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lundi 22 mai 2006

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PARFUM D'EPONGE Nu, tu l'es et tu l'as toujours été, l'ami; seuls les délires de l'onirisme, pas le manikè de la Pythie, non, ces choses sombres qui obscurcissent ton coeur, t'ont fait croire que la réalité était autre que cette virginité sereine et douce dont les vagues amères bercent maintenant tes langes d'azur comme elles le font de toute éternité. L'amertume n'est liée qu'à tes rêves de fou qui t'entraînent sur des chemins de poussière à la conquête de virtualités chimériques; alors même que ce monde est pure perfection, tu t'es arrogé des droits et pouvoirs dont tu ne disposes pas, privilèges qui sont autant de chaînes qui asservissent la créature illusoire dont tu as revêtu les oripeaux d'or et d'argent, métaux vulgaires qui fondront comme l'avidité tienne fondra sous les lasers iconoclastes de la conscience le jour où la purge impériale adviendra. Ce n'est pas à la craie qu'il faut écrire tes mots, l'ami, c'est à l'encre d'éther sur fond de lumière avec des trémas pourpres au fond des yeux que doivent s'inscrire les lettres de braise dans leur berceau de cendres, c'est là le seul langage des irradiés.

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