre après sa mort :
En 1968, Georges Haldas publie Terre de dénuement à Lausanne. En mars 1969, réédition de Parler seul et de L'ombre et la nuit. Avril 1978, publication du Journal d'enfer, aux éditions Repères. En 2005, Michel Moret directeur des Éditions de l'Aiure réédite toutes les œuvres de Francis Giauque dans sa collection de poche l'Aire bleue.

bibliographie
    Œuvres complètes :
Œuvres, préface d'Hughes Richard, Éditions de l'Aire, 2005-11-22
    Poésie :
Parler seul, Éditions Nouvelle Jeune Poésie 1959, réédition (avec L'Ombre et la nuit), Éditions des Malvoisins, 1969
L'ombre et la nuit, Éditions de la Prévôté, 1962réédition (avec Parler seul), Éditions des Malvoisins, 1969
Terre de dénuement, préface de Georges Haldas, Éditions Rencontre, 1968, rééditions Éditions de l'Aire, 1980
Prose :
Journal d'enfer, Repères, 1978
Journal d'enfer et poèmes inédits, Papyrus, 1984

     sur Francis Giauque
La revue suisse Intervalles (Revue culturelle du Jura bernois et de Bienne) consacre en 2005 un fort et important numéro à Francis Giauque (n° 73, Automne 2005). Sous la direction de Patrick Amstutz. 

Un article de présentation de Francis Giauque (avec une photo)

"Nous ressemblons à ces oiseaux désemparés que le vent déporte de tempête en tempête et qui s’élancent à l’assaut du soleil pour retomber calcinés dans une poussière de sang"

In L’Ombre et la Nuit, 1962 Francis Giauque

lundi 21 novembre 2005

Anne Carson

Anne Carson est née le 21 juin 1950 dans l’Ontario, elle est canadienne anglophone. Elle vit au Canada, elle est helléniste et directrice des études de troisième cycle (humanités) à l’Université Mc Gill de Montréal. Elle est poète, essayiste, critique littéraire, romancière, philologue, traductrice et librettiste.
J’emprunte quelques renseignements à la très belle préface que donne Claire Malroux à sa traduction de Glass, Irony and God d’Anne Carson, sous le titre Verre, ironie et Dieu paru en 2004 chez José Corti. Une Claire Malroux qui insiste sur l’extrême réticence d’Anne Carson à parler d’elle au point de ne livrer "que ce qu’il lui est impossible de dissimuler". En fait, pour en savoir plus, il faut la lire puisqu'explique sa traductrice elle "sème avec une certaine prodigalité les données biographiques dans ses écrits. Ces information sont autant de cailloux du Petit Poucet soigneusement disséminés, qu'il convient de suivre avec prudence" car chez Anne Carson il y a une fusion du réel et de l'imaginaire.

J'ai pu trouver toutefois quelques renseignements complémentaires en explorant certains sites internet en anglais. Et notamment cela que Anne Carson, ce que laisse entendre au demeurant Claire Malroux a fait "une apparition éclatante et soudaine au firmament des lettres anglo-saxonnes : c'était en 1987 et elle venait de publier un poème dans le magazine américain Grand Street. Elle a gagné ensuite de nombreux prix aux États-Unis : un Lannan Award (1996), Pushcart Prize (1997), Guggenheim Fellowship (1998), MacArthur Fellowship (2000), et Griffin Prize (2001) ; elle est aussi lauréate du prix TS Eliot. elle a été remarquée et soutenue notamment par Susan Sontag et Alice Munroe.

bibliographie en français
Verre, Ironie et Dieu, traduction Claire Malroux,  José Corti, 2004

bibliographie en anglais
Short Talks, 1986
Eros the Bittersweet, An Essay, 1986 (sur Celan et Simonides)
Goddesses And Wise Women, 1992
Glass, Irony and God, 1995

Plainwater: Essays and Poetry,1996
Autobiography of Red, 1998
The Mirror of Simple Souls,1999
Economy of the Unlost, 1999
Men in the Off Hours, 2000
The Beauty of the Husband: A Fictional Essay in 29 Tangos, 2001
If not winter (traduction complète des fragments de Sappho), 2002
Decreation: Poetry, Essays, Opera, 2005
fiche ©florence trocmé

Une belle fiche sur le site des Éditions Corti
La note de lecture de Verre, ironie et Dieu par Pierre Le Pillouër sur Sitaudis
A propos de quelques uns des livres d'Anne Carson (en anglais)

dimanche 20 novembre 2005

Salah Stétié

201105_salah_stti_en_hauteur_2Salah Stétié est né à Beyrouth en 1929, dans une veille famille libanaise musulmane sunnite. Son père est enseignant. Il aura trois sœurs et un frère. Son père écrit de la poésie, sa mère est « belle, rousse, tachée également de rousseur sur une peau d’une blancheur éclatante ». Elle aussi écrit et lit.
Poète, essayiste et critique d'art, il a fait ses études universitaires en France après avoir suivi, à l'École Supérieure des Lettres de Beyrouth, les cours de Gabriel Bounoure. Il se lie d'amitié dès les années cinquante avec Jouve, Mandiargues, Ungaretti, Bonnefoy, André du Bouchet….
Par la suite, il créera à Beyrouth, en langue française, un grand hebdomadaire culturel, L'Orient littéraire. En France, il collaborera aux principales revues de création littéraire et poétique, dont Les Lettres Nouvelles, Le Mercure de France, La Nouvelle Revue Française, Diogène, Corps écrit ...
Diplomate longtemps en poste à Paris, ancien délégué permanent du Liban à l'UNESCO, puis ambassadeur au Maroc, secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères à Beyrouth puis ambassadeur à La Haye, Salah Stétié aura été toute sa vie " un grand itinérant du songe et de l'action ".
Il a obtenu en 1995 le Grand Prix de la Francophonie, décerné par l'Académie française. Il est membre de la Commission de Terminologie et de Néologie de la langue française.

bibliographie
La nymphe des rats, Hors commerce, 1964
Les porteurs de feu, Gallimard, 1972, Prix de l'amitié franco-arabe
La mort abeille, L'Herne, 1972
L'eau froide gardée, Gallimard, 1973
Fragments : Poème, Gallimard, 1973
André Pieyre de Mandiargues, Seghers, 1978
Obscure lampe de cela, édition Jacques Brémond, 1979 ; réédition en 1994.
La unième nuit, Stock, 1980 ; nouvelle version parue en Belgique aux éditions Talus d'Approche, 1995
Ur en poésie, Stock, 1980
Inversion de l'arbre et du silence, Gallimard, 1980, Prix Max Jacob 1981
L'Être poupée suivi de Colombe Aquiline, Gallimard, 1983
Nuage avec des voix, Fata Morgana, 1984
Firdaws, essai sur les jardins et les contre-jardins de l'Islam, Le Calligraphe / Philippe Picquier, 1984
Archer aveugle, Fata Morgana, 1985
Lecture d'une femme, Fata Morgana, 1987 ; réédition en 1996
Incises, éditions d'art Marc Pessin, 1989 (tirage limité)
Le voyage d'Alep, Les Cahiers de l'Égaré, 1991
Les sept Dormants au péril de la poésie, éditions Leuvense Schrijversaktie, Louvain, 1991
L'autre côté brûlé du très pur, Gallimard, 1992
L'épée des larmes, Éditions du Noroît / L'arbre à paroles, 1992
Visage en trois, Le Taillis Pré, 1992
Lumière sur lumière ou l'Islam créateur, Les Cahiers de l'Égaré, 1992
Rimbaud, le huitième dormant, Fata Morgana, 1993
L'interdit, José Corti, 1993
Le Nibbio, José Corti, 1993
Liban pluriel, éditions Naufal-Europe, 1994
Réfraction du désert et du désir, Babel, 1994
La nuit du cœur flambant, éditions des Moires, 1994
La terre avec l'oubli, éditions des Moires, 1994
Instrumentation des nuages, éditions A Travers, 1994
Éclats, quatorze haïku, éditions A Travers, 1994 (tirage limité)
Un suspens de cristal, Fata Morgana, 1995
L'ouvraison, José Corti, 1995
Seize paroles voilées, exemplaires de tête comportant des peintures originales de Jean-Gilles Badaire, Fata Morgana, 1995
Miroir rayé, éditions A Travers, 1995
Habiter Vermeer, exemplaires de tête comportant une aquarelle originale de Mireille Brunet-Jailly, l'Étoile des Limites, 1995
Dormition de la neige, éditions deVallongues, 1996
Ville, éditions A Travers, 1996
Fièvre et guérison de l'icône, (Il s'agit du poème qui donne son titre au recueil publié en 1998 aux éditions de l'Imprimerie Nationale) ; éditions Collodion, 1996
Dormition de la neige, éditions de Vallongues, 1996 (tirage limité)
Signes et singes, exemplaires de tête comportant une eau-forte originale de Pierre Alechinsky, Fata Morgana, 1996
La parole et la preuve, entretiens sur la poésie, M.E.E.T., 1996
L'enfant de cendre, Fata Morgana, 1996 (tirage limité)
Le Calame, Fata Morgana, 1997
Hermès défenestré, éditions d'art Robert et Lydie Dutrou, 1997 - Il s'agit de l'essai qui donne son titre au recueil d'essais publié par la suite chez José Corti (tirage limité)
Hermès défenestré, José Corti, 1997
La Tisane du Sphinx, Fata Morgana, 1997
La Nuit d'Abou'l Quassim, exemplaires de tête comportant une gravure originale de Pierre Alechinsky, éditions Tschann, 1997
Fièvre et guérison de l'icône, avec un frontispice et un portrait de l'auteur par Pierre Alechinsky, édition de l'Imprimerie nationale collection "La Salamandre"/éditions de l'UNESCO "collection d'Oeuvres représentatives", 1998
Fenêtre d'aveugle (à propos des papiers froissés de Kijno), exemplaires de tête comportant un papier froissé original de Kijno, Rougerie, 1998
L'Oreille du mur, carnet d'aphorismes, avec une eau-forte originale de Pierre Alechinsky, éditions d'art Robert et Lydie Dutrou, 1998
Raisons et déraisons de la poésie, conférence à l'Institut de langue et littérature française de l'Université de Bari, éditions Schena-Didier Érudition, 1998
Le Vin mystique, précédé de la traduction de "Al Khamriya" d'Omar Ibn al-Farîdh, Fata Morgana, 1998
Chemins toutes ces traces, Lyrics Editions, Vancouver, Canada, 1998(tirage limité).
Se noyer en eau sèche, avec sept eaux-fortes originales et, pour l'édition de tête, un collage rehaussé de couleur par Richard Texier, suite d'aphorismes, éditions d'art Robert et Lydie Dutrou, 1998 (tirage limité).
Les doigts, Maeght éditeur, 1999
Mallarmé sauf azur, Fata Morgana, 1999
Le p(a)in et le poème, éditions de la Limace Bleue, 1999.
Ne parlant qu'à la pierre, éditions A Travers, 1999
La terre avec l'oubli, Musée Condé, 2000
Mahomet, éditions Pygmalion, 2000 ; repris en 2001 par Albin Michel (Mahomet) dans la collection "Spiritualités"
Mes Villes, éditions de la Limace Bleue, 2001
Si respirer, Fata Morgana, 2001 (tirage limité)
Fourmilière détraquée, La Pierre d'alun, 2001
Le Français, l'autre langue, Imprimerie Nationale, 2001
Méditation sur la mort d'une figue, A travers, 2001
La Bergère et le Pharaon, Le Mot et le Reste, 2001 (tirage limité)
Ce qu'on sait, éditions de la Balance, 2001 (tirage limité)
Dehors, éditions de la Balance, 2001 (tirage limité)
L'arbre langue, éd. Akié Arichi, 2001 (tirage limité)
L'Insaisi, éditions de la Balance, 2002 (tirage limité)
Hugo ? Oui, Hugo !, Imprimerie Nationale, 2002
Cinq dictées de la mélancolie, Maeght, 2002
Pluie sur la Palestine, Al Manar, 2002
Le Voyage d'Alep, édition complétée, Fata Morgana, 2002
Le Vin Mystique et autres lieux spirituels, Albin Michel, 2002
Fiançailles de la fraîcheur, Imprimerie Nationale, 2003
Visage en Trois, Le Taillis Pré, 2003
Carnets du méditant, Albin Michel, 2003
Si respirer, Fata Morgana, 2004
Brise et attestation du réel, Fata Morgana, 2004
Bois des cerfs, Fata Morgana, 2004
Rimbaud d’Aden, Fata Morgana, 2004
Fils de parole – un poète d’Islam en Occident, Entretiens avec Gwendoline Jarczyk, Albin Michel, 2004

A noter aussi :
Salah Stétié & Gwendoline Jarczyk, Fils de la parole – Un poète d’Islam en Occident, Albin Michel, 2004
Marc-Henri Arfeux, Salah Stétié, Seghers, 2004, Collection "Poètes d’aujourd’hui",


Le site de Salah Stétié, très riche, la bibliographie, des extraits, les évènements, etc.
Un texte d’Yves Bonnefoy sur Salah Stétié
Salah Stétié, fiche du cipM
Un entretien (fichier audio) avec Salah Stétié
Sur le site de Art Point France
Une belle note sur le Salah Stétié de la collection poètes d’aujourd’hui de Marc-Henri Arfeux
Plaidoyer pour la langue française de Salah Stétié
Une nouvelle de Salah Stétié sur le site de Poésie Première
Un article d’Éric Naulleau dans le Monde Diplomatique en septembre 1996

samedi 19 novembre 2005

Yves Leclair

Yves Leclair, né en 1954, a fait des études de lettres et de musique. Il a publié des journaux poétiques ainsi que des essais et des récits. Il a été l’invité d’émissions de télévision (Bouillon de culture, France 2, 1997) et de radio (Poésie sur parole, France Culture, 1997 et 2001). Certains de ses poèmes ont été traduits en italien et en anglais. Yves Leclair collabore à différentes revues, dont la Nouvelle Revue Française.

Bibliographie 
    Journaux poétiques :
L'Or du Commun, Mercure de France, 1993
Bouts du monde, Mercure de France, 1997.
Six hands amongst the clouds (trad. M. Bishop), watercolours of Chan Ky-Yut, h.c., Lyric edition, Ottawa, 2000
Notes d'un moyen ermite, watercolours of Chan Ky-Yut, h.c., Lyric edition, Ottawa, 2000.
Prendre l'air, Mercure de France, 2001.
A la Turque, avec des dessins de Nicolas Jolivot, éd. Le Petit Poëte illustré, n°8, 2001.
    Récits :
La Petite route du col, éd L'Etoile des limites (20, rue Coispine, 08000 – Charleville-Mézière), 1997
Bourg perdu, avec les peintures de Philippe Marie, éd Rencontre, Centre d'art et de littérature, Hôtel Beury, 08150. L'Echelle. (email : hotelbeury@hotelbeury.com), 2000
Job et les créatures, avec des illustrations de Nicolas Jolivot, éd. Cheminements, 2001
    Essais et éditions critiques
Les Sandales de paille de Pierre-Albert Jourdan, avec une préface de Yves Bonnefoy, éd. Mercure de France, 1987.·
Histoire de Matt, ours bilingue de Pierre-Albert Jourdan, éd. L'Ecole des loisirs, 1987.
Le Bonjour et l'Adieu de Pierre-Albert Jourdan, avec une préface de Philippe Jaccottet, éd. Mercure de France, 1991
Les Amours jaunes de Tristan Corbière, éd L'Ecole des Lettres - Seuil, 1992
Avec G.-L. Godeau, La Nouvelle Revue Française, n° 497, Gallimard , juin 1994·
En pensant à Pierre-Albert Jourdan, éd. le Temps qu'il fait, 1997.·
Bonnes compagnies (essais sur la poésie d’Yves Bonnefoy à Joseph Brodsky), éd le Temps qu'il fait, 1997.
    Collaboration à divers dictionnaires :
Dictionnaire des auteurs et des œuvres (éd. R.Laffont, 1994)
Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours ( éd. PUF, 2001).
    Anthologie :
Poètes pour le temps présent, Folio junior, Gallimard, 2003.
    A paraître :
Le Voyageur sans titre, éditions de la Librairie la Brèche, Bergerac (librairielabreche@tiscali.fr)


La fiche de Yves Leclair dans la Poéthèque
Sur le site de l’Hôtel Beury
Un poème d’Yves Leclair sur le site de Jean-Michel Maulpoix

mardi 15 novembre 2005

Raymond Federman

Raymond Federman est né en 1928 à Paris. Son père était juif, d’origine polonaise, tuberculeux et aurait voulu être artiste-peintre « il a passé une bonne partie de sa vie à l’hosto avant de se faire transformer en savonnette à l’âge de 37 ans ». La famille, Raymond a deux sœurs, habite à Montrouge.
Le 16 juillet 1942 la milice française embarque tout le monde sauf Raymond que sa mère a poussé dans un débarras sur le palier. Il est sauvé mais ne reverra ni ses parents ni ses sœurs. Totalement seul, il se rend dans le Lot-et-Garonne et se place comme ouvrier agricole. Il part ensuite aux États-Unis (fin 1947). Il accumule les petits boulots mais trouve le moyen d’acheter un saxophone et se passionne pour le golf. Candidat à la nationalité américaine, il doit servir dans l’armée en Corée puis au Japon. Il revient en 1954 et entreprend des études qu’il mènera jusqu’au doctorat. Entretemps, en effet, il a rencontré Samuel Beckett dont il va devenir un spécialiste reconnu et choisi de faire sa thèse sur lui (1963). Il prend un poste universitaire aux États-Unis à Buffalo, où il restera 35 ans. En 1966 il s’engage dans l’écriture de son grand livre Quitte ou Double, pour lequel il s’enferme complètement avec des paquets de nouille, neuf mois durant à Paris.

Cette notice biographique est en grande partie établie à partir de l’excellent dossier Federman du magazine Le Matricule des Anges, n° 68, novembre-décembre 2005. Il faut aussi consulter un autre très beau dossier concocté par la revue Fusées n° 9. Il faut enfin noter l’engagement important des éditions Al Dante, en faveur de Raymond Federman, Al Dante qui a notamment édité Quitte ou Double pour la première fois en français, dans une traduction d’Eric Giraud, en 2004.

“We are all born mad only a few remain so” (nous sommes tous nés fous et quelques-uns seulement à l’être resté)

bibliographie en français
Parmi les monstres, Millas-Martin, 1967
Amer Eldorado, Stock, 1974
Cahier de l’Herne, Samuel Beckett, L’Herne, 1976
La Flèche du Temps, Circé, 1993
La fourrure de ma tante Rachel, Circé, 1996
La Voix dans le débarras, Les Impressions nouvelles, 2002
Amer Eldorado 2/001, Al dante, Paris, 2003
A qui de droit, Éditions des écrivains, Paris, 2003
La Fourrure de ma tante Rachel, Al Dante, 2003
Future concentration, (poésie), Le mot et le reste, 2003
Ici & Ailleurs, (poésie), Le mot et le reste, 2003
Le Crépuscule des clochards (avec Georges Chambers), Le mot et le reste, 2004
Sonate d’amour insolite, Point de Fuite (Montréal), 2004
Moinous & Sucette, Al Dante, 2004
Mon corps en neuf parties, Al Dante, 2004
Quitte ou double, Al Dante, 2004
Retour au fumier, Al Dante, 2005
L’exTaTiQue de Jule et Juliette, (poésie) le mot et le reste, 2005.

Raymond Federman a collaboré à de nombreuses revues, dont Esprit, Les Cahiesr du Double, Tartalacrème, Formules, Nioques, La Revue littéraire, Fusées.

pour la bibliographie en anglais voir ici. On peut aussi consulter le blog de Raymond Federman, pour une bibliographie dans les différentes langues (il faut descendre très bas dans la colonne de gauche, qui permet de découvrir toutes les ressources du blog, des vidéos, des textes de Federman, des liens, une biblio, etc.)

sur Raymond Federman, voir :
Le Matricule des Anges, n° 68, nov-dec. 2005, (portrait et interview)
Fusées numéro 9 (Spécial Federman)(inédits, portraits, photos, correspondances, etc.) et sur le site de la revue (textes inédits et une vidéo, plus le sommaire du dossier)


Je renvoie d’une part au site (en anglais) de Raymond Federman, où l’on peut mettre trouver l’adresse de son alter ego, Moinous, mais aussi à son blog (en anglais), qui vaut absolument le détour.
En français, rendez vous chez Sitaudis,
Présentation de La Voix dans le débarras sur le site de son éditeur, Les Impressions nouvelles et plusieurs fiches de livre sur le site de l’éditeur Al Dante.

fiche ©florence trocmé

mardi 08 novembre 2005

Florence Pazzottu

Florence Pazzottu est née le 9 novembre 1962 à Marseille - où elle vit actuellement.
Elle a fondé en juin 1995, avec Christiane Veschambre, la revue Petite, qu'elle a ensuite animée avec Thierry Trani, jusqu'à la mort de ce dernier en février 2003. Le dernier numéro (18/19) de Petite, réalisé avec Isabelle Garron (ainsi que les deux précédents), a paru en automne 2005.
Poèmes publiés en revue (Le nouvel Ecriterres, Banana Split, le Nouveau Recueil, Cornaway, Incidences, Action poétique, la Polygraphe, Gare maritime, Passages d'encres, Ecrits du Nord, Action restreinte, Formes poétiques contemporaines, Amastra-N-Gallar...) et en anthologie ou volume collectif (Un certain accent, anthologie réalisée par Bernard Noël à l'Atelier des Brisants, 2002; Autres territoires, anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne, Farrago, 2003; 49 poètes, un collectif, Flammarion, 2004, sous la direction d'Yves di Manno...).
Trois de ses textes ont été réalisés et diffusés par France-Culture: Sator... (le laboureur...) en 1988 (réalis. Arlette Dave); Les heures blanches et Dans la poussière du monde en 1992 (réalis. Jacques Taroni).

Livres:
Les heures blanches, Manya, 1992
Petite, l'Amourier, 2001
Vers ce qui manque, in Venant d'où? 4 poètes, Flammarion, coll. poésie, 2002
L'Accouchée (avec une postface d'Alain Badiou), Comp'Act, 2002
L'inadéquat (le lancer crée le dé), Flammarion, coll. poésie, 2005.

Micro-éditions:
Séquence du verbe être, publié par Frédérique Guétat-Liviani, Fidel Anthelme X, 2001;
Enton, traduit en galicien et publié par Emilio Arauxo, Amastra-N-Gallar, 2003.

Florence Pazzottu sur le site du cipM
Une chronique de Ronald Klapka sur remue.net
Une note sur la revue Petite sur Sitaudis
Sur l’Inadéquat sur le site du Printemps des Poètes et un article de l’Huma
quelques poèmes

lundi 07 novembre 2005

André Ughetto

André Ughetto est né en 1942 à l'Isle‑sur‑la‑Sorgue.Il est professeur agrégé de Lettres Modernes à Marseille
Il a fait un D.E.S. en 1965 à Grenoble, sous la direction de Victor del Litto : " Le Président de Brosses et la tradition des écrivains voyageurs français en Italie, de Montaigne à Stendhal ", puis un   D.E.A. en 1996, à Nanterre, sous la direction de Colette Astier : " Origines et développement européen du sonnet ". Il travaille actuellement , en vue d'une thèse, sur l'usage des caractères chinois dans les poésies de Victor Ségalen, Henri Michaux et Ezra Pound.

bibliographie :
Les titres soulignés sont ceux des ouvrages disponibles
    Poésie
publié en diverses revues en France et à l'étranger (traductions en anglais, italien, espagnol, allemand, roumain, bulgare, hongrois, chinois).
Recueils :
Qui saigne signe, Sud‑Poésie, 1990
Rues de la forêt belle, éditions Le Taillis Pré, 2004

Le Sonnet, une forme européenne de poésie, éd. Ellipses, septembre 2005 : étude sur la forme du sonnet, suivie d’une anthologie en six langues avec des traductions inédites de sonnets italiens, espagnols, anglais, allemands et russes.

En préparation :
Fanions et phrases, en collaboration avec le peintre Jacques Rey. Exposition à Coustellet (Vaucluse) en octobre-novembre 2005.

    Critique littéraire:
Direction de plusieurs numéros de la revue Sud; collaborations à la revue Poésie (fondée par Seghers); études philosophiques et littéraires variées aux éditions Belin, Ellipses, Paris, et aux Editions du Temps (Nantes). Membre du comité de rédaction d'Autre Sud (Marseille), et collaborateur de la revue Sorgue (Isle‑sur‑la Sorgue).

    Traductions de l'italien:
Promenades en poésie italienne contemporaine en 33 auteurs, Sud, 1984, traductions pour cet ouvrage : Riccardo Bacchelli, Giorgio Bassani, Piero Bigongiari, Luciano Erba, Libero de Libero, Mario Luzi, Alessandro Parronchi, Sergio Solmi, Maria Luisa Spaziani, Cesare Vivaldi.
Les poètes de la Métamorphose, Sud, 1992; traductions pour cet ouvrage : Rodolfo di Biasio, Franco Buffoni, Fabio Doplicher, Luigi Fontanella, Eugenio de Signoribus.
Les Remparts de Pistoia, de Piero Bigongiari, traduit avec Philippe Jaccottet, Sud, 1988, 2e édition à la Différence, 1992.
Extraits du
Canzoniere de Pétrarque, (Le Lamparo, l'Isle‑sur‑la‑Sorgue,1983, 2e éd. La Différence, "Orphée", 1990.
Relation de l'histoire ancienne des Indiens, de Ramon Pané, compagnon du deuxième voyage de Christophe Colomb, La Différence 1992.
La Garde, poèmes de Fabio Doplicher, éditions Autres Temps, février 2002
Ce désir obstiné, je le dois aux étoiles, nouvelle anthologie (augmentée, avec introduction et notes) du Canzoniere de Pétrarque, Le Bois d'Orion L'Isle‑sur‑la‑Sorgue, juin 2002
Luna velata, poèmes d’Andrea Raos, traduction collective (cipM Les Comptoirs de la Nouvelle B.S., 2003)
Huit Temps pour un présage, de Bruno Rombi (Autre Temps, 2004)

    Approches critiques récemment publiées, dans Autre Sud, au sujet des « poètes invités » (au travers desquels s’identifient les n° de la revue) : Charles Juliet (13), Rachid Boudjedra (20), Claude Michel Cluny (26), Aimé Césaire (29, juin 2005), Dominique Grandmont (30, septembre 2005).
Dans Sorgue : n°1 L’Obscurité, un récit de Philippe Jaccottet ; n°2 Arcane XVI, sur Maison Dieu de Christian Gabriel/le Guez Ricord ; n°3 Le Rhin, une promenade littéraire, d’Hölderlin à Hugo.

André Ughetto a été aussi « quelquefois et autrefois » cinéaste
Le Maître des moissons, tourné au Maroc, prix spécial du Jury long métrage, au festival de Toulon‑Hyères en 1972 ;
La Mémoire du feu, 1976, en hommage à René Char ; 
Mutus Liber, Tableaux pour Nicolas Flamel, fiction sur les symboles de l'alchimie, "Perspectives du Cinéma français", Festival de Cannes, 1984.

La fiche de André Ughetto sur le site du cipM
La liste plus détaillée des articles d’André Ughetto (jusqu’en 2001)
La fiche du livre sur le sonnet sur le site de l’éditeur Ellipses

samedi 05 novembre 2005

Bernard Noël

Bernard Noël est né le 19 novembre 1930 dans l’Aveyron. Très marqué par l’explosion de la première bombe atomique, la découverte des camps d’extermination, la guerre du Vietnam, les crimes de Staline, la guerre de Corée et celle d’Algérie, il ne publie rien avec 1958, Extraits du corps.
Il a reçu le Prix National de poésie en 1992. Prix Max Jacob 2005.

bibliographie abrégée
La bibliographie de Bernard Noël est complexe en raison de multiples reprises et rééditions de ses textes.
Pour de plus amples détails, je renvoie à l’excellente bibliographie publiée sur le site de l’éditeur P.O.L. Je rappelle que contrairement à beaucoup de ses confrères, Paul Otchakovsky-Laurens a l’élégance de publier sur son site non seulement les livres de l’auteur parus dans sa maison mais aussi ceux publiés ailleurs.
Je donne sauf exception la première édition de chaque livre.

Romans, récits, poésie, essais...
Extraits du Corps, Éditions Unes, 1958
La face su silence, Flammarion, 1967
Le Château de Cène, sous le pseudonyme d’Urbain d’Orlhac, Éditions Jérôme Martineau, Paris, 1969
(Rev. et corr. sous le nom de Bernard Noël, Pauvert, Paris, 1971)
Une messe blanche, Fata Morgana, 1970
Dictionnaire de la Commune, Flammarion, 1971
Le lieu des signes, Pauvert, 1971
Souvenirs du pâle, Fata Morgana, 1971
La peau et les mots, Flammarion, 1972
Les Premiers Mots, Flammarion, coll. «Textes », 1973
Deux lectures de Maurice Blanchot, Fata Morgana, 1973
Le livre de Coline, Fata Morgana, 1983
Treize Cases du je, Flammarion, 1975
Magritte
, Flammarion, 1976
Le double Jeu du tu, (avec Jean Frémon), Fata Morgana, 1977
Gustave Moreau, Fernand Haza, 1977
Lectures du chilom, Brandes, 1977
Le Château de Hors, Fata Morgana, 1977
Le 19 octobre 1977, Flammarion, coll. «Textes», 1979
URSS. Aller-Retour, Flammarion, 1980
D’une main obscure, Fata Morgana, 1980
Bruits de langue, Talus d’Approche, 1980
La moitié du geste, Fata Morgana, 1982
L’Été langue morte, Fata Morgana, 1982
Jardins et squares, avec des photos d’Edouard Boubat, Éditions A.C.E., 1982
Matisse, Éditions Hazan, 1983
La Chute des temps Flammarion, 1983
Poèmes 1, Flammarion, 1983
Peter Klasen, Autrement, 1983
L’Enfer, dit-on, Herscher, 1983
Olivier Debré, Flammarion, 1984
Le Sens, la Sensure, Éditions Talus d'approche, 1985
Trajet de Jan Voss, André Dimanche, 1985
Marseille New York, Ryoan-Ji, 1985
Fables pour ne pas, Unes, 1985
La rencontre avec Tatarka, Talus d’Approche, 1986
La Rumeur de l’air, Fata Morgana, 1986
Le Nu, photo poche, Centre national de la photographie, 1986
A la recherche de François Lunven, Calligrammes, 1987
Christian Jaccard : le Roman des nœuds, Éditions de la Différence, 1987
Suite Fenosa, éditions Ryöan-Ji, 1987
Sur un pli du temps, Les Cahiers des Brisants, 1988
Olivier Debré, Éditions AREA, 1988
Portrait du monde, P.O.L, 1988
Mathias Pérez : le Roman des corps, Éditions de la Différence, 1988
Zao Wou-Ki, les Encres, Éditions Séguier, 1988
Bertrand Dorny, Ubacs, 1988
Journal du Regard, P.O.L, 1988
Onze romans d'œil, P.O.L, 1988
David, (Les Maîtres de l’Art Moderne), Flammarion, 1989
Olivier Debré, dessins, Adam Biro, 1990
Géricault, (Les Maîtres de l’Art Moderne), Flammarion, 1991
Le Dieu des poètes, Paupières de Terre, 1991
Arbre, portrait, Éditions Argraphie, 1991
Genèse de l’arbre, (avec des photos de Boris Lejeune), Éditions de la Différence, 1992
Les Peintres du désir, Belfond, 1992
André Masson : la chair du regard, Gallimard, 1993
La Chute des temps (Poèmes 2), Collection Poésie,/Gallimard, 1993
L'Ombre du double, P.O.L, 1993
Le Syndrome de Gramsci, P.O.L, 1994
L’Espace du désir / « Le Cri et la figure » / «L’Amour blanc », Éditions L’Écarlate, 1995
La Maladie de la chair, Petite Bibliothèque Ombres, 1995
Le Roman d’Adam et Ève, Stock, Paris, 1996
Le sens, la Sensure, Talus d’Approche, 1996
La castration mentale, P.O.L, 1997
Le reste du voyage, P.O.L, 1997
Fred Deux, Éditions du Cercle d’Art, 1997
Site transitoire, Éditions du Scorff, 1997
Vers Henri Michaux, Unes, 1998
Correspondance avec Georges Perros, Unes, 1998
La Langue d’Anna, P.O.L, 1998
Magritte, P.O.L, 1998
Treize cases du Je, P.O.L, 1998
L'espace du poème, P.O.L, 1998
Le tu et le silence, Fata Morgana, 1999
Lettres verticales, Éditions Unes, 2000
Quelques guerres, Éditions Talus d’Approche, 2000
Zao Wou-Ki, Grands formats Cercle d’Art, 2000
Ligier Richier, Serge Domini éditeur, 2000
Portrait d’un regard devant la fin, avec Pierre Ouellet, Trait d’Union, 2000
Euphrate, le pays perdu, photographies de Hugues Fontaine, Actes Sud, 2000
Ombres, photographies de Alain Volut, Electa, Naples
La Maladie du sens, P.O.L, 2001
La Face de silence, P.O.L, 2002
La Peau et les mots, P.O.L, 2002
Vieira da Silva, Ateliers des Brisants, 2002
Un certain accent, anthologie de poésie contemporaine, Atelier des Brisants, 2002
Roman d’un regard, P.O.L, 2003
Le roman des postures, Fata Morgana 2003
Artaud et Paule, Lignes-Manifeste, 2003
Le Vide après tout, la Dragonne, 2003
Un trajet en hiver, P.O.L, 2004
Les Yeux dans la couleur, Éditions P.O.L, 2004
Roman sans angles, l’atelier de Maria Desmée, Éditions de l’inventaire, 2004
Le Sillon des sens, Fata Morgana, 2005
Portrait de l’Aubrac, Presses du Languedoc, 2005
La Vie en désordre, l’Amourier, 2005
Le Sillon du Sens, Fata Morgana, 2005

Théâtre
La Reconstitution, P.O.L, 1988
La Nuit des Rois, traduction et adaptation d’après Shakespeare, Gallimard, 1991
Adam et Ève, adaptation d’après Mikhaïl Boulgakov, Éditions Dumerchez, 1993
Onze Voies de fait / Héloïse et Abélard, Éditions L’Atelier des Brisants, 2002
Le Retour de Sade, Éditions Lignes Manifeste, 2004

A signaler aussi aux Éditions de l’Amourier

Traces du temps (avec Alain Freixe, Raphaël Monticelli, Leonardo Rosa)

Leonardo Rosa, Apparition du silence (traduction) (avec Alain Freixe, Raphaël Monticelli, Leonardo Rosa)

Liens
Sur le site de P.O.L
Un beau dossier sur remue.net
Une très belle page : « Bernard Noël est un livre de questions qui interroge l'homme, la littérature, le vide. Il lance la scansion du rythme, l'aveuglement des images ».
Sur la correspondance avec Perros, sur le site de Le Matricule des Anges
Un entretien de Jacques Ancet avec Bernard Noël sur le site de Prétexte
Pour des éditions rares de Bernard Noël, voir le site de Art Point France Diffusion
Un entretien avec Bernard Noël sur le site de l’Agence de coopération pour le livre en Languedoc-Roussillon
La fiche de Bernard Noël, sur le site du centre international de poésie de Marseille

La plus belle disponibilité de livres de Bernard Noël sur Internet me semble être celle du site de la librairie Decitre

jeudi 03 novembre 2005

Lionel Richard

Né en 1938, professeur émérite de Littérature comparée, Lionel Richard est poète, essayiste, producteur à la radio (France Culture). Il collabore régulièrement au Magazine littéraire et au Monde diplomatique.
Après avoir traduit deux recueils de poèmes de Nelly Sachs, Prix Nobel en 1966, il a inauguré ses travaux sur l’Allemagne en 1971. Il a écrit de très nombreux ouvrages de référence sur l’histoire de l’Allemagne au XXe siècle et, de façon plus générale, à la culture allemande

Poésie
La voix des flammes, Éditions José Millas-Martin, 1957
Le Bois et la Cendre, Éditions Action poétique,1959
Marchandise non dédouanée (sélection d’un choix de poèmes écrits sur plus de trente ans et publiés dans de nombreuses revues françaises et étrangères, Didier Devillez, 2001

Essais
Nazisme et littérature, Maspero, 1971
Le Nazisme et la Culture, republié en poche, Complexe, 1999
Encyclopédie du Bauhaus, Somogy, 1986
La Vie quotidienne sous la République de Weimar, Hachette, 1991
D’où vient Adolf Hitler ?, Autrement, réédition 2000
Cabaret, cabarets, Plon, 1991
D'une apocalypse à l'autre - Sur l'Allemagne et ses productions intellectuelles de la fin du XXe siècle aux années trente, Somogy, 1998
Expressionnistes allemands - Panorama bilingue d'une génération, Complexe, 2001
L’aventure de l’art contemporain de 1945 à nos jours, Le Chêne, 2002
De l'exotisme aux arts premiers Le Chêne, 2004

Suite et séquelles de l'Allemagne nazie, Syllepse, 2005
L’art et la guerre : les artistes confrontés à la Seconde Guerre mondiale, Hachette, 2005

Traductions
à signaler aussi, les traductions de Lionel Richard et tout particulièrement de Nelly Sachs
Brasier d’énigmes et autres poèmes, traduit par Lionel Richard, Denoël/Les Lettres Nouvelles, 1967.
Présence à la nuit, traduit par Lionel Richard, Gallimard, 1969.

Ecouter Lionel Richard (sur Zweig, documents CNED)
La présentation de Marchandise non dédouanée sur le site de Didier Devilez, éditeur
Un article de Lionel Richard paru dans le Monde diplomatique en 2004

mercredi 02 novembre 2005

Geneviève Pastre

Née le 20 novembre 1924, date du Manifeste du surréalisme, Geneviève Pastre a des racines triples : le Rhin, Mayence lieu de sa naissance, la Lorraine où elle a passé toute son enfance, et les grands Causses, Millau et toute sa région, terre d'origine de sa famille depuis toujours. Et le monde à découvrir.
Malgré une enfance vouée à la danse et sa volonté affirmée de s'y consacrer, elle est contrainte par sa famille à y renoncer et à poursuivre des études littéraires. A 24 ans, les termine par l'agrégation de grammaire, qui l'oriente vers l'enseignement.

Cette rupture avec ce qui donnait un sens à sa vie et à sa création artistique provoque chez elle, avec l'expérience de la douleur, le réflexe de l'écriture et la métamorphose en poète. Parallèlement, elle suit des cours de mime (avec Marceau et Jacques Lecoq) et, retrouvant ainsi la scène, crée son propre groupe, qui devient compagnie théâtrale en 1974, sous le nom de Théâtre de l'escalier, puis sous celui de "Compagnie Geneviève Pastre". Ce sont alors des années de bonheur (près de vingt ans) dans et par la création continue (au moins une création annuelle).
Après avoir publié des recueils de poèmes, des textes et un essai sur l'amour, De l'Amour lesbien, chez différents éditeurs, elle crée une collection personnelle : Les Octaviennes, en 1985, et finalement, sa propre maison d'édition en 1989 : Les Éditions Geneviève Pastre. Celles-ci incluent sa première collection, à laquelle elle en ajoute une seconde : Les Gémeaux, puis d'autres : bibliophilie, romans, essais, et une minipoche: Courants Ascendants.

Le terme "Les Octaviennes" désigne aussi depuis 1988, une association de femmes créatrices, (ouverte à toutes et ouverte sur le monde) qu'elle a fondée et qu'elle anime, pour développer un réseau culturel original autour de jeunes talents autant que d'auteures confirmées. Cette association culturelle fonctionne sur invitation et cooptation, de manière à préserver, tout en les élargissant, les "affinités électives". (BP 4242 - 75160 Paris cedex 04).
Elle a créé un prix de Poésie, un Prix Interarts, un Prix "Les Gémeaux", (créé en 1999) pour les poètes gais qui avaient concouru spontanément dès 1997.
Déjà en 1990, elle avait organisé le Troisième Festival européen de l'écriture gaie et lesbienne à Paris, "Anticipations Festival" qui a réuni près d'une centaine d'écrivains et d'écrivaines, de critiques, de traducteurs/trices et d'éditeurs/trices (débats, salons littéraires, spectacles, etc.). Les premiers salons organisés dans le cadre de FALGWE (la fédération européenne) avaient eu lieu à Londres en 1987, puis à Rotterdam, "Satisfiction" en 1989.
Elle a enfin créé, en 1985, un groupe d'écriture expérimentale : Tendi Mundi qui a participé, entre autres, à la Foire de la Poésie de Paris, aux Journées internationales de poésie de Rodez. Elle a également animé un atelier aux Rencontres Nationales d'Ateliers d'Ecriture à Aix- en-Provence en février 1993. Elle participe aussi en tant qu'auteure et éditrice aux Salons de l'Homosocialité, et à celui de la Salle Wagram et de Cineffable. Avec les Octaviennes elle dit ses textes dans des récitals donnés en public (restaurants de femmes et autres manifestations publiques). Elle se partage ainsi entre l'écriture, la mise en scène, la poésie, la recherche philosophique, sociologique et anthropologique, fait des communications dans de nombreux colloques et festivals, a été invitée sur des TV tant étrangères que françaises. Pendant dix années, elle a animé une émission hebdomadaire sur Radio-Libertaire, "Les Affinités électives".
Elle a utilisé parfois divers pseudonymes, en tant que critique ou romancière.
Elle vient de créer un parti politique, les Politides (ou Mauves). Il propose un projet global de société, redéfinit l'homme sur des bases modernes, être d'expression et relationnel, en particulier en intégrant les sexualités dans son expression fondamentale et en se positionnant d'une façon décisive et radicale sur les grands sujets d'actualité sociaux, droits de l'homme, politiques (famille, enfant, etc.), et prend position publiquement chaque fois que l'événement l'exige.

Publications
Pierre éclatée- poèmes, Ed. St Germain-des-Prés, Miroir Oblique, 1972, épuisé
Fleur dans le Ventre vert, poèmes, Ed. Millas-Martin, 1973, épuisé
On gaspille l'Amarre ici, poèmes, Ed. St Germain-des -Prés, Poètes contemporains, 1975, épuisé
7-14-17 ou Architectures d'Eros, Ed. Subervie, Rodez, 1978
L'espace du souffle*, roman, Ed. Christian Bourgois, coll. blanche, 1977 réédité. aux éditions Geneviève Pastre, Paris, 1990
De l'Amour lesbien*, essai, Pierre Horay, Paris, 1980, traduction allemande à Berlin en 1985 chez Sissiverlag
Octavie ou La deuxième mort du Minotaure, récit-poème, 1985 et réédition 1998
Fulvie ou Voyage à Delphes, journal de voyage, 1986
Athenes et le "Péril saphique", essai d'histoire critique, 1987, réédition 1997
Préludes pour un largo, poèmes, illustré par Madeleine Scellier, sur pur vélin Johannot, tirage limité, imprimerie de La Charité, Montpellier, coll. les Oct. 1988 épuisé, repris dans la coll. Courants ascendant. Largo, poème, traduit en anglais par Marilyn Hacker (in 13TH MOON, vol.14, University Albany)
Le Nouveau manuel d'orthographe, traité-pamphlet d'esthétique de la grammaire et du langage, 1991
« J’entends cette clameur » in La Société des femmes, anthologie des Cahiers du Grif , éditions complexe, 1992
Amélie ou Ondes de choc, nouvelle, (in "Mit Würde und Feuer", Wien Frauen, 1993. Paru en 1999, en édition originale française, au Québec
Trois gorgées du modeste royaume, poèmes, 1995
Le Bien aimer, essai philosophique et esthétique sur l'amour, 1995
Les Amazones, du mythe à l'histoire, essai d'histoire critique, 1996
A ma Mère, récit paru dans" Sie ist gegangen", Orlandaverlag, Berlin, 1997
Octavie/Octavia/OTtavia, traductions d'extraits d'Octavie ou la deuxième mort du Minotaure, en espagnol par Monica Khobzi, en italien par Bianca Rabaioli Apostoli
Intersections des seuils in Trois, revue québecoise dirigée par Anne-Marie Alonzo, Québec (juillet 1998)

nombreux articles parus dans des revues françaises ou américaines en particulier :
"Le "JE" femme/ homme" in L'homosexuel/le dans les sociétés civiles et religieuses CERDIC/CNRS Strasbourg (colloque), 1985
« Twentieth Century Lesbians : Should we revive Memory or break with the Past » in Journal of Homosexuality, vol 25 , n°1/-1-1993
« Sortir du piège… par un saut qualitatif : la saisie intuitive du philosophe par un regard sur lui-même, être humain sexué », in Homosexualités, expression ; répression, Stock, 2000

A paraître : Une Femme en apesanteur (Mémoires littéraires militantes et politiques de 1975 à 1998) aux Editions Balland

Entre texte, musique, mise en scène et peinture :
Deux poèmes mis en musique par Yves-Marie Bruel et chantés par Christine Gouzes à l’abbaye de Sylvanès, en 1978 (in CD-oeuvres complètes d’Y. M. Bruel, 1995)
En Mai 1992, Le Théâtre de la Méduse a produit
l'espace du souffle, dans une adaptation et une mise en scène de J.J. Charbonnier, avec Catherine Hasselwander. (La création a eu lieu au Théâtre Arcane à Paris.
En Novembre 1992, Jean Paul Gilly a exposé cinq tableaux d'une série de 29 à partir de
l'espace du souffle, à la Mairie de Pantin, et au Centre Culturel d'Aubervilliers.

mercredi 19 octobre 2005

Antjie Krog

Antjie Krog est née en 1952 dans la ville minière de Kroonstad, dans l’Etat libre d’Orange, en Afrique du Sud. Issue d’une famille de fermiers afrikaners nationalistes, elle se singularise à l’âge de seize ans en publiant une poésie célébrant l’amitié entre Noirs et Blancs. Un scandale Dans sa prison Mandela finira par l’apprendre et y trouvera motif d’espoir. Enseignante, mère de quatre enfants, elle se fait connaître par des poèmes à la fois rugueux et riches en métaphores où l’engagement politique et le féminisme ne se départissent jamais d’un amour profond pour ses proches et pour les paysages de son pays. A l’instar de ses aînés André Brink et Breyten Breytenbach, elle démontre que l’écriture est à la fois survie personnelle et arme de combat universelle.  ». (Notice de Georges-Marie Lory, traducteur du recueil Ni pillard, ni fuyard paru en 2004 aux Éditions Le Temps qu’il fait).
Elle travaille aussi pour la radio pour laquelle elle a couvert les débats de la commission Vérité et Réconciliation ; elle a écrit un essai sur le sujet, The Country of my Skull

Bibliographie en français
Résistances (avec Tatamkhulu Afrika), coll. Royaumont, 2001
La douleur des mots (essai), Actes Sud, 2004
Ni pillard, ni fuyard,(Poésie), Le temps qu’il fait, 2004

bibliographie en anglais
Prose :
Country of my Skull ,
1998, Random House
A Change of Tongue , 2003, Random House
Poetry:

Dogter van Jefta, 1970, Human and Rousseau
Januarie Suite, 1972, Human and Rousseau
Beminde Antarktika, 1974, Human and Rousseau
Mannin , 1974, Human and Rousseau
Otters in Bronslaai, 1981, Human and Rousseau
Jerusalemgangers, 1985, Human and Rousseau
Lady Anne, 1989, Human and Rousseau
Gedigte 1989-1995, 1995, Human and Rousseau
Relaas van ? Moord (prose), 1995, Human and Rousseau
Account of a Murder (translated by Karen Press), 1997, Heineman
Kleur kom nooit Alleen nie, 2000, Kwela Books
Down to my Last Skin, 2000, Random House

Une page sur le site de la librairie Compagnie :
La présentation du livre Ni pillard, ni fuyard, sur le site d’Athelès
et une sur le site de l’éditeur le Temps qu’il fait

Une page en anglais, belle biographie
et une autre, également en anglais, très belle photo de l’auteur

A signaler
John Boorman a tourné un film à partir d’un livre d’Antje Krog.
"J'ai fait ce film à partir d'un livre appelé « Country of my Skull », de la poétesse afrikaaner Antjie Krog
. Elle a participé aux sessions de la Commission pour la Vérité et la Réconciliation qui a été créée par Mandela à la fin de l'apartheid pour tenter de guérir les blessures du pays. Juliette Binoche joue le personnage de cette femme afrikaaner et Samuel Jackson joue un reporter du Washington Post qui vient couvrir les sessions. Leur relation fait écho à ce qui se trame à l'intérieur de la Commission" (British Film Institute, 11 septembre 2003).

jeudi 13 octobre 2005

Patricia Castex Menier

Patricia Castex Menier est née à Paris, en 1956. Elle y vit et y enseigne. Elle a collaboré à différentes revues dont Sud, Création, Le Temps parallèle, Le Journal des poètes, Ubacs ou Le Pont de l’Épée.

bibliographie
Flandre, Louis Dubost, 1975
Trésor du monde, Alain Guinhut, 1976
Lies, Henry Fagbe, 1977
Lacunaire, Thierry Bouchard, 1981
Entre nerfs, Christian Dorrière, 1982
La roue à aubes, P. Lal, 1983
Les heures à Finialette, Luis Dubost, 1983
Questions de Lieu, Cheyne Éditeur, 1985
Lignes de crête, Éditions de Vallongues, 1987
La Bienvenue, Eperonniers, 1990
Infiniment demeure, Cheyne Éditeur,1992
A ton nom d’archange, La Bartavelle, 1998
Ce que me dit l’ensevelie, 2001
Chemin d’éveil, Cheyne Éditeur, 2001
L’éloignée, LA Dragonne, 2001
Bouge tranquille, Cheyne Éditeur, 2004

Une courte fiche sur le site de Cheyne Editeur
La fiche de la Poéthèque du Printemps des Poètes

mardi 11 octobre 2005

Albane Gellé

Albane Gellé est née à Guérande en 1971. Elle fait des études de lettres modernes à l’université de Nantes où elle écrit en 1999 un mémoire de maîtrise sur la poésie d’Antoine Emaz. Elle a commencé à écrire très jeune et l'écriture "a fait suite pour (elle) à une blessure du langage". À 19 ans, elle rencontre Louis Dubost, directeur des éditions du Dé bleu qui lui conseille de se rapprocher de la Maison de la poésie de Nantes. Elle y sera bénévole pendant quelque temps et participera également à l’organisation du marché de la poésie de Nantes. Elle anime des ateliers d'écriture et se consacre le plus possible à son travail de poésie. Elle a publié dans de nombreuses revues, notamment Traces, Décharge, Arpa, Petite, Neige d’Août. Elle est titulaire du Prix des Découvreurs 2003.

Bibliographie
À partir d’un doute, Éditions Voie Publique, 1993
Hors du Bocal, Éditions Le Chat qui Tousse, 1997
En toutes circonstances , Éditions Le dé bleu, 2001
De père en fille, Éditions Le Chat qui Tousse, 2001
L’air Libre, Éditions Le dé bleu, 2002
Un bruit de verre en elle, Éditions Inventaire / Invention, 2002
Aucun silence bien sûr, Éditions Le dé bleu, 2002
Quelques, Éditions Inventaire / Invention, 2004
Je te nous aime, Cheyne Éditeur, 2004

 

A paraître, Je, cheval, Jacques Brémond, 2006

sur le site du Prix des Découvreurs
sur le site de remue-net, journal de résidence à Blosne près de Rennes d’Albane Gellé
La voix d’Albane Gellé dans sa fiche d’Albane Gellé de la Poéthèque du Printemps des Poètes

 

lundi 10 octobre 2005

Jamel Eddine Bencheikh

Jamel Eddine Bencheikh est né à Casablanca en 1930 au sein d'une famille de magistrats tlemcéniens. Il a poursuivi des études d'arabe et de droit à Alger, puis d'arabe à Paris où il passe l'agrégation en 1961. Il rentre en Algérie en 1962 et enseigne à Alger à la Faculté des lettres où il crée la section de littérature comparée. Il revient en France en 69, chargé de cours au CNRS jusqu'en 1972 puis Professeur à Paris VIII et à ParisIV-Sorbonne jusqu'en 1997. Il se retirera en Touraine où il se consacrera essentiellement à la traduction des Mille et Une Nuits avec André Miquel et à la parution en Pléiade du Fou d'Elsa d'Aragon, mais surtout à son oeuvre poétique.
Il est mort à Chatnizay le 8 Août 2005.

Bibliographie:
    Poésie:
Le silence s'est déjà tu , Rabat, Smer, 1981
L'homme poème
, Actes Sud, 1983;
Etats de l'aube
, Rougerie, 1986
Les mémoires du sang Rougerie,1988
Transparence à vif, Rougerie, 1990
Alchimiques, Poëgram, 1991
Déserts d'où je fus, Tétouan, 1994
Lambeaux, Paris, 1995
Parole montante, Tarabuste, 1997
Cantate pour le pays des îles, Marsa Editions, Paris, 1997
L'aveugle au visage de grêle, Jacques Brémond, 1999

Les éditions Tarabuste ont publié en 2002 et 2003 deux volumes des oeuvres poétiques complètes. Un troisième est en cours d'impression.

    Essais, roman, traduction
Voyage nocturne de Mahomet, traduction, Imprimerie Nationale, 1988
Poétique arabe: essai sur un discours critique, Gallimard, 1989
Rose noire sans parfum, roman, Stock, 1998
Failles fertiles du poème, essai, Tarabuste, 1999
Dictionnaire de littératures de langue arabe et maghrébine francophone, PUF, 2000
Ecrits politiques, Séguier, 2001

Je remercie Pierre Kobel qui a compilé cette liste de liens :


Cahiers Jamel-Eddine Bencheikh, savoir et imaginaire
Hommage à Jamel-Eddine Bencheikh
Une autre page sur JE Bencheikh

Sur le site de l'Imprimerie nationale
un article de Jean Roy dans l'Huma
Un hommage de Maati Kabbal
Sur un des nombreux engagements de JE Bencheikh

dimanche 09 octobre 2005

Annie le Brun

Je reproduis ici la Note sur l’auteur qui figure au début de Ombre pour Ombre :
Née en 1942, Annie Le Brun a participé aux dernières années du mouvement surréaliste. Parallèlement aux textes lyriques réunis ici, elle a publié, entre autres, des essais dont Lâchez tout (1977) contre l’embrigadement idéologique du néo-féminisme, suivi par Les châteaux de la subversion (1982) à propos du roman noir, puis en introduction à leurs œuvres complètes Soudain un bloc d’abîme, Sade (1985) et Vingt mille lieues sous les mots, Raymond Roussel (1994). Concernant la poésie, on se référera à Appel d’air (1988) et Qui vive (1991) ; signalons enfin Du trop de réalité (2000), une analyse critique de ce temps passé maître dans l’art "réduire les réserves d’irréalité, les poches d’obscurité, les archipels de ténèbres".

bibliographie
Sur le champ, Éditions surréalistes, 1967
Les pâles et fiévreux après-midi des villes, Éditions Minatenant, 1972
Tout près, les nomades, Editions Maintenant, 1972
La traversée des Alpes, Éditions Maintenant, 1972
Les Écureuils de l’orage, Éditions Maintenant, 1974
Annulaire de lune, Éditions Maintenant, 1977
Lâchez tout, Le Sagittaire, 1977
Les châteaux de la subversion, Jean-Jacques Pauvert aux Éditions Garnier Frères, 1982, et Gallimard, Folio essais, 1986
A distance, Jean-Jacques Pauvert aux éditions Carrère, 1984
Soudain un bloc d’abîme, Sade, Jean-Jacques Pauvert chez Pauvert, 1985 et Gallimard, Folio essais, 1993
Appel d’air, Plon , 1988
Sade, aller et détours, Plon, 1989
Vagit-prop, Lâchez tout et autres textes, Ramsay/Jean-Jacques Pauvert, 1990
Qui vive (considérations actuelles sur l’inactualité du surréalisme), Ramsay/Jean-Jacques Pauvert, 1991
Perspective dépravée, La lettre Volée, 1991
Les assassins et leurs miroirs (réflexion à propos de la catastrophe yougoslave), Jean Jacques Pauvert au terrain Vague, 1993
Pour Aimé Césaire, Jean-Michel, Place, 1994
De l’inanité de la littérature, Jean-Jacques Pauvert aux Belles Lettres, 1994
Vingt mille lieues sous les mots, Raymond Roussel, Jean-Jacques Pauvery chez Pauvert, 1994
Statue cou coupé, Jean-Michel Place, 1996
De l’éperdu, Stock, 2000
Du trop de réalité, Stock, 2000, Gallimard, folio essais, 2004
Pour ne pas en finir avec la représentation, Stelec, 2003
Ombre pour Ombre, Gallimard, 2004


A propos de Du Trop de réalité et de De l’éperdu
Lire sur Poezibao la fiche d’Ombre pour Ombre

jeudi 06 octobre 2005

Philippe Jaccottet

Philippe Jaccottet est né à Moudon en Suisse en 1925. Après des études de lettres à Lausanne, il a vécu quelques années à Paris, comme collaborateur des éditions Mermod. Lors de son mariage en 1953, il s'est installé à Grignan dans la Drôme. Il a publié de très nombreuses traductions notamment d'Homère, Gongora, Hölderlin, Leopardi, Rilke, Musil et Ungaretti.

bibliographie
Trois poèmes, Aux Portes de France, 1945
Requiem, Mermod, 1947
L’Effraie et autres poésies, Gallimard, 1953
La promenade sous les arbres, prose, Mermod, 1957
L’ignorant, poèmes 1952-1956, Gallimard, 1958
Éléments d’un songe, proses, Gallimard, 1961
L’obscurité, récit, Gallimard, 1961
La Semaison, carnets 1954-1962, Payot, 1963
Airs, poèmes 1961 – 1964, Gallimard, 1967
Gustave Roud, présentation critique et choix de textes, Seghers, 1968
L’entretien des muses, chroniques de poésie, Gallimard, 1968
Leçons, poèmes, Payot, 1969
Rilke par lui-même, Seuil, 1970
Paysages avec figures absentes, proses, Gallimard, 1970
Poésie 1946 - 1967, choix. Préface de J. Starobinski, Poésie/Gallimard n° 71, 1971
La Semaison, carnets 1954-1967, Gallimard, 1971
Chants d’en bas, poèmes, Payot, 1974
A travers un verger, prose, Fata Morgana, 1975
Á la lumière d’hiver, précédé de Leçons et de Chants d’en bas, poèmes, Gallimard, 1977
Journées – La Semaison, carnets 1968-1975, Payot, 1977
Les Cormorans, prose, Idumée, 1980
Beauregard, proses, Maeght, 1981
Pensées sous les nuages, poèmes, Gallimard, 1983
La Semaison, carnets 1954-1979, Gallimard, 1984
A travers un verger, suivi de Les Cormorans et de Beauregard, proses, Gallimard, 1987
Une transaction secrète, lectures de poésie, Gallimard , 1987
Autres journées, Fata Morgana, 1987
Cahier de Verdure, Gallimard, 1990
Éléments d’un songe, L’Age d’homme, 1990
Libretto, La Dogana, 1990
Requiem, suivi de Remarques, Fata Morgana, 1991
Cristal et fumée, Fata Morgana, 1993
Après beaucoup d’années, Gallimard, 1994
Écrits pour papier journal, chroniques 1951-1970, Gallimard, 1994
A la lumière d’hiver précédé de Leçons et de Chants d’en bas et suivi de Pensées sous les nuages,
Poésie/Gallimard, n° 277, 1994

Tout n’est pas dit, Le Temps qu’il fait, 1994
Haïkus, Fata Morgana, 1996
La Seconde Semaison, carnets 1980-1994, Gallimard, 1996
D’une lyre à cinq cordes, traductions 1976-1995, Gallimard, 1996
Paysage avec figures absentes, Poésie/Gallimard n° 317, 1997
Beauregard, Zoé, 1997
Observations et autres notes anciennes : 1947-1962, Gallimard, 1998
Carnets 1995-1998 (La Semaison, III), Gallimard, 2001
Et, néanmoins, proses et poèmes, Gallimard, 2001
Note du ravin, Fata Morgana, 2001
Le bol du pèlerin, Morandi, La Dogana, 2001
Une Constellation, tout près, La Dogana, 2002
A partir du mot Russie, Fata Morgana, 2002
Correspondance, 1942 - 1976 / Philippe Jaccottet, Gustave Roud ; éd. établie, annotée et présentée par José-Flore Tappy, Gallimard, 2002
Nuages, Philippe Jaccottet, Alexandre Hollan, Fata Morgana, 2002   
Gustave Roud, présentation et choix de textes par Philippe Jaccottet, Seghers, 2002
Cahier de verdure ; suivi de, Après beaucoup d'années, Gallimard, 2003   
Poèmes et proses, CD, poèmes dits par l'auteur, éditions Thélème, 2003 (photo ci-dessus, extraite du livret
Truinas, le 21 avril 2001, La Dogana, 2004    
De la poésie, entretien avec Reynald André Chalard, Arlea, 2005

A signaler aussi :
Philippe Jaccottet, Le Temps qu’il fait, Cahier XIV, 2001

On peut lire un entretien à l'adresse suivante :
et découvrir un ensemble sur le poète
lire un article de Jean Michel Maulpoix :
Un bel ensemble
Plusieurs articles intéressants
un article intitulé Philippe Jaccottet, l'art de l'esquisse
Une page sur le site du Centre culturel suisse, avec notamment le compte rendu d'une exposition qui s'est tenue en 2001 autour de la femme de Philippe Jaccottet
Plusieurs liens intéressants, renvoyant notamment à un mémoire de licence sur Philippe Jaccottet, traducteur
et on peut lire la fiche livre de Et néanmoins sur zazieweb

.    

dimanche 02 octobre 2005

Habib Tengour

Habib Tengour est né à Mostaganem en 1947. Poète, écrivain et anthropologue, il a constamment vécu entre la France et l’Algérie. Il a publié des textes en prose : ainsi que des textes poétiques

     Poésie
L’Arc et la cicatrice, ENAL, 1983
Ce Tatar-là 2, Editions Dana 1999
Traverser, Rumeur des Ages, 2002
Épreuve 2, Editions Dana 2002 
États de chose suivi de Fatras, Rumeur des Ages et Habib Tengour, 2003. 
La Sandale d’Empédocle, 2003
Gravité de l’Ange, La Différence, 2004

     Proses
Le Vieux de la montagne, Sindbad 1983
Sultan Galièv ou la rupture de stocks, Sindbad, 1985
L’Épreuve de l’arc, Sindbad, 1990
Gens de Mosta, Actes Sud/Sindbad 1997, prix ADELF 1997
Le Poisson de Moïse, Fiction 1994/2001, EDIF 2000, 2001

On peut consulter aussi cette « tentative de bibliographie exhaustive » et on trouvera sur le même site un ensemble de ressources sur Habib Tengour
Une belle note de lecture de Jean-Marie Perret sur la Gravité de l’ange

vendredi 30 septembre 2005

Gérard Titus-Carmel

Gérard Titus-Carmel est né à Paris en 1942. Peintre, dessinateur, graveur et écrivain, il a participé à plus de 400 expositions collectives et près de 160 expositions personnelles lui ont été consacrées à travers le monde où son œuvre est représentée dans une centaine de musées et collections publiques.
Il a illustré bon nombre d'ouvrages de poètes et d'écrivains (M. Bénézet, D. Roche, P. Quignard, J. Frémon, B. Noël, J. Dupin, H. Meschonnic, D. Grandmont, P. Jaccottet, B. Vargaftig,…) et a lui-même publié à ce jour une trentaine de livres, des essais sur l'art et des recueils de poésie.  Gérard Titus-Carmel collabore à diverses revues : L'animal, Le Mâche-Laurier, Le Nouveau Recueil, L'Atelier contemporain.

Bibliographie
    Poésie
La Tombée,
Fata Morgana, 1987
L’Entrevue, Brandes, 1988
Le Motif du fleuve, Fata Morgana, 1990
Instance de l’orée, Fata Morgana, 1990
Forge, Brandes, 1991
Feuillets détachés des saisons, Brandes, 1991
Gris de Payne, Fata Morgana, 1994
Obstinante, Brandes, 1995
Ceci posé, Fata Morgana, 1996
Nielles, La Main courante, 1997
De Corps et de buée, Éditions Voix/Richard Meier, 1997
Travaux de fouille et d’oubli, Champ Vallon, 2000
La Rive en effet, Obsidiane, 2000
Demeurant, Obsidiane, 2001
Ici rien n’est présent, Champ Vallon, 2003
Épars, textes et poèmes 1990-2002, Le Temps qu’il fait, 2003
Manière de sombre, Obsidiane, 2004

    Livres illustrés à tirage limité
Légende, Brandes, 1992
Vagho, Université de Valenciennes, coll. "Terre d’ombre", 1993
Coupes réglées, éditions Jannink, 1999

    Essais, écrits sur l’art
Joaquin’s Love Affair, Éricart, 1971.
The Pocket Size Tlingit Coffin, Baudoin Lebon/SMI, 1976.
Le Casque de Nikko, Daniel Lelong Éditeur, coll. "Repères", 1984.
Temps de parole, L’Échoppe, coll. "Envois", 1986.
Quatre images mémorables, Éditions de la Nbj, Montréal, 1987.
Lumières, précédé de Point de chute, L’échoppe, 1988.
Ombre portée, L’Échoppe, coll. "Envois", 1989.
L’Indolente d’Orsay, L’échoppe, 1990.
Notes d’atelier & autres textes de la contre-allée, Plon, coll. "Carnets", 1990.
La Leçon du miroir, L’Échoppe, 1992.
"Elle bouge encore…", Actes Sud, 1992.
Premier sang, L’échoppe, 1994.
L’Élancement. Éloge de Hart Crane, Le Seuil, coll. "Fiction & Cie", 1998.
Gustave Roud, une solitude dans les saisons, Jean-Michel Place, 2005

Yves Bonnefoy et Gérard Titus-Carmel, Feuillées, Essai et peinture. Avec 11 reproductions de Gérard Titus-Carmel, Le Temps qu’il fait, 2004

 
Fiche sur le site de Champ-Vallon avec une photo de l’artiste et la reproduction d’une de ses toiles
Un article de Ronald Klapka sur remue.net

Sur Poezibao : extrait 1,

jeudi 29 septembre 2005

Sabine Macher

Née en Allemagne de l'ouest, en 1955, Sabine Macher, écrivain, traductrice, photographe se consacre aussi à la danse contemporaine.. Depuis 1976 elle vit en France, à Paris ou à Marseille et en tournée où ses lectures, se transforment souvent en performance, voire improvisation

bibliographie : 
Le lit très bas, Maeght, 1992
Ne pas toucher ne pas fondre, Maeght,1993
Un temps à se jeter, Maeght, 1995
Une mouche gracieuse de profil, ,Maeght, 1997
Carnet d'a, Théâtre Typographique, 1999
Rien ne manque au manque, Denoël, 1999
Adieu les langues de chat, Seghers, 2OO2
Le poisson d’encre dans ma bouche n’est pas à sa place, Editions. 1 :1, 2003
Portraits inconnus, Melville, Leo Scheer, 2004
Himmel und Erde, suivi de Carnet , Théâtre Typographique, 2005

La fiche de Sabine Macher dans la Poéthèque du Printemps des Poètes

mercredi 28 septembre 2005

Hédi Kaddour

Hédi Kaddour est né en Tunisie en 1945 mais il vit depuis son enfance en France. Agrégé de lettres modernes, il enseigne à l’École Normale Supérieure (littérature comparée, littérature française, théâtre, écriture).
Il est aussi traducteur (allemand, anglais, arabe) et chroniqueur dramatique à la Nouvelle Revue Française.
Il est traduit en anglais notamment par Marilyn Hacker et présent dans de très nombreuses revues américaines, The Kenyon Review, The New Yorker, The Paris Review, Ploughshares, Poetry, PN Review, Prairie Schooner, and Verse, ainsi que dans l’anthologie the Faber anthology Twentieth Century French Poems.

bibliographie
    Poésie
La fin des vendanges, Gallimard, 1989
La chaise vide, Obsidiane, 1992
Jamais une ombre simple, Gallimard, 1994
Les Fileuses, le Temps qu’il fait, 1995
Passage au Luxembourg, Gallimard, 2000
Le Chardon mauve, Le Temps des Cerises, 2002
    Essais littéraires
L’émotion impossible, Le Temps qu’il fait, 1994
    Roman

Waltenberg, Gallimard, 2005
    Ouvrages didactiques
Pour les adjectifs, vous viendrez me voir, Victoires Eds, 1995
Aborder la poésie, Seuil, collection Mémo, 1997

En raison de la parution de son roman Waltenberg (qui figure sur plusieurs pré-sélections de prix littéraires), Hédi Kaddour effectue actuellement une importante tournée des librairies partout en France. Liste consultable sur le site de Gallimard.

mardi 27 septembre 2005

Armelle Leclercq

Née en 1973, Armelle Leclercq a publié des poèmes dans plusieurs revues (dont Les Citadelles, Contre-allées, Ecrit(s) du Nord, Poésie/première, La Polygraphe, La Revue de Belles-Lettres, Triages) ainsi que dans l’anthologie 49 poètes, un collectif , Flammarion, 2004, éditée par Yves di Manno. Pataquès est son premier livre


bibliographie
Pataquès, Éditions Comp’Act, 2005.

Présentation de Pataquès sur le site de Comp’Act

lundi 26 septembre 2005

Brice Petit

Poète, Brice Petit est né en 1970. Il est agrégé de Lettres et professeur à l’Éducation Nationale. Le Mot que je porte est son premier recueil ; il avait jusqu’alors publié des poèmes en revues (Le Mâche-laurier, Moriturus, L’Atelier contemporain, Grèges)
Il est rédacteur de la revue Moriturus qu’il a fondée en 2002 avec Cédric Demangeot. Cette revue est dédiée à la poésie, à la philosophie, à la théorie littéraire et aux arts plastiques (elle est illustrée de photographies et de dessins).

Bibliographie
Le mot que je porte, Grèges, 2004
Cinq élégies discrètes, Fissile, les Cabannes, 2005

La revue Moriturus
chez Cédric Demangeot,
2, Les Sartrous,
09 300 Lavelanet, Les Cabannes.

samedi 24 septembre 2005

William Carlos Williams

William Carlos Williams est né en le 17 septembre 1883 dans le New Jersey, à Rutherford, non loin de la ville de Paterson. Son père avait émigré d’Angleterre et sa mère porto-ricaine avait des ascendances basques, néerlandaises, espagnoles et juives. Il fait ses études secondaires à Rutherford puis passe deux années à Genève et au lycée Condorcet à Paris. En 1902, il est admis à l’école de médecine de l’université de Pennsylvanie où il rencontre Helda Doolittle (connue ensuite comme H.D.). et Ezra Pound qui le marqua au point qu’il put dire que dans sa vie il y eut l’avant Pound et l’après Pound. Il fait son internat à New York et publie un premier livre Poems en 1909. En 1912 il épouse Florence Herman (« Flossie »). 
Il exerçait la médecine le jour dans la ville de Rutherford. Il écrivait la nuit et passait ses week-ends à New-York en compagnie d’autres écrivains et artistes. Il écrivit de la poésie, mais aussi des nouvelles, des essais et une autobiographie. En 1946 il entreprend d’écrire son grand poème Paterson dont les trois livres suivants paraissent en 1948, 1949 et 1951. En 1952 il a une grave attaque et doit renoncer à l’exercice de la médecine. Il parvient néanmoins à écrire encore un cinquième livre de son Paterson en 1958 ainsi que de courts poèmes. Il est mort le 4 mars 1963. Deux mois après son dernier livre reçoit le Prix Pulitzer de poésie.

bibliographie
    Poetry
Poems, 1909
The Tempers, 1913
Al Que Quiere!, 1917
Kora in Hell. Improvisations, 1920
Sour Grapes, 1921
Go Go, 1923
Spring and All, 1923
The Cod Head, 1932
Collected Poems, 1921-1931, 1934
An Early Martyr and Other Poems, 1935
Adam & Eve & The City, 1936
The Complete Collected Poems of William Carlos Williams, 1906-1938, 1938
The Broken Span, 1941
The Wedge, 1944
Paterson, Book I, 1946; Book II, 1948; Book III, 1949; Book IV, 1951; Book V, 1958; Book I-V published in single volume, 1963
The Clouds,1948
The Collected Later Poems, 1950
Collected Earlier Poems, 1951
The Desert Music and Other Poems, 1954
Journey to Love, 1955
Pictures From Brueghel and Other Poems, 1962
Collected Poems: Volume 1, 1909-1939, 1988
Collected Poems: Volume 2, 1939-1962, 1989
Early Poems, 1997
    Selected Prose

The Great American Novel, 1923
In the American Grain, 1925
Autobiography,1951
Selected Essays, 1954
The Selected Letters of William Carlos Williams, 1957
I Wanted to Write a Poem: The Autobiography of the Works of a Poet,1958
Yes, Mrs. Williams: A Personal Record of My Mother, 1959
Imaginations, 1970
The Embodiment of Knowledge, 1974
Pound/Williams: Selected Letters of Ezra Pound and William Carlos William,1996
The Letters of Denise Levertov and William Carlos Williams,1998
    Drama

Many Loves and Other Plays: The Collected Plays of William Carlos Williams, 1961
    Fiction

A Voyage to Pagany, 1928
The Knife of the Times, and Other Stories, 1932
White Mule, 1937
Life along the Passaic River, 1938
In the Money, 1940
Make Light of It: Collected Stories, 1950
The Build-Up, 1952
The Farmers' Daughters: Collected Stories, 1961
The Collected Stories of William Carlos Williams, 1996

     en Français
Poèmes, Seghers, 1963
Autobiographie, Gallimard, 1973
Au grain d’Amérique, Bourgois, 1980
Filles de fermiers, Bourgois, 1980
Mule blanche, Flammarion, 1981
Poèmes, Aubier, 1982
La Fortune, Flammarion, 1984
Asphodèle, Orphée/La Différence, 1991
Tableaux d’après Breughel, Unes, 1991
Le Printemps et le reste, Unes, 2000
Je voulais écrire un poème
, Unes, 2000
Poèmes, édition bilingue, Aubier, 1998
Kore aux enfers, Éditions Virgile, 2003
Raisins surs, Atelier La Feugraie, 2004
Paterson, traduction d’Yves di Manno, nouvelle édition revue et corrigée, José Corti, 2005

Une belle page sur Paterson sur le site des Éditions Corti
sur le site de la librairie Ombres Blanches
Un bel ensemble sur le poète (en anglais)
biographie, bibliographie, poèmes (en anglais)
Ecouter WC Williams lire To Elsie (en anglais)
quelques poèmes commentés (en anglais)

mercredi 21 septembre 2005

Lina Zerón

Zern_linaNée à Mexico en 1959, Lina Zerón est diplômée en relations internationales. Elle collabore à la rubrique culturelle de différents médias comme le journal El Financiero, au Mexique ou El Bolígrafo, en Espagne. Éditrice et directrice de revue sur Internet pendant cinq ans, elle a été reconnue femme de l’année (2002) de sa ville, Tlaneplanta pour sa trajectoire poétique et son activité culturelle. Elle est directrice et éditrice des éditions Linajes Editores.

Sa poésie a été traduite en anglais, français, allemand, italien, suédois, portugais, serbe, slovène et arabe et reprise dans de nombreuses anthologie comme Le dictionnaire des écrivains du XXe siècle ou Poète du Mexique au XXe siècle édition bilingue traduite par Claude Couffon, (Ed. Patiño, Suisse mars 2004) et dans d’autres livres aux États-Unis, en Uruguay, en France, en Suède, au Canada, en Espagne, à Cuba, au Porto Rico, au Pérou, etc.

bibliographie
Luna en Abril (Poemas), Tercera edición. Cien Editores. México, 1997.
Luna en Abril Sueños (Prosa poética), Segunda edición. CIEN Editores. México, 1998.
Luna en Abril (Cartas), CIEN Editores, México 1999
La spirale du Feu (La Espiral del Fuego) poemas. Traducido al francés por Philippe Burin de Roziers. Edición Bilingüe. Ediciones L'Harmattan. París, 2000.
Rosas Negras para un Ataúd sin Cuerpo, poemas, Producción Editorial Estel Blau, Barcelona, España, 2000.
Blau /Azul poemas, Traducido al alemán por Konradin Grossmann y Frank Caelen. Edición bilingue. Editorial Flor y Piedra. Hamburgo Alemania, 2001.
Fuga de silencio /Leise Flucht, poemas. Traducido al alemán por Frank Caelen. Ediciones de Café Berlín. Pliegos de Poesía, Edición bilingue, Berlín, Alemania, 2001.
Mezcla de piel/Zweierlei Aut, poemas, Traducidos al alemán por Konradin Grossman. Editorial Flor y Piedra. Hamburgo Alemania. 2001.
Amoradas Borboletas, Pilar y Bianchi Editores, Edición portugués-español. Mayo de 2002Moradas Mariposas Editora Abril, Proyecto Cultural Sur. La Habana, Cuba, 2002. (Libro traducido a cinco idiomas).
Vino Rojo, Unión Editores. Unión de Escritores y Artistas de Cuba. La Habana, 2003.
Vino Rojo, Apiama Editores, Bogotá Colombia. Mayo, 2003
Posdata para Ana, Novela, Colección Sur y Editores Unidos, La Habana Cuba, Febrero 2003.
Un cielo crece en el fondo de tus ojos, Traducido al francés por el poeta Pierre Clavilier.
Nostalgia de Vida, Ed. Unión y UNEAC. La Habana, Cuba, 2005.

disponibles ou à venir en français
La spirale du Feu (La Espiral del Fuego) poemas. Traduction de Philippe Burin des Roziers. Édition bilingue, L'Harmattan, , 2000.
Un cielo crece en el fondo de tus ojos, traduction en cours de Pierre Clavilier..

Fiche © florence trocmé

lundi 19 septembre 2005

June Shenfield

On sait très peu de choses de June Shenfield. Juive d’origine polonaise, elle est née en Australie. Elle lutta en permanence contre des cancers à répétition et la dépression. Elle eu deux enfants dont un handicapé. La maladie a fini par avoir raison d’elle le 13 décembre 2004.
Rien ou presque n'a été publié de façon sérieuse avant le livre Tristesse, traduit par Jean Migrenne, aux éditions L’inventaire, à Caen en 2004, quelques mois avant sa mort. Et tout a été repris par les soins du traducteur pour des questions de qualité et d'uniformité de traduction
Dans un courte introduction à son livre, June Shenfield indique que la plupart de ses textes « ont été écrits pour la scène. Voix, intonation et gestuelle sont des facteurs essentiels de que j’estime être la résurrection d’une tradition poétique de déclamation bien oubliée aujourd’hui [...] Il a été dit que je joue de mon corps et de ma voix comme d’un instrument. [...] Je me réclame d’Artaud, Céline et Ginsberg ». 
De 1985 à 1991, elle a tenu en collaboration avec Ken Sepherd la première galerie d’art et librairie australienne en France, à l’enseigne de Cannibal Pierce.
Elle a été soutenue par Arlette Albert-Birot lors de chacune de ses apparitions au Marché de la Poésie à Paris.

Bibliographie
Tristesse, traduction de Jean Migrenne, éditions l’Inventaire, Paris, Centre Régional des Lettres de Basse Normandie, Caen, 2004.

Jean Migrenne a publié un court article sur elle dans le dernier Marché des Lettres, le numéro 5 publié en été 2005 au moment du Marché de la poésie  :

Figure (et voix) bien connue des habitués du Marché de la Poésie, June Shenfield est décédée le13 décembre 2004, six mois aprè savoir lancé son unique recueil bilingue :Sorrow/Tristesse (éd. de l’Inventaire). Il fut un temps où il suffisait d’écrire « Je pense » pour être. June écrivait pour être. Pour ne plus penser.
Lire la suite (page 12 du fichier PDF)

samedi 17 septembre 2005

Neide Archanjo

Poète, avocate et psychologue, Neide Archanjo est née à São Paulo en 1940. Elle vit actuellement à Rio de Janeiro. Elle participe activement à la vie littéraire brésilienne et à la diffusion de la poésie dans son pays, et la critique littéraire la considère comme une des grandes représentantes de la génération montante des années soixante. Elle a notamment publié :
Primeiros ofícios da memória , 1964
O Poeta itinerante , 1968
Poesia na praça, 1970
Quixote, tango e foxtrote, 1975
Escravações, 1980
As Marinhas
, 1984
Tudo é sempre agora, 1994
Pequeno Oratorio do Poeta para o Ango, 1997
Epifanias, 1999
Neide Archanjo a reçu en 2005 deux grands prix de poésie au Brésil : le Prix de l’Académie brésilienne de lettres pour l’ensemble de son œuvre ; et le Prix Jabuti de poésie (le Goncourt brésilien) pour l’ensemble de son œuvre.

En français
Petit oratorio que le poète dédie à l’ange, traduit du brésilien par Véronique Basset, édition bilingue, Euline Carvalho, 2003
D’autres recueils de Neide Archanjo sont à paraître aux éditions Eulina Carvalho.
Cantiques pour Soraya paraîtra en mars 2006, également dans une traduction de Véronique Basset.

Pequeno Oratório Do Poeta Para O Anjo (Petit oratorio que le poète dédie à l’ange) a été enreigstré sur CD par la grande chanteuse brésilienne Maria Bethânia en 1998.

Une courte présentation (en anglais) de Neide Archanjo
Une biographie un peu plus détaillée (en portugais)

vendredi 16 septembre 2005

Yves Bonnefoy

Poète et essayiste, Yves Bonnefoy est né à Tours le 24 juin 1923. Sa mère est institutrice et son père employé de chemin de fer. Il fait des études de mathématiques et de philosophie à l'université de Poitiers puis à La Sorbonne où il reçoit notamment l'enseignement de Gaston Bachelard. Il s'installe à Paris en 1944. Il effectue de nombreux voyages. Il est professeur au Collège de France de 1981 à 1993.

Bibliographie 

    Poésie
Traité du Pianiste, La Révolution la nuit, 1946
Du mouvement et de l'immobilité de Douve, Mercure de France, 1953
Hier régnant désert, Mercure de France, 1958.
Pierre écrite : Ardoises taillées par Raoul Ubac, Maeght, 1958
Anti-Platon, Galerie Maeght, 1962
Pierre écrite, Mercure de France, 1964
Dans le leurre du seuil, Mercure de France, 1975
Trois remarques sur la couleur, Thierry Houchard, 1977
Poèmes (1947-1975), Mercure de France, 1978 et collection Poésie/Gallimard, 1982
Les Raisins de Zeuxis, George Nama, 1987
Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987 et collection Poésie/Gallimard,1995
Là où retombe la flèche, Mercure de France. 1988
Une autre époque de l’écriture, Mercure de France, 1988
Encore les raisins de Zeuxis, Monument Press, 1990
Début et fin de la neige suivi de Là où retombe la flèche, Mercure de France, 1991
Derniers raisins de Zeuxis, Monument Press, 1993
La vie errante suivi de Une autre époque de l'écriture, Mercure de France, 1993, Poésie/Gallimard, 1997
L’Encore aveugle, Festina Lente, 1997
La Pluie d’été, la Sétérée, 1999
Le Cœur-espace, Farrago, 2001
Les Planches courbes, Mercure de France, 2001
   
    Essais, récits

Peintures murales de la France gothique
, Paul Hartmann, 1954
L’Improbable, Mercure de France, 1959
La Seconde Simplicité, Mercure de France, 1961
Arthur Rimbaud, Le Seuil, 1961
Un rêve fait à Mantoue, Mercure de France, 1967
Rome, 1630 : l’horizon du premier baroque, Flammarion, 1970, 1994
L’Arrière-Pays, Skira, 1972, Flammarion, 1987, Poésie/Gallimard, 1998
L’Ordalie, Maeght, 1974
Le Nuage rouge, Mercure de France, 1977, collection Folio/Essais Gallimard, 1995
Rue Traversière, Mercure de France, 1977
L’Improbable, suivi de Un rêve fait à Mantoue, édition corrigée et augmentée, Mercure de France, 1980, collection Folio/essais Gallimard, 1992
Leçon inaugurale de la chaire d’Etudes comparées de la fonction poétique, Collège de France, 1982,(La Présence et l’Image, Mercure de France, 1983)
Récits en rêve, Mercure de France, 1987
La Vérité de parole, Mercure de France, 1988, collection folio/Essais Gallimard, 1995
Sur un sculpteur et des peintres, Plon, 1989
Entretiens sur la poésie, Mercure de France, 1990
Alberto Giacometti, Flammarion, 1991
Aléchinsky, Les Traversées, Fata Morgana, 1992
Rue Traversière et autres récits en rêve, Poésie/Gallimard, 1992
Remarques sur le dessin, Mercure de France, 1993
La petite phrase et la longue phrase, TILV, 1994
Palézieux, Skira, 1994 (avec Florian Rodari)
La Vérité de parole et des essaies du Nuage rouge, Folio/Essais Gallimard, 1995
Dessin, couleur et lumière, Mercure de France, 1995, Folio/Essais 1999, avec les autres essais du
Nuage rouge

La journée d’Alexandre Hollan, Le Temps qu’il fait, 1995
Jouve, poète, romancier, critique, Lachenal et Ritter, 1995
Portraits en Provence, Equinoxe, 1996

Scherzo, Scherzo, 1997
Shakespeare et Yeats, Mercure de France, 1998
Zao Wou-ki, La Différence, 1998
Lieux et destins de l’image, Le Seuil, 1999
La communauté des traducteurs, Presses Universitaires de Strasbourg, 2000
L’Enseignement et l’exemple de Leopardi, William Blake & Co, 2001
André Breton à l’avant de soi, Farrago, 2001
Le Théâtre des enfants, William Blake & Co, 2001
    Par ailleurs Yves Bonnefoy a traduit un très grand nombre des pièces de Shakespeare, des poèmes de Yeats

    A signaler aussi
Cahier Yves Bonnefoy, le Temps qu'il fait, 1997
Un numéro de la revue Europe (n°890-891, juin-juillet 2003)

Un important article de Jean-Michel Maulpoix sur les parutions récentes de Yves Bonnefoy
Une bio-bibliographie
Sur le site du Mercure de France
dans la poéthèque du Printemps des poètes

 

jeudi 15 septembre 2005

Marianne Moore

Marianne Moore est née le 15 novembre 1887 dans le Missouri, fille de l’ ingénieur John Milton Moore qu’elle n’a pas connu car peu après un échec professionnel, il fit une grave dépression et fut hospitalisé dans le Massachusetts. En 1905 Marianne Moore entre au collège en Pennsylvanie et publie neuf poèmes dans une revue littéraire. Elle fait ensuite des études de droit, d’histoire, de sciences politiques mais marque aussi un grand intérêt pour la biologie. Elle exprime aussi le désir de devenir peintre. Au cours de l’été 1911 elle voyage avec sa mère en Angleterre, Ecosse et France et en 1915 elle commence véritablement à publier ses poèmes. Elle se met aussi à lire beaucoup de poésie d’avant-garde et à publier des articles et des essais critiques. .
A partir de 1916, elle se lie avec le photographe Alfred Stieglitz et les poètes Wallace Stevens et William Carlos Williams H.D., T. S. Eliot, et Ezra Pound. H.D. choisit vingt-quatre poèmes de Moore et les publie à son insu dans un petit recueil intitulé Poems (1921). Ce livre publié en Angleterre sera complété de nouveaux textes et publié aux Etats-Unis sous le titre Observations (1924).
Seule, elle subvient à ses besoins par des travaux d’écriture en free-lance. En 1933 elle gagne le Helen Haire Levinson Prize from Poetry, qui attire sur elle l’attention et l’encourage dans sa création. Son volume suivant, Selected Poems parait en 1935 et la confirme comme une figure marquante de la poésie. Elle reçoit notamment les éloges de T.S. Eliot ce qui n’empêche pas le livre de mal se vendre.
Marianne Moore continue à publier poème après poème dans des revues réputées comme the Kenyon Review, the Nation, the New Republic, et the Partisan Review puis à les rassembler dans des livres comme The Pangolin and Other Verse (1936), What Are Years? (1941), and Nevertheless (1944). Elle suit alors une idée de son ami W H. Auden et commence à traduire avec soin des Fables choisies, mises en vers of Jean de La Fontaine, projet qui prendra une part considérable de son énergie.
Sa mère meurt en 1947. Les années cinquante lui rapportent une moisson de prix et une reconnaissance grandissante
Collected Poems (1951) gagne le Pulitzer Prize et le National Book Award in 1952 et le Bollingen Prize in 1953 ; il se vend à près de 5000 exemplaires en 1952. Ses essais critiques sur des artistes tels Louise Bogan, Jean Cocteau, E. E. Cummings, Pound, et Anna Pavlova, parmi d’autres sont regroupés dans Predilections (1955). Elle publie encore Like a Bulwark (1956), O to Be a Dragon (1959), et Tell Me, Tell Me (1966) et de nombreux textes en prose dans Idiosyncrasy and Technique (1959) et Poetry and Criticism (1965).
Elle devient à cette époque une sorte de célébrité, avec son tricorne et sa cape noirs
A partir de 1968, Moore subit une série d’attaques, devient presque invalide pendant deux ans, et meurt à son domicile new -yorkais le 5 février 1972.

bibliographie en anglais
Poésie

Poems, London, The Egoist Press, 1921.
Observations, New York, The Dial Press, 1924.
Selected Poems, With an Introduction by T.S. Eliot, New York, Macmillan, 1935. London, Faber and Faber, 1955.
The Pangolin and Other Verse, London, The Brendin Publishing Company, 1936.
What Are Years, New York, Macmillan, 1941.
Nevertheless, New York, Macmillan, 1944.
Collected Poems, New York, Macmillan, 1951. London, Faber and Faber, 1951.
traduction
The Fables of La Fontaine, New York, Viking, 1954.
Like a Bulwark, New York, Viking, 1956.
O to Be a Dragon, New York, Viking, 1959.
The Arctic Ox, London, Faber and Faber, 1964.
Tell Me, Tell M e: Granite, Steel, and Other Topics, New York, Viking, 1967.
Complete Poems, New York, Macmillan and Viking, 1967. London, Faber and Faber, 1968.
Unfinished Poems by Marianne Moore, Philadelphia, The Philip H. and A.S.W. Rosenbach Foundation, 1972.
The Complete Poems of Marianne Moore, definitive edition, with the author’s final revisions, 1981

Prose
Predilections, New York, Viking, 1955.
The Complete Prose of Marianne Moore 1986

bibliographie en français
Poésie complète, Licornes et sabliers, édité et traduit par Thierry Gillyboeuf, José Corti, 2004


Une chronologie complète (en anglais) ; également sur le même site, une photo avec le fameux tricorne et plusieurs poèmes (en anglais)

mercredi 14 septembre 2005

François Cheng

Poète, romancier, traducteur, essayiste particulièrement voué à la calligraphie, la peinture et la poésie chinoises, François Cheng est né en 1929, en Chine, dans une famille de lettrés. Il arrive en 1949 à Paris, ne connaissant personne et ne parlant pas un mot de français. Pendant dix ans, il y mène une vie précaire et s’initie à la culture européenne, notamment la philosophie et la mystique, la peinture et la musique. Vers 1960, il trouve son premier emploi stable  à l'Ecole pratique des Hautes Etudes et commence à publier en Chine des traductions de poésie française. En 1968, il présente un mémoire de maîtrise sur le poète Tang, travail remarqué par Roland Barthes et Julia Kristeva. C'est le début de dialogues avec Lacan, Deleuze, Maldiney. Il épouse Micheline Benoit en 1963 et est naturalisé français en 1971. En 1977 paraît son premier livre L'écriture poétique chinoise, puis en 1979 Vide et plein, le langage pictural chinois. Au milieu des années 1980, à la suite d'une grave maladie, il écrit le Dit de Tianyi (publié en 1998) et fait paraître son premier recueil de poèmes.Il a reçu le Grand Prix de la Francophonie en 2001 et a été élu à l’Académie Française en 2002.(Biographie et bibliographie d'après la notice de : François Cheng, Qui dira notre nuit, Arfuyen 2001). Il a été élu à l'Académie française en 2002.

Bibliographie

Poésie
De l'arbre et du rocher, Fata Morgana, 1989
Saisons à vie, Encre marine, 1993
36 poèmes d'amour, Unes, 1997
Double chant, Encre marine, 1998
Cantos toscans, Unes, 1999
Poésie chinoise, Albin Michel, 2000
Qui dira notre nuit, Arfuyen, 2001
Le long d’un amour, Arfuyen, 2003
Le livre du vide médian, Albin Michel, 2004

Romans
Le dit de Tianyi, Albin Michel, 1998
L’éternité n’est pas de trop, Albin Michel, 2002

Essais et traductions
L'écriture poétique chinoise, Seuil, 1977
Vide et plein, le langage pictural chinois, Seuil, 1979
Souffle-esprit, Seuil, 1989
Entre source et nuage, la poésie chinoise réinventée, Albin Michel, 1990, 2002
Le dialogue, une passion pour la langue française,  Desclée de Brouwer, 2002

Livres d’art, monographies
L'Espace du rêve, mille ans de peinture chinoise, Phébus, 1980
Chu Ta, le génie du trait, Phébus, 1986
Shitao, la saveur du monde, Phébus, 1998
D'où jaillit le chant : la voie des oiseaux et des fleurs dans la tradition des Song, Phébus, 2000
Et le souffle devient signe, Iconoclaste, 2000
Toute beauté est singulière, peintres chinois de la voix excellente, Phébu, 2004


Lire la biographie complète sur le site d'Arfuyen :
un intéressant entretien de François Cheng avec Catherine Argand sur le site de Lire
sur le même site, biographie détaillée

Fiche de l’académicien sur le site de l’Académie françaiseet son discours de réception
Un commentaire détaillé de A l’Orient de tout, Poésie/Gallimard, 2005

lundi 12 septembre 2005

Jean-Paul de Dadelsen

Jean-Paul de Dadelsen est né dans une famille protestante le 20 Août 1913 à Strasbourg. Son père avait des origines allemandes.
Dadelsen était très brillant. Il fut reçu premier à l’agrégation d’allemand, fut traducteur (Keyserling, Kassner), professeur de lycée. Il a épousé une Anglaise. En 1942, il rejoint en Angleterre les Forces Françaises Libres comme officier de parachutistes. Il devient ensuite correspondant étranger du Combat d’Albert Camus et titulaire d’une émission de la B.B.C, puis finalement conseiller d’organisations européennes et internationales, en particulier à Zurich à l'Institut International de la Presse. Il n’avait commencé à écrire véritablement qu’à partir de 1952, le magnifique Bach en automne, sa première tentative, alors qu’il avait 39 ans. Il fut emporté par un cancer du cerveau le 22 juin 1957.
Très peu de choses furent publiées de son vivant, d’autant qu’il retravaillait constamment ses poèmes. Albert Camus s’était chargé de la publication de l’œuvre mais n’a pu aboutir avant sa propre mort et par la suite ce furent Henri Thomas et Jacques Brenner qui s'en chargèrent. Sa poésie est imprégnée par l'Allemagne et la Bible, ainsi que par sa connaissance de la musique.

« Il ne vient à la suite de personne ; il ne cadre avec rien dans nos Lettres , ni terroristes, ni rhéteurs n’y trouveront leur compte. Nous risquons toujours d’oublier que le génie poétique se moque de nos conformistes errances. S’il nous frappe à l’improviste, ce n’est pas qu’il veuille nous surprendre ; à nous de comprendre qu’il est » (Henri Thomas)


bibliographie
Bach en automne, NRF n° 35, 1955
L’invocation liminaire de Jonas, La fin du jour, Peupliers et trembles, Les Cahiers des Saisons, 1956
Guitares, la dernière nuit de la pharmacienne, Dépassé, Provisoirement, in Preuves, 1957
Jonas, Précédé d'une étude par Henri Thomas, Gallimard, 1962
Bach en automne, les Bibliophiles de l'Est, 1979
Goethe en Alsace, Le Temps qu'il fait, 1995
Jonas suivi de Les Ponts de Budapest et autres poèmes ; présenté par Henri Thomas et Denis de Rougemont. Édition des Ponts de Budapest et autres poèmes par Baptiste-Marrey , Collection Poésie/Gallimard N° 405, 2005.

Une belle note sur Dadelsen.
Dans la Poéthèque du Printemps des Poètes

fiche ®florence trocmé

dimanche 11 septembre 2005

Yerra Sugarman

Yerra Sugarman est née à Toronto en 1955. Ses parents, juifs, Sam and Pearl Sugarman, venaient d’une ville près de Cracovie en Pologne, avaient fui vers l’Union Soviétique puis la France pendant la seconde Guerre, et arrivèrent à Toronto avec leur premier enfant, un garçon, en 1951. Yerra grandit dans une importante colonie de survivants de la Shoah au Nord de Toronto. Diplômée d’arts plastiques des universités de Columbia et Concordia, elle enseigne la création littéraire à l’Université de New York. Son premier recueil Forms of Gone a paru en 2002 (The Sheep Meadow Press) et a reçu plusieurs prix. Ses poèmes et ses articles sont publiés dans de nombreuses revues, comme Another Chicago Magazine, The Nation, How2, Pleiades, Barrow Street, 100 Poets Against the War,the Oxford Encyclopedia of American Literature, and Rattapallax. Elle participe au comité de rédaction de cette dernière.

Yerra Sugarman a également traduit les poèmes yiddish de Celia Dropkin.

Certains de ses poèmes, traduits par Jean Migrenne, ont paru dans les revues Europe et Siècle 21. Elle travaille actuellement à un recueil appelé Glass.

Une photo et des poèmes en anglais sur le site de Poetrymagazine

On peut trouver aussi un poème (en anglais) sur un équivalent américain de Poezibao que je suis heureuse de présenter à cette occasion, Verse Daily

Plusieurs poèmes aussi dans la section anglaise du beau site de Anny Ballardini, Fieralingue
fiche ©florence trocmé

jeudi 08 septembre 2005

Ludovic Degroote

Ludovic Degroote est né en 1958. Il habite l’agglomération lilloise. Il a reçu le prix des Découvreurs de poésie 2005
Il a publié une douzaine de livres dont :
Ce qui nous sépare du poème, Ed. de, 1993
La Digue, Unes, 1995
Barque bleue, Unes, 1998
Sans se retourner, Le pré Carré, 2000
Ciels, Unes, 2000
Langue trou, Éditions des Sept Dormants, 2001,
Pensées des morts, Tarabuste, 2003
Le couture du blanc, Remarque, 2004.

Il a par ailleurs réalisé de nombreux livres d’artistes avec Gérard Duchêne, Colette Deblé, Bernadette Prédair, Jean-Marc Scanreigh, Thierry Le Saëc, Magali Latil, etc.) et publie en revue depuis 1986  : Aires, Banana Split, Limon, L’animal, Lieux d’être, Rehauts, Triages, FPC, etc. 

fiche et photo sur le site du centre international de poésie de Marseille
voir les livres disponibles, éditions courantes et tirages de tête, chez Unes

mercredi 07 septembre 2005

Nicole Brossard

Poète, romancière, dramaturge, essayiste, Nicole Brossard est née à Montréal le 27 novembre 1943 ; elle est licenciée en lettres de l'Université de Montréal (1968) et bachelière en pédagogie de l'Université du Québec. Elle commence sa carrière littéraire en s’associant aux mouvements d'avant-garde. Elle fonde ainsi, en 1965, la revue La Barre du Jour, dont elle devient la directrice. C’est une féministe engagée, elle prépare et tourne un film, « Some American Feminists » (O.N.F.), en collaboration avec Luce Guilbault (1975-1976). Elle a écrit pour de très nombreuses revues. Durant les dernières années, elle a donné un grand nombre de lectures et de conférences à travers le monde. En 1991, elle publiait, en collaboration avec Lisette Girouard, l'Anthologie de la poésie des femmes au Québec, un outil de référence indispensable.

Elle a été reçue à l'Académie des lettres du Québec en 1994. En 2001, elle a été reçue à l'Académie mondiale de la poésie.

bibliographie très détaillée sur ce site
Un très bel entretien, un peu ancien (1990) mais passionnant

En France on peut trouver :
Poèmes à dire, (anthologie de 38 poètes contemporains de la Francophonie, sous la direction de Nicole Brossard), Castor Astral, 2002
Amantes, suivi de Le sens apparent et de Sous la langue, L'hexagone, 2000
On peut aussi s’adresser à la Librairie du Québec à Paris qui pratique la vente par correspondance
Librairie du Québec, 30, rue Gay-Lussac, 75005 Paris, 01.43.54.49.02

mardi 06 septembre 2005

Ghérasim Luca

Ghérasim Luca est né à Bucarest en 1913. Il parlait le yiddish, le roumain, le français et l'allemand. Après la guerre il s'installe en France. Il s'est jeté dans la Seine le 9 février 1994.
Extraits de sa bibliographie publiée sur le site de l’éditeur José Corti, qui a repris une partie de ces éditions devenues introuvables :
Quantitativement aimée, Éditions de l’Oubli, Bucarest, 1944,
Le Vampire passif,
Éditions de l’Oubli, Bucarest 1945,
Dialectique de la dialectique,
en collaboration avec Dolfi Trost, éditions surréalistes, Bucarest, 1945,
Les Orgies des Quanta, Editions de l’Oubli, Bucarest 1946,
Amphitrite, Éditions de l’Infra-noir, Bucarest 1945,
Le Secret du vide et du plein,
Éditions de l’Oubli, Bucarest 1947,
Héros-Limite, Le Soleil Noir, Paris 1953 avec une gravure et trois dessins,
Ce Château Pressenti,
Méconnaissance, Paris 1958 Frontispice et gravure de Victor Brauner,
La Clef, Poème-Tract, 1960, Paris,
L’Extrême-Occidentale, Editions Mayer, Lausanne 1961 avec 7 gravures de Arp, Brauner, Ernst,Hérold Lam, Matta, Tanning,
La Lettre, sans mention d’édition, Paris, 1960,
Le Sorcier noir, avec Jacques Hérold, Paris 1996,
Sept slogans ontophoniques,
Brunidor, Paris 1963 avec gravures de Augustin Fernandez, Enrique Zanartu, Gisèle-Celan Lestrange, Jacques Hérold.
Poésie élémentaire, éditions Brunidor, Vaduz, Liechesntein, 1966,
Apostroph’Apocalypse, Éditions Upiglio, Milan 1967 avec quatorze gravures de Wilfredo Lam,
Sisyphe Géomètre, Éditions Givaudan, Paris, 1967 Livre-sculpture conçu par Piotr Kowalski,
Droit de regard sur les idées, Brunidor, Paris, 1967,
Déférés devant un tribunal d’exception, sans indication d’édition, Paris, 1968.
Dé-Monologue,
Brunidor, Paris, 1969 avec deux gravures de Micheline Catty,
La Fin du monde, Editions Petitthory, Paris 1969 avec frontispice de Micheline Catty et cinq dessins de Ghérasim Luca,
Le Tourbillon qui repose, Critique et Histoire, 1973.
Le Chant de la carpe, Le Soleil Noir, Paris, 1973 avec sonogramme et sculpture de Kowalski Présence de l’imperceptible, Franz Jacob, Châtelet ; sans date d’édition,
Paralipomènes, Le Soleil Noir, Paris 1976 avec une cubomanie de Luca
Théâtre de Bouche,
Criapl’e, Paris, 1984 avec une gravure et neuf dessins de Micheline Catty.
Satyres et Satrape,
éditions de la Crem, Barlfeur, 1987, Le Cri, éditions Au fil de l’encre, Paris, 1995.

Nombreuses rééditions chez José Corti : 
Paralipomènes, 1986
Théâtre de bouche, 1987
L'inventeur de l'amour
suivi de la Mort morte, 1994
Héros-Limite 1995,
La proie s'ombre, 1995
Le Chant de la Carpe, 1996
Un loup à travers une loupe, 1998
La Voix silanxieuse, 2001
Le vampire passif, 2001
Levée d’écrou, mars 2003

Un recueil regroupant Héros-limite, suivi de la Chant de la carpe et de Paralipomènes est disponible dans la collection Poésie/Gallimard, 2001

Un dossier très complet sur Ghérasim Luca sur le site des éditions José Corti :
Un dossier sur remue.net
Ecoutez Ghérasim Luca : Lecture par Ghérasim Luca : (Extrait du double CD Ghérasim Luca par Ghérasim Luca publié par José Corti.

Lire aussi le compte-rendu du livre d’André Velter, Ghérasim Luca, Passio, passionnément, dans la collection Poésie de Jean-Michel Place, en 2001. Ainsi que celui paru sur le site de Le Matricule des Anges

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dimanche 04 septembre 2005

William Cliff

William Cliff naît à Gembloux, en Belgique le 27 décembre 1940. Il est le quatrième de neuf enfants. Il y fait son école primaire puis est pensionnaire. au collège de la Hulle, à Profondeville,
Etudes de philologie romane à l’Université de Louvain : il étudie l’espagnol, le catalan. Pour sujet de mémoire de licence, il choisit le poète catalan Gabriel Ferrater qui aura une influence décisive sur lui. Il envoie ses premiers poèmes à Raymond Queneau qui manifeste immédiatement son intérêt et demande un livre pour les éditions Gallimard.
Professeur de français, Cliff voyage beaucoup. En Catalogne, bien sûr, et en Espagne. Dans toute l’Europe occidentale. En Inde, en Égypte, en Turquie. En Amérique, du Nord et du Sud.

Bibliographie

Homo sum, préface de Claude Roy, Gallimard, Cahier de poésie 1, 1973.
Écrasez-le, Gallimard, 1976.
Marcher au charbon, Gallimard, 978.
America, Gallimard, 1983.
En Orient, Gallimard, 1986.
Conrad Detrez, Gallimard, 1990.
Autobiographie, La Différence, 1993
Fête Nationale, Gallimard, 1993.
Journal d’un innocent, Gallimard, 1996.
L’État belge, poèmes, Éd. La Table Ronde, 2001.
Écrasez-le précédé d'Homo Sum, Gallimard, 2002
Adieu patries, Le Rocher, coll. Anatolia,, 2001.
Passavant-la-Rochère, Éditions Virgile, 2004

Romans et prose
Le Pain austral, Éd. Tétras Lyre, 1990.
Aspre Borée, Éd. La Cécilia, 1990.
La Sainte Famille, La Table Ronde, 2001.
Le passager, Le Rocher, coll. Anatolia, 2003.
La Dodge, Éditions du Rocher, 2004

Traduction du catalan
Gabriel Ferrater, Poème inachevé, Éd. Ercée, 1985.

Essai
Allemagne 1994, Éditions du Rocher, 2003

Très peu de choses sur le Web concernant William Cliff
Une page sur le service du livre luxembourgeois
Un très bon article dans l’encyclopédie Wikipedia
« Faire entendre la poésie de William Cliff et faire en sorte que cette poésie pétrie de formes classiques finisse par sonner naturelle aux oreilles du spectateur, c'est le but de "William Cliff, poète". (G. Preszow) : lire le commentaire de l’auteur de ce documentaire filmé sur William Cliff

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vendredi 02 septembre 2005

Pierre-Albert Jourdan

Pierre-Albert Jourdan est né le 3 février 1924 à Paris. Il fit des études de sciences politiques, de commerce et de droit puis travailla comme chef de service à la société mutualiste des transports publics, et commença à écrire, à partir de 1956, à l'écart des milieux littéraires. Il a beaucoup écrit mais très peu publié de son vivant. Il fonda en 1975 la revue Port-des Singes (dans laquelle parurent des textes de Philippe Jaccottet, Roger Munier, Roberto Juarroz, Antonio Porchia). Il était également peintre et photographe. Le Temps qu’il fait lui a consacré un très beau cahier en 1996. Il est mort le 13 septembre 1981 à Caromb dans le Vaucluse.

Eléments de bibliographie

La plupart des textes de Pierre-Albert Jourdan ont été repris, avec de nombreux inédits, dans l'édition de ses oeuvres complètes préparée par Yves Leclair au Mercure de France. Ces deux recueils rassemblent l'essentiel de son œuvre poétique, de ses journaux et fragments.
Les sandales de paille, Mercure de France, 1087
Le bonjour et l'adieu, Mercure de France, 1991

On peut lire une bibliographie plus détaillée soit dans le Cahier édité par le Temps qu’il fait, soit sur le beau site d’Elodie Meunier cité en référence

Pierre-Albert Jourdan, Collectif. Textes, études, témoignages. Cahier dix. Sous la direction d’Yves Leclair. Le Temps qu’il fait, 1996


« Pierre-Albert Jourdan ( 1924-1981 ) fut sans doute l'un des écrivains les plus effacés de ce siècle paradeur. Ami des poètes prestigieux de notre temps comme des oeuvres essentielles, fussent-elles les plus secrètes, cet homme ordinaire peu ordinaire pratiqua durant toute sa vie la lecture, la peinture et l'écriture. Esprit radicalement libre, il créa sa revue (Port-des-Singes), publia peu, écrivit beaucoup, laissant une oeuvre riche et lumineuse, mesurée, intime. Deux volumes rassemblant ses écrits ont paru au Mercure de France : Les sandales de paille (préf. Yves Bonnefoy, 1987) et Le Bonjour et l'Adieu (préf. Philippe Jaccottet, 1991). »
Yves Leclair sur la quatrième de couverture du Cahier édité par Le Temps qu’il fait. 

Je renvoie à cette très belle page, très complète sur Pierre-Albert Jourdan réalisée par Elodie Meunier.
Voir aussi cette page

jeudi 01 septembre 2005

Margo Berdeshevsky

Berdeshevsky_margo_sa_photo_en_noir_et_bPoète et photographe, Margo Berdeshevsky, née à New York, vit à Paris et à Hawaï.

Ses textes ont été publiés dans les revues Chelsea, Nimrod, Poetry International, The Literary Review, Frank, Indiana Review, Van Gogh's Ear, Runes, Rattapallax, ACM, Southern California Anthology, Many Mountains Moving, 100 Poets Against the War, Pharos, Short Fuse, Bamboo Ridge, Tears in the Fence, Upstairs at Duroc. Elle a également été professeur de poésie dans le programme, A Poet in the Schools, à Hawaï, pendant de très nombreuses années

A signaler trois expositions récentes de ses collages et oeuvres graphiques, Au Pacific Center of Photography de Hawaï, à la Galerie Etienne de Causans à Paris et en 2001 à la librairie Galerie Racine, toujours à Paris.
Voir aussi une exposition sur le web de travaux graphiques sur Versailles

Elle a traduit et interviewé la star du hip-hop français, MC Solaar.
Parmi ses autres publications, ses photographies illustrent le livre Cuba Satisima, chez Descartes et Cie. Après un recueil encore inédit, But A Passage In Wilderness, elle travaille actuellement au Tsunami Notebook, What Has Not Fallen, avec des photos et des textes réalisés à la suite d’un séjour humanitaire à Aceh au printemps 2005.
Elle est titulaire de très nombreux prix, deux nominations au prix Pushcart, le Chelsea Award, le Robert H.Winner Award from the Poetry Society of America, une mention au Pablo Neruda Award, une autre au  Ann Stanford Awards, et le grand prix Fiction du Border's Books/ Honolulu Magazine

mercredi 31 août 2005

Jean Follain

Jean Follain est né le 29 Août 1903 à Canisy dans la Manche. Il fait ses études au collège de Saint-Lô. En 1919, il séjourne en Angleterre puis à partir de 1921 il fait ses études de droit à la faculté de Caen. EN 1924 il s’installe à Paris et en 1927 il s’inscrit au Barreau de Paris (il exercera sa profession d’avocat jusqu’en 1952). Il rencontre Reverdy, Mac Orlan, Fargue, Armen Lubin, Max Jacob. Il commence à collaborer à diverses revues et se marie en 1934 avec la fille de Maurice Denis, peintre elle-même sous le nom de Dinès. En 1940 il est mobilisé. En 51, il quitte le barreau pour devenir magistrat à Charleville (il quitte la magistrature en 1961). Il est tué accidentellement par une voiture, quai des Tuileries, le 10 mars 1971. Il avait reçu le Prix Mallarmé en 1939 et le Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 1970.

Bibliographie
Cinq poèmes, Editions de la Rose des Vents, 1933 
La Main chaude, avec une introduction d'André Salmon, Editions Corréa, 1933
L'Année poétique, 1ère livraison, Edition des Trois Magots, 1934
Huit poèmes, Cahier des Poètes, Editions Debresse, 1935
Paris, Editions Corréa, 1935.Réédition 1978, présentée par Gil Jouanard 
Le Gant rouge, Editions Sagesse, 1936
La Visite du Domaine, Editions GLM, 1936
Chants Terrestres, Denoël, 1937
L'Epicerie d'Enfance, Editions Corréa, 1938
Poètes, 1ère livraison, Editions Beresniack, 1941
Ici-Bas, Editions du Journal des Poètes, 1941
Canisy, Gallimard, 1942
Inventaire, Editions Debresse, 1942
Usage du Temps, Gallimard,1943.
Exister, Gallimard,1947
Chef lieu, Gallimard, 1950
Les Choses données, Seghers, 1952.
Territoires, Gallimard, 1953
Palais souterrain, Editions Pab, 1953.
Objets, Editions Rougerie, 1955.
Choix de textes, présentation d'André Dhotel (Poètes d'Aujourd'hui), Seghers, 1956
Tout instant, Gallimard, 1957
Jean Marie Vianney, Curé d'Ars, Plon, 1959
Des Heures, Gallimard, 1960
Notre Monde, Editions R. Atteln, Wülfrath, Rhénanie, 1960
Poèmes et Prose choisis, Gallimard,1961
Appareil de la Terre, avec des illustrations de Lapicque, Editions Galamis, 1961
Divorce et Séparation de Corps, Editions Sirey, 1962
Appareil de la Terre, Gallimard, 1964
Cheminements, Editions du Club du Poème, Genève, 1964
Pérou, Editions Rencontre, 1964
Célébration de la pomme de terre, Editions Robert Morel, 1965
Nourritures, avec des illustrations de Carzou, Editions du Groupe Libre Création,1965 
Petit Glossaire de l'argot ecclésiastique, Pauvert, 1966 
Napoléon, Editions Hermès, 1967
Pierre Albert Birot (Poètes d'aujourd'hui), Editions Seghers, 1967
D'après tout, Gallimard, 1967
Exister, suivi de Territoires, avec une préface d'Henri Thomas, Poésie/Gallimard, 1969
Approches, Editions Vodaine, 1969
Eclats du temps, avec des illustrations de Staritsky, Editions G. Duchêne, 1971
Espaces d'Instants, Gallimard, 1971


Parutions posthumes :
Collège, Souvenirs, préface de Marcel Arland, Gallimard 1973
Le Pain et la Boulange, Atelier La Feugraie, 1977
Présent jour, avec 36 dessins originaux de Denise Esteban, Editions Galanis, 1978
Les uns et les autres, Editions Rougerie, 1981
Cérémonial bas normand, Fata Morgana, 1982
La table (avant propos de Jacques Réda), Fata Morgana,1984
Canisy suivi de Chef-lieu, Gallimard,1986
L'épicerie d'enfance, Editions Fata Morgana, 1986
Usage du temps, Poésie/Gallimard, 1990
Le magasin pittoresque (préface de Hugues Labrusse), Editions Amiot Lenganey, 1991
L'épicerie d'enfance (postface de Gil Jouanard), édition définitive, Fata Morgana, 1999
Agendas, Claire Paulhan, 1999
Tout instant, Gallimard, 2000
Rôti-cochon, Ides Et Calendes, 2001

A signaler sur Jean Follain
André Dhotel, Jean Follain, Poètes d’aujourd’hui, Seghers, 1956, 1972
Françoise Rouffiat, Jean Follain, le même, autrement, Champ Vallon, 1996
Arlette Albert-Birot, Le monde de Jean Follain, Lion solitaire et autres poèmes manuscrits,Jean-Michel Place, 1999


Le web est très pauvre sur Jean Follain
Une brève page sur le site de France Culture
sur le site de Jacques Mottier, quatre états d’un poème de Jean Follain
Une page sur le site de l’Alliance française

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lundi 29 août 2005

Carlos Drummond de Andrade

Carlos Drummond de Andrade est né le 31 octobre 1902 à Itabara, dans la province du Minas Gerais au Brésil. En 1923, il commence des études pour devenir préparateur en pharmacie. En 1924 il rencontre Blaise Cendrars et Mario de Andrade et quelques autres figures en vue du modernisme brésilien, lancé en 1922 à Sao Paulo. A partir de 1926 il est journaliste. En 1928 naît sa fille Maria Julieta qui sera sa confidente jusqu’à la fin de leurs vies, à quelques jours d’intervalle. A partir de 1930, il commence à publier, d’abord à compte d’auteur. En 1934 il s’installe à Rio de Janeiro où il travaille au ministère de l’ Éducation. En 1942, première véritable publication de poésie. Il traduit Thérèse Desqueyroux de François Mauriac et travaille à la direction de Patrimoine historique et artistique. Il traduira aussi les Liaisons dangereuses et Albertine disparue de Proust. En 1975 il est lauréat du prix Brasilia de Littérature qu’il refuse pour des raisons politiques. En 1983, dix-neuf de ses recueils de poésie sont rassemblés dans Nouvelle réunion. Le 17 Août 1987, il meurt douze jours après le décès de sa fille
Homme de lettres engagé dans la vie publique et sociale, Carlos Drummond de Andrade est le plus grand poète du Brésil moderniste. Également conteur et chroniqueur, il a laissé de nombreux recueils de nouvelles ainsi qu'une correspondance avec Mário de Andrade, autre figure du modernisme brésilien.


Bibliographie en français
Poésie, anthologie rassemblée et traduite par Didier Lamaison, Gallimard, 1990
Conversation extraordinaire avec une dame de ma connaissance, Métailié, 1996
Histoire de deux amours, édition bilingue français-portugais, traduction, Stéphane Girel Diego Quintela Bernard Tissier Michel Chandeigne , 2002
Anthologie poétique, Michel Chandeigne 2004
Mort dans l’avion & autres poèmes, traduction de Ariane Witkowski, Chandeigne, 2005 
La machine du monde et autres poèmes, Poésie/Gallimard, 2005

Quelques informations sur le site de la librairie portugaise
Fiche dans la poéthèque du Printemps des poètes
Biographie et bibliographie, très complètes, en portugais
sur ce site
, on peut entendre Drummond lire certains de ses textes

Claude Esteban

Claude Esteban est né en 1935. Poète, préfacier et essayiste, traducteur de l'espagnol (Borges, Quevedo, Gongora, Machado, Lorca, Octavio Paz), il a dirigé la revue Argile (1974-1981) et la collection Poésie aux Éditions Flammarion (1984-1993). Son oeuvre se déploie à travers une quarantaine d’ouvrages où alternent la poésie, les essais, la prose, la critique d’art et les traductions.
Bourse Goncourt de la poésie, 2001, Grand Prix de poésie de la SGDL, 1997, Prix France Culture, 1991, Prix de l’Académie Mallarmé, 1984 et président de la maison des Écrivains de 1998 à 2004.
Un colloque en 2006 :
Claude Esteban ou le partage des mots, colloque organisé par Jean-Michel Maulpoix, professeur à l'Université Paris X, responsable de l'équipe « Observatoire de littérature contemporaine », les 14 et 15 décembre 2006, de 9h à 18.
 
Bibliographie
 Poésie
La Saison dévastée
, Paris, Denise Renard éditeur, 1968.
Celle qui ne dort pas, Paris, Galerie Jacob, 1971.
Croyant nommer, Paris, Galanis, 1972.
Dans le vide qui vient, Paris, Maeght.
Comme un sol plus obscur, Paris, Galanis, 1979.
Terres, travaux de coeur, Flammarion, 1979
Cosmogonie, Draguignan, Lettres de Casse, 1980.
Conjonctures du corps et du jardin, Flammarion, 1983
Douze dans le Soleil, Malakoff, Orange Export Ltd, 1983.
Le Nom et la Demeure, Flammarion, 1985
Élégie de la mort violente, Flammarion, 1989
L'insomnie, journal, Fourbis, 1991
Sept jours d'hier, Fourbis, 1993
Quelqu'un commence à parler dans une chambre, Flammarion, 1995
Sur la dernière lande, Fourbis, 1996
Fayoum, Tours, Farrago, 1999.
Morceaux de ciel, presque rien, Paris, Gallimard, 2001.
Encres sur papier de riz, Tours, Farrago/La Hune, 2001.
Étranger devant la porte, I, Variations, Tours, Farrago, 2001.
Le jour à peine écrit, (1967-1992), Gallimard 2006

Proses
Le Partage des mots, Paris, Gallimard, 1990.

Soleil dans une pièce vide, Paris, Flammarion, 1991.
Rééd., Farrago, Tours, 2003.
Choses lues, Paris, Flammarion, 1998.
Janvier, février, mars. Pages, Tours, Farrago, 1999.

Essais sur la poésie
Un lieu hors de tout lieu, Paris, Galilée, 1979.

Critique de la raison poétique, Paris, Flammarion, 1987.
D’une couleur qui fut donnée à la mer, Paris, Fourbis, 1997.
Étranger devant la porte, I, Farrago, 2001
Étranger devant la porte, II, Thèmes, Tours, Farrago, 2001.

Essais sur l’art
Chillida, Paris, Maeght, 1972.

Veilleurs aux confins (Fernández, Morandi, Sima, Szenes, Tal-Coat, Ubac, Vieira da Silva), Montpellier, Fata Morgana, 1978.
L’Immédiat et l’Inaccessible, Paris, Galilée, 1978.
Ubac, Paris, Maeght, coll. Archives, 1978.
Palazuelo, Paris, Maeght, 1980.
Traces, figures, traversées. Essais sur la peinture contemporaine, Paris, Galilée, 1985.
Le Travail du visible et autres essais, Paris, Fourbis, 1992.
Trois Espagnols. Goya, Velázquez, Picasso, Tours, Farrago.
Les Gueux en Arcadie (Los Pícaros en Arcadia), éd. bilingue, Madrid, Casa de Velázquez, 2000.
La Dormition du Comte d’Orgaz, Tours, Farrago, 2002.
Ce qui retourne au silence, Farrago, 2004
L'Ordre donné à la nuit , Verdier, 2005
 
Sitographie
Sur le site du cipM, bio-bibliographie et le texte d'une conférence Au plus près de la voix
Une courte fiche avec une photo :
Entretien avec Claude Esteban par Laure Helms et Benoît Conort sur le site de Jean-Michel Maulpoix
analyse d'un texte de Claude Esteban sur un tableau d'Edward Hopper
Note de lecture de Quatrains pour Esteban d'Alain Lance dans la revue Bleu de Paille


samedi 27 août 2005

Claude Roy

Claude Roy est né à Paris en 1915. Poète, romancier, essayiste, il fut attiré par l'Action française dans sa jeunesse mais devait ensuite s'engager dans la Résistance. En 1943 il adhère au Parti communiste dont il sera exclu en 1956. Claude Roy est mort en 1997.

Bibliographie de Claude Roy

    Essais d’autobiographie
Moi je, Gallimard,1969, Folio 1978
Nous, 1972, Gallimard, Folio 1980
Somme toute, Gallimard, 1976, Folio, 1982
    Livres de bord

Permis de séjour 1977-1982, Gallimard, 1983, Folio, 1987
La fleur du temps, 1983-1987, Gallimard, 1988, Folio, 1988
L’étonnement du voyageur 1987-1989, Gallimard, 1990
Le rivage des jours 1990-1991, Gallimard, 1992
Les rencontres des jours, 1992-1993, Gallimard, 1995
    Poésie

Un poète mineur, Gallimard, 1949
Un seul poème, Gallimard, 1955
Poésies, Poésie/Gallimard, 1970
Enfantasques, poèmes et collages, Gallimard, 1974
Nouvelles Enfantasques, poèmes et collages, Gallimard, 1978
Sais-tu si nous sommes encore loin de la mer ? Gallimard, 1979, Poésie/Gallimard, 1983
A la lisière du temps, Gallimard, 1984
Le voyage d’automne, Gallimard, 1987
Le noir de l’aube, Gallimard, 1990
Le voleur de poèmes : Chine, 250 poèmes dérobés du chinois, Mercure de France, 1991
Les pas du silence, suivi de Poèmes en amont, Gallimard, 1993
    Romans

La nuit est le manteau des pauvres, Gallimard, 1949
Le soleil sur la terre, Gallimard, 1956
Le malheur d’aimer, Gallimard, 1958, Folio, 1974
Léone et les siens, Gallimard, 1963
La dérobée, Gallimard, 1968
La traversée du pont des arts, Gallimard, 1979, Folio, 1983
L’ami lointain, Gallimard, 1987, Folio, 1990
    Documentaires

Clefs pour l’Amérique, Gallimard, 1949
Clefs pour la Chine, Gallimard, 1953
Le journal des voyages, Gallimard, 1960
Sur la Chine, Gallimard, 1979
La France de Profil, La Guilde du Livre, 1952
La Chine dans un miroir, La Guilde du Livre, 1952
    Descriptions critiques

Aragon, Seghers, 1945
Lire Marivaux, La Baconnière, 1947
Descriptions critiques, Gallimard, 1950
Stendhal par lui-même, Le Seuil, 1952
Le Commerce des classiques, Gallimard, 1953
L’amour de la peinture, Gallimard, 1955, Folio essais, 1987
L’amour du théâtre, Gallimard, 1956
La main heureuse, Gallimard, 1957
L’homme en question, Gallimard, 1960
Supervielle, Seghers, 1964
Les soleils du romantisme, Gallimard, 1974
JeanVilar, Calmann-Lévy, 1987
    Essais

Défense de la littérature, Gallimard, 1968
Temps variable avec éclaircies, Gallimard, 1985
Les chercheurs de Dieu, Gallimard, 1981
L’ami qui venait de l’an mil, Su Dongro 1037-1101, Gallimard, 1993
Le travail du poète, Paroles d’Aube, 1993
    Théâtre

    Le chariot de terre cuite, Gallimard, 1969,Le Manteau d’Arlequin, Théâtre français et du monde entier, 1988
Gérard Philippe, en collaboration avec Anne Philippe, Gallimard, 1960
    Livres d’enfants

La famille quatre cents coups, Club Français du livre, 1954
C’est le Bouquet, Delpire, 1964, Folio Cadet, 1980
La maison qui s’envole, Folio Junior, 1977
Proverbes par tous les bouts, Gallimard Enfantimages, 1980
Le Chat qui parlait malgré lui, Folio-Junior, 1982
Les animaux très sagaces, Folio-Cadet, 1983
Claude Roy un poète, Folio-Junior en poésie, 1985
Les coups en dessous, Folio-Cadet, 1987
Désiré Bienvenu, Folio-Junior, 1989.

A signaler un dossier Claude Roy dans le numéro 545 de la Nouvelle Revue Française de juin 1998

Le web est à ce jour (samedi 27 août 2005) assez pauvre sur Claude Roy
Une fiche sur Claude Roy
Un court portrait signé Pascale Frey, paru dans Lire en 1995
Voir un bel article de Dominique Hasselmann sur Denise Bellon, photographe, amie des surréalistes, mère de Loleh Bellon, comédienne et écrivain, qui fut l’épouse de Jorge Semprun puis de Claude Roy.

fiche @florence Trocmé

jeudi 18 août 2005

Vesna Parun

Ne lisant pas le croate, je n’ai pu trouver que peu d’éléments sur Vesna Parun hors ceux publiés dans le beau recueil édité par Obsidiane, en 1990, apparemment le seul en français. Si certains lecteurs disposent d’autres renseignements ou lisant le croate, peuvent dépouiller certains sites Internet qui lui sont consacrés, je leur serais très reconnaissante de me faire parvenir d’autres informations.

Vesna Parun est considérée comme un des plus importantes poètes croates. Elle est née en 1922 dans l’île de Zlarin en Dalmatie. Elle écrit depuis son adolescence et s’est entièrement consacrée à l’écriture, poétique pour la plus grande part. Elle a publié environ trente recueils de poésie, prose et théâtre, incluant de nombreux textes pour les enfants. Vesna Parun a été proposée au prix Nobel de littérature en 1995.

Eléments de bibliographie (en croate)
Les aubes et les orages, 1947
Olivier noir, 1955
Fidèle aux loutres, 1957
L’esclavage, 1958
Je fus un garçon, 1962
Le vent de Thrace, 1964
Gong, 1966
La pluie maudite, 1969
J’ai honte de mourir, 1971
Cent sonnets, 1972
Fables apocalyptiques, 1973
Amour os blanc, 1978
Elle a obtenu de nombreux prix dont celui de la ville de Zagreb en 1955.

Il semblerait que seul l’éditeur Obsidiane ait proposé un recueil en français (bilingue), La pluie maudite et autres poèmes, en 1990 ;

Je recommande tout particulièrement un bel entretien avec Vesna Parun, publié le 8 Août 2005 mais qui date de 1997 (on y trouvera davantage de précisions biographiques) sur la revue des Ressources : « Je ressens aujourd’hui comme un devoir de corriger chaque jour la vision que j’ai pu avoir du monde la veille »

« Les hommes sont aveugles, ils ne voient pas ce qui me terrifie, c’est-à-dire ces milliers de cadavres, ces milliers de cul-de-jatte. En tant que poète, je ne suis pas là pour expliquer, pour résoudre, mais je suis là pour montrer la honte que je ressens envers cette servitude volontaire à laquelle j’ai pu résister uniquement parce que j’ai renoncé à toutes les primes, à tous les privilèges, à tous les menus profits - la petite monnaie que donne l’Etat pour que l’homme démissionne de ses responsabilités ».

Quelques autres éléments sur le site de l’ambassade de Croatie

dimanche 24 juillet 2005

Mathieu Bénézet

240705mathieu_benezetMathieu Bénézet est né en 1946 à Perpignan. Il vit et travaille à Paris où il dirige notamment depuis 15 ans l’Atelier de Création radiophonique de France Culture. Il dirige également aux Éditions Comp’Act la collection Le Manifeste

bibliographie
L'Histoire de la peinture en trois volumes, Gallimard, 1968, préfacé par Aragon
Dits et Récits du mortel, Ménippée, Flammarion, 1976.
L'Imitation de Mathieu Bénézet, mélodrame, Flammarion, 1978.
La Fin de l'homme, roman inachevé, Flammarion, 1979.
Ceci est mon corps, 1, mélange, Flammarion, 1979.
Pantin, canal de l'Ourcq, roman, Flammarion, 1981.
Choses parmi les choses, essai de voir, Ubacs, 1984
Le Travail d'amour, poésie, Flammarion, 1984.
Ceci est mon corps, 2, miscellanées, Flammarion, 1986.
Roman journalier, prose, Flammarion, 1987.
L'Océan jusqu'à toi, rime, Flammarion, 1994.
L'Instant d'une quantité de parole , récit, Éd. Comp'Act, 1988.
Les XXXX suivi de Trente-Neuf Quatrains, poésie, Éd. Comp'Act, 1990.
Votre solitude, poésie, Seghers, 1988.
Ode à la poésie, Éd. William Blake and Co, 1996.
André Breton, Rêveur définitif , essai de lire, Éd. du Rocher, 1996.
Simples considérations. Considérations simple , avec Alain Coulange, Éd. du Rocher, 1997.
"Eh! L'homme qui fait des hommes...", essai de voir, Adélie, 1997.
Détails Apostilles, Flammarion, 1998.
Orphée, imprécation, Éd. Le Bel Aujourd'hui, 1998.
L’instant d’une quantité de parole, récit, Éditions Comp’Act, 1998
Moi, Mathieu Bas-Vignons, fils de..., roman, Éd. Actes Sud, 1999.
L'aphonie de Hegel, poésie, Obsidiane, 2000.
L’homme au jouet d’enfant, Ubacs, 2000
Naufrage, naufrage, roman, Léo Scheer, 2002.
Et nous n'apprîmes rien : poésie (1962-1979, Flammarion, 2002.
Le roman de la langue, essai, suivi de Écrire encore, 1997, Horlieu, 2002.
Biographies, roman, Al Dante, 2003
Images vraies, petit roman, le préau des Collines, 2003
Tancrède, roman, Léo Scheer, 2004
Ceci est mon corps, mélanges & miscellanées, Flammarion/Léo Scheer, 2005
Mais une galaxie, une anthologie, 1977-2000, Obsidiane & le Temps qu’il fait, 2005.

Une bibliographie beaucoup plus complète
Un texte de Mathieu Bénézet sur le site de Jean-Michel Maulpoix
La présentation de Mais une galaxie sur le site de l’éditeur le Temps qu’il fait
Une fiche sur le site Art Point France (à consulter en particulier pour la collaboration de Mathieu Bénézet avec Jean-Paul Héraudhttp

vendredi 22 juillet 2005

Jean-Michel Maulpoix

220705maulpoixNé à Montbéliard, le 11 novembre 1952, Jean-Michel Maulpoix est poète et essayiste. Son écriture, où dialoguent sans cesse prose et poésie, se réclame volontiers d'un "lyrisme critique"
Jean-Michel Maulpoix dirige la revue trimestrielle de littérature et de critique Le Nouveau Recueil (éd. Champ vallon, 01420 Seyssel).
Il enseigne la poésie moderne et contemporaine à l'Université ParisX-Nanterre. Il préside actuellement la Commission d'aide à la création poétique du Centre National du Livre.

On peut lire une biographie plus détaillée sur son site

bibliographie
poésie et prose

Locturnes , éd. Lettres nouvelles/Maurice Nadeau, Paris, 1978.
La Parole est fragile, Imprimerie de Cheyne, Le Chambon sur Lignon, 1981.
Émondes, première éd. Solaire, 1981. Deuxième édition, revue et augmentée, éd. Fata Morgana, Montpellier, 1986.
Dans la paume du rêveur, éd. Fata Morgana, Montpellier, 1984, 72p.
Un dimanche après-midi dans la tête, P.O.L, 1984 Une édition nouvelle (revue et modifiée) de ce livre a paru au Mercure de France en 1996
Ne cherchez plus mon coeur, P.O.L, 1986
Précis de théologie à l'usage des anges, dessins d'Alecos Fassianos, Fata Morgana, 1988.
Portraits d'un éphémère, Mercure de France, 1990.
Dans l'interstice, éd. Fata Morgana, 1992.
Une Histoire de bleu, Mercure de France, 1992.
L'Écrivain imaginaire, Mercure de France, 1994
Un dimanche après-midi dans la tête, Mercure de France, 1996 (nouvelle édition)
Domaine public, Mercure de France, 1998.
L'instinct de ciel, Mercure de France, 2000.
Ce livre paraît en éditions de poche "Poésie/Gallimard" à l'automne 2005.

Chutes de pluie fine, Mercure de France, 2002.
Pas sur la neige, Mercure de France, 2004

Éditions à tirage limité
Voix blanches, manuscrit de poèmes tiré en sérigraphie. Édité par l'éphémère association Triangle, à Houilles : deux tirages de 100 exemplaires chacun en 1979 et 1980.
Limbes, L'Apprentypographe, Harnoncourt (Belgique), 1983.
Minuscules tombeaux, avec des dessins de Christian Gardair, Éditions Hautécriture, La Villedieu, 1987.
Recherche du soleil levant, Aquarelles de Christian Gardair, Fata Morgana, 1990.
Le Bouton de nacre, conte, éditions Nahu ja, gravures de Philippe Blanc, 1992.
Chemins de traverse, Encres d'Henri Michaux, La Maison des amis des livres, Paris, 1994.

Le Beau jour, photographies de Patrick Bogner et Stéphane Spach, éditions Le Bateau de papier, Strasbourg, 1994.
Au Pays de l'eau et du lézard blanc, Hanoï, 1999 (Nhà xuât ban Thanh Niên) Carnet d'un voyage au Vietnam, édité en bilingue par les soins de l'Ambassade de France à Hanoï (traduction du texte original en Vietnamien par Ngo Tu Lap), avec des peintures originales de Nguyen Manh Tang. Ce texte a par la suite été repris dans le volume Chutes de pluie fine, paru aux éditions du Mercure de France en 2002.
Élégie de novembre, poème unique accompagné de photographies de Tzu Chen Chen, éd. TranSIGNUM, Paris, 2005.

Mélanges
La Matinée à l'anglaise, éd. Seghers, collection "Poésie", 1981.
Papiers froissés dans l'impatience, Champ vallon,1987.
Les Abeilles de l'invisible, Champ vallon, 1990. 

Essais critiques
Henri Michaux, passager clandestin, Champ vallon, 1985.
Jacques Réda, le désastre et la merveille, Seghers, 1986.
La Voix d'Orphée, José Corti, 1989.
Léon Zack ou l'instinct de ciel, La Différence, 1991.
La Littérature française depuis 1950, Hatier, 1991 (en collaboration)
La poésie malgré tout, Mercure de France, 1995
« Fureur et Mystère » de René Char, Gallimard, 1996.
Poétique du texte offert, E.N.S éditions, 1996 (en collaboration)
Henri Michaux, corps et savoir, E.N.S éditions, 1998 (en collaboration)
La poésie comme l'amour, Mercure de France, 1998.
Henri Michaux, peindre, composer, écrire, éditions Gallimard, 1999. Catalogue de l'exposition Michaux de la Bibliothèque nationale, réalisé en collaboration avec Florence de Lussy.
Du Lyrisme, éditions José Corti, 2000, 446 pages.
Le poète perplexe, éditions José Corti, février 2002.
Adieux au poème, éditions José Corti, mars 2005.

Nombreuses autres informations disponibles sur le site de JM Maulpoix : ce magnifique site où il présente ses travaux est aussi une mine sur la poésie d'aujourd'hui :
Un bel ensemble autour de Maulpoix sur le site Fluctuat :
Lire ma fiche de lecture du Poète perplexe sur Zazieweb
La fiche de Jean-Michel Maulpoix dans la poéthèque du Printemps des Poètes

lundi 18 juillet 2005

Pierre Maubé

Pierre_maubPierre Maubé est né en 1962 près de Toulouse et il vit en région parisienne depuis 1983. Membre du comité de lecture de l’ex-revue Sapriphage, il a créé en 2002 la revue Linea.
Il a publié quatre recueils de poèmes, une anthologie de poésie contemporaine et une centaine de textes (poèmes, nouvelles, notes de lecture) dans une trentaine de revues, parmi lesquelles Arpa, La Barbacane, Décharge, Encres vagabondes, Encres vives, Friches, Froissart, PolyphoniesLa Sape, Vues d’enfance, etc.
Occasionnel parolier de chansons, inscrit à la SACEM, il collabore de temps à autre avec des compositeurs-interprètes. Depuis 2001, il participe à l’organisation du Printemps des poètes à l’IUFM de Paris. Il a fondé en 2005 l’association des Amis de Béatrice Douvre (poète, peintre, 1967-1994). Il constitue actuellement une base de données recensant les poètes publiés dans une dizaine de revues entre 1980 et 2005 : 3700 occurrences à ce jour.

bibliographie
La Chanterelle, Toulouse 1983 (épuisé)
Pure Perte, Le petit véhicule, 1987
La dernière pluie, Saint-Cloud, éditions Poésie sur Seine, 1996.
Sel du temps
, Fer de Chances, 2000 (épuisé)
Un ensemble de textes intitulé Neige doit paraître prochainement dans la revue Arpa.

Présentation d’une anthologie d’auteurs du Dé bleu chez Eclats d’encre, 2004, préparée et éditée par Pierre Maubé

mercredi 13 juillet 2005

Edna Saint Vincent Millay

Edna Saint Vincent Millay est née le 22 février 1892 dans le Maine (Nouvelle-Angeleterre). Elle a été une des poètes américaines les plus populaires dans l’entre-deux-guerres. Sa mère quitte rapidement son mari et élève seule ses filles et notamment celle qui se fait appeler Vincent en leur donnant le goût de la lecture et de la musique et en les encourageant à l’indépendance. Son premier grand poème Renaissance est publié alors qu’elle n’a que 19 ans et attire immédiatement l’attention. Par ce biais, elle put entrer au Vassar College. Elle est diplômée en littérature et langues en 1917 et publie son premier livre avant de s’installer à New York, à Greenwich Village où elle mène une vie très libre, multipliant les histoires d’amour avec hommes et femmes. Elle joue dans la troupe des Provincetown Players. Elle écrit pour le théâtre et multiplie les tournées de lecture partout aux Etats-Unis et dans le monde. Elle est envoyée par le magazine Vanity Fair en Europe de 1920 à 1923. En 1923, elle est la première femme à recevoir le prix Pulitzer de poésie. Après plusieurs mariages et un avortement, elle épouse EJ Boissevain qui se révèlera le mari idéal pour elle, l’accompagnant partout, la protégeant. En 1927, elle confirme son côté engagé qui s’est déjà manifesté dans des écrits contre la guerre et pour la défense des droits des femmes en militant dans l’affaire Sacco et Vanzetti, et elle publie la veille de leur exécution un poème, Justice Denied in Massachusetts dans le New York Times, du 22 Août. 1927. Elle traduit Les Fleurs du Mal de Baudelaire avec George Dillon en 1937. En 1944 elle fait une dépression nerveuse et ne peut écrire pendant deux ans. Son mari meurt en 1949. Millay qui a beaucoup bu avec lui voit son alcoolisme s’accentuer et elle meurt, seule, le 19 octobre 1950. 

Il semble qu’aucun livre d’Edna St Vincent Millay ne soit disponible en français. Il faut donc saluer une fois de plus l’ouverture et l’initiative de la revue Europe qui publie un dossier sur elle dans son numéro 914-915 de juin-juillet 2005 avec une présentation et des traductions de plusieurs sonnets (Millay est particulièrement réputée pour avoir écrit dans cette forme) ainsi que Déni de justice au Massachusetts par Claude Dandréa.

Bibliographie (en anglais)
Poésie

Renascence and Other Poems (1917)
A Few Figs from Thistles (1920)
Second April (1921)
The Harp-Weaver and Other Poems (1923)
Poems (1923)
Distressing Dialogues (1924)
The Buck in the Snow (1928)
Fa
tal Interview (1931)
Wine from These Grapes (1934)
Conversations at Midnight (1937)
Make Bright the Arrows (1940)
There Are No Islands Any More (1940)
Collected Sonnets (1941)
Invocation of the Muses (1941)
Colle
cted Lyrics (1943)
Poem and Prayer for an Invading Army (1944)
Colle
cted Poems (1949)
Mine the Harvest (1954)
Collected Poems (1956)
Théâtre

The Lamp and the Bell (1921)
Aria da Capo (1921)
T
wo Slatterns and a King (1921)
Distressing Dialogues
(1924)
Three Plays (1926)
The King's Henchman(1927)
The Princess Marries the Page (1932)
The Murder of Lidice
(1942)

Une page en français
un site très complet (en anglais)
Une autre page très complète toujours en anglais

mardi 12 juillet 2005

Jean-Pascal Dubost

Jean-Pascal Dubost est né à Caen en 1963 et vit dans la forêt de Paimpont (dite de Brocéliande), dans le Morbihan. Critique, il collabore aux revues Europe, La Polygraphe, C.C.P. Il participe activement à l’action de la Maison de la Poésie de Nantes, donne de nombreuses lectures publiques de poésie et anime des ateliers d'écriture et de lecture.

Bibliographie
Carnet celtique, La Bartavelle, 1992.
Les Vieux Costumes, L'Arbre, 1993
Poèmes ravis, La Bartavelle, 1995.
Les Quatre-Chemins, Cheyne éditeur, 1995,1997, 2003
Les Cochons prosaïques, L'Arbre, 1996
Des lieux sûrs, Tarabuste, 1998.
C'est corbeau, Cheyne éditeur, 1998, 2001, 2003
L'Ardoise Wigwam, 2000.
Les Nombreux, éd. Le Dé Bleu, 2001
Fondrie, Cheyne éditeur, 2002.
Les Loups vont où ? , éd. Obsidiane, 2002
Monstres Morts, éd. Obsidiane, 2005
Dame, éd. 1: 1, 2005

Nerfs
, La Dragonne, 2006

Sitographie
une page de présentation
Sur le site du Printemps des Poètes

Sur le site du Centre international de Poésie de Marseille
Présentation et extraits de Monstres morts
sur le site de remue.net
La note de lecture de Poezibao de Monstres morts

lundi 11 juillet 2005

Sylvie Gouttebaron

Sylvie Gouttebaron est née à Paris en 1962. Après ses études de lettres et une thèse sur Joë Bousquet, elle multiplie les stages dans l’édition. Elle dirige ensuite le Festival du Premier Roman de Chambéry pendant huit ans avant de prendre en 2005 la succession d’Alain Lance à la direction de la Maison des Ecrivains.

Bibliographie
Comme en l’image, Dumerchez, 2000
Dans le silence, les marges, l’informe, Dumerchez, 2003
Une âme qui, Dumerchez, 2003, Prix Hélikon 2004
Du corps, Stock, 2005

Un beau commentaire de Du corps
Une courte présentation dans le Magazine Littéraire
Le site de la Maison des Ecrivains

dimanche 10 juillet 2005

Jude Stéfan

Jude Stéfan est né en 1930 à Pont Audemer. Il est professeur de lettres.
Notons que Jude Stéfan est un pseudonyme soigneusement choisi. Jude : Jude l'obscur de Thomas Hardy ; Stéphen le héros de Joyce ; steorfan, terme à propos duquel Jude Stéfan écrit : « en vieil anglais steorfan veut dire mourir/ et si j'en retranche l'or/ reste ma vie terne » (Jude Stéfan, Cahier 8, Cognac, Le temps qu'il fait, 1993, p. 86)

Bibliographie
Poésie
Cyprès, Gallimard, 1967
Libères, Gallimard, 1970
Idylles & Cippes, Gallimard, 1973
Aux chiens du soir, Gallimard, 1979
Suites slaves, 1983
Laures, Gallimard, 1984
Alme Diane, Le Temps qu’il fait, 1986
A la vieille parque, Gallimard, 1989
Stances, le Temps qu’il fait, 1991
Elégiades, Gallimard, 1995
Prosopées, Gallimard, 1995
Povrésies ou 65 poèmes autant d’années, Gallimard, 1997
Epodes ou poèmes de la désuétude, Gallimard, 1999
Génitifs, Gallimard, 2001
La Muse Province (76 proses en poèmes), Gallimard, 2002

Autres publications
Vie de mon frère, nouvelles, Gallimard, 1973
La crevaison, nouvelles, Gallimard, 1976
Lettres tombales, Le Temps qu’il fait, 1983
Les Accidents, nouvelles, Ryôan-ji, 1984
Gnomiques, Le Temps qu’il fait, 1985
Les États du corps, nouvelles, Éditions Champ Vallon, 1986
Faux journal, Le Temps qu’il fait, 1986
Dialogues avec la Sœur, Éditions Champ Vallon, 1987
Dialogue des Figures, Éditions Champ Vallon, 1988
Litanies du scribe, 1988
De Catulle, essai, 1990
La Fête de la Patronne, nouvelles, Éditions Champ Vallon, 1991
Scholies, notes, Le Temps qu’il fait, 1992
Xénies, essai, Gallimard, 1992
Épitomé, notes, Le Temps qu’il fait, 1993
Le Nouvelliste, nouvelles, Éditions Champ Vallon, 1993
Senilia, diurnal, Le Temps qu’il fait, 1994
Scènes dernières, nouvelles, Éditions Champ Vallon, 1995
Variété VI, essais, Le Temps qu’il fait, 1995
Critiques catoniques, la Table Ronde, 1996
Silles, journal de lettres, Le Temps qu’il fait, 1997
Vie de saint (Variations VI) Champ Vallon, 1998
Variété VII, Le Temps qu’il fait, 1999
25 lettres d’alphabet, Caedere, 2001
Lettre à une morte, L’instant perpétuel, 2002
Oraisons funestes, Champs Vallon, 2003
Le sillographe, Champ Vallon, 2004

A signaler :
Cahier Jude Stéfan, sous la direction de Tristan Hordé, le Temps qu’il fait, 1993
Jude Stéfan, Rencontre avec Tristan Hordé, Argol, 2005

quelques liens :
bibliographie de Stefan (dernière mise à jour de cette bibliographie, 1999)
Une présentation de plusieurs recueils de Jude Stefan
Une présentation du Cahier Stefan sur le site de l'éditeur Le Temps qu'il fait
Lire aussi la fiche de La Muse province sur zazieweb.fr :
Un article de Jacqueline Michel
Sur le site de remue.net
Une page (en anglais) sur le site de Poetry International, avec la traduction en anglais de quelques poèmes de Stéfan

vendredi 08 juillet 2005

Constantin Kaïteris

D’ascendance grecque et française, né en 1948 à Paris, Constantin Kaïteris a étudié et enseigne les lettres. Il a longtemps séjourné en Éthiopie, à Alexandrie et à Athènes. Il vit actuellement en France. Il a publié plusieurs recueils de poésie et a traduit plusieurs textes du grec moderne et de l’amharique (éthiopien). Lexicographe, explorateur de dictionnaires depuis sa plus tendre enfance, il parle et lit en diverses langues et divers alphabets, principalement français, grec, anglais, amharique. Il vient d’achever la traduction du grand roman fondateur de la littérature éthiopienne contemporaine, L’amour jusqu’au tombeau d’Addis Alemayou.

Il publie aussi dans plusieurs revues : Bacchanales, Voix d’encre, Boxon, Le Mâche-Laurier.

Prière de tenir la main courante, éditions Saint Germain des prés, 1982
Etat des lieux, éditions Saint Germain des prés, 1983
Les pommes politiques, VR/SO, 1993
Contes d'Ethiopie, Presence Africaine, 1999
Impressions d’Afrique fantôme, L’Arbre à paroles, 2003
Dans la conjonction des regards, L’Arbre à paroles, 2004
Déroulement de l'ange - Rouleaux magiques éthiopiens, Archange Minotaure 2005
A-Z, les aventures tumultueuses et passionnées d'Anna-Lise Zénana, K Éditions, 2005

voir sur Poezibao la présentation du dernier livre de Constantin Kaïteris, A/Z, les aventures tumultueuses et passionnées d'Anna-Lise Zénana, publié chez K Éditions

jeudi 07 juillet 2005

Friederike Mayröcker

Friederike Mayröcker est née le 20 décembre 1924 en Autriche. Elle a reçu le prix Büchner en 2001 et compte parmi les poètes de langue allemande les plus renommées. Elle faisait partie des écrivains proposés pour le prix Nobel en 2004. Elle a exercé le métier d'enseignante de 1946 à 1969, date à laquelle elle demanda sa mise en congé. Depuis 1946, elle publie poèmes, textes en prose ou destinés à la scène, pièces radiophoniques et livres pour enfants.

On peut trouver ici sa bibliographie complète en allemand

Bibliographie en français
L’Atelier de l’Agneau a publié en 2003 Métaux Voisins, une importante anthologie assemblée par Thomas Kling et traduite de l’allemand par Jean-René Lassalle.

Quelques liens :
Une courte page en français sur le site de l’Institut Goethe
Une autre page intéressante, en français
La page Friederike Mayröcker sur le site Lyrikline (en allemand)
Un portrait de l’éditrice Françoise Favretto (Atelier de l’Agneau) sur Poezibao
Entendre Friederike Mayröcker lire (en allemand) De quoi as-tu besoin, poème publié dans l’anthologie de Poezibao le 7 juillet 2005

« Cette poésie revendique le "courage d’une langue privée "…A la recherche du "poème libre" ou "total" qui soit en mesure de transmettre une aperçu de "l’ensemble de la conscience du monde" qui est la sienne, Mayröcker a, en dépit des apparences, construit sur plus d’un demi-siècle une œuvre d’une grande cohérence. Elle se traduit sur le plan formel par le recours massif au collage et au montage où les réminiscences littéraires prennent une large place. »
Jacques Lajarrige, revue Europe, n° 866-867, juin juillet 2001, numéro consacré à la Littérature d'Autriche, dans lequel Jacques Lajarrige avait consacré un article de fond à la poésie autrichienne contemporaine, entre autres à F. Mayröcker.

mercredi 06 juillet 2005

Saadi Youssef

Saadi Youssef, considéré comme l’un des plus grands poètes arabes d’aujourd’hui, est né en 1934, dans la région de Basra, en Irak. Il a publié une trentaine de livres de poésie, sept en prose. Il vit en exil depuis la fin des années 1970 et vit actuellement à Londres. Il a traduit en arabe Walt Whitman, Federico Garcia Lorca, George Orwell, Wole Soyinka, Yannis Ritsos et Constantin Cavafis.

Disponible en français
Loin du premier ciel, traduit par Farouk Mardam-Bey, Habib Tengour, Abdellatif Laâbi et Jabbar Yassin Hussin, Actes Sud, 1999.

Une photo du poète et quelques poèmes en anglais dont le très beau America, America.

mardi 05 juillet 2005

Jean Tardieu

Jean Tardieu est né dans l'Ain en 1903. Il a travaillé aux Musées Nationaux puis chez Hachette et après la guerre à la Radiodiffusion française. Traducteur de Goethe et de Hölderlin, il reçoit le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres en 1986. Il est mort en 1995.

Bibliographie
La bibliographie de Jean Tardieu est complexe en raison de son ampleur, du fait que l’auteur a souvent changé la composition de ses recueils, des divers registres dans lesquels il s’est exprimé, de ses très nombreux ouvrages illustrés. Une bibliographie très complète figure dans le volume Quarto consacré par Gallimard à Jean Tardieu (Tardieu, œuvres) publié en 2003, sous la direction de Jean-Yves Debreuille.

Le fleuve caché, poèmes, 1933, repris dans Accents, , Gallimard, 1939
Accents, Gallimard, 1939
Le Témoin invisible, Gallimard, 1943
Figures, Gallimard, 1944
Le Démon de l’irréalité, Ides et Calendes, 1946
Les dieux étouffés, poèmes, Seghers, 1946
Jours pétrifiés (1942-1944), Gallimard, 1948
Monsieur Monsieur, poèmes, Gallimard, 1951, 1987
Un mot pour un autre, (repris dans le Professeur Froepel)Gallimard, 1951
La première personne du singulier, Gallimard, 1952
Une voix sans personne, Gallimard, 1954
Théâtre de Chambre I, Gallimard, 1955
Poème à jouer, théâtre II, Gallimard, 1960
Choix de poèmes (1924-1954), Gallimard, 1961
Histoires obscures, Gallimard, 1961
Pages d’écriture, Gallimard, 1967
Le Fleuve Caché, Poésies (1938-1961)collection Poésie/Gallimard, 1968
Les portes de toile, Gallimard, 1969
Grandeurs et faiblesses de la radio, Unesco, 1969
La part de l’ombre, proses (1937-1967), Poésie/Gallimard, 1972
Une soirée en Provence ou Le mot et le cri, Théâtre III, Gallimard, 1975
Formeries, Gallimard, 1976
Le professeur Froeppel, Gallimard, 1978
Comme ceci comme cela, poèmes, Gallimard, 1979
Les Tours de Trébizonde et autres textes, Gallimard, 1983
La cité sans sommeil et autres pièces, Théâtre IV, Gallimard, 1984
Margeries, Poèmes inédits (1910-1985), Gallimard, 1986
L’accent grave et l’accent aigu, Poème (1976-983), Gallimard, 1986
La Comédie du langage
suivi de la Triple mort du client, Gallimard, 1987
On vient chercher Monsieur Jean, Gallimard, 1990
La Comédie de la comédie, suivi de La Comédie des Arts et de Poèmes à jouer, Gallimard, 1990
Le miroir ébloui, poèmes, Gallimard, 1993
La Comédie du drame, Gallimard, 1993
Da Capo, poèmes, Gallimard, 1995
Œuvres, Quarto, Gallimard, 2003 (Ce gros volume Quarto, 1596 pages, regroupant tout l'œuvre poétique, les écrits sur les arts, un large choix du théâtre, des articles, des lettres, entretiens). 

Un bel article sur Jean Tardieu, et l'adresse de l'Association Jean Tardieu
Plus d'information sur l'Association Jean Tardieu
L'analyse d'un poème de Jean Tardieu
quelques textes de Tardieu :
Des photos et un entretien avec Jean Tardieu
Un article à l'occasion de la parution de Le professeur Froeppel dans la collection Imaginaire de Gallimard
Mon compte rendu de l'exposition : Jean Tardieu comment parler musique


"Nous voulons nous étourdir à force de lampes et de bruit. Tous nos livres, toutes nos actions ne sont remplis que du fracas des jours. Pourtant ce qui nous gouverne - instincts, imagination, rêves, passions, pouvoir créateur - plonge dans une ombre sans contrôle. Nous implorons, nous espérons la lumière, alors que, par un effet contradictoire, cette obscurité qui nous terrifie nous alimente puissamment.
Mais il y a autre chose. Cette nuit si terrible apparaît bénéfique si nous l'embrassons, les yeux ouverts, dans la vérité du regard."

Jean Tardieu in Obscurité du Jour, 1974
fiche©florence trocmé

Adrienne Rich

Adrienne Rich est née le 16 mai 1929 à Baltimore, dans le Maryland (USA). Père médecin, mère pianiste et compositeur qui renonce à une carrière musicale pour élever ses enfants. Dans un long poème autobiographique (Sources, 1983), Adrienne Rich évoque son enfance, l’emprise intellectuelle de son père et les tensions résultant des origines juives paternelles et du protestantisme de sa mère. Dès 1951 elle est lauréate du Yale Younger Poets Prize pour son premier livre A change of World. Elle est alors influencée par Frost, Yeats, Stevens et Auden. En 1953, elle épouse l’économiste Alfred Conrad et s’installe à Cambridge (Mass.). Elle a trois fils. En 1966 elle s’installe à New York, après une période très difficile intérieurement et sur le plan artistique. Elle s’engage de plus en plus dans les mouvements de défense des droits civiques et des femmes, puis plus tard dans les mouvements gays et lesbiens après qu’elle a commencé à vivre, en 1976, avec l’écrivain et éditrice Michelle Cliff.

Quelques livres récents de Adrienne Rich (en anglais)
Collected Early Poems 1950–1970 (1993)
Midnight Salvage (1998)
Fox (2001)
The Fact of a Doorframe: Poems Selected and New 1950–2000 (2002)
The School Among the Ruins: Poems 2000–2004 (2004)

Il semble qu’aucun livre d’Adrienne Rich ne soit disponible en français. Elle est publiée en revue, très parcimonieusement.
A noter
Marie-Christine Lemardeley-Cunci, Adrienne Rich, Cartographie du silence, Presses Universitaires de Lyon, 1998

Une belle page sur la vie et le travail d’Adrienne Rich, en anglais.

lundi 04 juillet 2005

Malcolm Lowry

Malcolm Lowry est né en 1909 dans le Cheshire en Angleterre. Son père était un riche courtier en coton et son grand père maternel capitaine au long cours. Se révoltant contre son milieu, il abandonne ses études et s’embarque pour la Chine puis pour Oslo. Il reprend ensuite ses études à Cambridge. Il écrit son premier livre Ultramarine en 1933 et vit à Paris et Londres jusqu’en 1935. Il épouse l’écrivain américain Jan Gabriel en 34 et part avec elle aux Etats-Unis en 1935. Il écrit Lunar Caustic (publié en 1961) et le couple s’installe au Mexique qui devient le cœur de son chef d’œuvre Sous le volcan. Son mariage ne résiste pas à son alcoolisme. Il rencontre sa seconde femme Margerie Bonner et s’installe avec elle à Dollarton, en Colombie Britannique. Après un nouveau voyage au Mexique en 45, ils repartent au Canada où ils vivent jusqu’en 1954 avant de revenir en Angleterre. Dans ses dernières années, Malcolm Lowry avait mis en chantier une série de sept romans qui devaient être une moderne « drunken Divine Comedy ». Il meurt le 27 juin 1957 dans le Sussex en Angleterre d’une overdose de somnifères.

Extraits de sa bibliographie en anglais
Ultramarine, 1933
In ballast to the white sea, 1936
Under the volcano, 1947 - Tulivuoren juurella - film 1984, dir. by John Huston, starring Albert Finney, Jacqueline Bisset, screenplay by Guy Gallo
Hear us O Lord Heaven Thy Dwelling Place, 1961
Lunar Caustic, 1961
Selected Poems, 1962
Selected Letters, 1965
Dark as the grave wherein my friend is laid, 1968 (unfinished)
October ferry to Gabriola, 1970
The letters of Malcolm Lowry and Gerald Noxon 1940-1952, 1988
The letters of Conrad Aiken and Malcolm Lowry, 1929-1954, 1992 (ed. by Cynthia Sugars)
The Collected Poetry of Malcolm Lowry, 1992
Sursum Corda! The collected letters of Malcolm Lowry, Volume 1, 1926-1946, 1995.
Sursum Corda! The collected letters of Malcolm Lowry Volume II: 1946-1957. 1997.

En français
Choix de lettres, Denoël
En route vers l’île de Gabriola, Sombre comme la tombe où repose mon ami, Utramarine, Denoël
Pour l’amour de mourir, La Différence,
Chambre d’hôtel à Chartres, La Différence
Lunar Caustic, Julliard
Sous le volcan, Grasset
Ecoute notre voix ô Seigneur, Julliard
Romans, Nouvelles et Poèmes, Pochothèque Classiques modernes
Poésies complètes, traduction Jacques Darras, Denoël, 2005

La présentation des poèmes de Malcolm Lowry sur le site de Poésie sur Parole, l’émission de France Culture
Une bonne page en anglais sur Wikipedia

dimanche 03 juillet 2005

Béatrice Douvre

Douvre_batricebasse_defBéatrice Douvre est née en 1967, en région parisienne. Anorexique dès l’âge de 13 ans, elle a séjourné longuement dans les hôpitaux où elle écrivait, peignait et dessinait. Elle est morte le 19 juillet 1994, à l’âge de 27 ans. Elle poursuivait des études de littérature et avait soutenu un DEA sous la direction de Gabrielle Althen.

On a retrouvé après sa mort 301 poèmes, écrits entre 1986 et 1994. Ils étaient rassemblés en recueils inédits de son vivant

Voix d’une autre année, 1986-88

Voix d’avril, 1989

Proximité du vivre, 1989

L’effroi, l’enfance, 1989

Prisme, 1989

L’ange fou, la neige, 1990

Sous la saison du vert amour, 1991

Soleils courts, 1991

Le temps franchi, 1992

Vert présage, 1992

Sur un sol insensé, 1993

Journal de Belfort (aphorismes, proses et poèmes), 1993-1994

Plusieurs de ces poèmes ont été publiés avant et après sa mort dans des revues : Polyphonies, Arpa, Friches, Possible imaginaire, Midi. Elle figure dans l’anthologie Huit voix de femmes (Éditions à chemise ouverte, Toulouse, 1994)

Ses travaux universitaires ont également été publiés par les Cahiers de la Baule

Anorexie et orexie dasn l’eovure d’Arthuf Rimbaud, 1993

La couleur dans l’œuvre poétique d’Yves Bonnefoy, 1994

Les Éditions de l’Arrière Pays à Auch ont publié en 1998 un choix de poème, aujourd’hui épuisé, mais qui devrait être réédité

En 2000, voix d’Encre a édité son œuvre poétique complète, avec une préface de Philippe Jaccottet

Une association Les amis de Béatrice Douvre vient d’être créée par Pierre Maubé à qui j’ai emprunté la plupart des notes qui constituent cette courte bio-bibliographie parue dans un numéro 4, été 2005, de la revue Linea qui comporte un important dossier intitulé « Béatrice Douvre, la passante du péril » avec un choix de poèmes et des textes de Jean-Yves Masson, Gérard Bocholier, Olivier Kachler, Gabrielle Althen

Un article de Pierre Perrin de Chassagne paru dans la Nouvelle Revue Française en 2001

Les amis de Béatrice Douvre, 10 rue Grande Fontaine, 78100 Saint Germain en Laye.

vendredi 01 juillet 2005

Rita Dove

Rita Dove est née à Akron, dans l’Ohio, en 1952 et elle a été couronnée par le Prix Pulitzer de poésie en 1987, pour un de ses tout premiers livres Thomas et Beulah (elle a reçu depuis de très nombreuses autres distinctions). Elle est diplômée de l’Université Miami (Oxford ; Ohio), de l’Université de Tübingen et de l’Université d’Iowa. Elle a édité l’anthologie Best American Poetry 2000, et de janvier 2000 à janvier 2002 elle a donné une chronique hebdomadaire, "Poet's Choice", au Washington Post.
Elle joue de la viole de gambe
Seven for Luck, pour soprano and orchestra, pièce de John Williams, a été créé par the Boston Symphony Orchestra à Tanglewood en 1998.

Extrait de sa bibliographie en anglais :
The Yellow House on the Corner,1980
Museum, 1983
Thomas and Beulah, 1986
Grace Notes, 1989
Selected Poems, 1993
Mother Love, 1995
On the Bus with Rosa Parks, 1999 
Fifth Sunday, short stories, 1985
Through the Ivory Gate, novel, 1992)
The Poet's World, essay, 1995
American Smooth, Norton, 2004
and the play
The Darker Face of the Earth

Disponible en français
Thomas et Beulah,  en version bilingue anglais/français, traduction de l’américain par Jean Migrenne, L’Harmattan, 1999.
Quatrième de couverture de ce livre :
Thomas et Beulah est une double séquence de poèmes évoquant successivement les étapes de deux vies ; celle de Thomas d'abord, puis celle de Beulah, son épouse et mère de ses filles. L'oeuvre commence lorsque Thomas, en compagnie de son ami Lem, qui mourra en route, quitte son Sud natal pour monter à Akron, dans l'Ohio. Son ami lui laisse sa mandoline, son fantôme et son caractère plutôt artiste. Thomas vit et décède à Akron où il épouse Beulah, dont le nom d'origine hébraïque est l'objet d'un poème. Beulah doit faire face aux réalités de la vie commune, élever ses enfants tout en rêvant elle aussi, d'une autre vie. Derrière cette saga intimiste, se lit une partie de l'histoire des communautés africaines-américaines au cours du XXe siècle.
(© l’Harmattan)

Sites
Je renvoie à l’excellente page (en anglais) qui donne de très nombreuses informations et liens sur Rita Dove.En français, un intéressant article de Robert Stepto "La renaissance de la littérature afro-américaine"

mercredi 29 juin 2005

Marie Etienne

290605portrait_ficheMarie Etienne est née à Menton mais a passé la plus grande partie de son enfance et de son adolescence en Asie du Sud-Est et en Afrique noire. Elle s’est ensuite installée à Paris et a été pendant dix ans la collaboratrice d’Antoine Vitez. Elle collabore à la Quinzaine Littéraire depuis 1985.

Principales publications :
Poésie :
Blanc clos, La Répétition, 1977
Le point d’aveuglement, Beauvoir-sur-Mer, 1978
La Longe, Temps actuel, 1981
Lettres d’Idumée, Paris, Seghers, 1982
Le sang du guetteur
, Actes sud, 1985
Les Barbares
, lettres de casse, 1986
La face et le lointain, Ipomée, 1986
Eloge de la rupture, Ulysse fin de siècle, 1991
Katana, Scanéditions / La dispute, 1993
Anatolie, Flammarion, 1997, prix Mallarmé
Roi des cent cavaliers, Flammarion, 2002
Les Passants intérieurs
, Virgile, 2004

Anthologies :
Poésies des lointains, anthologie de la poésie contemporaine, Actes Sud, 1995
56 poètes pour Aragon, Dumerchez, 1997

Récits :
Clémence, Balland, 1999
Antoine Vitez, le roman du théâtre, Balland, 2000
Sensò, la guerre, Balland, 2002
L'Inconnue de la Loire, La Table Ronde, 2004
Les soupirants, Éditions Virgile, 2005

Ecrits sur le théâtre
"Antoine Vitez, professeur au Conservatoire", les Voies de la création théâtrale, CNRS, 1981
"Le fil de la pelote" (Antoine Vitez metteur et scène et pédagogue), Les Cahiers de la Comédie Française, 1992
"Antoine Vitez, visage d’un poète", Poésie 95

Créations radiophoniques
"Sur l’Hamlet de Vitez", Les Nuits magnétiques, France Culture, 1994
"La Distraction", avec Christian Rosset, Atelier de création radiophonique, 1996

Quelques liens Internet :
sa fiche dans la Poéthèque du Printemps des poètes avec un beau sonnet
La fiche du livre les Passants intérieurs
la fiche du livre les Soupirants
voir aussi sur Poezibao le compte rendu de la lecture des 20 ans de la revue Le Nouveau Recueil, à laquelle participait Marie Etienne

mardi 28 juin 2005

Michel Butor

Butor_2_montagepetite_def_jpg_1Michel Butor est né le 14 septembre 1926 dans la banlieue de Lille. Associé vers 1955 à Nathalie Sarraute, à Claude Simon, à Robert Pinget, à Alain Robbe-Grillet, dans un groupe littéraire appelé le «nouveau roman», Michel Butor n’a cessé depuis d’œuvrer solitairement. Ses réflexions sur le rôle de la littérature l’ont conduit loin de ce qui était présenté, ou imposé, comme une norme d’écriture. Les livres s'accumulent apportant chaque fois la surprise ; essais, récits du jour ou de la nuit, poèmes, nouvelles combinaisons de tout cela, ils font le désespoir des esprits routiniers ; les collaborations se multiplient avec peintres, musiciens, photographes.
Après une vie d'écriture, de voyages et d'enseignements en France et à l'étranger, Michel Butor vit aujourd'hui en Haute-Savoie.

Il est totalement impossible de donner une bibliographie de Michel Butor ici, tellement celle-ci est abondante. Je renvoie à l'extraordinaire travail de Henri Desoubeaux, cité ci-dessous en lien, qui publie notamment une liste des ouvrages par ordre alphabétique et une autre par ordre chronologique.

Trois sites incontournables

Le site de Michel Butor, créé par lui-même :

Les passionnés de Michel Butor se régaleront sur l'extraordinaire site-index d'Henri Desoubeaux :

tout un dossier Butor sur remue-net :

lire un entretien avec Michel Butor 


lundi 27 juin 2005

Marie-Florence Ehret

270605marie_florence_ehretMarie-Florence Ehret est née à Paris. Elle écrit de la prose et des vers, des récits et des romans, pour la jeunesse parfois… Nomade, elle a été en résidence longue à Royaumont en 89-90, puis à Orléans en 93-94,  à Chaumont en 2000-2001, à Amiens en 2004 et dans la Maison Radieuse de Rezé (Nantes) qu’elle a quittée en juin 2005, mais elle revient toujours à la Goutte d’or. Elle pratique les ateliers d’écriture depuis plus de 15 ans, un peu partout, de Hong-Kong à Chambly (Oise) en passant par le Burkina-Faso, la Mauritanie ou les Ardennes, des maternelles aux maisons de retraite, écoles, hôpitaux et maisons d’arrêt…Dans les IUFM aussi à l’occasion, pour les enseignants et bibliothécaires…
Marie Florence Ehret a publié notamment dans les revues Revue et corrigée, Cahiers Collectifs, Nulle Part, La Sape, Aires, Gironde Magazine, Journal à Royaumont, Lettres Françaises, Cyclope, Atlantique, Clin d'oeil à la nouvelle, Contre-Vox, Sapriphage, Ralentir Travaux, Le Guépard, l'Odyssée, Encres Vagabondes (Métrographies lisboètes) Brèves, Supérieur Inconnu, Petite etc...
Extraits de sa bibliographie :
Les Confessions de la Rouée,Ed. Cahiers des Brisants, 1986
Salut Barbès, Ed. de la Différence 1988
La Catastrophe Ultraviolette, Ed. de la Différence 1989
La Métrographe, Ed. de la Différence, 1990
La leçon du chat, Un récit et un poème, Ed. Littéra, 1996De La Nature de la Lumière, Ed. de la Différence 1990
L’Ordinaire des jours, Prix Emile Snyder 1996, revue Sapriphage n°29
Semer le vent, Poèmes Ed. Dumerchez, 2000
Battre l'air noir, Dans La Danse dans le Monde Éditions des Belles Lettres, 1999
L’Odyssée immobile
, Ed. G&g, 2000
Hypatie, fille de Théon
, Éditions l’Atelier des Brisants, 2001
Raimund Hoghe. L’Ange inachevé, Ed. Compact, 2001
Jazz aux Islettes Éditions G&g, 2002
L'obscénité des fleurs,
Éditions AB, avec 9 monotypes de Marie Alloy, 2003
Un corsage de lumière
, Éditions G&g, 2004

Comme un coquelicot Editions Bayard 2005
On peut lire cette bibliographie commentée sur le site de Marie-Florence Ehret

Quelques liens internet :
Le site personnel de Marie Florence Ehret est très riche et bien actualisé
Un corsage de lumière ma fiche de lecture
Jazz aux Islettes, ma fiche de lecture
L’obscénité des fleurs, compte rendu de lecture dans le magazine de zazieweb.fr avec photos
fiche©florence trocmé

samedi 25 juin 2005

Henri Pichette

Né à Châteauroux le 26 janvier 1924, d'un père d'origine québécoise et d'une mère nîmoise, il eut une enfance plutôt mouvementée Il écrit ses premiers poèmes en 1943 et, correspondant de guerre pendant la campagne du Rhin au Danube, commence les Apoèmes en 1945. Sa pièce poétique, Les Épiphanies, créée en décembre 1947 par Gérard Philipe et Maria Casarès, l'a révélé comme une des voix majeures de la poésie de notre temps. Henri Pichette contribua à plusieurs revues : Les Lettres françaises, Mercure de France, Esprit. Il est mort le lundi 30 octobre 2000.

bibliographie
Xylophonie (avec Antonin Artaud), 1946
Apoèmes
, Gallimard, 1947
Les Epiphanies, mystère profane, Gallimard, 1948
Rond-Point, suivi de Joyce au participe futur et de Pages pour Chaplin, Mercure de France, 1950
Lettres Arc-en-Ciel, Lettre rouge, avec la réponse de Max-Pol Fouchet, Lettre orangée à André Breton, L’Arche, 1950
Le Point vélique, Mercure de France, 1950
Nucléa, l’Arche, 1952
Les Revendications, Mercure de France, 1958
Odes à chacun, Gallimard, 1961
Tombeau de Gérard Philipe, Gallimard, 1961
Dents de lait, dents de loup, Gallimard 1962
Épiphanies, édition définitive, Poésie/Gallimard, 1969
Poèmes offerts, Granit, 1982
Cahiers Henri Pichette 1 : Défense et illustration, Granit, 1991
Cahiers Henri Pichette 2 : Les enfances, Granit 1995
Apoèmes, suivi de Lambeaux d’un manuscrit d’amour et de Fragments du "Sélénite", Poésie/Gallimard, 1995
Cahiers Henri Pichette 3 : avec les Epiphanies, La Rubeline, 1997
Dents de lait, dents de loup, nouvelle édition 2005
Les Ditelis du rouge-gorge, Gallimard, 2005. 

Une bonne fiche Henri Pichette sur le site de Gallimard

mercredi 22 juin 2005

Denise Le Dantec

Denise le Dantec est née en 1939 à Morlaix (Finistère). Elle a publié une vingtaine d’ouvrages parmi lesquels plusieurs sont consacrés à l’esthétique et à l’histoire des jardins.

Extraits de sa bibliographie :
Les fileuses d’étoupe, Folle Avoine, 1992
Le journal des roses, François Bourin, 1994
Emily Bronté, le roman d’une vie, Eds De L' Archipel, 1995 
Le roman des jardins de France - leur histoire, avec Jean-Pierre Le Dantec, Bartillat, 1998
Ile grande promenade première, Du Laquet Eds, 1999
Le livre du chagrin, roman, Bartillat, 1999
Partition pour une île, Du Laquet Eds, 2000
Guillevic et la Bretagne, Blanc Silex 2000
Sept soleils, Dana, 2002 
L'estran autour de l'île grande, Flammarion, 2002
Le pirate de l'île Lern , précédé de Un dialogue des cultures avec Charles Le Goffic, Coop Breizh, 2002
Le journal des roses, Bartillat, 2002
Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes, Bartillat, 2004

« Sauvageonne, secrète et solitaire, telle a été l'enfance bretonne de Denise Le Dantec, l'auteur d'une Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes, d'un Journal des roses, de L'EstranAutour d'Ile Grande…
Science et poésie, particularité d'une enfance et universalité du monde végétal, bibliothèque et jardin, c'est le parti pris des choses résolument affirmé par Denise Le Dantec » (extrait de la présentation d’une émission Surpris par la nuit, sur France Culture, consacrée le 24 mai 2002 à Denise le Dantec.

©fiche florence trocmé

 

mardi 21 juin 2005

Pierre Albert-Birot

Albert_birot_pierrePierre, Albert Birot est né le 22 avril 1876 à Angoulême. Fin 1892, il s’installe à Paris avec sa famille, puis fréquente l’École des Beaux-Arts, la Sorbonne et le Collège de France. En 1896 il épouse Marguerite Bottini avec laquelle il a quatre enfants. A partir de 1900, il travaille comme restaurateur d’objets d’art chez un antiquaire (travail qu’il gardera jusqu’en 1950). Second mariage en 1913 avec la musicienne Germaine de Surville. En 1916, premier numéro de la revue SIC et adoption de l’identité Pierre Albert-Birot. En 1919 54e et dernier numéro de SIC. Le premier livre de Grabinoulor paraît en 1921 et en 1922 il achète un matériel d’imprimerie pour tirer ses propres œuvres. En 1931, mort subite de sa femme. En 1955 il rencontre Arlette Lafont qu’il épouse en 1962. Il meurt le 25 juillet 1967.

Bibliographie
Trente et un poèmes de poche, SIC, 1919
Poèmes quotidiens, SIC, 1919
La joie des sept couleurs, SIC, 1919
La Triloterie, SIC, 1920
Quatre poèmes d’amour, SIC, 1922
La lune ou le Livre des poèmes Jean Budry, 1925
Poèmes à l’autre moi, Jean Budry, 1927
Ma morte, 1931
Le Cycle des douze poèmes de l’année, Éditions des Canettes, 1937
Âmenpeine, Éditions des Canettes, 1938
La Panthère noire, Éditions des Canettes, 1939
Les amusements naturels, Denoël, 1945
Cent dix gouttes de poésie, Pierre Seghers, 1952
Poèmes à l’autre moi, Éditions Caractères, 1954
Dix poèmes à la mer, 1954
La Belle Histoire, Gaston Puel 2diteur, 1966
Silex, poèmes des cavernes, Les Cahiers de la Barbacane, 1966
Poésie, 1916-1924 (Trente et un poème de poche, Poèmes quotidiens, La joie des sept couleurs, La Triloterie, La Lune ou Le livre des poèmes), préface d’André lebois, Gallimard, 1967
Cent nouvelles gouttes de poésie, Les Cahiers de la Barbacane, 1967
Le Train bleu, Saint Germaine des Préx, 1970
Aux trente-deux vents, SIC, 1970
Fermeture hebdomadaire, SIC, 1970
Le Pont des soupirs, EFR, 1972
Six quatrains de Chantilly, SIC, 1973
Long cours, La Grande Couronnée, Rougerie, 1974
Les poèmes du dimanche, SIC 1977
Poésie I, 1916-1920 (Trente et un poème de poche, Poèmes quotidiens, La joie des sept couleurs, La Triloterie), avant-propos d’Arlette Albert-Birot, Rougerie, 1987
Poésie II, 1916, 1924 (La Lune ou le Livre des poèmes), présentatin et notes d’Arlette Albert-Birot, Rougerie, 1992
Poésie III, 1927-1937 (Poèmes à l’autre moi, Le Cycle des douze poèmes de l’année), présentation d’Arlette Albert-Birot, 1982
Poésie IV, 1931-1938 (Ma morte, Âmenpeine), Rougerie, présentation d’Arlette Albert-Birot, 1982
Poésie V, 1938-1939 (La Panthère noire, miniatures), présentation d’Arlette Albert-Birot, 1983
Poésie VI, 1945-1967 (les Amusements naturels, Deux cent dix gouttes de poésie), présentation d’Arlette Albert-Birot, 1983
Poésie VII, 1946-1952 (Aux trente-deux vents, Le Train bleu), présentation d’Arlette Albert-Birot, 1996
Poésie VIII, 1952-1966 (Dix poèmes à la mer, Tout finit par un sonnet, La Belle Histoire), présentation d’Arlette Albert-Birot, 1985
Mon palais, Le Pavé, 1985
7 poèmes, Brandes, 1989
La Grande Vie, Ottezec, 1997

Prose
Cinéma, drames poèmes dans l’espace, SIC, 1920
Le Premier Livre de Grabinoulor, SIC, 1921
Le Catalogue de l’antiquaire, Jean Budry, 1923, puis Amiot-Lenganey, 1993
Grabinoulor, épopée, Denoël et Steelle, 1933 (livre I et II)
Rémy Floche, employé, Denoël et Steele, 1934, puis Éditions de l’Allée, 1986
Les Mémoires d’Adam, suivis des Pages d’Eve, editions du Dauphin, 1948 puis Éditions de l’Allée, 1986
Grabinoulor Amour, Rougerie, 1955
Grabinoulor, nouvelle édition, extraits des livres I, II, III, préface de Jean Follain, Gallimard, 1964
Grabinoulor, livre III, chapitre deuxième, Éditions de la revue Strophes, 1965
Autobiographie & Moi et moi, La librairie bleue, 1988
Les six livres de Grabinoulor, postface d’Arlette Albert-Birot, Jean-Michel Place, 1991
Cinémas, préface d’Arlette Albert-Birot, Jean-Michel Place, 1995
L’homme coupé, postface d’Arlette Albert-Birot, La Barbacane, 1995.
Poèmes à l’autre moi, précédé de La Joie des sept couleurs, et suivi de Ma morte et de La panthère noire, Poésie/Gallimard, 2005.

Théâtre
entre 1977 et 1980, les éditions Rougerie éditent ou rééditent tout le théâtre (Matoum et Tévibar, Larountala, L’homme coupé en morceaux, le Bondieu, Les Femmes pliantes, Image, Plutus, Matoum en Matoumoisie, La Dame enamourée, Le Mariage tiré par les cheveux, Le Petit Poucet, Barbe Bleue, en 6 volumes)

Essais sur Pierre Albert-Birot :
Jean Follain, Pierre Albert-Birot, Seghers/Poètes d’aujourd’hui, 1976
Marie-Louise Lentengre, Pierre Albert-Birot, l’invention de soi, éditions Jean-Michel Place, 1993

Colloque
Juillet 1995, Cerisy-la-Salle, Pierre Albert-Birot, laboratoire de modernité.

Rééditions
SIC, réédition des 54 numéros de la revue, Jean-Michel Place.

Liens Internet
sur le site de l’hôtel Beury
Sommaire des Actes du colloque de Cerisy en 1995
Présentation du tout nouveau recueil Poésie/Gallimard
©fiche florence trocmé

photo : Pierre Albert-Birot et la Dame de cour, Matoum et Tévibar, photo Claude Cahun, printemps 1929 ; fonds Albert-Birot


lundi 20 juin 2005

Index de Poezibao

index publié le samedi 19 août 2006

pour circuler plus aisément dans l'index, cliquez sur les lettres ci-dessous

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les cartes blanches


A retour haut de page 
* Action poétique (revue), n° 181, n° 182, n° 183
Adonis,  extrait 1,
*.   Adnan Etel,  Adnan Etel,  (A Paris), extrait 1,
* Affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix : Les faits, deux écrivains face à la justiceune lettre de Jean-Michel Maulpoix, une lettre de Brice Petit, lettre de JM Maulpoix (fin octobre 2005), une lettre de JM Maulpoix (dec. 05), le point après comparution (mars 06), JM Maulpoix lourdement condamné, Brice Petit relaxéJean-Michel Maulpoix a fermé son site , deux lettres et un communiqué (avril 06)
Agrégation de grammaire, suite
*  Aichinger Ilse, extrait 1, extrait 2,
* Aïgui Guennadi, décès (février 06)
* Aikio-Arianaick Inger-Mari lectures franco-finlandaises à la SGDL (06)
Akhmatova Anna,  extrait 1extrait 2concert-lecture (05)
Albert-Birot Pierreextrait 1livre Poésie/Gallimard, extrait 2, extrait 3, extrait 4, une rencontre autour de Pierre Albert-Birot (cercle Aliénor), actualités (janvier 06), extrait 5,
* Allais Alphonse, parution en Poésie/Gallimard
Aliénor, (cercle)
Althen Gabrielle  extrait 1extrait 2extrait 3extrait 4,  une rencontre avec Gabrielle Althenextrait 5, une lecture rencontre autour de Béatrice Douvre, voir aussi les Cartes blanches), extrait 6, extrait 7, extrait 8 (inédit), extrait 9, extrait 10, extrait 11,
Ancet Jacques,  extrait 1extrait 2extrait 3un texte de JA sur La dernière phrase, fiche lecture de la Dernière Phrase, extrait 4 (Diptyque avec une ombre), extrait 5, voir les Cartes blanches
Andrade Eugenio de, sa mort, choral, extrait 1, extrait 2
Année poétique (l') 2005 (Seghers),
* Appourchaux Stéphane, machine à lire
Archanjo Neide, extrait 1,
* Artaud Antonin, Suppôts et Suppliciations en poésie/Gallimard (parution)
Arts and Language
* Association des amis de Max Jacob, voir à Jacob Max
*  Attila (revue), n° 1,
* Auden WH : fiche de lecture Auden ou l’ombre de la baleine de Guy Goffette, Poésies choisies en Poésie/Gallimard, extrait 1, rencontre autour d’Auden avec Guy Goffette et Michael Lonsdale, extrait 2,
Aujourd'hui Poème, 68
Ausländer Rose, extrait 1
Azam Edith, note de lecture de Un objet silencieux, extrait 1

 

B retour haut de page 
Bachmann Ingeborg,  extrait 1extrait 2extrait 3extrait 4, Lettres à Felician, note de lecture par Angèle Paoli
Bancquart Marie-Claireextrait 1extrait 2extrait 3extrait 4extrait 5extrait 6, extrait 7, extrait 8, extrait 9Aux 20 ans du nouveau recueilLecture chez Tschann (05)fiche de lecture : Avec la mort, quartier d’orange entre les dents,Carte Blanche à (sur Bonnefoy au programme de terminale L), extrait 10, voir aussi les Cartes blanches, extrait 11, extrait 12, extrait 13,
Baron Supervielle Silvia,  extrait 1extrait 2extrait 3,
* Barret Andrée, extrait 1,
* Bastaire Jean, extrait 1,
* Bastard Joël, extrait 1, extrait 2,
* Baudelaire, parution Le Spleen de Paris en Poésie/Gallimard
Beausoleil Claude, extrait 1, une lecture au Centre culturel canadien (avril 06), extrait 2, annonce lecture à Talence (nombreuses données),
Bencheikh Jamel Eddine, extrait 1,
Bénézet Matthieu,  extrait 1extrait 2Mais une galaxie, extrait 3, extrait 4, extrait 5,
Berdeshevsky Margo, présentation du Tsunami Notebook, Plus que des îlots (Mere Islands), Césure (Caesura), Ce qui ne s’est pas effondré, What has not fallen
Berlottier Sereine, extrait 1,
* Bertolluci Attilio, extrait 1,
Beurard-Valdoye Patrick, extrait 1
* Bianu Zéno, lecture aux Parvis poétiques, extrait 1,
* Biennale Internationale des poètes en Val-de-Marne, édition 2005,
Bishop Elizabeth,  extrait 1extrait 2, extrait 3,
* Blanchet Marc, annonce émission
* Boddaert François, Franck Venaille, je revendique tous les droits (fiche de lecture)
* Bohi Claudine, Lecture aux Parvis poétiques (nov. 05)
* Bois d’Orion, le (éditeur), présentation d’ouvrage (nov 05)
* Boix-Moles Evelyne, extrait 1,
Bonnefoy Yves, extrait 1, extrait 2, extrait 3, Les planches courbes, extrait 4 (les Planches courbes), extrait 5 (Les planches courbes), le petit feuilleton pédagogique à l'usage des lycéens de Terres de Femmes
* Boulanger Daniel, "Lecture" poétique 11
Braun Volker, extrait 1
Breyer Véronique, extrait 1
* Brodsky Joseph, extrait 1,
* Bousquet Oscarine, présentation lecture Double Change octobre 2005
Broda Martine, extrait 1, extrait 2
Brossard Nicoleextrait 1, extrait 2, au Grand Parquet (mars 06), extrait 3, prix Molson 2006, extrait 4,
* Burnside John, une lecture à Nantes
Butor Michel,  extrait 1extrait 2extrait 3extrait 4extrait 5, extrait 6, extrait 7, extrait 8, extrait 9, extrait 10 (Seize Lustres), annonce édition œuvres complètes à La Différence, rencontre avec Michel Butor à la librairie Compagnie (mars 06), exposition à la BNF (été 06)

C retour haut de page 
Cadex (éditions), le site, premières parutions H. Boinard (J. Sacré et M. Moreau)
*  Cahier Critique de Poésie (du cipM) : n° 10 (Pascal Quignard)
* Calle-Gruber Mireille, portfolio Hélène Cixous
* Cambau Laure, une lecture aux Parvis poétiques (déc. 05)
Campbell Mary Baine, extrait 1,
Campos de Haroldo, extrait 1, fiche de lecture une anthologie
Carson Anne, extrait 1
Cartes blanches à : voir à la fin de cet index le détail des cartes blanches (auteurs et incipit de chaque contribution)
* Cartier- Bresson Henri, exposition à la Fondation HCB (06)
Castex Menier Patricia, extrait 1,
Celan Paulextrait 1, extrait 2,  extrait 3, extrait 4 (correspondance avec Nelly Sachs)
Cendrars Blaise, extrait 1, annonce spectacle au Théatre Poème (06)
Césaire Aimé, extrait 1
Chambaz Bernardextrait 1 extrait 2 extrait 3 le compte rendu d’une lecture, extrait 4 (Eté), fiche de lecture de Eté (Flammarion 2005), extrait 5 (Eté), extrait 6,
Chappuis Pierre extrait 1,
* Chalamov, la poésie cinquième besoin fondamental
Char René  extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5,  extrait 6, extrait 7,
Chavanne Judith, extrait 1
Chedid Andrée, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6, extrait 7, extrait 8,
*  Cheng François, extrait 1, extrait 2
* Cixous Hélène, livre de Mireille Calle-Gruber
Clancier George-Emmanuel, extrait 1
Cliff William, extrait 1, "Lecture" poétique 4
Clozel Cécile, extrait 1 et présentation de Aimons nous bien tant qu’il est encore temps
Cluny Claude-Michel, extrait 1,
* Cohn Marianne,
extrait 1
* Cole Norma  
lecture Double Change (05)
* Collin Bernard,
reconnaissance à Bernard Collin (carte blanche de Jean-Marie Perret
Collobert Danielle, extrait 1extrait 2, extrait 3,
Cosculluela Jean- Gabriel, extrait 1, extrait 2,
* Courtade Fabienne,
aux parvis poétiques avril 06
Cummings E.E, extrait 1

D retour haut de page 
Dadelsen, Jean-Paul de, extrait 1 (Bach en automne), Jonas (fiche de lecture), extrait 2 (Bach en automne), extrait 3, extrait 4 (Les Ombres)
Darwich Mahmoud, actualité de (janvier 06), extrait 1,
Décharge (revue), n° 124, n° 125, n° 129
*  Degroote Ludovic, prix des découvreurs de poésie, extrait 1
* D’Elia Gianni, Congé de la vieille Olivetti, extrait 1,
Delvaille Bernard, extrait 1, Œuvre poétique(La Table Ronde), sa disparition, extrait 2,
deRijcke Elke , extrait 1, à la maison de la Poésie à Paris (mars 06), un entretien avec Florence Pazzottu
Desautels Denise, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4
* Des Forêts René-Louis, extrait 1,
Desbordes Michèle : fiche de lecture de Dans le temps qu’il marchait (Hölderlin), extrait 1, sa disparition (janvier 2006), une lettre de Jean-Yves Masson en hommage à Michèle Desbordes,
* Dick Jennifer, atelier de traduction Maison des Ecrivains(2/06)
Dickinson Emily extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4extrait 5, Compte rendu du livre de Claire Malroux, autour d’Emily Dickinson, Chambre avec vue sur l’éternité, entretien avec Claire Malroux autour d’Emily Dickinson, extrait 6, extrait 7,
* Didjeko, Ferrailleurs du cosmos
Diérèse (revue), n° 32 + entretien avec son directeur Daniel Martinez par Alain Helissen
Di Manno Yves, lecture Double Change (nov. 05)
Dobzynski Charles, extrait 1, extrait 2, fiche de lecture de Le Réel d'à côté, extrait 3, au Grand Parquet, extrait 4, note de lecture de A revoir la mémoire
Dohollau Heather, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6, extrait 7,
Domin Hilde, décès (février 06)
Doppelt Suzanne, extrait 1,
Dorion Hélène, au Grand Parquet (mars 06), remise du prix Mallarmé au centre culturel canadien (mars 06), lecture-rencontre au cercle Aliénor, carte blanche à Sylvestre Clancier, discours de remise du prix Mallarmé, extrait 1, extrait 2 , élection à l'Académie des lettres du Canada, extrait 3, extrait 4, extrait 5,
Double Change, octobre 2005 (Prevallet/Bousquet), lecture Rothenberg/di Manno
Douvre Béatrice, une lecture rencontre autour de Béatrice Douvre, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6,
Dove Rita extrait 1, extrait 2,
Dreyfus Ariane, extrait 1
Droguet Henri , extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4 (Avis de passage), fiche de lecture de Avis de Passage
Drummond de Andrade Carlos, extrait 1
Du Bouchet André extrait 1,
Duault Alain, extrait 1, extrait 2, extrait 3,
Dubost Jean-Pascalextrait 1extrait 2, fiche de lecture de Monstres Morts, extrait 3, note de présentations de Nerfs
Dupin Jacques, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5

E retour haut de page 
Ehret Marie-Florence, extrait 1, extrait 2, extrait 3,
Electron libre (revue)
présentation
Emaz Antoine extrait 1, extrait 2extrait 3, extrait 4, fiche lecture de Jusqu’à l’os, extrait 5,
Engel-Roux Bernadette, extrait 1, extrait 2,
Enquêtes de Poezibao : La place des femmes poètes 1 : présentation ; La place des femmes poètes 2 : liste de toutes les poètes cités, volet 1 : stature, statut, statue
* Enquist Anna,
extrait 1,
* Ennemi l’,
présentation cipM de la revue 
Esteban Claude, extrait 1, extrait 2, la disparition de Claude Esteban, extrait 4, Le Matricule des Anges n° 73, hommage de Hassan Sadfari, extrait 5, extrait 6,
Etienne Marie extrait 1, aux 20 ans du Nouveau Recueil, extrait 2 (Anatolie), extrait 3, atelier de traduction Maison des Ecrivains(2/06), extrait 3, fiche de lecture de Dormans, extrait 4,
Europe (revue),
n° 907/908 (Pierre Jean Jouve) n° 911 (les formalistes russes), n° 912 (les surréalistes belges), n° 914/915 (Comtesse de Ségur), n° 918 Lorand Gaspar, n° 925 Marcel Schwob et GM Hopkins,

F retour haut de page 
Fabre G. Sylvie, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, fiche de lecture de Quelque chose, quelqu'un, carte blanche à Pourquoi écrire, extrait 5, carte blanche, Une tâche terrestre, la poésie de Fabio Scotto
Faire part (revue), numéro Ce que Change a fait
Fargier Caruso Mireille, extrait 1, extrait 2,
Federman Raymond, in le Matricule des Anges n° 68, in Fusées, n° 9, extrait 1,
* Femmes poètes : lendemains de fête, où sont les femmes poètes
* Festival franco-anglais de poésie, édition 2006
Ficowski Jerzy, extrait 1 (Prière au saint pou), extrait 2 (Sept mots), sa disparition (mai 2006),
* Field Thalia, annonce d'une lecture Double Change
* Filliou Robert, présentation d'une exposition au cipM
* Finlande, au Marché de la poésie 06, rencontre avec Iris Schwank, lectures franco-finlandaises à la SGDL (06)
* Florit Rita, extrait 1,
Follain Jean, extrait 1, extrait 2
* Fondane Benjamin , "Lecture" poésies du cri 1
Fontana Marc, un article sur Claude Esteban, voir les Cartes blanches, extrait 1
FPC, Formes Poétiques Contemporaines, n° 3,
* Fourcade Dominique, présentation du numéro spécial (n° 11) du CCP
* Fournel Paul, lectures franco-finlandaises à la SGDL (06)
Fournier Danielle, extrait 1, extrait 2, lecture aux Parvis poétiques, extrait 3, extrait 4, au Grand Parquet (mars 06), extrait 5
Fourny Pierre, annonce d'une lecture Double change
Frémon Jean, une exposition a la Gloire des formes à Marseille
Frénaud André, extrait 1, extrait 2, extrait 3, annonce parution Nul ne s'égare en Poésie/gallimard, extrait 4, extrait 5, extrait 6
Fritz Walter Helmut, extrait 1
Frontier Alain, extrait 1, fiche de Portrait d'une dame
* Fusées, numéro 9 (Spécial Federman)

G retour haut de page 
* Gamoneda, prix européen de littérature 2006,
* Gare maritime (Revue), édition 2006
Garnier Pierre, "Lecture" poétique 12, "Lecture" poétique 13, "Lecture" poétique 14, "Lecture" poétique 15, "Lecture" poétique 16, "Lecture" poétique 17, "Lecture" poétique 18, "Lecture" poétique 19, "Lecture" poétique 20, "Lecture" poétique 21, "Lecture" poétique 22, extrait 1,"Lecture" poésies du cri 7, "Lecture" poésies du cri 8
Gaspar Lorand, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5(parution Europe), note de lecture du numéro spécial d’Europe (oct. 2005)
Gellé Albane, extrait 1, extrait 2, Littérature et poétiques (association),
Giauque Francis, extrait 1
* Giorno John, in le Matricule des Anges n° 68,
Giovannoni Jean- Louis, lecture chez Tschann,
Giraudon Liliane, extrait 1, lien vers Mon Rimbaud, Marquise vos beaux yeux, fiche de lecture, une lecture chez Michèle Ignazi,
Goffette Guy fiche de lecture Auden ou l’ombre de la baleine, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 5rencontre autour d’Auden avec Guy Goffette et Michael Lonsdale, "Lecture" poétique 1, "Lecture" poétique 3, "Lecture" poétique 5, "Lecture" poétique 6, "Lecture" poétique 7, "Lecture" poétique 8
Gomringer Eugen, exposition au cipM à Marseille
Goorma Jacques, fiche de Le vol du Loriot, extrait 1
Gouttebaron Sylvie, extrait 1, atelier de traduction Maison des Ecrivains(2/06)
* Grand Parquet, soirée printemps des poètes 2006 organisée par M. Delouze
* Grégoire Bruno, atelier de traduction Maison des Ecrivains(2/06)
* Griot Fred, site
* Gripenberg Catarina, lectures franco-finlandaises à la SGDL (06)
Grisel Laurent,
Grosjean Jean, sa mort, extrait 1,
* Guez Ricord Christian Gabriel/le, parution au Bois d’Orion
Guigou Isabelle, extrait 1,
* Guyotat, Pierre "Lecture" poésies du cri 9
Grangaud Michelle, extrait 1, Marquise vos beaux yeux, fiche de lecture, une lecture chez Michèle Ignazi,
* Guillevic, extrait 1
*  
Gullar Ferreira, extrait 1 et mini-biographie
Gyr Brigitte, extrait 1,

H retour haut de page 
Hacker Marilyn, aux 20 ans du Nouveau Recueil, une rencontre avec Marilyn Hacker, extrait 1, extrait 2, extrait 3, une traduction de Follain, extrait 4, extrait 5, article ghazal, une intervention sur la sextine, rencontre avec Claire Malroux sur la traduction réciproque, extrait 6, extrait 7, extrait 8, extrait 9, un article inédit sur Adrienne Rich,

Hàn Françoise, extrait 1
Heaney Seamus, extrait 1,
Helikon (association),
Hocquard Emmanuel, lecture Double Change (05)
Hollapa Penti, extrait 1,
* HouellebecqMichel , "Lecture" poésies du cri 2, "Lecture" poésies du cri 3
* Hughes Ted, extrait 1,

I retour haut de page 
Ilea Letitia, extrait 1
* Inventaire/Invention, une présentation à Strasbourg
Ivresse de brumes, griserie de nuages, trois extraits
* Izoard Jacques, extrait 1,

J retour haut de page 
*  Jaccottet Philippe Fiche de lecture De la poésie, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5,
Jacob Max, Association des Amis de Max Jacob,
Jamme Franck André La Récitation de l’oubli, extrait 1, extrait 2,
* Janvier Ludovic,
extrait 1, extrait 2,
Jimenez Juan Ramon, extrait 1, extrait 2,
Josse Jacques, extrait 1,
* Jouan Yves,
Juste là (note de lecture), lauréat du Prix Yvan Goll 2006
Jourdan Pierre-Albertextrait 1, extrait 2
*  
Attila József , extrait 1
* Jouve Pierre Jean,
extrait 1,
Roberto Juarroz, extrait 1,

K
 
retour haut de page 
Kachler Olivier, extrait 1, extrait 2
Kaddour Hédi, extrait 1, extrait 2,  extrait 3,
Kaïteris Constantin fiche de lecture A/Z, extrait 1, extrait 2, extrait 3 (inédits), extrait 4,
Kaufman Shirley, lecture Village Voice (05),  extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4,
Kéryna Sarah, extrait 1 (Miettes)
Khoury-Ghata Vénus, extrait 1, extrait 2, extrait 3, lecture rencontre avec Vénus Khoury-Ghata (nov 05)
Krog Antjie, extrait 1,

L retour haut de page 
*  Laâbi Abdellatif , "Lecture" poésies du cri 4, "Lecture" poésies du cri 5, "Lecture" poésies du cri 6
* Labé Louise, note de lecture de Louise Labé, une créature de papier de Mireille Huchon
Lacarrière Jacques,  extrait 1, extrait 2, 
Lambersy Werner,  extrait 1,
Lamiot Enos Christophe, fiche de lecture de Albany (par Laurent Margantin), extrait 1
Lance Alain, extrait 1,
Lapeyrère Josée, extrait 1, Marquise vos beaux yeux, fiche de lecture, une lecture chez Michèle Ignazi, extrait 2
Laude Andréextrait 1,
Laugier Emmanuel, extrait 1 (Mémoire du mat), fiche de lecture de Mémoire du Mat
* Laupin Patrick : lecture aux Parvis Poétiques (05)
Le Brun Anniefiche de lecture Ombre pour Ombre, extrait 1
Leclair Yves, extrait 1, extrait 2
Leclercq Armelle, extrait 1,
* Le Clézio, extrait 1
Le Dantec Denise, extrait 1,
*  Les heures (revue), numéro 7
Lestieux Maurice, extrait 1,
Linea (revue), présentation
Littérature et poétiques (association)
Livre 2010 (mission)
* Lodève :Voix de la méditerranée (festival de Lodève)
Loizeau Sophie, lectures franco-finlandaises à la SGDL (06)
Lopes Adilia, note de lecture de Au pain et à l'eau de Cologne (CB à JM Perret)
Lowry Malcolm, extrait 1,
Lubin Armen, En Poésie/Gallimard, extrait 1, 
Luca Ghérasimextrait 1, extrait 2, La fiche de lecture du livre d'André Velter, Gherasim Luca, passio passionnément
* Luzi Mario, en poésie/Gallimard (05), extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4,

M retour haut de page 
Macher Sabine, extrait 1
Maïakovski Vladimir, extrait 1, Ecoutez si on allume les étoiles
* Maison de la Poésie de Paris, un nouveau directeur (06)
Malroux Claire Compte rendu du livre de Claire Malroux, autour d’Emily Dickinson, Chambre avec vue sur l’éternité, entretien avec Claire Malroux autour d’Emily Dickinson, extrait 1, extrait 2 + traduction Marilyn Hacker), rencontre avec Marilyn Hacker sur la traduction réciproque, extrait 3,
Mambrino Jean, extrait 1
* Manciet Bernard sa mort (05) et un extrait
Mandelstam Ossip, extrait 1,
Marc Alain, rencontre avec Alain Marc (05), extrait 1, extrait 2 fiche de lecture de Écrire le cri, Regards hallucinés et La poitrine étranglée Les « lectures » d’Alain Marc, index des lectures de Bernard Noël, Introduction aux "lectures", extrait 3, extrait 4, voir aussi les Cartes blanches
*  Margantin Laurent, extrait 1, deux traductions de Walter Helmut Fritz, voir aussi les Cartes blanches, voir revue Semences, extrait 2
Marquise vos beaux yeux, fiche de lecture
Masson Jean Yves, extrait 1, lettre-hommage à Michèle Desbordes (03/06), voir aussi les Cartes blanches
* Matricule des Anges le, n° 68 (Federman, Giorno), n° 73 (Claude Esteban)
Maubé Pierre extrait 1, comment publier ses poèmes, extrait 2, voir aussi les Cartes blanches
* Mauche Jérôme, résidence au cipM
Maulpoix Jean-Michel, aux 20 ans du Nouveau Recueil, extrait 1, extrait 2, voir aussi affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix, extrait 3, extrait 4,
Mayröcker Friederike, extrait 1, extrait 2, extrait 3,extrait 4
* Meitinger Serge, extrait 1, un recueil en ligne (Le Sel du silence)
Mello Breyner Sophia, extrait 1,
Mensuel littéraire et poétique, n° 340
Meschonnic Henri, extrait 1, "Lecture" poétique 2, extrait 2,
Métellus Jean, Grand prix international de poésie de langue française
Metz Thierry, extrait 1,  extrait 2, extrait 3, extrait 4, 
Michaux Henri, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6, extrait 7, lien vers un court documentaire en ligne, extrait 8,
Michel Jean Paul, lecture d'Alain Marc
Migrenne Jean (traducteur), Parce que de Yerra Sugarman
Michel Jean Paul, "Lecture" poétique 9 
Millay Edna Saint Vincent, extrait 1,
Milosz Oscar Wenceslas von Lubicz, extrait 1
* Minière Claude, fiche de lecture de Perfection (+ présentation de Traité du Scandale)
Mistral Gabriela, extrait 1
Molia Xabi, extrait 1
*  Monier Louis (photographe), expo Bon Marché 2006
Montale Eugenio, extrait 1, extrait 2,
Monticelli Raphaël, une lecture à Nice (annonce), extrait 1,
Moore Marianne, extrait 1, extrait 2,
* Moreau Marcel avec Jean-David Moreau, Tectonique des Femmes, Cadex 2006
Moses Emmanuel, extrait 1, atelier de traduction à la Maison des Ecrivains (2/06), extrait 2,
Mounic Anne, extrait 1, voir aussi à Temporel ,une lecture chez Shakespeare and Co (fév. 06) fiche de lecture de La poésie de Claude Vigée,

N retour haut de page
* Najar Khaled, extrait et bio
* Némésio Vittorino, extrait 1, 
* Nemours Aurélie, extrait 1,
* Neruda Pablo, extrait 1,
Noël Bernard, Lecture aux Parvis poétiques (nov. 05), Noël Bernard, index des lectures de Bernard Noël par Alain Marc, extrait 1, extrait 2, extrait 3
Norge, extrait 1
* Nouveau Recueil le (revue), n° 73, n°74
* Nouvelle Pléiade, Prix Senghor, 2ème sélection, Grand prix international de poésie de langue française (Jean Métellus, mars 06)
* Nuit de la revue, 2ème édition
Nys-Mazure Colette, extrait 1, extrait 2, extrait 3,

O retour haut de page

* Obaldia, extrait 1,
Ocampo Silvina, extrait 1, extrait 2, extrait 3,
* Octaviennes, salon 2006
Oliveira Jorge Vitor, extrait 1
* Olivennes Armand, sa disparition
Ortlieb Gilles, extrait 1, extrait 2,

P retour haut de page 
Para Jean- Baptiste, une lecture à Nantes, fiche de lecture de La Faim des Ombres, extrait 1, extrait de la préface au numéro d’Europe L’Ardeur du poème
* Parant Titi, exposition au cipM à Marseille
Parun Vesna extrait 1, extrait 2 , extrait 3, extrait 4, extrait 5
* Pasolini Pier-Paolo, parution d’un livre de Bertrand Levergeois,
Pastre Geneviève, extrait 1, extrait 2, fiche de lecture de Vis-à-vis, Invia et l'État poétique, une lecture à la librairie Bluebook, extrait 3, extrait 4
* Paz Octavio, extrait 1,
Pazzottu Florence, extrait 1, lecture de l'Inadéquat, lecture en trio à la Maison de la Poésie de Paris (mars 06), extrait 2, entretien avec Elke de Rijcke
Perrier Anne, extrait 1
* Perros Georges, fiche lecture de Une vie ordinaire, extrait 1,
Pessoa Fernando, extrait 1, extrait 2, extrait 3,
Petit Brice, voir affaire Brice Petit/Jean-Michel Maulpoix, une lettre de Brice Petitextrait 1 (Le mot que je porte), extrait 2,
* Petit Lucie, extrait 1,
Pey Serge, extrait 1,
Pfister Gérard, la transparence,
Phi (editions), juin 2006
Pichette Henri, Dents de lait, dents de loup, Les ditelis du rouge-gorge (avec extrait), nouvel extrait de Ditelis
Pittolo Véronique, extrait 1, lectures franco-finlandaises à la SGDL (06)
Pizarnik Alejandra, extrait 1, extrait 2, extrait 3,
Plamont Yves,
Plath Sylvia, extrait 1, extrait 2, fiche de lecture de Valérie Rouzeau, Sylvia Plath, un galop infatigable,
Pleynet Marcelin, extrait 1,
Poésie/Gallimard, les quarante ans (historique de la collection) Poésies des deux mondes (fiche de lecture), les 40 ans de la collection chez Gallimard
Poezibao , 1er anniversaire
Points Poésie (Seuil),
Ponge Francis, extrait 1,
Ponsot Marie, extrait 1 , extrait 2 (suite et fin de extrait 1)
Portugal Anne, extrait 1, Marquise vos beaux yeux, fiche de lecture, une lecture chez Michèle Ignazi,
Prevallet Christine,