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mardi 31 octobre 2006

Commentaires

Ne pas cesser de lire, relire Fargue, comme les tout grands, pour son don d'enfance, ses trouvailles lumineuses, ses métaphores sonores. L'univers des "Poëmes", de "Vulturne", du "Piéton de Paris" est tout entier dans ce regard d'enfance qui préserve l'intime, le temps retenu, l'alcôve sourde et chaude, le pavé luisant. Comme Carco et Hardellet, Fargue a, de Paris, une étonnante prescience de ce que la ville gardera d'elle, une aura, un bout de mur branlant, un espace d'herbes hautes derrière un porche détruit, une espèce de zone où dégringolent des chats errants... Le promeneur, l'arpenteur, le vigile, l'errant talentueux nous prend la main, nous la garde, tendre, conviviale... Relisez Fargue... sans modération!

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