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lundi 06 juin 2005

Commentaires

La lecture de treize de ses livres m'a appris ceci : écrire est un acte d'engagement et de ferveur quotidiens. Lirécrire. Inséparablement comme Gracq et tant d'autres nous ont conseillé de le faire. Chez Colette Nys, il y a cette attention constante au réel perçu directement par elle ou reconnu comme tel chez tous les autres. Le poète chez elle est hôte permanent, en ce sens qu'il accueille même ce qui diffère de son parcours philosophique. J'aime beaucoup chez elle cette manière de convoquer les instances de lecture/écriture, de les conjoindre dans l'effort de l'écriture : qu'il s'agisse d'un tableau, qu'il s'agisse d'une gare où se pressent autant de visages inconnus ou encore d'un poème partagé. L'auteur a depuis une dizaine d'années élargi son audience. il n'y a pas de secret : passant du poème strictement défini comme tel au poème en prose et à la prose poétique ou non, elle a ouvert des portes, franchi d'autres seuils, lancé davantage d'appels, pour mimer quelques-uns de ses titres! J'aime beaucoup sa lecture de tableaux, l'éloge qu'elle fait de la poésie des autres, sa perception de la vie des femmes au travail, travailleuses de l'intime ou du rail... L'élégance, le sens inné de l'hospitalité, la ferveur pour tout ce qui se fait de neuf en matière d'art et de littérature, le sens d'une forme pleine, maîtrisée, charnue et de sens, tout cela est à porter au crédit d'une oeuvre déjà abondante, mais qui, en n'en pas douter, n'est pas au bout de sa laine. A lire, à relire.

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