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mardi 30 novembre 2004

Commentaires

MONSIEUR JEAN Monsieur Jean se levait dans la nuit après un premier somme L'heure où l'on règle ses contes à la mort à la vie au mystère du FLEUVE CACHÉ sous la source du temps L'heure où l'on fait jouer tous les registres des voix multiples burlesques fantasques que le travail poétique essaie de mettre à jour L'heure où tout au contraire on n'est plus là on feint de s'ignorer Où l'on est et n'est plus cette VOIX SANS PERSONNE JJ DORIO Capitales Jean TARDIEU
LE VISITEUR Maintenant que vous voilà seul -je veux dire seul en vous-même- à quoi jouez-vous dans votre solitude? L'AUTEUR Je cherche, en remontant très loin, ce que j'ai toujours cherché: donner un sens à ce que je vois, à ce que j'entends, à ce que j'éprouve. Comme si ce qui "est" n'y parvenanit pas de soi-même. Comme si l'obligation de l'AIDER m'avait été imposée dès l'origine, selon quelque injonction dont je ne sais rien, ni d'où elle vient, ni où elle veut me conduire. J TARDIEU (Dialogue entre l'auteur et un visiteur) Pour moi, ayant, toute ma vie, cherché ce qui se résout dans sa contradiction: la musique dans les mots désertés, le visible dans le lisible, la couleur dans le noir-et-blanc, les concepts dans le concret, l'oubli dans la fidélité, l'épouvante dans le burlesque, le sens dans le non-sens, la lumière dans l'obscur, j'attends que le seul coin du voile que j'ai pu soulever...me révèle un immense tohu-bohu, ou je puisse enfin perdre toute identité et gagner la récompense, promise à l'enfant que j'étais, par le vertige de l'inépuisable Vide, qui est l'angoisse et le salut." J TARDIEU (ON VIENT CHERCHER MONSIEUR JEAN)

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