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jeudi 31 mars 2005

Commentaires

Il faudra alors se satisfaire de l’extrême lenteur des jours du parfum affadi des journées sans lumière des coquillages vides sur les laisses de mer du craquèlement des pas dans les pas de l’absent du criaillement incessant des mouettes des plumes abandonnées dans les recreux des dunes des fils de cordages emprisonnés dans les oyats il faudra alors oublier la lueur du regard et laisser au sourire le temps de s’estomper de n’être plus qu’une ombre au coin de sa paupière à peine un battement imperceptible des cils la soie d’un cheveux pâle glissé entre deux pages juste un mot évadé de ses courriers froissés un nom perdu dans l’océan du ciel une larme égarée dans l’infini silence Texte©angèlepaoli

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