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lundi 20 décembre 2004

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Mais ton épaule se déchire dans les arbres, Ciel étoilé, et ta bouche recherche Les fleuves respirants de la terre pour vivre Parmi nous ta soucieuse et désirante nuit. O notre image encor, Tu portes près du cœur une même blessure, Une même lumière où bouge un même fer. Divise-toi, qui es l’absence et ses marées. Accueille-nous, qui avons goût de fruits qui tombent, Mêle-sur tes plages vides dans l’écume Avec les bois d’épave de la mort, Arbre aux rameaux de nuit doubles, doubles toujours. Yves Bonnefoy, Poésie/Gallimard, Poèmes, Pierre écrite (1965), « L’été de nuit », VIII (1991)

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