Obtenez les nouveaux articles par mail :

« Programme semestriel des Lectures au Musée Zadkine | Accueil | Ne m'attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche »

mercredi 25 janvier 2006

Commentaires

Marie-Claire Bancquart vient également d'être honorée par l'Académie Française, qui lui a attribué le prix Paul-Verlaine! ;) Félicitations à elle, et aussi à vous Florence, pour ce blog que je visite souvent, assez discrètement mais toujours avec plaisir. Continuez longtemps...
Marie-Claire Bancquart dit excellemment, mieux que je ne saurais faire, le mal actuel dont souffre la poésie. Comment des enseignants peu cultivés en ce sens formeraient-ils des élèves cultivés ? Nombre d'IUFM, pour ne citer qu'eux, en sont réduits à viser l'excellence en didactique toutes matières, car les étudiants seront départagés par un jury de didacticiens. Et travailler, lorsqu'on paye ses études de professeur des écoles, est un impératif, une urgence. - Or la poésie relève davantage de la culture que de la rhétorique, et son enseignement du partage d'un plaisir, plus que d'une didactique. La curiosité n'est pas non plus au programme de l'agrégation. Elle n'est pas encouragée au bac. - La poésie est là, des mains se tendent pour l'offrir, mais peu de mains se tendent pour s'en saisir en retour. - Et quelques mesures ministérielles, comme celle dont il s'agit ici, vont dans le bon sens. - Si cela peut rassurer, que l'on songe à la démarche non moins timorée de l'université en matière de philosophie : ETRE ET TEMPS, de Heidegger, qui date de 1927, apparaît cette année pour la première fois au programme de l'aggrégation. Trois générations de retard. - Jean-Marie Perret.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.