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lundi 27 mars 2006

Commentaires

je ne sais comment dire mais il y a très longtemps, une amie de ma mère m'avait confié quelques plaquettes de poésies signées Marie Ange Sebasti. Elle m'avait dit: "Je crois que tu aimes la poésie, n'est-ce pas ? Alors lis les et dis-moi ce que tu en penses". J'avais lu les poèmes, Marie Ange Sebasti me semblait une vieille dame puisqu'elle avait dix ans de plus que moi mais...mais il y avait dans le choix des mots, la couleur des silences quelque chose qui me parlait. A la question: "Alors qu'en penses-tu ?" que ne manqua pas de me poser l'amie de ma mère qui était, elle, une très, très vieille dame (elle devait au moins avoir quarante ans)je n'ai pu que lui répondre: "Il est difficile de penser la poésie, c'est plutôt elle qui nous pense, et elle pense assez bien Marie Ange Sebasti". Je n'ai pas changé d'avis, nous ne sommes que des artisans et nous reconnaissons d'emblée et sans risque d'erreur celles et ceux qui sont pensés par la poésie. C'est comme un envoutement, un signe qui nous colle à la peau et dont on ne peut se défaire. je ne sais par quelle alchimie ses textes ont fermenté dans ma mémoire , je sais seulement qu'il y a un continuum, un je ne sais quoi qui tisse sa toile, qui s'insinue, qui rampe et fait surface et m'incite, lorsque le temps s'y prête, à produire ce suc, ce nectar que l'on ne trouve dans aucune grande surface et qui se nomme "poésie"

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