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samedi 16 juin 2007

Commentaires

2008 fêtera je l'espère ce premier centenaire pavésien. Il me semble que l'on oublie un peu cet auteur. Le poète, le romancier, le traducteur et l'essayiste sont à redécouvrir. Le son d'une voix étrange, si proche, presque fraternelle qui vous murmure plaies, plaintes, émerveillements natifs, science de la fraternité au contact des éléments. Pour l'avoir beaucoup lu, je ressens cette approche vitale, quoique un peu plaintive, des Langhe, du monde turinois, des enfances à la fois ensoleillées et gâtées cependant par un rien de mélancolie agissante, ces séances de bain partagé, ces fumées de cigarettes pour dissiper l'ennui, les collines, ces si chères collines qu'on grimpe à la tombée du jour, Superga, tant d'autres lieux et scènes où se mêlent la gravité d'une voix sincère, voisine, et l'observation attentive et joyeuse des beautés. Tout Pavese est à relire. Tout. "Le bel été", les brèves nouvelles de "Feria d'agosto", "La maison sur la colline", "Travailler fatigue", "Le métier de vivre", "Salut Masino", "Le camarade", "La lune et les feux", "La trilogie des machines"... Peu de voix qu'on réentend avec autant de bonheur et de connivence : très peu, il y a ce ton mâtiné de pulsion de vivre et de mort, ce ton de partage attisé et parfois redouté, ce ton sans effet de mode.Le son vrai d'une voix. Comme le timbre authentique d'un Verlaine blessé. Comme le silence poignant de Mandelstam. Comme l'amoureux intime des décors que fut Fargue. Comme le touché presque peureux d'un Supervielle doté d'enfance. Une grande voix.
il existe plusieurs traductions de Pavese, PASOLINI, UNGARETTI,DUES AU POETE FRANCAIS CHARLES WALKER TRADUCTEUR DE GOETHE, HEINE,SCHILLER, TRAKL,NATHAN KATZ, (TRES REUSSIES); SI CELA VOUS INTERESSE, CONTACTEZ MOI;

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