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lundi 17 juillet 2006

Commentaires

Au vu du titre, Thauma ( "je m'étonne", si je ne m'abuse ), j'ai craint qu'une fois de plus, le charme du grec ne serve de "langue de bois" à des intellectuels imbus de leur savoir et d'eux-mêmes. Surprise: non! L'humour de Jacques Jouet sourit d'Orphée dès le numéro 0 ( "Pourquoi aime-t-on? Pour avoir du public en chantant!"...), et ses "installés" viennent rejoindre les "assis" de Rimbaud. De grand(e)s aimé(e)s : Sapphô, Rilke -forcément-, puis (numéro 1) William Blake, Emily Dickinson (énigmatiques quatrains bellement "rendus" par Claire Malroux); Aloysius Bertrand, Joachim du Bellay... Dires de femmes bien actuelles : Gabrielle Althen, Judith Chavanne ( lire "le Don de Solitude", aux éditions de L'arrière-Pays, 2003 ), Claudine Bohi : "Le coeur son repli sous de profondes laines son tremblement dans la démesure du monde..." J'ai souligné des formules fortes d'Aurélie Loiseleur : "la terre lui tourne...",Tu veux savoir qui a pratiqué chez toi à l'improviste une telle tuerie de la joie...", "la foule l'adore, lui jette des cailloux..." ...Les encres d'Isabelle Raviolo, à peine posées comme des papillons, ont une grâce discrète qui glisse un "étonnement" d'enfant parmi les propos les plus graves. Je suis fière que cette jeune revue m'ait "demandé quelque chose. Puisse Thauma, comme Norge "Le Stupéfait" auquel Jean-Paul Georges rend hommage, continuer de se garder des doctes affirmateurs. Maximine (fin d'articulet : mon début s'est envolé!)

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