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mardi 02 mai 2006

Claude Esteban : hommage du magazine Le matricule des anges

02_matriculeA la Une du Matricule des anges n°73 un très bel hommage à Claude Esteban, un hommage qui fait mieux mesurer encore la perte pour la poésie que représente sa disparition, ce 10 avril 2006. On trouve là, à lire d'urgence, un long article très fouillé de Thierry Guichard, traversée en coupe de la vie du poète depuis l'enfance, la question des deux langues, la française et l'espagnol jusqu'aux dernières années en passant notamment par l'aventure de la revue Argile et bien sûr par le deuil qui a marqué à tout jamais Claude Esteban, celui de sa femme, Denise, en 1986. Une approche sensible, ponctuée par de larges citations de l'œuvre, envisagée dans tous ses aspects et en particulier sous l'angle de la rencontre, centrale, avec les peintres et la peinture. C'est ensuite un entretien avec un des plus fidèles éditeurs de Claude Esteban, chez Fourbis, puis Farrago, à savoir Jean-Pierre Boyer et un autre avec le maître d'œuvre du Cahier Claude Esteban, Pierre Vilar. Puis une série d'hommages tout sauf convenus de Yves Bonnefoy –"pas un écrivain de ce temps n'aura gardé autant que lui sa vie à fleur de son écriture" – Jean-Yves Masson, Jean-Baptiste Para, Bernard Noël, Benoît Conort, Jean-Claude Schneider ou l'universitaire Xavier Bruel qui a établi récemment une bibliographie complète de l'œuvre d'Esteban.
A noter aussi dans ce numéro et pour ce qui concerne la poésie deux articles d'Emmanuel Laugier (qui vient de faire son entrée dans Poezibao) à propos du poète allemand (né en 1927) Paul Wühr et de l'américain Robert Creeley ainsi qu'un article d'Hélène Pelletier sur le poète haïtien Georges Castera.
Et enfin un article nécessaire de Thierry Guichard, encore lui, sur le travail trop peu connu de Christiane Veschambre, article titré "Au nom des siens" et explorant ce récit "livré tout entier à la poésie" qu'est son dernier livre La maison de terre(Le préau des collines)

Le matricule des Anges, n° 73, mai 2006, 5 €

sommaire du numéro

jeudi 16 février 2006

Aujourd'hui Poème

Aujourdhui_pome2_modifiLe sommaire du numéro 68 d'Aujourd'hui Poème est particulièrement riche et me donne une excellente occasion d'attirer l'attention sur cette publication mensuelle. Elle est en principe disponible en kiosque, mais je sais pour l'avoir beaucoup demandée et cherchée, que ce n'est pas si facile de la trouver. Il est sans doute préférable de souscrire un abonnement.

Journal d'information et d'actualité poétique, Aujourd'hui Poème compte plusieurs grandes signatures dans son comité, qui sont aussi des amis de Poezibao : Gabrielle Althen, Jacques Ancet, Charles Dobzynski ; mais aussi André Parinaud (directeur de la publication), Jacques Darras, Marc Alyn, Lionel Ray notamment.

J'ai particulièrement retenu au sommaire de ce numéro 68 un entretien de Jacques Darras avec Jacques Bonnaffé, à l'occasion de la sortie du dernier opus de Jacques Darras, Tout à coup je ne suis plus seul (L'Arbalète/Gallimard), où il est question de Laurence Sterne, du mélange des genres, du roman, de la fiction et de la poésie. Passionnant. Beaucoup apprécié aussi l'article très fouillé que Charles Dobzynski consacré au très grand poète hongrois Attila Jozsef à l'occasion de la sortie du livre Aimez-moi, aux éditions Phébus ; tandis que Francis Combes lui s'attarde longuement sur le premier tome de l'œuvre d'Abdellatif Laâbi aux éditions de la Différence. Le mensuel est aussi ouvert à la poésie étrangère et recense deux livres le premier de l'écrivain belge Philipe Jones et le second de l'américain Charles Olson. Et cohérent dans sa démarche, il interroge aussi les arts si souvent étudiés, auscultés par les poètes, ainsi de l'article consacré par Marc Alyn à Francis Bacon. La chronique de Gabrielle Althen s'attarde sur la poète Olga Sedakova tandis que Mal Alhau et Jacques Ancet donnent plusieurs vraies notes de lecture de parutions récentes.

Très agréable à lire, Aujourd'hui Poème donne le sentiment de bien couvrir l'actualité de la poésie et des arts.

aujourd'hui poème,
105 bd Haussmann, 75008 Paris,
T. 01 42 65 08 88
RDV.Poetes@wanadoo.fr

prix du numéro 3,50 €, abonnement 10 numéros, 27 €

vendredi 23 décembre 2005

Nelly Sachs et quelques autres au sommaire du Monde des livres du 23 décembre 2005

Comme le fait remarquer la poète Marilyn Hacker, fine connaisseuse s'il en est, toute américaine qu'elle soit, des mœurs (et lettres) françaises et parisiennes, le quotidien Le Monde parle de poésie environ deux fois par an…. à Noël et le 15 Août. Autrement dit quand les lecteurs sont occupés à autre chose !

Ca n'a pas raté cette fois encore mais ce n'est pas une raison pour bouder notre plaisir. Car ce n'est pas moins de trois grands articles qui sont proposés, dont l'un substantiel, de Patrick Kechichian sur Nelly Sachs à l'occasion de la parution du troisième et dernier tome de son œuvre poétique. Mais j'attire l'attention sur deux autres articles consacrés l'un par Monique Petillon à la poète argentine Alejandra Pijarnik, éditée par Actes Sud (Oeuvre poétique) et l'autre par André Velter au poète hongrois Attila Jozsef, publié chez Pébus (Aimez-moi).

Sans oublier quelques brèves consacrées à la toute nouvelle anthologie bilingue de la poésie bilingue en Pléiade, d'une nouvelle édition de l'œuvre poétique complète de Hölderlin chez La Différence, d'un livre de Rose Ausländer, Cercles, chez Aencrages & Co, etc. Autrement dit une belle ouverture sur la poésie étrangère.

FT

mardi 06 septembre 2005

Thierry Metz dans la revue Nouveaux Délits

060905nouveaux_delitsNon.
C’est tout.
que ce seul mot. Voilà. Seulement :
A accompagner jour après jour.
Dire non pour rejoindre le oui.
C’est ici la même chose

Thierry Metz, in Nouveaux délits, revue de poésie vive et dérivés, numéro 13, septembre 2005.

Une revue, auto-imprimée et auto-diffusée, qui pour son numéro 13 propose un dossier spécial Thierry Metz. Je sais que plusieurs lecteurs de Poezibao sont très attentifs à l’écriture du poète trop tôt disparu. Je pense qu’ils auront à cœur de se procurer ces pages intitulées L’homme qui penche, écrites au cours de deux périodes d’hospitalisation par Thierry Metz en octobre 1996 et en janvier 97 soit quelques mois avant sa mort.

Ils pourront découvrir d’autres écritures dans ce numéro : Agnès Schnell, Patrice Maltaverne et ce que j’ai personnellement beaucoup apprécié deux auteurs étrangers, un italien Andrea d’Urso et un américain, Hosho Mc Creesh,ce dernier en version bilingue.
Cathy Garcia qui publie également des poèmes est l’éditrice, directrice de la publication et rédactrice.

Abonnement : 33 € pour la France,
le numéro 5 € (4 € plus frais d’expédition).

A Cathy Garcia, Le Bourg, 46260 Laramière.
e-mail : delit2poesie@wanadoo.fr

lundi 05 septembre 2005

Les anges donnent des nouvelles

Plusieurs choses importantes à signaler du côté de Le Matricule des anges

Le matricule.net nouveau est arrivé !
050905_matricule_site_1Le nouveau site du Matricule des Anges est en ligne. La grande nouveauté, c'est que vous n'aurez pas seulement accès à tous les articles critiques du Matricule depuis sa naissance, en 1992, jusqu'à son avant-dernier numéro comme c'était le cas jusqu'à présent. Vous allez aussi pouvoir accéder à toutes les rubriques du magazine, tous les portraits et tous les entretiens. Mieux : outils de référence pour beaucoup, les grands dossiers du Matricule des Anges vont être accessibles sur le site. Pour l'heure, ils le sont gratuitement pour tous les abonnés.Tous ceux qui ont pensé à nous donner leur email recevront très bientôt leurs codes d'accès. Quant aux autres ils peuvent en faire la demande en entrant leur nom et leur email dans le formulaire de la page d'accueil du site Lmda.net
Mais ces dossiers sont aussi proposés à un coût raisonnable aux internautes qui ne souhaitent pas s'abonner au magazine papier mais peuvent s'abonner ici aux dossiers en ligne
Pour avoir une idée de l'offre proposée, Le Matricule donne la possibilité d'accéder gratuitement à un dossier auteurs (celui de Dominique Mainard) et à un dossier éditeurs (celui de L'Arpenteur). Au fur et à mesure de l'intérêt que susciteront ces dossiers, les plus anciens d'entre eux seront réactualisés. Rappelons que Le Matricule des Anges ne touche aucune subvention pour son site internet et que le magazine fonctionne depuis 13 ans, sans aucune publicité, ce qui en garantit l'indépendance.

050905_matricule_couvLe Matricule N°66 vient de sortir
Pour la rentrée littéraire, l’équipe rédactionnelle a choisi la voix de Dominique Fabre. L'auteur de Ma vie d'Edgar fait paraître un roman très sensible, La Serveuse était nouvelle, tenu autour d'un narrateur barman à Asnières dans les Hauts-de-Seine. Un quartier que les livres de Dominique Fabre ne cessent d'arpenter. L'écrivain évoque dans l'entretien accordé au magazine le mot de Williams Carlos Williams : « Not in ideas but in things » et qu'il met en pratique dans son écriture : « pas en idées, mais en choses ». Un retour du réalisme ? Ou simplement l'influence d'écrivains américains comme Raymond Carver ? Dominique Fabre, c'est le dossier (10 pages) de ce numéro de rentrée.
Une place importante est donnée aussi au roman d'Yves Cendrey, Les Jouets vivants (L'Olivier), où le romancier fait le lien entre l'affaire de pédophilie dont il fut le dénonciateur et sa propre enfance.
Le roman de Lydie Salvayre, La Méthode Mila (Seuil) s'en prend à Descartes et à l'héritage que le philosophe nous a légué.
L'éditeur mis en valeur est Olivier Brun qui a fait de La Dragonne une très belle maison d'édition.
Autres grands livres de cette rentrée : le dernier Claude Louis-Combet, Les Errances Druon (José Corti), un premier roman du poète Hédi Kaddour Waltenberg (Gallimard), un autre de Claire Wolniewicz Ubiquité (Viviane Hamy).

lundi 22 août 2005

La quinzaine Littéraire

Je recommande chaudement la lecture du passionnant numéro d'été de la Quinzaine Littéraire, consacré à l'Envie de lire.
J'en extrais cet encadré, un très beau texte de Jean-Michel Maulpoix :


La lecture comme l’amour

« Quelqu’un vous a ouvert sa porte et vous invite à vous asseoir. Quelqu’un vous offre à boire. Quelqu’un qui n’est pas là. Qui y est sans y être. Qui n’a de visage qu’en sa voix. Cette ombre que vous ne voyez pas pourrait être la vôtre.
Cette ombre vous ignore. Elle parle dans le silence. Elle ne sait rien de vous, et pourtant elle vous cherche. Elle vous désire et vous dérange. Parfois, elle se dénude brusquement et toute entière se livre.
C’est une curieuse histoire, celle qui d’entre les pages fait ainsi se lever une espèce de corps chimérique qui vous est destiné et dont vous n’étreindrez que l’ombre.
Capable de solliciter la gamme entière de vos affections et de vos pensées, la lecture est le seul amour qui soit d’une réciprocité parfaite.
Comme l’amour, la lecture est jalouse. D’un amour jaloux pour les inconnus et pour leurs vies secrètes. A ces chambres d’hôtel que sont les livres, on accède toujours par des escaliers dérobés.
Ce que nous donnent les livres, ils ne le reprennent pas. Et c’est pour chacun du même geste que commence une toute autre histoire. »

 

Jean Michel Maulpoix, encadré de la Quinzaine Littéraire n°905, 1er au 31 Août 2005, p. 27.

dimanche 10 juillet 2005

Quinzaine littéraire : un important article sur la Correspondance de Verlaine

A signaler dans la Quinzaine Littéraire, encore disponible quelques jours (n° 903 du 1er au 15 juillet 2005) un très important et intéressant article de Jean-Jacques Lefrère, à l’occasion de la parution de Paul Verlaine, Correspondance générale, I , 1875-1885, établie et présentée par Michaël Pakenham, et qui vient de sortir chez Fayard.
« Disons le tout net : pour l’histoire littéraire, c’est un travail magnifique, le fruit d’années de recherches, en un mot : l’entreprise d’une vie » ; cet article, détaillé et précis est un véritable petit essai sur les problèmes posés par la correspondance de Verlaine.
FT

lundi 06 juin 2005

Poésie dans la Quinzaine Littéraire du 1er juin

Très belle présence de la poésie dans le dernier numéro de la Quinzaine Littéraire (901, du 1er au 15 juin)

1. "Poésies russes : l’alliance et l’alliage des âges"
« Immense est le mystère
Obscure l’évidence »
(Véra Pavlova)
Un article de Christian Mouze, à propos de Poètes russes d’aujourd’hui, une anthologie bilingue qui paraît à la Différence, et de la parution d’un livre de Véra Pavlova, L’animal céleste à l’Escampette (traduction de Hugo et Jean-Baptiste Para) et d’un autre de Maria Soudaïeva, Slogans, traduction du russe d’Antoine Volodine, chez L’Olivier.

2. "Gerard Manley Hopkins dans le brasier des mots"
un article de Pascal Aquien, à l’occasion de la parution du livre de Gerard Manley Hopkins, Grandeur de Dieu, traduction de Jean Mambrino, chez Arfuyen.

3. "Kenneth White, en route !"
Un article de Georges Guillain, à propos de la sortie de Kenneth White, Le passage extérieur, édition bilingue, traduction de Marie-Claude Qhite, Mercure de France.

A signaler aussi la chronique d’un livre de la poète Marie Etienne, bien qu’il ne s’agisse pas ici de poésie, Les soupirants, chez Virgile.
FT

jeudi 07 avril 2005

La poésie au sommaire de Le matricule des Anges

La poésie au sommaire de Le matricule des Anges, numéro 62, d’avril 2005
- Un grand entretien d’Emmanuel Laugier avec Stéphane Bouquet à l’occasion de la sortie de Le mot frère chez Champ Vallon
- des rencensions de :
Os d’antoine Emaz, chez Tarabuste, par Emmanuel Laugier
Sait-on jamais « poèmes 1995-2004 » de Casimir Prat, l’Arpenteur, par Benoît Broyart
Environs du bouc, de Sophie Loizeau aux Éditions Comp’Act, par Richard Blin
L’inadéquat de Florence Pazzottu, Flammarion, par Richard Blin
ainsi que de deux livres du trop oublié poète allemand, contemporain de Rilke, Stefan George, Effigies et Maximim, chez Fata Morgana, par Thierry Guinhut.
FT

dimanche 27 février 2005

Auden et Goffette dans la presse

Pour ceux qui sont intéressés par la double parution du livre de Guy Goffette sur W.H. Auden et du Poésie/Gallimard consacré au poète anglais, je signale deux articles. Le premier est paru dans le le Monde des Livres daté de ce vendredi 25 février, le second, non accessible en ligne, signé Marie Etienne est paru dans la Quinzaine Littéraire n° 895, du 1er au 15 mars 2005.
FT