« (Hommage) à John Giorno, par Valérie Rouzeau | Accueil | (Poezibao a reçu) du samedi 2 novembre 2019 »

samedi 02 novembre 2019

Commentaires

Lire chez l’autre ce que je n’ai pas su écrire. Ou pas pu écrire, faute d’en supporter la violence latente que j’y pressentais, d’avoir résisté à la sédimentation des mots, de m’être refusé à les laisser se déposer et inscrire ce que je ne voulais pas voir. A moins que…. A moins que je ne l’ai écrit, par inadvertance, à mon insu, et qu’il m’ait été impossible ensuite de le relire : ce m’était trop proche, trop évident, trop intime. D’envahir tout le champ visuel, c’en était invisible. Et c’est dans l’écart apporté par l’écriture d’un autre – cette autre écriture – c’est en suivant le chemin détourné qu’elle m’a ouvert, porte dérobée, que j’ai pu y accéder, le retrouver, ce que je savais mais que j’avais perdu. Me retrouver. Épiphanie.

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