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mercredi 26 janvier 2005

Commentaires

Nerval, quelqu'un l'a dit: avait la nostalgie du monde invisible,celui des esprits plus captivant que la réalité,
Gérard de Nerval avait la fascination des nombres. Tous les états du nombre. Il en connaissait la valeur symbolique. Le Talmud ne lui était pas étranger, ni non plus la cartomancie. Toute rencontre était aussitôt datée, consignée. Mise en rapport avec les dates précédemment notées. Et soigneusement. Rencontres amoureuses notamment. Toute date l’entraînait à une série de calculs hypothétiques faisant intervenir des combinatoires. Multiples. Il avait ainsi calculé la date de sa rencontre avec l’actrice Jenny Colon qu’il aima d’amour fou et lui inspira de nombreux poèmes. Mais aussi la date de sa mort. L’expérience très poussée de chiffres, combinée au désamour paternel ainsi qu’aux chagrins amoureux l’ont conduit à de longs séjours psychiatriques chez le Docteur Blanche qui le soignait pour ses accès de désespoir et de folie. Et enfin, jusqu’à la rue de la Vieille Lanterne. Le 26 janvier 1855.

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